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Destruction des terres sacrées de Massaha

La société forestière Transport Bois Négoce International TBNI est pointée du doigt par les populations de Massaha Pk56 de Makokou. Elle est accusée de détruire plusieurs anciens villages pour des besoins d’exploitation forestière. Les villageois déplorent aussi le silence des autorités.

 

Depuis août 2020, la communauté rurale de Massaha située à 56 kilomètres de Makokou demande aux autorités d’ériger en aire protégée une partie de la forêt jouxtant leur village. Celle-ci est incluse dans la concession de la société forestière Transport Bois Négoce International TBNI. Elle abrite les terres coutumières, y compris les sites sacrés et les villages ancestraux. Elle intègre aussi la seule forêt vierge intacte jamais exploitée dans les environs de Makokou, en dehors du parc national de l’Ivindo.

Pour les communautés locales, rien n’explique que la demande formulée en 2020, conformément aux dispositions de plusieurs textes de lois n’aboutisse pas, alors que tous les éléments demandés par le ministère des Eaux et Forêts ont été fournis. Aucune réponse (positive ou négative) ne leur a été adressée par l’administration.
D’après certaines dispositions du code forestier, une portion de forêt incluse dans un permis forestier peut être déclassées et érigée comme aire protégée « domaine de chasse ».

A la demande de l’administration gabonaise, le village a tenu une assemblée générale le 28 novembre dernier. C’est la troisième du genre. Le village a réitéré sa demande et proposé un plan de gestion autodéterminé pour la zone.

L’initiative est historique selon le gouvernement, même si les choses ne bougent pas dans le sens souhaité.

La forêt sacrée laisse la place à une terre nue.

L’homme Kota

Depuis quelques semaines, 9 villages ancestraux dont Mepindji, Mazala, Mabadji ont été détruits pour en faire des parcs à bois et des routes forestières.


Le doyen Nazaire Mandoumoulélé, 76 ans, ne cache pas sa déception. << Nous sommes en train de tout perdre. Il y a des gros arbres que les parents utilisaient pour la protection des enfants. Des sites où les gens ne pouvaient pas aller n’importe comment. Mais là, tout est détruit. C’est une grosse perte pour l’homme Kota>>, explique-t-il.

En plus de cette partie de la forêt, l’exploitation forestière continue de progresser avec l’ouverture de routes forestières au nord du fleuve Liboumba, au grand désarroi de la communauté. Là encore avec d’autres destructions des villages ancestraux. L’entreprise est sur le point de démarrer l’exploitation de la partie de la forêt jamais exploitée. Elle abrite les sites sacrés du village. D’après les villageois, tout se passe sans étude d’impact sur l’environnement, contrairement aux textes en vigueurs