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L’université Omar Bongo est à l’arrêt depuis plus de trois mois à cause d’une grève des enseignants. Elle n’est pas sans conséquences pour les étudiants.

 

Les enseignants membres du syndicat national des enseignants chercheurs (SNEC) de l’Université Omar Bongo (UOB) et des grandes écoles sont en grève depuis plusieurs mois. Ils revendiquent, entre autres, la régularisation de leur situation administrative et le payement des pensions des enseignants déjà à la retraite. Assis au grand portail, ils bloquent l’accès de l’établissement et interdisent toutes activités.

Principales victimes, les  étudiants se retrouvent pénalisés par cette situation qui a déjà trop duré. Les semestres hypothéqués, le non-respect du programme, l’année académique prolongée, les risques d’année blanche, et le retard accumulé par rapport aux universités à l’étranger, sont là les craintes des étudiants. Ils se retrouvent confrontés à un dilemme : celui de rester chez eux et attendre la reprise incertaine des cours ou de sortir du pays pour poursuivre leurs études à l’étranger pour les plus aisés.                               

Étudiant en licence 2 Sciences du langage, Olivier Obiang confie qu’il ne supporte plus la grève. « La solution pour moi c’est d’aller apprendre à l’étranger. Je suis obligé d’aller en France pour finir mes études car les grèves me perturbent et me font perdre le temps. Mon âge avance », confie-t-il.

Les étudiants qui n’ont pas ce privilège, ni celui de s’inscrire dans des écoles supérieures privées, se contentent parfois d’une bricole pour faire passer le temps. Mais même dans ce cas aussi, les réalités du pays ne leur facilitent pas la tâche. Résultat, certains se consolent dans l’alcool.

Risques

Le phénomène des grèves répétées n’est pas sans conséquences au niveau de la communauté estudiantine. A défaut de pousser les étudiants à s’expatrier, il conduit à un autre problème encore plus grave : l’exode des cerveaux, qui se définie comme étant le départ des Africains qualifiés ou étudiants pour l’étranger, entraînant ainsi un impact considérable sur le développement du pays.

Le problème est donc réel et requiert une attention particulière des autorités. Alors qu’une semaine vient d’être dédiée pour débattre des questions liées à la jeunesse, l’Etat en charge de tous les citoyens devrait se pencher sur le sujet, évaluer les risques et ainsi trouver des solutions définitives au problème.