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Jean Ping, l’autre message à la Nation

La fête de l’indépendance a été l’occasion pour le leader de la coalition pour la nouvelle République, de réaffirmer sa conviction à contribuer à mettre les Gabonais à l’abri de la peur et du besoin.

C’est en qualité de « Président élu de la République » que le challenger d’Ali Bongo Ondimba lors de la présidentielle de 2016 s’est à nouveau adressé à la Nation à l’occasion de la commémoration de l’accession du Gabon à l’indépendance. Trois ans après cette échéance électorale, Jean Ping reste déterminé dans son engagement à mettre les Gabonais « à l’abri du besoin et de la peur. »

Détérioration du tissu social

« De cette profession  de foi, croyez-moi bien, je ne me départirai jamais », a-t-il lancé, indiquant par ailleurs que, « Le pays est gravement abîmé, le moral des Gabonais est en berne, les valeurs fondatrices de la République ont été liquidées. Le Gabon, hier si fidèlement admiré à l’extérieur, devient aujourd’hui la risée du monde. »

Le leader politique dresse un tableau sombre de la situation socio-économique, causé par  un pouvoir qu’il qualifie d’autiste, campant allègrement dans l’absurdité, dans l’ambiguïté, dans l’inacceptable, dans la transgression. « Jamais auparavant dans notre pays, le besoin de liberté ne s’était exprimé avec autant de force et d’intensité », lance-t-il.

La paix, la sécurité, la justice, la cohésion nationale font parties des exigences des Gabonaises et Gabonais. La réalité, elle,  est tout autre à travers un quotidien caractérisé par  la pauvreté, la précarité,  l’incertitude du lendemain. De même que le pillage,  le détournement de l’argent et des biens publics et l’enrichissement illicite.

Double usurpation du pouvoir

« Un vent criminel s’est levé il y a trois ans, fauchant délibérément nos filles et nos garçons, nos frères et nos sœurs. (…). Les souffrances, les pleurs et les drames du peuple gabonais ont franchi le seuil du tolérable, » déclare Jean Ping, avant de lancer qu’il est devenu urgent, sinon impératif,  de libérer le Gabon et de le sortir de ce tableau macabre.

S’il ne cessé de revendiquer la victoire qui lui aurait été volée au soir du 27 août 2016, Jean Ping note cette fois-ci ce qu’il qualifie de deuxième usurpation, « toujours et encore par des gens venus d’ailleurs. »

À cet effet, il affirme sans broncher que « la gestion du pays est désormais entre les mains d’un groupuscule de repris de justice qui pillent sans vergogne les richesses nationales, sèment la discorde, répandent la peur et la haine dans ce Gabon, réputé pour être un havre de paix et de concorde pour tous. »

Il déplore à cet effet, une ambition démesurée « d’un directeur de cabinet, habité par la folle ambition de devenir calife à la place du calife. » Celle-ci se caractérise, selon le leader de l’opposition par une volonté de contrôler et maîtriser les centres stratégiques de l’Etat, notamment les finances et le Trésor public, les principales institutions de la République, entres autres.

Tout en souhaitant une bonne fête de l’indépendance à ses compatriotes les attentes  de Jean Ping sont claires, notamment l’intervention de la communauté internationale ; la déclaration de la vacance de pouvoir et par-dessus tout la restitution du pouvoir.