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RV : du rififi après l’élection d’Arsène Edouard Nkoghe

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Après plusieurs mois d’une gouvernance intérimaire, le parti politique de la majorité républicaine sociale pour l’émergence, le Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV) a procédé à l’élection d’un nouveau président. Arsène Edouard Nkoghe a été plébiscité à l’unanimité au cours d’un congrès extraordinaire le 27 septembre. Pourtant cette élection marque une fissure au sein du parti avec les soutiens du président fondateur Tony Ondo Mba.

Le Rassemblement  pour la restauration des valeurs (RV)  tourne la page Tony Ondo Mba. Son successeur est connu depuis le 27 septembre. Député du 5e arrondissement de la commune de Libreville, Arsène Edouard Nkoghe Nze a été élu à l’unanimité par les membres statutaires, président du Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV).

L’élection du nouveau président intervient un peu plus de six mois après une gouvernance intérimaire suite à l’arrestation de Tony Ondo Mba, toujours en détention préventive. L’article 14 dispose à cet effet qu’« En cas de vacance de la fonction de président constatée par le bureau politique il est procédé au plus tard dans les six (6) mois à la convocation du congrès par le vice-président qui assure l’intérim.»

Pour le vice-président du RV, Wilfried Jimmy Moukoumi, il est impératif de surmonter les obstacles qui se trouvent sur le chemin de l’émergence du pays, prôné par le président de la République.  « Les causes et les valeurs que nous défendons sont plus grandes que nos modestes personnes. C’est un devoir de continuer comme de bons soldats que nous sommes. Toute organisation a besoin d’un chef, car nous avons d’importants défis à relever » a-t-il déclaré.

A Bitam, des voix dissonantes se font entendre. Des jeunes du parti parlent de « coup d’Etat et de renversement » contre Tony Ondo Mba. Ils ne se reconnaissent pas dans le choix du nouveau président et restent fidèles au président fondateur.

Echiquier politique

“ Nous tenons à marquer notre indignation devant ce qui s’apparente à un complot orchestré par certains responsables du parti.  Par conséquent, au-delà de  la frustration, nous venons marquer notre désengagement de toutes activités politiques futures de ce parti dans la commune de Bitam,” écrivent-ils dans un communiqué.

Arsène Edouard Nkoghe Nze élu à l’unanimité.

Le collectif des jeunes de Bitam se démarque des instances dirigeantes. Les jeunes Bitamois se désolidarisent aussi de tout soutien au président Ali Bongo Ondimba, contrairement à la nouvelle équipe du RV qui affiche sa proximité avec la majorité présidentielle.

Bitam attend avant tout  la libération de l’ancien ministre. Ici, on n’hésite plus depuis longtemps à parler “d’arrestation arbitraire” ou de “règlement de comptes”, en accusant le palais de Bord de mer. Comment apporter un soutien quelconque au régime dans ce cas ?   

La question sera difficile a éluder pour Arsène Edouard Nkoghe Nze et son équipe. Les soutiens politiques de son prédécesseur vont peser de tout leur poids au sein du parti. Il en va de son avenir et de son poids sur l’échiquier politique. Le Rassemblement pour la restauration des valeurs ne peut se couper de sa base de Bitam au détriment des ors de la République à Libreville.  

Julien Nkoghe Bekale : « les ouvriers se relayent sur le chantier »

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Les militants du Parti démocratique gabonais de Ntoum étaient réunis le week-end dernier dans le cadre de la présentation du nouveau membre du bureau politique (MPB), Camélia Ntoutoume Leclerc. Au 1er arrondissement, Julien Nkoghe Bekale, cadre du part a réaffirmé son attachement à Ali Bongo Ondimba et appelé les militants à la cohésion.

 

Un peu plus de deux mois après son départ de la primature, l’ancien premier ministre a repris publiquement contact  avec sa base politique du 1er arrondissement de la commune de Ntoum, le week-end dernier. « Des retrouvailles entre camarades et entre amis » a d’emblée affirmé  Julien Nkoghe Bekale. C’était à l’occasion de la présentation officielle du nouveau membre du bureau politique du Parti démocratique gabonais, la ministre déléguée à l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclerc, native de Ntoum.

Le député PDG du 1er arrondissement, membre du comité permanent du bureau politique PDG a saisi l’occasion pour remercier les siens pour leur soutien durant son passage à la primature. Il a été  premier ministre à une période  marquée par différentes crises dont la dernière est sanitaire avec la covid-19. L’opinion lui reconnaît d’avoir fait le « job » avec courage et intelligence.

Loyauté

L’ancien premier ministre a  réaffirmé sa gratitude au président de la République. Il a renouvelé sa loyauté et sa fidélité à Ali Bongo Ondimba. « Je serai toujours avec lui, pour toujours », a-t-il lancé. Il considère le président de son parti comme le seul capable à mener le Gabon à bon port. Aussi Julien Nkoghe Bekale appelle la base de Ntoum à rester unie derrière le camarade président.

La nomination de son successeur est selon lui, une preuve que la femme gabonaise est une actrice qui compte dans le développement du Gabon. « Le chantier du développement de notre pays est immense et les ouvriers, les maçons, les charpentiers doivent se relayer sur le chantier. Un seul doigt ne peut pas laver la figure (…). Mais chacun de nous doit faire son travail en toute loyauté », a-t-il poursuivi.

Il a demandé à l’assistance une standing ovation pour la nomination comme première ministre de sa « sœur et camarade » Rose Christiane Ossouka Raponda.

Service

Les PDgistes du 1er arrondissement de Ntoum ont par ailleurs été invités à apporter tout le soutien nécessaire au nouveau membre du bureau politique du PDG  de Ntoum, la ministre de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume. « J’en appelle à l’unité et à la cohésion des fils et des filles du Komo-Mondah et de notre arrondissement, à la cohésion des militants et des militantes de nos fédérations, sections et comités. Nous devons appuyer et soutenir franchement et sincèrement notre camarade », a-t-il déclaré. 

Député du 1er arrondissement de Ntoum, Julien Nkoghe Bekalé a renoué avec l’Assemblée nationale au lendemain de son départ de la primature.  Après 18 mois passés aux commandes du gouvernement, il reste au service de son pays.

Ali Bongo Ondimba : « Il ne s’agit pas de faire des annonces »

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Le 16 août, le président Ali Bongo Ondimba  a répondu au traditionnel rendez-vous de veille d’indépendance, face à la nation. Dans un discours de près de 25 mn, il a passé en revue non seulement le chemin parcouru par le Gabon ces soixante dernières années, mais surtout les différentes réalisations engrangées depuis son  accession à l’indépendance. S’il relève que le fait que la pandémie de covid-19 a constitué un  obstacle dans  la mise en œuvre de certaines actions, il reste déterminé à répondre aux attentes de ses concitoyens dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de l’emploi, de la concorde, entres autres. L’intégralité du discours à la nation

Gabonaises, Gabonais,

Mes chers compatriotes,

C’est avec émotion et, conscient du poids de l’Histoire, que je m’adresse à vous en ce jour solennel. 60 ans. Cela fait 60 ans que notre cher pays, le Gabon, a accédé à la souveraineté internationale dans le concert des Nations.

Aujourd’hui est l’occasion de nous souvenir. Nous souvenir de nos glorieux prédécesseurs ; des Pères de l’Indépendance ; des Présidents Léon Mba, Omar Bongo Ondimba et Rose Francine Rogombe ; et de l’ensemble de nos aïeuls.

Le Gabon que nous connaissons, le Gabon dans lequel nous vivons. Sa culture et ses valeurs. Ses savoirs et ses richesses. Ce Gabon-là, notre Gabon auquel nous sommes tous intimement liés, et qui fonde le cadre de notre communauté et de notre vivre ensemble, ils nous l’ont légué. Grâce à leur courage et à leurs sacrifices. C’est à eux que nous devons ce que nous sommes.

« C’est l’occasion de regarder le verre à moitié plein »

Aujourd’hui est aussi l’occasion de mesurer le chemin parcouru ces soixante dernières années. De regarder le verre à moitié plein et non, comme le voudraient certains, le verre à moitié vide.

Sur le plan politique, malgré les vicissitudes et les péripéties auxquelles nous sommes confrontées, le Gabon demeure uni et soudé. Les femmes n’ont jamais autant participé à la vie publique. Elles n’ont jamais autant contribué à faire respirer et évoluer notre société. Certes, nous pouvons diverger sur certains points fussent-ils majeurs. Mais cette diversité d’opinion est un atout pour notre pays étant entendu que les échanges soient sincères, que la volonté réelle soit de bâtir et non de détruire, soit d’améliorer et non de dégrader, soit d’évoluer et non de régresser.

Là est l’essence de notre démocratie, l’essence de notre société dans laquelle le dialogue est fortement ancré. Ce dialogue nous fait toujours converger sur l’essentiel : à savoir la concorde.

Cet héritage légué par nos Pères fondateurs, est le ciment qui nous unit par-delà notre diversité et nos différences. Elle est un atout précieux qu’il nous faut inlassablement cultiver et préserver.

Sur le plan économique, nous pouvons tous constater des avancées. Certes insuffisantes. Pas assez rapides à mon sens. Mais elles sont toutefois indéniables. Du retard a été pris en raison du contexte économique mondial qui frappe tous les pays.

Cependant notre économie se consolide et nous travaillons pour qu’elle devienne encore plus inclusive, pour qu’elle crée encore plus d’emplois. Cette dynamique doit être accélérée dans les prochains mois et les prochaines années. Je vais y venir.

Sur le plan diplomatique, la voix du Gabon est toujours aussi audible auprès de nos partenaires. A l’échelle régionale où notre pays assure toujours la présidence en exercice de la CEEAC, dont la première phase de la réforme institutionnelle historique a été portée à son terme ; à l’échelle continentale notamment à travers l’Union Africaine, grâce à ses interventions en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique ; à l’échelle internationale enfin, où son implication en faveur de la défense du climat, de la biodiversité et de l’environnement dans son ensemble est reconnue et saluée de tous.

« L’histoire du Gabon forme un tout continu »

Mes chers compatriotes,

L’Histoire du Gabon n’est pas sécable. Elle n’est pas faite de ruptures violentes. Au contraire, elle forme un tout, un continu. Les acquis d’aujourd’hui, je vous le redis, nous les devons à nos parents, ces Gabonaises et Gabonais courageux et méritants, qui nous ont précédés et qui se sont sacrifiés pour nous.

Cette entreprise de construction d’un Gabon que nous voulions tous résolument moderne et qui a débutée il y a 60 ans, nous la poursuivons aujourd’hui avec abnégation et détermination.

Nous nous appuyons sur notre passé pour bâtir notre avenir. C’est là une nécessité. Car sans racines profondes, c’est-à-dire sans passé, point d’avenir. Un arbre pour pousser et produire de beaux fruits a besoin de racines profondes. Il en est de même pour les pays.

Gabonaises, Gabonais,

La célébration du 60ème anniversaire de notre Indépendance, si elle est l’occasion de nous souvenir, nous permet aussi de nous projeter.

« Les actes valent mieux que les paroles »

Il ne s’agit pas ici pour moi de faire des annonces. Non, car les actes valent mieux que les paroles. Je tiens donc avant tout à vous dire concrètement ce que nous faisons, en cohérence avec ce que nous avons déjà réalisé par le passé et que je souhaite voir consolider. Car il existe un lien évident entre les réalisations passées, présentes et à venir.

Pour se développer, le Gabon a besoin d’infrastructures modernes. Nous avons bitumé plus de routes en dix ans que depuis l’indépendance de notre pays. Notre réseau routier sera renforcé de nouveau avec la Transgabonaise, qui traversera notre pays d’est en ouest sur 780 kilomètres.

Les travaux ont déjà démarré avec la réfection d’un premier tronçon à l’entrée de Libreville. Ce chantier, sera achevé en 2023 et son impact sera majeur. Cette route révolutionnera nos vies et notre économie. Elle permettra le développement des échanges nationaux. La création d’emplois et la naissance de nouvelles opportunités économiques pour nos provinces.

Elle permettra également le rapprochement de nos familles. Après la finalisation de ce projet, vecteur de développement, plus rien ne sera comme avant.

Autre secteur vital pour notre pays, la santé. Ces dix dernières années, nous avons construit et modernisé nos infrastructures hospitalières pour améliorer l’offre de soins et de santé. Nous avons développé et pérennisé notre système d’assurance maladie afin que les soins soient accessibles à tous, et en particulier aux personnes les plus vulnérables de nos populations.

Ces derniers mois, en raison de la pandémie de la Covid-19, des efforts financiers inédits ont été consentis en matière de santé pour doter le Gabon de nouveaux outils performants à l’image du laboratoire Professeur Gahouma ou encore de l’hôpital spécialisé Covid-19.

Ces structures, même après la crise sanitaire actuelle, renforceront durablement le plateau technique de notre pays. L’amélioration de la qualité et de l’accès aux soins de mes compatriotes a toujours été et demeurera l’une de mes préoccupations premières.

Dans la continuité des efforts déjà consentis, j’ai instruit le Gouvernement de travailler activement avec obligation de résultats. Ainsi, neuf centres de diagnostics sont en cours de déploiement dans nos provinces pour une mise en service effective au premier semestre 2021.

Ils permettront une meilleure prise en charge des patients, une gestion plus efficiente du service public de la santé mais surtout une réduction significative du coût des examens médicaux. La santé ne devrait plus être un luxe et nous disposons de la volonté et des moyens pour y parvenir.

« Tout devra être fait pour réduire le chômage et la précarité »

 L’emploi est également l’une des préoccupations au cœur de mon projet de société. Dans les mois à venir, tout devra être fait pour réduire le chômage et la précarité, notamment en renforçant certains dispositifs.

C’est l’instruction que j’ai transmise au Premier Ministre et à son Gouvernement. Par les réformes menées et en cours, nous préparons l’avenir.

Le Gabon relèvera le défi du siècle qu’est l’emploi. Et il le relèvera notamment grâce à la réforme de la formation que j’ai fait adopter en 2018.

Les mutations en cours de notre économie ont fait apparaître de nouvelles opportunités sur le marché de l’emploi.

Ces nouveaux besoins supposent des compétences particulières. Il importe de mettre en adéquation ces nouveaux besoins avec l’offre de formation et cela dès le plus jeune âge. C’est pourquoi j’ai décidé d’un changement de paradigme profond par une meilleure orientation de nos élèves, par la promotion des cursus techniques et par l’assouplissement des conditions d’obtention des bourses professionnelles.

Il s’agit d’offrir à notre jeunesse des formations qualifiantes et réellement en phase avec le marché du travail pour réduire considérablement le chômage. Aucun jeune Gabonais ne devra dans les années à venir quitter le système scolaire sans formation qualifiante ou diplôme.

Dans un monde du travail en constante mutation et de plus en plus sélectif, il est de notre devoir d’offrir à notre jeunesse les outils nécessaires à leur insertion professionnelle.

Faute de qualification, certains pans générateurs de richesses sont inaccessibles à nos compatriotes. Faute d’alternatives nationales, les entreprises ont recours à de la main d’œuvre étrangère. Ce sont autant d’emplois et d’opportunités qui échappent à notre jeunesse alors que celle-ci ne demande qu’à travailler et à s’épanouir professionnellement.

C’est pourquoi dans les mois et années à venir, en plus du renforcement des capacités actuelles, plusieurs centres de formation verront le jour. C’est le cas d’une nouvelle école d’infirmières et d’infirmiers qui ouvrira ses portes à Libreville au dernier trimestre 2020 ; du centre des métiers du transport et de la logistique qui sera pleinement opérationnel en fin d’année ; ou encore du Centre de formation AVIC au sein de la zone de Nkok, et dont la première rentrée s’effectuera en 2021.

Ce n’est qu’un début car d’autres réalisations suivront. Tous ces pôles d’excellence feront émerger un savoir-faire gabonais, véritable valeur ajoutée reconnue sur le marché de l’emploi national, régional et international.

« 30 000 emplois supplémentaires seront créés dans les trois prochaines années »

La réforme de notre système scolaire est une évidence et vise naturellement le plein emploi. Il s’agit de permettre à tous les jeunes Gabonais de s’insérer dans le monde du travail le plus rapidement possible. Cet objectif est, pour moi, non négociable !

Cet objectif ambitieux, nous l’atteindrons. Grâce notamment à la diversification de pans de notre économie et à l’essor de nouveaux secteurs-clés et à fort potentiel d’emplois.

Pour exemple, en 2010, j’ai fait adopter la loi d’interdiction des exportations brutes de grumes. Résultat : aujourd’hui, le Gabon est le 1er producteur africain et le 3ème producteur de contreplaqué mondial.

Notre secteur bois prend une part de plus en plus importante dans l’économie de notre pays, avec la création de milliers d’emplois directs et indirects, et une hausse de la production de richesses sur le plan local.

Grâce à l’instauration de deux zones économiques spéciales supplémentaires, à Lambaréné et à Franceville, ainsi qu’à la troisième transformation de notre bois localement, 30 000 emplois supplémentaires seront créés dans les trois prochaines années.

Notre pari a porté ses fruits, la zone économique spéciale de Nkok est aujourd’hui plus attractive et plusieurs usines, synonyme de nouveaux emplois directs et indirects, sont en cours d’ouverture.

Nous avançons sans cesse et ce n’est qu’un début car ce qui vaut pour le bois vaudra également pour d’autres secteurs comme : l’agriculture, la pêche ou encore le tourisme.

« Notre pays doit être un vivier de produits finis »

Notre pays ne doit plus seulement être une réserve de matières premières mais un vivier de produits finis. J’ai demandé au Gouvernement d’y travailler fermement. Il a, sur ce plan-là aussi, obligation de résultat.

Ce point est fondamental. Car plus nous serons prospères, plus nous serons solidaires. Plus nous créerons de richesses, plus nous pourrons les redistribuer.

Grâce à la bonne santé de notre économie, nous pourrons ainsi consolider notre modèle social, prendre en charge les frais de santé et les médicaments, assurer les retraites de nos anciens, financer les bourses pour nos jeunes mais aussi mieux accompagner celles et ceux en recherche d’emploi.

Depuis une décennie, notre État s’est profondément réformé et modernisé. Des innovations importantes ont été menées à l’instar de la digitalisation de nos services d’impôts, de douanes, de création d’entreprises ou encore d’immigration.

Ces réformes audacieuses ont porté leurs fruits. Le Gabon est aujourd’hui l’un des pays d’Afrique où l’e-administration, l’administration numérique, est la plus développée.

Cet effort doit aujourd’hui être prolongé et intensifié.

Grâce aux infrastructures numériques développées ces dix dernières années, nous pouvons passer à la phase 2, c’est-à-dire à la digitalisation du service public.

L’objectif est de faciliter votre quotidien en simplifiant au maximum les démarches administratives et rendre disponibles les services de l’État en tout lieu, en tout temps, et avec une efficacité accrue.

A l’occasion d’événements heureux comme les mariages ou la naissance d’un enfant, ou d’événements plus malheureux comme les décès.

Mes chers compatriotes,

C’est ce Gabon, que nous devons construire : un pays doté d’un État moderne, des meilleures infrastructures, où nos compatriotes sont mieux soignés et mieux formés, et où l’accès à l’emploi reste pour moi une priorité.

« Le Gabon n’est jamais aussi fort que lorsque ses filles et ses fils sont unis »

Ensemble. Dans la concorde. Car le Gabon n’est jamais aussi fort que lorsque ses filles et ses fils sont unis. Surtout dans les périodes difficiles.

Depuis plusieurs mois, une tempête terrible s’est abattue sur notre planète. Des vents d’une rare violence ont balayé les quatre coins du globe. Répandant partout un nouveau virus, responsable de centaines de milliers de victimes dans le monde. Cet ennemi invisible, la Covid-19 ne nous a pas épargné.

A ce sujet, je veux, avant toute chose, rendre un hommage tout particulier à ces compatriotes emportés par ce terrible virus.

Je veux à nouveau saluer le courage et le dévouement de nos personnels de santé, de nos Forces de Défense et de Sécurité qui n’ont pas ménagé leur peine dans la riposte à cette pandémie.

Les vents ont soufflé forts. Très forts. Certains cassandres prédisaient alors que le Gabon s’effondrerait. Il n’en a rien été. Le « navire Gabon » a tangué, certes. Mais il n’a pas coulé. La main sur le gouvernail, nous avons tenu bon la barre. Notre pays a été à la hauteur de cet événement historique.

Grâce au dévouement de nos personnels soignants, nos hôpitaux, nos centres de soins ont tenu le choc. Mieux, le Gabon est aujourd’hui l’un des pays en Afrique où le taux de mortalité dû à la Covid-19 est le plus faible. Il figure aussi parmi les pays qui, sur le continent, testent le plus leur population par tête d’habitant.

même, sur le plan économique, le plan d’aide massif de 250 milliards de francs CFA que j’ai annoncé début avril nous a permis de traverser les pires heures de la crise. Il a permis au « navire Gabon » de rester à flot, de garder le cap, poursuivre sa route, tracer son chemin.

A travers la Loi de Finances rectificative adoptée en juin dernier, le Gabon s’est aujourd’hui mis en situation d’amortir les effets de la crise, mais aussi de relancer son économie et d’accélérer ses réformes.

En réalité, à aucun moment, ces derniers mois, même au plus fort de la tempête, nous n’avons dévié de notre trajectoire. Certes, nous avons été ralentis. Mais nous avons repris aujourd’hui notre marche en avant dans la direction que nous nous sommes fixés.

Celle, je le répète, d’un pays doté d’un État moderne avec des institutions fortes, avec les meilleures infrastructures, dont les citoyens sont mieux soignés et mieux formés, et où l’accès à l’emploi reste pour moi une priorité. Et sur cette route, aucun Gabonais – je dis bien, aucun – ne sera laissé de côté. Je continuerai à vous protéger en tout lieu et toute circonstance.

« Continuer à respecter scrupuleusement les gestes barrières et les mesures d’hygiène »

Gabonaises, Gabonais,

La pandémie de la Covid-19 et les effets qu’elle provoque ne sont toujours pas derrière nous. Même si un plan de déconfinement progressif est mis en œuvre depuis le début du mois de juillet avec la reprise des activités scolaires, des activités économiques ou encore de transport, et bientôt la réouverture des lieux de culte, il faudra encore du temps pour que nous retrouvions le cours tout à fait normal de nos vies.

C’est pourquoi je vous demande de continuer à respecter scrupuleusement les gestes barrières et les mesures d’hygiène.

Faites-le pour vous et pour ceux qui vous sont chers. Vous protégez, c’est protéger les autres. C’est conserver le socle de notre société. Et comme je l’ai dit plus haut, notre vivre-ensemble.

 Pour autant, nous pouvons être fiers d’avoir collectivement surmonté le pic de la crise. Car cette épreuve, d’une violence inouïe, si nous l’avons jusque-là surmontée, c’est d’abord grâce à vous. A vous tous. Vous qui avez consenti à d’importants sacrifices. Vous qui avez fait preuve de civisme en respectant les consignes des autorités. Vous qui avez écarté les démons de la division et de la haine, pour toujours faire primer la cohésion. Vous qui, au final, avez fait vivre cet esprit d’unité, de concorde nationale qui nous caractérise depuis l’Indépendance de notre pays, le 17 août 1960 ; qui fait notre force et notre fierté.

Malgré nos divergences ponctuelles, somme toutes naturelles, cet esprit de concorde, qui nous rend collectivement plus fort, doit continuer à prévaloir en tout lieu et toute circonstance. Car c’est ensemble, unis et soudés, que nous parviendrons à traverser l’une des pires crises de notre Histoire. C’est ensemble que nous bâtirons le Gabon de demain.

Les Pères de l’Indépendance nous ont légué un arbre aux racines aussi profondes que solides. A nous désormais de le faire grandir afin qu’il donne ses meilleurs fruits.

Bonne fête de l’Indépendance à toutes et à tous !

Que Dieu vous bénisse, que Dieu bénisse le Gabon.

Je vous remercie.

Port-Gentil / Education : l’orientation scolaire en débat

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Le ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur a passé 48 h à Port-Gentil. Il a décliné à la communauté éducative la vision du président de la République en ce qui concerne l’amélioration du système éducatif.

Le ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur a séjourné à Port-Gentil du mercredi au jeudi derniers. Une rencontre avec la communauté éducative du bassin pédagogique de la province de l’Ogooué-Maritime a constitué la première étape de son périple. Face aux responsables académiques et aux chefs d’établissements, Patrick Mouguiama Daouda a présenté quelques lignes directrices de la vision du président Ali Bongo Ondimba dans le secteur de l’éducation. L’une d’entre elles, « l’orientation scolaire », très souvent négligée par de nombreux parents et à l’origine de l’échec scolaire dans la majorité des cas, a retenu l’attention à la direction d’académie provinciale.

« C’est mentir aux enfants de les envoyer par défaut dans les universités où il y a des formations générales dont les filières ont un faible taux d’employabilité. C’est mentir aux enfants de leur dire que vous êtes libres d’aller à l’université sachant qu’ils y vont surtout parce qu’il y a la bourse. C’est un piège pour les enfants parce qu’ils passent 4 à 5 années à l’université, peut-être même plus avec la bourse, mais ils sortent de là sans diplôme ». Pour les élèves qui parviennent à sortir la tête de l’eau, le ministre affirme qu’ils auront cependant peu de chance de trouver du travail.

Cette année académique encore, fait-il constater, « nous avons 25000  candidats au bac général, pour 5 000 seulement au baccalauréat technique et aux examens professionnels. On ne peut pas développer un pays avec vingt-cinq mille étudiants dans l’enseignement général par défaut. Cette situation ne peut plus durer. »

Si « le gouvernement a sa part de responsabilité » dans cette problématique, il est désormais question, assure le ministre, « de donner à nos enfants le maximum de chance de pouvoir trouver du travail quand ils sortent de leurs parcours d’élèves ». Afin de leur permettre d’être à la hauteur des objectifs de développement du pays.

Difficultés

L’orientation est donc un élément essentiel dans la constitution du parcours scolaire d’un élève. Pour cela, les directions d’académie « doivent jouer leur rôle de relais de la vision du chef de l’Etat qui inscrit l’éducation comme l’une des priorités de sa politique avec une ambition et une exigence de qualité ».

La responsabilité des parents d’élèves est par ailleurs de mise dans ce challenge vers l’amélioration du système éducatif gabonais.

Une visite guidée des établissements secondaires publics de Port-Gentil a permis à Patrick Mouguiama Daouda, d’une part, de s’enquérir des préparatifs du baccalauréat dans le contexte de crise sanitaire, et, d’autre part, de toucher du doigt les difficultés du secteur. Plus tôt, le ministre a été reçu au gouvernorat de province.

Magistrature : une justice crédible, équitable et transparente

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Au cours du traditionnel conseil supérieur de la magistrature qui s’est tenu mardi au palais du bord de mer,  le président de la République a rappelé aux magistrats l’importance d’offrir aux justiciables une justice ferme, équitable, transparente et accessible à tous.

Comme chaque année, le rendez-vous  du conseil supérieur de la magistrature a été l’occasion de dresser un bilan du fonctionnement des différentes entités judiciaires et de nommer leurs responsables dans le respect du statut des magistrats. «  Nous espérons que les magistrats qui ont été nommés respecterons leur serment, c’est-à-dire qu’ils rendront leurs décisions dignement et loyalement », a signifié la ministre de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet-Damas.

Par ailleurs, le président  Ali Bongo Ondimba, garant des institutions a rappelé aux magistrats les bases qui fondent l’Etat de droit et rendent crédibles l’appareil judiciaire. Elle repose, notamment sur l’intégrité des acteurs aux yeux des justiciables, la célérité des décisions de justice d’une qualité intrinsèque irréprochable, la stricte observation des valeurs cardinales de la déontologie, de l’éthique et du professionnalisme.

Activités

Des valeurs qui traduisent  « le serment qu’ils ont solennellement prêté  à l’entame de leur carrière et qui leur impose des «comporter en tout comme un digne et loyal magistrat». Et sont également le gage de la restauration de la confiance des compatriotes dans  la justice de leur pays.  « Il y va de la fiabilité de l’Institution judiciaire dont le défi majeur, aujourd’hui, est d’être à la hauteur des attentes du peuple qui aspire à une justice égale pour tous », rapporte le communiqué final du conseil.

En dépit de la pandémie de covid-19 qui a paralysé de nombreux secteurs d’activité, les tribunaux n’ont pas totalement suspendus leurs activités. Une constance qui a permis d’obtenir des résultats jugées encourageants par Ali Bongo Ondimba.

Le palais réaffirme l’efficacité de Julien Nkoghe Bekale

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Démis de ses fonctions de premier ministre, après 17 mois à la primature, Julien Nkoghe Bekale n’a pas démérité, selon la présidence de la République. Seuls les nouveaux défis auraient exigé un changement de technocrate. 

Au plus haut de la crise sanitaire de covid-19, le 16 juillet dernier, l’ancien premier ministre Julien Nkoghe Bekale a été remplacé par son ministre de la Défense, Rose Christiane Ossouka Raponda. Ali Bongo Ondimba a aussitôt exprimé sa confiance au nouveau n°2 de l’exécutif « pour renforcer l’efficacité de la riposte face à la Covid-19, sur le plan sanitaire, économique et social, et pour poursuivre l’amélioration des conditions de vie au quotidien des Gabonaises et des Gabonais ». De même le président de la République a remercié « le premier ministre sortant, Julien Nkogke Bekale qui a rempli avec loyauté et efficacité sa mission. »

Seulement, plusieurs jours après ce changement, les commentaires vont bon train. Certains présentent l’ancien premier ministre comme le mal aimé de la République. D’autres affirment qu’il n’aurait  pas répondu aux attentes du chef de l’Etat.

Pour l’exécutif, il n’en est rien. A la suite du président de la République, son porte-parole, Jessye Ella Ekogha a affirmé ce 20 juillet que Julien Nkoghe Bekale a rempli sa mission avec loyauté et efficacité. 

Croissance

Il en prend pour preuve les nombreux défis relevés par l’ancien premier ministre. « Pour exemple, s’il n’y avait pas eu la crise de covid-19, on aurait une croissance au Gabon de plus de 4%. On a eu des réformes ambitieuses qui ont été prises durant le passage de l’ancien premier ministre qui ont porté du fruit. On a eu la croissance, on a eu le dialogue social, on a la riposte contre la covid-19 qui, en terme de chiffre montre bien que c’est une réussite », a relevé le porte-parole.

Aujourd’hui, selon le porte-parole, le profil idéal est celui d’un économiste à la tête du gouvernement. C’est le cas de Rose Christiane Ossouka Raponda qui a été choisie pour redonner une nouvelle santé à l’économie gabonaise, plombée par la crise sanitaire.

Jessye Ella Ekogha : le président est à la tâche

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Après plusieurs mois de pause liée au contexte sanitaire, le porte-parole de la présidence de la République a animé sa traditionnelle conférence de presse, mardi. Il a détaillé l’agenda du président Ali Bongo Ondimba.

 

Face à la presse nationale et internationale ce 14 juillet, le porte-parole de la présidence de la République, a décliné les grandes dates de l’agenda international du président de la République, Ali Bongo Ondimba. Le chef de l’Etat prendra part au sommet de l’Union Africaine du 28 juillet  prochain et à un sommet ordinaire de la CEEAC, le 30 juillet.

Jessye Ella Ekogha a aussi indiqué qu’Ali Bongo Ondimba a participé à plusieurs réunions de l’Union Africaine en visioconférence au cours desquelles il a porté, en sa qualité de président en exercice de la CEEAC, la voix de l’Afrique centrale. Il a, à cet effet, plaidé pour une stratégie coordonnée à l’échelle du continent en matière de riposte face au covid-19 et de relance économique.

« Le chef de l’Etat – qui n’est pas en vacances en Europe – hier encore a reçu les commandants en chef des forces de défense et de sécurité », a affirmé le Porte-parole.

Préoccupation

Par ailleurs, si les festivités du 60ème anniversaire de l’indépendance du Gabon auront bien lieu, il  a indiqué qu’elles ont été allégées, en raison de la crise sanitaire. Une date mémorable pour le Gabon qui fait également partie de l’agenda d’Ali Bongo Ondimba.  « En raison de cet agenda chargé et de la crise sanitaire, le président de la République s’attelle à la tâche. Et tout le monde a compris qu’il en irait de même pour le gouvernement.», a précisé Jessye Ella Ekogha. .

Sur la pandémie de covid-19, la présidence de la République affirme qu’elle reste la préoccupation première du chef de l’Etat. Les efforts de riposte de ces derniers mois, valent au Gabon d’être considéré en Afrique comme l’un des pays où la riposte est la plus efficace. 

Ali Bongo préside le conseil supérieur de la Magistrature

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La session ordinaire du conseil supérieur de la Magistrature s’est tenue, mercredi, sous la présidence d’Ali Bongo. A l’ordre du jour : le bilan de l’année judiciaire et des nominations des magistrats.

 

Le palais du bord de mer de Libreville a servi de cadre à la session ordinaire du conseil supérieur de la Magistrature, ce 17 juillet.  Elle a été présidée par le chef de l’Etat, par ailleurs, président du conseil supérieur de la Magistrature, en présence du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Justice, Garde des Sceaux, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou et des premiers présidents des hautes cours et des magistrats.

Comme le veut la tradition, le ministre de la Justice a présenté au chef de l’Etat le bilan de l’année judiciaire. Selon le garde des Sceaux, elle a été marquée par le renforcement et l’efficacité de la justice ; et la restauration de l’autorité de l’Etat. « Nous avons passé une année judiciaire totalement apaisée, » affirme-t-il.

Pour Anicet Mboumbou Miyakou, un dialogue franc a été entretenu entre les hommes en toge et la tutelle. « Le souci des magistrats, c’est simplement que leurs conditions de travail soient améliorées. Mais je peux rassurer les justiciables que les choses rentreront dans l’ordre et que les magistrats pensent qu’ils doivent être plus proches des justiciables. C’est leur souhait, attendons de les voir à l’œuvre. »

Climat

Si de nombreuses avancées ont été enregistrées, plusieurs dysfonctionnements et manquements sont encore perceptibles. Ils concernent notamment le déficit de tribunaux sur l’ensemble du territoire national, l’absence de formations spécialisées et manque de renforcement des capacités des magistrats appelés à exercer dans les différents domaines consacrés dans le nouveau code Pénal. 

Il manque aussi un cadre de travail approprié. Il permettrait d’attendre légitimement des juges une justice juste, équitable et rendue avec célérité, à l’exemple de la construction du siège de la Cour de cassation, la poursuite de l’achèvement des travaux du tribunal de Ntoum, la réfection de l’ensemble des tribunaux.

Le président de la République s’est, pour sa part, réjoui du climat d’apaisement qui a marqué cette année judiciaire. Il en a profité pour prodiguer des conseils aux magistrats et les a encouragé à faire mieux au cours de la prochaine année judiciaire.

La phase des nominations des magistrats a clos les travaux de cette session ordinaire du conseil supérieur de la magistrature.