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Libération de Pascal Oyoubou et Roger Owono Mba

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L’opposant Pascal Oyougou et l’ancien ministre Roger Owono Mba ont été libérés dans la soirée du jeudi 11 février. Si le second a été placé sous résidence surveillée pour des raisons de santé, des zones d’ombre demeurent sur la libération du premier.

 

Sans tambour, ni trompette, deux prisonniers que tout ou presque oppose, mais dont les arrestations ont fait couler encre et salive ont été libéré jeudi 11 février. Le premier, Pascal Oyougou, acteur de l’opposition, ancien secrétaire général adjoint du Rassemblement héritage et modernité (RHM), avait été incarcéré en septembre 2017. Il lui était reproché des faits de « complot contre l’autorité de l’Etat, instigation aux actes ou manœuvres de nature à provoquer des troubles contre l’autorité de l’Etat et attroupement non armé sur la voie publique ayant troublé la tranquillité publique. »

Le second, Roger Owono Mba, proche du pouvoir, ancien ministre de l’Economie et des Finances, avait été interpellé en décembre 2019, dans le cadre de l’opération anti-corruption Scorpion. Comme plusieurs de ses collègues du gouvernement de l’époque, Brice Laccruche Alihanga, Robert Tony Ondo Mba, Noël Mboumba, il avait été placé sous mandat de dépôt pour des faits de « détournements présumés de deniers publics, concussion, association de malfaiteurs, et blanchiment de capitaux. »

Prisonnier politique

Un peu plus d’un an après leur arrestation, ils sont toujours en attente d’un procès. Et contrairement à ce que la sortie de prison de Roger Owono Mba aurait laissé insinuer, l’ancien ministre n’est pas libre. Selon le média en ligne La Libreville, il a été placé en « résidence surveillée » afin de pouvoir bénéficier d’un dispositif médical adapté.  « C’est une mesure de précaution, motivée par des raisons humanitaires. La santé de M. Owono Mba s’est dégradée ce derniers temps. Nous avons jugé qu’il était préférable qu’il sorte de prison et soit placé en résidence surveillée avec un dispositif médical adapté », rapporte nos confrères, d’une source judiciaire, qui affirme d’ailleurs qu’ « en cas de procès, il sera jugé comme l’ensemble des autres prévenus »

Pascal Oyougou

Pour ce qui est de la libération de Pascal Oyougou, si elle a également eu lieu dans la plus grande discrétion, aucune précision n’a été donnée. Il reste tout de même qu’elle n’étonne pas ses proches. Selon eux, après plus de deux ans de détention préventive, sa libération aurait du être effective depuis septembre 2017. Ce n’est donc que justice faite pour celui qui est considéré par l’opposition dite radicale, comme un prisonnier politique.

Tentative de suicide de Brice Laccruche

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Le détenu Brice Laccruche Alihanga a tenté de se suicider, en s’entaillant les bras, selon un communiqué du ministère de la Justice. 


Près de 6 mois après son incarcération, Brice Laccruche Alihanga a tenté de s’entailler volontairement les bras, selon un communiqué du ministère de la Justice publié vendredi 22 mai. « Il a été découvert allongé avec plusieurs entailles le long des deux avant-bras. La précédente ronde, moins de deux heures plus tôt, n’avait révélé aucune anomalie. »


 Il a été retrouvé à ses côtés une boîte de conserve faisant partie du stock alimentaire qu’il gardait dans sa cellule dont le couvercle avait été retiré pour cet acte. « Il était parfaitement conscient et pouvait s’exprimer sans difficulté», souligne le communiqué.


«Après cet événement sans précédent, les agents ont immédiatement alerté les services de santé qui lui ont très rapidement apporté les soins de premiers secours appropriés. Il a ensuite été transféré à l’infirmerie pour y recevoir un traitement médical approfondi (nettoyage, désinfection, suturation des plaies et un sérum antitétanique). Un repas lui a ensuite été servi» poursuit le communiqué.


Son avocat, Me Anges Kevin Nzigou qui s’est rendu sur place a dénoncé un refus du directeur de l’hôpital quant à une visite de son client, estimant que la raison évoquée de la crise du Covid-19 n’est qu’un prétexte. «Les agents qui travaillent ici empruntent les véhicules de transport en commun et sont au contact des détenus. Par rapport à moi qui vient seul dans ma voiture et qui a même les gels désinfectant des mains. Ce que ces agents n’ont pas forcement on refuse que je le rencontre », a réagi l’avocat interrogé par un journaliste sur place.

La mise au point de Julien Nkoghe Bekale

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Dans une interview, le premier ministre revient sur la tournée de l’ancien directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga. Entamée en septembre dernier, elle a conduit BLA dans tout le pays. 

Après avoir gardé le silence face à ses détracteurs depuis le début de l’opération scorpion, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale s’est exprimé dans une interview accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique ». S’il parle d’économie ou de bonne gouvernance, il est revenu sur la tournée de Brice Laccruche Alihanga, alors tout puissant directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba.

« N’y a-t-il pas quelque chose d’atypique à le voir ( Brice Laccruche Alihanga, NDLR) mener une tournée en lieu et place d’un chef de Gouvernement ? » lui demande le journaliste Romain Gras. Cette même question, les Gabonais se l’étaient posée lorsqu’en septembre dernier le directeur de cabinet annonce son intention de faire une tournée dans les 9 provinces du pays, au nom du président de la République. Beaucoup y avait vu un « vice-président » en action, faisant du premier ministre un figurant. D’autres parlaient de la faiblesse d’un Julien Nkoghe Bekale sans aucune autorité et recevant ses ordres du même directeur de cabinet. D’autant plus que de nombreux ministres, mis en avant par le « messager du président », prenaient une part active à la tournée au détriment des affaires d’Etat. Certains étaient déjà pressentis comme de potentiels successeurs du premier ministre que l’on disait sur « un siège éjectable. »

Tweet

L’homme de Ntoum, de son côté, voyait les choses autrement. « Il a continué à tenir la boutique et à faire son boulot de chef du Gouvernement, » explique un de ses conseillers. Magistrat de carrière, il est resté fidèle aux lois et aux textes. Dans l’interview, il rappelle que Brice Laccruche Alihanga avait la double casquette de directeur du cabinet politique du président du Parti démocratique gabonais. « Avait-il reçu l’autorisation du chef de l’Etat pour mener cette tournée ? Je n’en sais rien. Certains m’ont reproché d’avoir laissé faire. Je ne peux empêcher les initiatives d’un directeur de cabinet du président de la République. A chacun son rôle. Je suis resté dans le mien, » explique Julien Nkoghe Bekale.

Dans son tweet du 06 septembre dernier, JNB précisait, entre les lignes, que Brice Laccruche Alihanga effectuait sa tournée en tant que directeur du cabinet politique du « Distingué camarade président. » Le message lui avait valu la foudre des BLA-Boys et une féroce campagne de dénigrement.

L’ancien juge d’Oyem se réfère aussi à l’article 8 de la Constitution qui fait du Président de la République le détenteur suprême du pouvoir exécutif. « Le premier ministre, lui, conduit la politique de la nation et dirige l’action du Gouvernement, sous l’autorité du Président de la République, » poursuit-il.

Réussite

Son entourage parle de sa fidélité et sa loyauté à Ali Bongo Ondimba, qui lui a mis le pied à l’étrier en politique. C’était, il y a dix ans. Toutes ces années, le député de Ntoum est aussi resté attaché au Parti démocratique gabonais. Il n’a jamais adhéré aux différents courants politiques ayant traversé le parti au pouvoir. Et contrairement à la rumeur, ses proches précisent, une fois encore, que Julien Nkoghe Bekale n’a jamais été président d’honneur de l’AJEV, le mouvement associatif de la galaxie Laccruche.

Dans cette interview, seules deux questions, sont consacrées au DCPR, Julien Nkoghe Bekale est plus éloquent sur les réformes et sa mission à la Primature, comme si l’essentiel se trouvait dans la réussite de sa tâche.