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L’insalubrité s’installe à Ndendé

Ndendé perd de son éclat à cause d’artères jonchées d’ordures. La mairie espère gagner la lutte contre l’insalubrité. Celle-ci passe par une implication des habitants.

 

Des ordures ménagères çà et là. Ainsi en est-il dans plusieurs ruelles de Ndendé, jeter des détritus devient un geste banal. « C’est un danger pour notre environnement et notre santé » indique le président de l’ONG H2o Gabon, Henri Michel Auguste. Dans les sols, l’air et l’eau, on retrouve du plastique. Des Ndendéens ont développé des comportements favorisant la pollution.  » Les déchets plastiques sont toxiques et, au final nous ignorons cette matière,  » déplore-t-il.


Alors qu’ailleurs les citadins prennent de nouvelles habitudes, l’eco-responsabilité traîne encore le pas au Gabon,. A Ndendé, la ville est en proie à l’insouciance des populations. La lutte contre l’insalubrité relève de la mairie. « Il nous faut multiplier les campagnes de sensibilisation » souligne la première adjointe au maire, Emilienne Imanza Nzigou. Les chefs de quartier sont de bons relais pour s’adresser aux citoyens. L’hôtel de Ville compte sur leur implication, explique un agent du service technique municipal.

Ndendé compte environ 5000 âmes. Intégrer les habitudes de salubrité est un objectif impératif pour la commune. Elle veut associer toutes les couches sociales et même les acteurs politiques.  » Nous sommes en saison de grandes pluies. Nous devons participer par le curage de caniveaux » propose Théodore Mbina, conseiller municipal proche de l’opposition.

Fin

« Pourquoi chaque citoyen ne prend aucun engagement comme par le passé ? » s’interroge Hervé Nguimbi, président de l’association des jeunes pour la vision de Dola. Chaque jour, des gens se mettent sur leur 31, mais se pincent les narines à côté des déchargées sauvages, fait-il observer.

Décharge sauvage dans la rue des Amoureux.

Aux abords des routes , il manque des bacs à ordures ménagères. « Il y avait une poubelle à côté de nous, la mairie l’a déplacée » explique Diane, une commerçante au carrefour du Bonheur, un lieu très fréquenté. Dans la rue des Amoureux au quartier Montage Sainte, les passants regardent impuissants l’avancée progressive d’une autre décharge. Pourquoi jeter les ordures par terre et puis les ramasser ? se demande un observateur du développement.

Si dans les gestes les citoyens manquent de civisme, tous espèrent cependant que le phénomène d’insalubrité qui gagne le chef-lieu du département de la Dola prenne fin.