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Fridolin Mve Messa : les cours à distance sont une bonne expérience

Le leader syndical, Fridolin Mve Messa revient sur les avantages de l’enseignement à distance en période de crise sanitaire. Sa mise en place est  un défi pour le système éducatif gabonais.

 

Le télé enseignement, est l’une des alternatives proposées par le ministère de l’Education nationale pour pallier à l’arrêt de cours à cause de la pandémie de covid-19. Les partenaires sociaux de l’éducation ont-ils été impliqués dans cette démarche ?

Il faut dire que dans le secteur de l’éducation, les partenaires sociaux avaient été impliqués dans la démarche. Mais nous avons quand même relevé quelques inquiétudes et quelques manquements. Ils feront en sorte les cibles ne vont pas bénéficier de ce type d’enseignement.  Plusieurs familles n’ont pas de poste téléviseur ; la connexion internet n’est pas partout dans le pays ; certains parents d’élèves ne disposent pas des outils   informatiques, de même que les élèves. 

Nous avons relevé cela, mais nous avons dit que cette expérience vaut la peine d’être menée. Elle permet non seulement de maintenir les élèves en activité, mais aussi de penser et de concevoir un autre système d’enseignement. Il pourrait être adapté dans le cas de catastrophe, comme nous enregistrons aujourd’hui. Nous encourageons le ministre de l’Education nationale de faire en sorte que cette initiative puisse à la longue être poursuivie et amplifiée, en dotant les établissements de toutes les commodités et en permettant que chaque élève gabonais puisse avoir un outil informatique pour travailler.

 

Nous avons remarqué que la priorité est mise sur les classes de 5ème année, 3ème et terminale. Qu’en est-il des autres ?

C’est un essai. Ce sont ces élèves qui ont des défis à relever en fin d’année parce qu’ils ont des examens à préparer.  On a d’abord voulu s’occuper d’eux parce que certains préparent le bac, d’autres le BEPC. On a voulu que des élèves qui sont en classes d’examens ne puisse pas perdre la main et être dans l’oisiveté pendant ces temps de congés forcés, qu’ils puissent continuer à s’exercer pour que lorsque les cours reprendront, ‘’parce que les cours vont reprendre et le calendrier scolaire sera revu’’. Nous dirons effectivement qu’ils sont prêts pour les examens. Pour les autres classes,  ils ne sont pas perdus. Le programme scolaire  va  être  revu dans son contexte afin que l’année scolaire aille à son terme.

 

Le ministère de l’Education nationale a fait récemment un communiqué. Il demande aux parents d’être impliqués dans tout ce qui se passe. Avez-vous rencontré les associations de parents d’élèves ?

Les parents d’élèves sont associés à la démarche.  La FENAPEG et L’ACAPEG étaient là au départ. Ils sont là, présentement. Donc, ils sont au courant de tout ce qui ce fait  et ils essaient à leur  niveau, comme nous le faisons pour les enseignants pour que les élèves suivent les cours qui se font aujourd’hui et relever les points qui puisse être aménagés ou rénover.

Et nous avons demandé  que les parents d’élèves puissent suivre leurs enfants même s’ils ne sont pas en possession des moyens de suivre les enfants mais qu’ils aient quand même un regard sur ce qu’ils font. 

 

Comment vous jugez cette expérience, vous en tant qu’enseignants, mais aussi de manière générale ?

Avec plusieurs opinions. Certains disent que l’Etat n’aurait pas dû, d’autres  pensent que c’est une initiative louable à encourager. Elle est appréciée de diverses manières.  Mais nous, en tant qu’enseignants, nous disons que c’est quand même bien. Il faut quand même essayer d’autres stratégies. Même si on sait qu’à la fin tout le monde ne sera pas atteint. Mais, on aura certains élèves qui ont pu suivre et partager ce qu’ils ont reçu avec d’autres élèves, lorsque les classes reprendront. C’est ça l’essentiel.

D’autres pensent que toutes les commodités ne sont en place pour lancer ce genre d’initiative. Je pense qu’on n’aura jamais tous les dispositifs, mais qu’il faut qu’on commence avec ce que nous avons.  On ajoute le reste au fur et à mesure qu’on avancera.

Propos recueillis par E. A