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mercredi 24 février 2021

Des champs de cultures dans Makokou

En pleine activités champêtres, les femmes de Makokou, exploitent la moindre parcelle disponible en ville pour leurs cultures agricoles. C’est une des conséquences du conflit homme/ faune. Les agricultures craignent que les éléphants détruisent leurs cultures. 

 

L’homme prudent voit le mal de loin, dit une sagesse populaire. Fort des mauvaises expériences du passé, marquées par les dévastations de leurs plantations par les nombreux éléphants dans la forêt de la province de l’Ogooué-Ivindo, les agricultrices de Makokou se  résignent à exploiter le moindre espace de broussailles disponible dans la ville  pour en faire des champs.

Dans les quartiers périphériques, comme au centre-ville, il n’est pas rare de voir à longueur de journée, des familles d’agriculteurs à la tâche. Dans la vallée de la mission catholique, en face de la place des fêtes, à l’ancien camp militaire, derrière le lycée Alexandre Sambat, le long de la bretelle qui dessert le quartier Ngouabi, et même à proximité des cimetières, le moindre espace libre est bon à prendre pour cultiver du manioc, de l’arachide et autres légumes.

Les agricultrices sollicitent l’accord des propriétaires pour une saison, soit à titre gratuit, soit contre de l’argent. « Nous sommes obligées de faire comme ça. Nous ne sommes pas de la province et les rares fois où on a pu avoir des places hors de la ville, les éléphants ont tout mangé. Manioc, maïs, tarot, arachides, tout. On ne peut plus le faire », relate Bernadette, épouse de militaire.

La province de l’Ogooué-Ivindo regorge de plusieurs parcs nationaux, d’exploitations forestières et d’une forte population d’éléphants. Les espaces agricoles sont de plus en plus détruites par les pachydermes. La nouvelle façon de faire l’agriculture, loin d’être le fait des populations flottantes (personnes non originaires de la province), gagne aussi les autochtones.

 Bio

Du côté des quartiers Essick, Mayigha et Mbilakock, dans le deuxième arrondissement, de plus en plus de femmes plantent, non loin des cimetières, en bordure de route et derrière les maisons. « C’est normal. C’est aussi un bon moyen pour que les terrains non viabilisés soient propres, occupés par des cultures et non plus par des herbes »,  confie Sonya, une infirmière, propriétaire d’un petit champ d’arachides.

M. Pierre, conseiller municipal, estime que cela « ne gêne en rien la beauté ou même la propreté de la ville. Au contraire, assure-t-il, ça aide à donner une meilleure visibilité de la ville, avec plus de verdure et de cultures. C’est aussi la preuve que les gens veulent manger bio. »