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Ntoum : des policiers embarquent des casiers d’un bar clandestin

Des policiers ont fait une descente dans un bar clandestin. Officiellement pour faire respecter les mesures du gouvernement face à la crise sanitaire. Pour certains témoins, ce ne serait pas la vraie raison.


Une descente des policiers dans un bar  pour faire respecter les mesures sécuritaires  contre le covid-19 a eu lieu mardi, au quartie Bizango-Bibéré 2, à Ntoum, près du PK 12. La propriétaire des lieux, Lucie de nationalité camerounaise a indiqué que les policiers sont rentrés derrière son comptoir et ont  embarqué 8 casiers.  

Et qu’ils auraient au passage brutalisé une collègue policière, qui faisait  partie des clients du bar, buvant à guichet fermé. A leur vue, elle se serait présentée sans qu’ils en tiennent compte, car déterminés à faire appliquer la mesure de fermeture des bars et autres espaces publics. 


«Ils ont pris 8 casiers et des liqueurs que j’ai achetés hier et ils ont brutalisé une femme, malgré qu’elle s’est présentée comme étant leur collègue», indique la propriétaire. Les policiers semble-t-il ne souhaitaient pas d’arrangement avec la propriétaire du bar. Comme cela se fait parfois. « Ils ont un nouveau système. Ils prennent les casiers, au lieu de prendre l’argent parce qu’ils savent qu’avec les casiers ils gagnent plus», souligne un habitant.  


Selon des témoignages, les policiers ne voulaient absolument pas être identifiés, menaçant de mettre en prison quiconque oserait filmer la scène avec son smartphone. « Ils ont dit ne pas essayer de filmer ! Donc, nous étions juste des spectateurs », explique un client. 

C’est la première descente du genre dans ce débit de boissons depuis la mesure de fermeture des bars. Il se trouve sur la route, menant vers Bikelé. Chose étonnante, les autres bars voisins n’ont pas été touchés. Il y avait des clients qui buvaient aussi derrière les portes fermées. Une autre tenancière, à quelques pas, accuse son amant d’avoir appelé la police, car le couple se dispute souvent.  «J’ai vu comment il parlait au téléphone en disant : « venez ! C’est sur l’ancienne route de Bikélé», raconte une braiseuse de poissons à côté. Si cette assertion est avérée, cela signifie que les policiers se seraient trompés de cible et de bar. Le commerce de Lucie a ” payé les pots cassées”. 

Laxisme

Les habitants supposent qu’il s’agit de policiers du commissariat de Nkembo, dans le 2e arrondissement de Libreville. Ils n’oublient pas que des policiers s’étaient montrés très fermes face à une autre propriétaire au cours d’un contrôle de routine au PK 12, quelques jours plus tôt. Ils lui avaient ravis 18 casiers sur 22 qu’elle tentait d’acheminer vers son bar, toujours dans la même zone.

La vente de boissons se déroule, depuis le confinement, à guichet fermé. Les commerçants ont transformé leurs domiciles en bars clandestins. Au début,  les forces de l’ordre veillaient, mais cela semble ne plus être le cas.

Un laxisme qui a amené le ministère de l’Intérieur à faire preuve de fermeté. Lundi dernier dans un communiqué lu par son porte-parole, il rappelait que les bars avaient rouvert, sans autorisation et que les mesures prises pour leur fermeture ne sont pas encore levées face à la crise sanitaire mondiale.