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Déflatés de l’AGP : « Nous allons maintenir le mouvement ! »

Trois ans d’attente déjà pour les 49 anciens salariés déflatés de l’Agence gabonaise de presse. Licenciés en 2017 pour des raisons économiques, leurs droits n’ont toujours pas été payés. Après le ministère du Budget, le dossier se trouve au Trésor public depuis plusieurs semaines. Mais, aucun ordre de paiement à l’horizon.

Les déflatés de l’AGP ont décidé de se faire entendre, en organisant un sit-in devant le Trésor. Entretien avec le porte-parole Larson Koumba.

 

 

Vous attendez toujours le règlement de vos droits, où en est le dossier ?

Le dossier a connu une certaine léthargie, notamment au niveau de la direction générale du Budget où il a quasiment fait un peu plus de deux ans. C’est à l’issue de la rencontre avec le ministre en mi-juillet que les choses se sont accélérées, au niveau du Budget pour la direction générale du Trésor, précisément à la direction de la Dépense. Je crois que là-bas, ça a juste fait deux jours, et actuellement le dossier se trouve à la direction du Règlement.

 

On peut en déduire que le dossier est en bonne voie. Qu’est-ce qui explique, ce sit-in devant le Trésor public ?

Notre manifestation s’inscrit dans le cadre de l’accélération du dossier. Nous savons que dans notre pays, s’il n’y a pas de manifestation de ce genre, rien ne va se faire. Il y a une semaine, nous avons eu un échange avec le directeur du Règlement. Il nous faisait comprendre qu’il avait besoin d’un certain temps, histoire de mobiliser les fonds pour le paiement de nos droits qui s’élèvent à 289 millions et ça s’est passé avant les festivités du 17 août. Il nous a laissé entendre qu’ils avaient besoin d’une semaine pour mobiliser les fonds pour le règlement de notre paiement.

Larson Koumba, porte-parole des déflatés de l’AGP.

Au-delà d’une semaine, nous leur avons accordé une semaine supplémentaire pour leur donner assez de marge de manœuvre. Nous sommes revenus après les festivités pour constater qu’en fait dans cette période de deux semaines, ils ont payé la prime covid-19 aux personnels de santé. Ils ont payé la prime de défilé aux agents des forces de sécurité et de défense. Du coup, cela nous a un peu mis hors de nous parce qu’on ne comprenait pas.

 

Arrivé au terme de cette échéance de deux semaines, qu’est-ce qu’on vous dit exactement au Trésor ?

Nous avons essayé d’avoir une rencontre avec le directeur du Règlement. Ce dernier nous a un peu expliqué la situation, en nous indiquant tout était déjà acté, et qu’il fallait juste honorer. Et pour ce qui est de nos droits, il fallait juste essayer attendre au courant de la période du 10 au 20 septembre. Donc, nous sommes patients. Mais nous avons décidé de continuer le mouvement parce que nous savons que si nous baissons la garde, nous ne savons pas quelle autre situation peut encore se créer. C’est ce qui explique notre présence quotidienne au niveau du trésor, histoire de leur rappeler que nous sommes là pour revendiquer le paiement de nos droits.

 

Comment vivez-vous cette situation au quotidien ?

C’est assez difficile et un peu varié. C’est vrai que nous avons pour dénominateur commun le chômage et chacun a peut-être qui, un parent qui lui vient en aide. Dans l’ensemble, il faut dire que beaucoup depuis deux ans  n’ont pas pu retrouver une activité. On va dire que sur les 49 agents, près de 85 % vivent des situations très compliquées.

C’est difficile de  joindre les deux bouts. Même les activités, les plus minimes, nous avons du mal à les honorer. C’est ce qui explique que nous sommes là. Nous allons maintenir le mouvement jusqu’au bout, jusqu’à la satisfaction totale. On a patienté quasiment près de trois ans. Le dossier se trouve au Trésor, c’est la dernière étape. Il n’est pas question pour nous de reculer, nous allons tenir le mouvement jusqu’au bout.

Propos recueillis par E. A