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Omar Bongo Ondimba, onze ans après

C’est le 8 juin, 2009 à Barcelone en Espagne qu’Omar Bongo Ondimda, deuxième président de la République gabonaise a tiré sa révérence. Onze ans après, le souvenir de l’homme d’Etat et du précurseur qu’il a été reste vivace dans les mémoires.

Depuis le décès d’Omar Bongo Ondimba, le 8 juin tient une place de choix dans la mémoire des Gabonais, particulièrement la classe politique. Ce 8 juin 2020, 11 ans après la disparition de l’homme d’Etat, l’hommage qui lui a été rendu est allée au-delà de la cellule familiale.

Au regard de l’enjeu sanitaire actuel, son successeur, l’actuel président, par ailleurs fils d’Omar Bongo n’a pas pu se plier au traditionnel geste symbolique de dépôt de la gerbe de fleur au mausolée au défunt. L’hommage s’est limité à un simple message de reconnaissance de son l’héritage.

« Il fut un grand homme d’Etat. De ceux qui marquent à jamais l’Histoire de leur pays et tracent la voie à suivre pour les générations suivantes. En ce 8 juin 2020, jour du 11ème anniversaire de sa disparition, je tiens à rendre, au nom de la Nation gabonaise toute entière, un hommage ému et appuyé à feu SE le Président de la République, M. Omar Bongo Ondimba. Il nous a légué en héritage un pays uni. Montrons-nous en digne et efforçons-nous chaque jour de le faire prospérer. C’est la mission impérieuse à laquelle je suis totalement dédié », peut-on lire sur la page Facebook d’Ali Bongo Ondimba.

Un exercice auquel s’est également prêté la première dame, Sylvia Bongo Ondimda, pour qui le souvenir de l’homme et celui de ses actions pour le Gabon et plus largement pour l’Afrique marqueront à jamais « nos mémoires et notre Histoire ». Mais aussi plusieurs dignitaires de la République, tels qu’André Dieudonné Berre et Réné Ndemezo Obiang.

Ces deux anciens collaborateurs d’Omar Bongo Ondimda gardent de lui le souvenir d’un homme multidimensionnel, pragmatique, qui savait rassembler, parler à l’humain et par-dessus tout qui chérissait la paix.  « C’était son obsession », affirme André Dieudonné Berre.

La paix  contre le désordre

Deuxième président du Gabon, Albert Bernard Bongo succède à Léon Mba, le 28 novembre 1967, à l’âge de 32 ans. Le 12 mars 1968, il fonde le Parti démocratique gabonais (PDG), parti unique jusqu’à l’avènement du multipartisme en 1990. Il va en assurer la présidence jusqu’à sa mort. Un héritage que plusieurs de ses filleuls politiques tentent tant bien que mal de préserver en dépit de nombreux bouleversements  survenus depuis son décès.

L’aura d’Omar Bongo a su raisonner au-delà des frontières gabonaises et africaines. En mémoire du ‘’sage de l’Afrique’’, aujourd’hui encore, plusieurs disent en chœur : « On ne mange pas la paix. On ne mange pas la paix, mais on ne construit pas dans le désordre. Moi, je dis qu’il faut la paix pour tout faire.»