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Pénurie de taxis à Libreville : la mairie est dehors !

La mairie de Libreville a débuté lundi l’opération de recouvrement de taxes et autres redevances annuelles auprès des transports en commun pour le compte de l’année 2020. Conséquences : rareté de taxis et  difficultés de déplacement des usagers.

Depuis ce lundi, les usagers de transport en commun de la capitale gabonaise ont deux principales options. Patienter à l’arrêt pendant plusieurs heures ou se résigner à parcourir des kilomètres à pieds, une pratique communément appelé ‘’la Moïse’’.  Les rares taxis n’offre leurs services qu’au plus offrant. « La mairie est dehors ! », ne cessent-t-il de répondre aux nombreuses interrogations des clients.

Le même scénario s’est poursuivi ce mardi où dans de nombreuses artères de Libreville, le spectacle qui vous est offert est soit une circulation timide ou des regroupements de personnes en attente d’un taxi-miracle. « Il n’y a pas de taxis depuis ce matin. Moi, je n’ai pas d’argent pour proposer je préfère marcher », confie un usager qui a décidé de faire recours à la Moise. « C’est vraiment difficile pour nous depuis hier. Nous avons été surpris par cette situation et il faut débourser un peu plus d’argent que d’habitude au cas où vous avez la chance de tomber sur un taxi », renchérit un autre usager.

Très peu de véhicules de transport…

La cause principale de cette situation est l’arraisonnement des taxis par l’hôtel de ville de Libreville pour les contraindre au paiement des taxes municipales annuelles. Si les transporteurs reconnaissent la nécessité de l’opération, ils relèvent toutefois le fait que la municipalité fait fi des restrictions consécutives à la riposte au covid-19, notamment le couvre-feu, la réduction  du nombre de clients.

Rencontre

Le secrétaire général de la FESYTRAG, Brice Moreo Ibinga, assure d’ailleurs avoir entrepris des démarches auprès de la municipalité. « Nous avons introduit par deux fois un courrier de demande d’audience, la première fois, c’était le 15 juillet et la seconde le 27 juillet. C’est le maire central qui devait prendre la décision et évidemment, nous avons écrit à son cabinet. Aujourd’hui, nous sommes surpris que la mairie de l’hôtel de ville, à qui on a écrit, ne nous a pas appelé ».

…et de nombreux usagers désabusés.

Du côté de l’hôtel de ville, les agents s’activent pour répondre à la demande de la file d’attente des chauffeurs de taxis prêts à débourser  la somme de 400 000 FCFA pour être en règle. Toutefois, une rencontre avec le syndicat des transporteurs n’est pas exclue.