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RV : du rififi après l’élection d’Arsène Edouard Nkoghe

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Après plusieurs mois d’une gouvernance intérimaire, le parti politique de la majorité républicaine sociale pour l’émergence, le Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV) a procédé à l’élection d’un nouveau président. Arsène Edouard Nkoghe a été plébiscité à l’unanimité au cours d’un congrès extraordinaire le 27 septembre. Pourtant cette élection marque une fissure au sein du parti avec les soutiens du président fondateur Tony Ondo Mba.

Le Rassemblement  pour la restauration des valeurs (RV)  tourne la page Tony Ondo Mba. Son successeur est connu depuis le 27 septembre. Député du 5e arrondissement de la commune de Libreville, Arsène Edouard Nkoghe Nze a été élu à l’unanimité par les membres statutaires, président du Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV).

L’élection du nouveau président intervient un peu plus de six mois après une gouvernance intérimaire suite à l’arrestation de Tony Ondo Mba, toujours en détention préventive. L’article 14 dispose à cet effet qu’« En cas de vacance de la fonction de président constatée par le bureau politique il est procédé au plus tard dans les six (6) mois à la convocation du congrès par le vice-président qui assure l’intérim.»

Pour le vice-président du RV, Wilfried Jimmy Moukoumi, il est impératif de surmonter les obstacles qui se trouvent sur le chemin de l’émergence du pays, prôné par le président de la République.  « Les causes et les valeurs que nous défendons sont plus grandes que nos modestes personnes. C’est un devoir de continuer comme de bons soldats que nous sommes. Toute organisation a besoin d’un chef, car nous avons d’importants défis à relever » a-t-il déclaré.

A Bitam, des voix dissonantes se font entendre. Des jeunes du parti parlent de « coup d’Etat et de renversement » contre Tony Ondo Mba. Ils ne se reconnaissent pas dans le choix du nouveau président et restent fidèles au président fondateur.

Echiquier politique

“ Nous tenons à marquer notre indignation devant ce qui s’apparente à un complot orchestré par certains responsables du parti.  Par conséquent, au-delà de  la frustration, nous venons marquer notre désengagement de toutes activités politiques futures de ce parti dans la commune de Bitam,” écrivent-ils dans un communiqué.

Arsène Edouard Nkoghe Nze élu à l’unanimité.

Le collectif des jeunes de Bitam se démarque des instances dirigeantes. Les jeunes Bitamois se désolidarisent aussi de tout soutien au président Ali Bongo Ondimba, contrairement à la nouvelle équipe du RV qui affiche sa proximité avec la majorité présidentielle.

Bitam attend avant tout  la libération de l’ancien ministre. Ici, on n’hésite plus depuis longtemps à parler “d’arrestation arbitraire” ou de “règlement de comptes”, en accusant le palais de Bord de mer. Comment apporter un soutien quelconque au régime dans ce cas ?   

La question sera difficile a éluder pour Arsène Edouard Nkoghe Nze et son équipe. Les soutiens politiques de son prédécesseur vont peser de tout leur poids au sein du parti. Il en va de son avenir et de son poids sur l’échiquier politique. Le Rassemblement pour la restauration des valeurs ne peut se couper de sa base de Bitam au détriment des ors de la République à Libreville.  

Covid 19 : crise dans les transports à Bitam

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Les mesures restrictives dans les transports en commun occasionnent une hausse du prix des transports dans le Ntem. Les Bitamois demandent au gouvernement de revoir sa copie.  

En début de semaine, le trajet Oyem-Bitam, dans le Woleu-Ntem a augmenté de 1000 f, passant de 2500 à 3500 f pour les clients. Ce week-end, il est monté à 5000 f. A Bitam, le trafic sub-urbain a aussi connu une augmentation allant de 1000 f à 1500 f.  Bitam – Meyo-kye, le trajet est à 2000 f et Bitam- Konoville 2500.

Pour Alexis Tomo, transporteur de l’axe Oyem – Bitam, ces hausses sont consécutives aux décisions des autorités dans le cadre de la riposte contre le Covid-19.  « Le gouvernement a pris la mesure selon laquelle nous ne devons plus être que 3 passagers à bord pour éviter la propagation du coronavirus. Ce qui est une très bonne chose parce que c’est pour la sécurité.  Nous avons respecté cela à la lettre. Mais il se trouve qu’avec cette réduction du nombre de passagers, nous ne nous en sortons pas. »

C’est donc pour combler le manque à gagner que les transporteurs ont décidé unilatéralement d’augmenter leurs tarifs au détriment des usagers. « Lors d’un seul chargement, 4 personnes, à raison de 2500 le trajet Oyem- Bitam, te donnaient 10 000 f. Etant donné nous avons un manque à gagner de 5000 , nous sommes passés à 5000 par passager. Je pense que nous allons même suspendre nos activités pour ne pas entrer en conflit avec la tutelle. Nous nous rendons compte que nous pénalisons nos clients. L’Etat a pensé aux mesures pour freiner la propagation, mais pas aux mesures d’accompagnement. Et, c’est la population qui souffre, » poursuit le transporteur.  

Solutions

Les usagers n’entendent pas se faire plumer non plus. Certains protestent et préfèrent faire  le trajet à pied, lorsque cela est possible. « Nous sommes obligés de marcher. Les taxis ne veulent plus les clients de 100 f », confie Laure O, une Bitamoise.

 Conséquence, c’est presque la banqueroute pour les transporteurs. Ils ont du mal à remplir les véhicules. « J’ai décidé d’arrêter. Avant,  j’arrivais à faire ma recette journalière. C’est plus le cas », indique Ibrahim, chauffeur de taxi.

Aujourd’hui, usagers et transporteurs attendent du gouvernement des solutions pour que les routes de Bitam et ses environs redeviennent financièrement accessibles.