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L’alerte a été donnée par les populations des zones concernées entre le 9 et la 17 juillet. Si les autorités restent muettes, un rapport technique du gestionnaire du site de Ramsar Bas Ogooué de l’Agence nationale des parcs nationaux annonce l’ouverture d’une enquête.

 

Depuis plusieurs semaines les populations vivant dans des villages des provinces du Moyen-Ogooué et de la Ngounié font face à un phénomène pour le moins étrange. Des milliers de poissons meurent mystérieusement dans les eaux de l’Ogooué, précisément dans l’Ogooué amont, le Lac Nkoghe, l’Embouchure Ngounié et le lac Zilé.

« Ne mangez pas la carpe de Lambaréné, Makouké, Ndjolé et Mouila. Depuis deux semaines les poissons meurent seuls et montent à la surface. (…) Connaissant le côté inhumain parfois des commerçants, évité d’acheter la carpe surtout en provenance de ces lieux SVP », indique une alerte relayée à travers les réseaux sociaux.

Si les autorités restent muettes sur ce phénomène, un rapport technique sur l’observation des poissons morts sur l’Ogooué, affirme que deux alertes successives ont été données les 9 et 17 juillet par les populations vivant sur les berges de l’Ogooué, en amont de Lambaréné, et celles du villages Lezinde, à l’embouchure de la Ngounié et du Lac Zilé.

Le rapport ne donne aucune précision sur les causes exactes du phénomène. Toutefois, il affirme qu’une enquête a été ouverte par la gendarmerie nautique pour tenter de déterminer, au niveau local, l’origine de la mort de ces milliers de poissons. Aucun décès n’a pas encore été enregistré dans la région, mais le danger sur les populations est certain.


Danger

« Le drame de la mort mystérieuse de centaines de poissons fait craindre l’intoxication des populations avec l’arrivée de la saison sèche et l’activité de la pêche qui rentre dans son pic à grand renfort de « pêcheurs » venus des quatre coins du Gabon et qui voient en cette mortalité une facilité de capture de la ressource », relève le rapport.

Par ailleurs, en attendant les conclusions de l’enquête, plusieurs hypothèses sont soulevées, à savoir, l’utilisation de produits toxiques lors de la pêche au poisson effectuée par les communautés locales ; l’exploitation minière illégale et particulièrement de l’or dénoncée par les populations des rives de l’Ogooué et de la Ngounié et le changement climatique.


En attendant que la lumière soit faite sur ce phénomène mystérieux, il revient aux autorités compétentes de prendre des mesures afin de préserver les consommateurs d’un possible danger.