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Série de sanctions contre des cadres du PDG

25 cadres du Parti démocratique gabonais dont l’ancien premier ministre Julien Nkoghe Bekale, le vice-président du sénat, Leonard Andjembe et l’actuel ministre des Affaires étrangères, Pacôme Moubelet Boubeya  et 22 autres cadres du Parti ont écopé de sanctions samedi. Il leur est reproché une divergence d’opinion lors du vote d’adoption de la modification du Code Pénal.

Considérée comme l’une des actions du parlement les plus contestées cette année, l’adoption de la loi n°006/2020 du 30 juin 2020, portant modification du Code Pénal n’a pas encore fini de faire couler encre et salive. Ce 1er aout, c’est le Parti démocratique gabonais qui a décidé de relancer le débat en sanctionnant 25 de ses cadres pour divergence de suffrages lors du vote de la loi.

L’ancien premier ministre Julien Nkoghe Bekale, membre du comité permanent du bureau politique, Martin Mabala, membre du Bureau politique et Raphaël Mangouala, membre du conseil consultatif des Sages, écopent d’une mise en demeure. Le vice-président du sénat, Léonard Andjembe, le ministre des Affaires étrangères, Pacôme Moubelet Boubeya, Guy Bertrand Mapangou, Blaise Louembet, Régis Immongault, Malika Bongo Ondimba, David Ella Mintsa et 15 autres cadres du parti dont la plupart avaient ouvertement déclaré n’avoir pas donné leur accord sur la dépénalisation de l’homosexualité, ont eu droit à un avertissement avec inscription au dossier.

Cohésion

Un vote dissident reconnu par les personnes concernées lors de leurs auditions les 07, 08 et 09 juillet dernier. Et qui, selon le Conseil de discipline du PDG, se situe aux antipodes des principes du fonctionnement de la formation politique et du style de travail édicté par le secrétaire exécutif.  « Au regard des raisons évoquées par les camarades auditionnés, la commission permanente de discipline a fait le constat : – d’un management approximatif du processus ayant conduit au vote ; – d’une absence de concertation au sein du groupe parlementaire PDG à l’assemblée nationale ; – et d’une méconnaissance des réelles modifications apportées au code Pénal. Ce qui a entrainé une confusion dans les débats lors des plénières d’adoption et suscité une polémique stérile dans l’opinion », indique la commission permanente de discipline.

Ces sanctions démontrent, à quel point le malaise né du vote de la modification du code pénal avec la dépénalisation de l’homosexualité  n’a pas épargné le PDG. D’ailleurs le comité de discipline a invité l’ensemble des cadres du parti occupant des postes importants à prendre conscience du poids de leurs responsabilités et à faire preuve d’exemplarité et de cohésion.