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La session ordinaire du conseil supérieur de la Magistrature s’est tenue, mercredi, sous la présidence d’Ali Bongo. A l’ordre du jour : le bilan de l’année judiciaire et des nominations des magistrats.

 

Le palais du bord de mer de Libreville a servi de cadre à la session ordinaire du conseil supérieur de la Magistrature, ce 17 juillet.  Elle a été présidée par le chef de l’Etat, par ailleurs, président du conseil supérieur de la Magistrature, en présence du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Justice, Garde des Sceaux, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou et des premiers présidents des hautes cours et des magistrats.

Comme le veut la tradition, le ministre de la Justice a présenté au chef de l’Etat le bilan de l’année judiciaire. Selon le garde des Sceaux, elle a été marquée par le renforcement et l’efficacité de la justice ; et la restauration de l’autorité de l’Etat. « Nous avons passé une année judiciaire totalement apaisée, » affirme-t-il.

Pour Anicet Mboumbou Miyakou, un dialogue franc a été entretenu entre les hommes en toge et la tutelle. « Le souci des magistrats, c’est simplement que leurs conditions de travail soient améliorées. Mais je peux rassurer les justiciables que les choses rentreront dans l’ordre et que les magistrats pensent qu’ils doivent être plus proches des justiciables. C’est leur souhait, attendons de les voir à l’œuvre. »

Climat

Si de nombreuses avancées ont été enregistrées, plusieurs dysfonctionnements et manquements sont encore perceptibles. Ils concernent notamment le déficit de tribunaux sur l’ensemble du territoire national, l’absence de formations spécialisées et manque de renforcement des capacités des magistrats appelés à exercer dans les différents domaines consacrés dans le nouveau code Pénal. 

Il manque aussi un cadre de travail approprié. Il permettrait d’attendre légitimement des juges une justice juste, équitable et rendue avec célérité, à l’exemple de la construction du siège de la Cour de cassation, la poursuite de l’achèvement des travaux du tribunal de Ntoum, la réfection de l’ensemble des tribunaux.

Le président de la République s’est, pour sa part, réjoui du climat d’apaisement qui a marqué cette année judiciaire. Il en a profité pour prodiguer des conseils aux magistrats et les a encouragé à faire mieux au cours de la prochaine année judiciaire.

La phase des nominations des magistrats a clos les travaux de cette session ordinaire du conseil supérieur de la magistrature.