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dimanche 24 juin 2018

Polémique après la remise en liberté de l’ex DG de BGFI

Edgard Téophile Anon a été démis de ses fonctions le 21 février 2017, après le vaste scandale de fraude à la carte Visa prépayée, dont le groupe BGFIBank avait été victime.


Il y a quelques mois, AFRIK.COM avait relaté la rocambolesque affaire de cartes Visa prépayées qui avait secoué BGFI BANK.. Mis en cause, l’ancien administrateur-directeur général du groupe BGFIBank avait été placé en détention préventive et incarcéré. La semaine dernière, il aurait, semble-t-il, bénéficié d’une mesure de mise en liberté provisoire.

 

Soupçon de corruption pour expliquer cette remise en liberté provisoire

Dans le milieu feutré de la finance à Libreville, c’est l’incompréhension qui domine. En effet, selon une source judiciaire proche du dossier, les soupçons visant l’ancien DG étaient à la fois graves et concordants. Suffisamment en tout cas pour que sa détention soit justifiée. « Comment Edgard Anon a-t-il pu être remis en liberté ? Au regard du dossier, c’est incompréhensible  », peste cette même source qui évoque des faits de corruption pour expliquer la prise d’une telle décision. « L’image de BGFIBank en a pris, à l’époque, un sérieux coup.

Si les responsables à tous les niveaux de ces malversations ne sont pas punis, ce sera un très mauvais signal envoyé par la justice à l’égard de tous ceux qui s’autorisent ce genre de comportements malveillants à des fins d’enrichissement personnel  », décrypte un banquier de la place qui travaille pour la concurrence.

L’instruction judiciaire suit son cours. En attendant, certaines rumeurs à Libreville évoquent un éventuel retour d’Edgard Téophile Anon au sein de la haute administration au Gabon (en dépit de sa nationalité ivoirienne). L’homme aurait en effet conservé de solides relations dans l’appareil d’Etat gabonais. Mais cela paraît peu plausible.

« Je n’y crois pas du tout. Mais si c’était le cas, ce serait une grave erreur », évoque ce haut-fonctionnaire influent en poste à Libreville. Un avis largement partagé dans les milieux de pouvoir de la capitale gabonaise. Du coup, l’avenir professionnel de celui dont l’ascension fulgurante a été stoppée brutalement par le scandale des cartes Visa prépayées, apparaît plus que compromis.