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Covid-19 : un vaccin en usage d’ici septembre 2020 ?

Les chercheurs britanniques et chinois affirment qu’un vaccin covid-19 pourrait être disponible d’ici septembre prochain. Un optimisme que ne partage pas l’ensemble de la communauté scientifique.

Alors que les morts du covid-19 se comptent par milliers depuis le début de l’épidémie, de nombreux chercheurs sont mobilisés pour trouver l’antidote du nouveau coronavirus. C’est le cas de ceux du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies et de l’Institut Jenner de l’université d’Oxford en Grande-Bretagne.

Dans une communication sur la chaine locale chinoise, CGTN, le directeur du centre, Pr Gao-Fu, a indiqué que des essais cliniques effectués sur trois vaccins potentiels contre le coronavirus permettent d’affirmer que la Chine disposera d’un vaccin contre le coronavirus d’ici septembre.

Premiers essais cliniques sur l’homme

S’il a reconnu que le développement d’un vaccin ou d’un médicament spécifique nécessite du temps, il assure tout de même que les expériences passées sont concluantes en termes de stratégie pour le développement d’un vaccin. En chine, ce sont deux vaccins potentiels qui sont en cours d’essais cliniques. Le premier à vecteur d’adénovirus. Le deuxième inactivé est dans la deuxième phase d’essai. 

« Parce que le vaccin sera utilisé sur des personnes en bonne santé, nous voulons nous assurer qu’il sera sûr et efficace. Peut-être qu’en septembre, nous pourrions avoir un vaccin à utiliser en cas d’urgence. Par exemple, si nous avons une nouvelle vague d’épidémie », explique le Pr Gao-Fu.

En Grande-Bretagne, c’est du côté de l’Institut Jenner de l’université d’Oxford que les scientifiques s’activent pour trouver le vaccin contre le coronavirus. Parmi les nombreuses expériences, l’essai d’un vaccin fabriqué à partir d’un virus du rhume a été récemment effectué sur deux volontaires.

Même ambiance à l’Institut Pasteur, en France, où le défi est d’offrir un vaccin le plus tôt possible. Les chercheurs s’inspirent de l’expérience du Chikungunya. Pour démontrer la sécurité du produit, ils annoncent des premiers essais cliniques pour cet été.

Un défi pour la communauté scientifique

Par contre, si la communauté scientifique s’accorde sur la nécessité de l’urgence d’un vaccin pour faire face à l’épidémie, elle s’accorde tout de même sur le fait qu’il sera difficile d’atteindre la dernière phase d’expérimentation dans moins de 12 mois.

Dans le cas de l’Institut Jenner, le directeur de l’Oxford Vaccine Group, Pr Andrew Pollard, qui dirige l’essai affirme que « l’essai lui-même prendra un an parce que nous voulons surveiller ces volontaires après qu’ils aient été vaccinés et voir ce qui se passe du point de vue de la sécurité. »

« Trois phases de tests sont indispensables pour s’assurer de l’efficacité du vaccin. En étant très optimisme, on a au moins un an ou deux ans pour que les vaccins soient mis sur le marché pour les rendre accessible au plus grand nombre », souligne un de ses confrères.

Selon les dernières données, sur 119 projets de vaccin contre le covid-19 seuls huit candidats bénéficient d’un financement de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI).