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mercredi 24 février 2021

Bertrand Nzibi Abeghe : rendez-vous le 22 février

L’opposant Bertrand Nzibi Abeghe devra encore attendre jusqu’au 22 février pour savoir quelle est l’issue de sa sentence. C’est ce qui ressort de l’audience  lundi au palais de justice de Libreville.

 

Après cinq ans passés en cellule, l’opposant Bertrand Nzibi Abeghe a manifesté son souhait de recouvrer la liberté dans une correspondance à l’archevêque de Libreville, ce début d’année. Quelques jours après, l’ancien député du Parti démocratique gabonais (PDG) a été présenté devant la cour d’appel judiciaire de Libreville, le 18 janvier.

Une première victoire, à en croire les avocats du prévenu. Et si plusieurs éléments présageaient d’une mise en liberté, il faudra encore attendre jusqu’au 22  février. Mais ses avocats comptent bien jouer toutes les cartes en leur disposition pour obtenir la libération pure et simple de leur client.

« Presque cinq années de détention préventive, nous avons fini par plaider ce matin. Nous avons plaidé essentiellement la relaxe pure et simple de notre client, parce que nous pensons que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas constitués. Et à titre subsidiaire, nous avons plaidé que sa détention couvre la peine qu’il a passé en prison », a indiqué Me Charles-Henry Gey.

Victoire

Proche de Jean Ping durant la présidentielle de 2016, Bertrand Nzibi Abeghe avait été arrêté en 2016, dans la foulée de la crise post-électorale. Après 3 ans de détention, en juillet 2019, il est condamné à 6 ans de prison, par le tribunal de première instance de Libreville. Ses avocats font appel, estimant que leur client serait victime d’un complot. « Comme nous l’avons démontré l’arme qui a été retrouvée chez Bertrand Nzibi ne correspond pas à l’arme qui a été présentée à la cour. Et depuis le début, nous contestons les conditions dans lesquelles cette arme a été retrouvée au domicile de M. Nzibi. Nous considérons que cette arme a été déposée par quelqu’un et que Bertrand Nzibi n’a jamais été détenteur d’une arme », argue l’avocat.

Selon la justice, deux charges principales pèsent sur l’ancien député,  l’instigation de violence et voie de fait d’une part et d’autre part, la détention illégale d’armes à feu. Des faits montés de toute pièce, selon son conseil. L’opposition, elle, inscrit Bertrand Nzibi sur la liste des nombreux prisonniers politiques du Gabon. Sa libération sonnerait donc comme une victoire pour ceux qui se réclament de la résistance.