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ANGTI, la fin d’une agence budgétivore

L’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures est supprimée. La décision a été entérinée lors du dernier Conseil des ministres tenu vendredi 02 octobre 2020.

Le conseil des ministres du vendredi 02 octobre a approuvé la suppression de l’Agence nationale des Grands Travaux d’infrastructures (ANGTI). C’était l’une des rares agences, créée sous l’ère de l’actuel président de la République, Ali Bongo Ondimba à être encore en activité, malgré les manquements observables dans la matérialisation de ses missions.

Du fait de cette décision, « les personnels, agents publics permanents, concernés par cette suppression sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine. Ceux des agents relevant du code du travail sont soumis aux dispositions des textes en vigueur ». Selon une source proche de l’Agence, il était temps d’acter la fin définitive de ses activités. L’agence qui n’a été que l’ombre d’elle-même ces dernières années.

La direction générale de la stratégie des Travaux publics, la direction générale des Infrastructures, la direction générale du Bâtiment et des Equipements collectifs et enfin, la direction générale de l’Assainissement sont notamment les entités qui prendront le relais des missions de l’ ANGTI. « L’ensemble de ces projets de décret s’inscrivent dans le cadre de la réforme des structures administratives du secteur des infrastructures et des travaux publics, qui ont pour objectif global, d’optimiser l’élaboration et la mise en œuvre des politiques dudit secteur », souligne le communiqué final du conseil des ministres.

Logique

La suppression de l’ANGTI, dénommée autrefois l’ANGT, intervient dix ans après sa création en 2010. Durant cette longue période, l’ANGTI a accompagné le Gabon dans la réalisation de plusieurs ouvrages publics, dont des routes, des ponts et des établissements sanitaires et bien d’autres. Des projets pharaoniques par le Gabon, mais dont le rendement n’a pas manqué de soulever des vives critiques.  Ce fut le cas des milliers de salles de classes financées à coup de milliards mais jamais livrées.

C’est d’ailleurs à ce titre que l’ANGTI était perçue comme la caverne de la nouvelle corruption. De nombreux projets portent les marques de la corruption via cette entité. Dix ans après, et au regard du bilan mitigé, c’est donc presqu’en toute logique que l’ANGTI meurt.