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Colère et galère des Gabonais bloqués à l’étranger

Bloqués loin de chez eux par les fermetures soudaines de frontières contre la propagation du Covid-19, de nombreux Gabonais vivent un quotidien difficile. Ils s’impatientent et attendent toujours un soutien des autorités. 

Plusieurs Gabonais ont été contraints de proroger leur séjour à l’étranger après les fermetures des frontières terrestres et aériennes pour limiter la propagation du virus. Selon le ministère des Affaires étrangères, plus de 500 Gabonais ont été recensés dans 29 pays.

Une situation que nombreux ont du mal à accepter. C’est le cas d’Anicet, bloqué depuis trois semaines au Sénégal. Son séjour ne devait durer que 10 jours. Il s’est exprimé dans l’émission Appel sur l’actualité de RFI.  « Le 19 mars, le jour où je devais repartir, les frontières ont été fermées. Je suis à Dakar, je n’ai plus de budget pour continuer de vivre. Je me suis fait signaler à l’ambassade. Depuis que le gouvernement a annoncé l’aide financière, nous sommes là. Cela fait trois semaines que je suis là. Je fais comment pour me loger, je fais comment pour me nourrir à Dakar ?» L’auditeur a par ailleurs indiqué 29 Gabonais se trouvaient dans la même situation au Sénégal.

En séjour au Maroc pour des soins de santé, un couple de retraités, désormais obligé de passer de longues journées entre les murs de l’appartement de leur fille ne supporte pas le prolongement du séjour. « Ils vivent ça difficilement. On est enfermé dans les appartements, il n’y a pas de cour. Heureusement qu’il y a le balcon, ça permet de respirer un peu. On a reçu des documents au niveau de l’ambassade. Il fallait s’enregistrer, j’ai enregistré les deux. Maman disait qu’elle préfère même être confinée chez elle, si elle savait que c’est ce qui devrait venir la trouver ici, elle ne serait jamais venue », confie leur fille, Marina.

En attendant la concrétisation des mesures annoncées par le président Bongo, ils font de leur mieux pour ne pas manquer du nécessaire. « Même les médecins qu’on avait prévu de voir on n’a pas pu les voir. Ils sont arrivés le 9 mars et le confinement a commencé le 17 mars. On ne sait pas quand le confinement va prendre fin. On est dans les économies. On essaie de vivre serré, serré », poursuit-elle.

Responsabilité

A Lomé, devant l’ambassade du Gabon, plusieurs compatriotes ont choisi de manifester leur mécontentement, le 7 avril. Tout est parti d’une rumeur qui a rapidement circulé dans la communauté. Les autorités gabonaises avaient affrété un avion pour rapatrier tout le monde. Faux, dément le ministère des Affaires étrangères. « Il s’agissait en réalité d’un vol spécial de la compagnie Asky affrété par le gouvernement des Etats Unis d’Amérique pour le rapatriement de ses ressortissants se trouvant au Gabon », a indiqué le ministère dans un communiqué, le même jour.

Les Affaires étrangères ont déploré cette incompréhension, tout en rassurant les ressortissants. Le gouvernement est mobilisé pour venir en soutien à plus de 500 compatriotes déjà recensés dans plus de 19 pays. Par ailleurs, pour ce qui est du dispositif relatif à l’évacuation des ressortissants d’un pays, les autorités rappellent qu’il obéit à des règles strictes et relève de la seule responsabilité des gouvernements.