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mardi 4 août 2020

Africa n° 1 : vers la fin du silence radio ?

Le dossier Africa n°1 était à nouveau en débat, lundi entre le ministre de la Communication et le comité de privatisation. Pour redonner du rythme au ‘’tam-tam africain’’, une commission interministérielle a été mise en place.  

Au cours de cette énième réunion de sortie de crise de la radio panafricaine, Africa n°1, le ministre de la Communication, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou a annoncé la mise en place d’une commission interministérielle composée d’une part des représentants des ministères de la Communication, de l’Economie et des Finances, et d’autre part des responsables d’Africa n°1.

Après plus de trois ans de silence radio, le gouvernement reste déterminé à redonner du rythme au ‘’Tam-tam africain’’. « Nous voulons maintenir et conserver cet outil de communication qui est Africa n°1. J’avais rassuré nos interlocuteurs de la volonté du gouvernement d’arriver à une situation qu’il pourrait qualifier de gagnant-gagnant. Si bien pour le personnel d’Africa n°1 et pour l’Etat gabonais », affirme le ministre Edgard Anicet Mboumbou Miyakou.

Fierté

Les missions de la commission ont été clairement définies. Il s’agira notamment de faire un état des lieux, de proposer des mesures de sortie de crise. En clair de liquider de façon définitive l’ancienne radio panafricaine, Africa n°1, afin d’en créer une nouvelle. « Même si cette dernière porte toujours le nom d’Africa n°1. Ce sont des choses que nous pourrons discuter plus tard, mais il s’agit ici de créer un nouvel outil à partir des cendres d’Africa n°1 », précise le ministre de la Communication, avant d’insister sur le rôle majeur de la commission interministérielle.

Africa n°1 a été créeé en 1981 de la volonté du président Omar Bongo Ondimba. En 2007, la  Lybie devient son actionnaire majoritaire. Depuis lors, plus rien ne va. Mais que s’est-il réellement passé pour  que ce monument qui a fait la fierté du Gabon voire de l’Afrique devienne l’ombre de lui-même ?   

Espoir

« À mi-parcours, on s’est rendu compte que l’Etat ne pouvait plus continuer à financer ad vitam aeternam cette radio parce que nous n’étions actionnaire qu’à hauteur de 35%. C’est une société à participation financière publique, c’est-à-dire que ce n’est pas une société d’Etat », explique Félix Onkeya, en charge du comité de restructuration. 

La mise en place de la commission interministérielle sonne à n’en point douter comme un nouvel espoir pour les anciens employés d’Africa n°1 confrontés depuis des années à d’énormes difficultés.