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Fermeture de la boulangerie SOGABI : les langues se délient

Près de deux semaines après la fermeture de l’ancienne boulangerie Piraube à côté de la mairie de Port-Gentil, les langues se délient. Outre la coupure d’eau et d’électricité à la boulangerie-pâtisserie mère et à son annexe située dans les galeries Casino, le personnel réclame plusieurs années de salaires et de congés impayés.             
 
On en sait un peu plus au sujet de la fermeture, depuis près de deux semaines, de la Société gabonaise des boulangeries industrielles basée dans la ville d’Emile Gentil.
La boulangerie-pâtisserie connait des difficultés de gestion, semble-t-il, depuis l’arrivée du nouveau directeur trois ans plus tôt. 2019 marque le début de la descente aux enfers.

Une source rapporte que le personnel de SOGABI aurait perçu son salaire pendant quelques mois seulement après la prise de fonction du nouveau chef. Les mois qui ont suivi, « on ne recevait plus rien du tout. Mais on continuait de travailler parce qu’on avait espoir que ça devait s’arranger ».
Entre temps, pour calmer toute tension, des petits montants allant de 5.000f et plus, relevés sur des bons de caisse étaient souvent reversés aux travailleurs. Ce qui explique les deux ans d’arriérés de salaires et de congés. Depuis, la direction générale n’aurait plus jamais consenti d’efforts pour régulariser la situation, indique notre source.


Selon les témoignages de quelques agents, l’argent encaissé est aussitôt dilapidé par le directeur. Celui-ci se servirait dans la caisse pour des besoins personnels. Aussi bien à l’établissement mère situé non loin de l’hôtel de ville, qu’à l’annexe, dans les galeries Casino. D’ailleurs, celle-ci aussi est fermée pour les mêmes raisons.

Négociations

La récente ardoise de la SEEG ayant occasionné la suspension des fournitures d’électricité et d’eau s’élèverait à une soixante-dizaine de millions de francs CFA. Pour les employés, le directeur a déjà trouvé la solution pour résoudre le problème.  Mais, comme dit l’adage, « à toute chose malheur est bon », ces derniers ont profité de la situation pour poser des préalables à leur reprise. Ils réclament le paiement des arriérés de salaires.

Si un employé assure que du temps de l’ancien patron où « nous étions près de 70 personnes », les deux boulangeries pâtisseries cumulées, « on avait jamais eu de difficultés de salaires », les problèmes de gestion auraient provoqué le départ de plus d’une trentaine d’agents.

La tentative de rentrer en contact avec la direction générale nous a conduit, plus d’une fois, sur le répondeur de son portable.

Pour l’heure, les négociations sont en cours. Elles réunissent la direction générale, le syndicat du personnel(COSYGA) et le personnel.