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Port-Gentil : l’ONEP demande des mesures d’accompagnement

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

L’ONEP interpelle le gouvernement. Le syndicat demande des mesures d’accompagnement pour soutenir l’économie et les travailleurs face à la crise sanitaire du covid-19.

Lors d’un point de presse tenu à son siège mardi, l’Organisation nationale des employés du pétrole et activités connexes invite le gouvernement à réagir face à « l’actualité mondiale et nationale marquée par la propagation du coronavirus, et qui exige de toute urgence une réponse nationale en vue de protéger la santé, de soutenir l’économie et de sauvegarder les revenus ».

L’ONEP estime que le gouvernement doit se  montrer à la hauteur des enjeux, en mettant en œuvre les mesures de soutien de l’économie et de sauvegarde des emplois. Sylvain Mayabi, le secrétaire général, s’appuie sur les propos du président Ali Bongo Ondimba lors de son discours du 18 mars. Il avait assuré la population que des mesures seraient prises pour « absorber l’impact du covid-19. »

Pour  le syndicat, le plus représentatif du secteur pétrolier au Gabon, des conséquences dramatiques sont à prévoir contre l’emploi dans l’industrie et dans d’autres secteurs, si rien n’est fait. Il se réfère ainsi au rapport préliminaire de l’OIT du 18 mars dernier, intitulé « le covid-19 et le monde du travail : impacts et réponses ».

 Responsabilité

Par ailleurs, l’organisation syndicale appelle d’une part, le gouvernement à ne pas céder aux pressions des multinationales visant à faire cesser la production.  Cela pourrait fragiliser l’Etat et engendrer le chaos. D’autre part, l’ONEP a appelé les sociétés opérant au Gabon, notamment les majors pétroliers à « se ressaisir et à faire preuve d’une solidarité sincère. Cette situation exceptionnelle ne doit pas être utilisée à des fins de profits, mais plutôt à la mise en exergue de leur responsabilité sociétale ».

L’ONEP  salue et encourage les décisions prises par les autorités  dans le cadre de la lutte contre le covid-19.

Concertation pour réformer le Code du travail

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Le gouvernement et les partenaires sociaux planchent sur la refonte du code du Travail. Les travaux qui se déroulent du 19 au  20 août à Libreville ont pour but de rendre le texte plus dynamique en l’adaptant aux réalités du monde du travail. 

La nouvelle mouture du code de travail devrait très bientôt voir le jour. C’est la détermination affichée par le gouvernement à travers le ministère l’Emploi, de la Fonction publique, du Travail et de la Formation professionnelle, chargé du dialogue social. Sa ministre, Madeleine Edmée Berre, est actuellement en concertation avec les partenaires sociaux. 

Elle connait bien le dossier puisque les premières tractations ont débuté, il y a cinq ans, alors qu’elle occupait la présidence de la Confédération patronale gabonaise (CPG). Aujourd’hui encore, les deux parties s’accordent sur le fait qu’il est plus que nécessaire de donner un nouveau souffle au texte afin qu’il réponde aux mutations intervenues ces dernières années dans le monde du travail au Gabon.

« Nous sommes satisfaits de cette évolution. Il s’agit d’un texte qui est disputé depuis 2014. Nos entreprises et notre pays en ont besoin, » affirme le président du patronat, Alain Ba Omar.

Le nouveau texte a la particularité de garantir l’employabilité. Les innovations apportées sont relatives à la flexibilité de l’emploi, la souplesse, la suppression d’un certain nombre de formalités.

Conseil

Il tient compte de la reconversion professionnelle, des contrats d’alternance saisonniers et de nature intermittente. « C’est un outil qui se verra moderne, en phase avec le marché de l’emploi, les grands chantiers de la zone économique de Nkok, la reconversion professionnelle des jeunes diplômés, » précise la ministre de l’Emploi. 

La dernière révision du code du travail date de 2010. Elle ne correspond plus aux enjeux actuels du développement du pays. La révision en cours s’inscrit dans la vision du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba pour qui l’employabilité des jeunes est une condition sine qua non à la réduction du chômage. Les résultats des travaux seront soumis prochainement au conseil des ministres avant de suivre le circuit au sein du parlement.

Elvire Revaza : entreprendre pour impacter la société

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L’Association agir pour une jeunesse autonome prône l’entrepreneuriat pour tous. Créée par un groupe de jeunes entrepreneurs, l’APJA se lance dans l’action sociale. Entretien avec sa vice-présidente,  Elvire Revaza.

 

Que prépare l’APJA actuellement ?

Nous sommes réunis pour une caravane de l’APJA, dénommée sensibilisation aux dons de sang et à l’entrepreneuriat. Nous avons choisi le don de sang comme contribution au développement de la société et comme soutien aux couches vulnérables qui n’ont pas assez d’argent pour se procurer des poches de sang. Nous donnons du sang. Nous faisons le dépistage pour  l’hypertension et le diabète. Et, nous allons sensibiliser comme d’habitude en distribuant des flyers et des prospectus. Nous enregistrerons les personnes qui voudront bien se donner à l’exercice de l’entrepreneuriat. Le but est de faire en sorte que notre contribution puisse impacter la société.

Vous parlez de caravane, comment cela va se passer concrètement ? 

Nous sommes à notre première édition et nous comptons continuer le partenariat avec  le centre de transfusion sanguine pour nous déployer, cette fois-ci, sur un autre site. Pourquoi pas dans une autre commune pour pouvoir donner du sang ? Nous ne comptons pas nous limiter au don de sang. Il y a d’autres activités qui peuvent être liées au social. Nous pouvons visiter des malades, faire des dons de médicaments. Mais pour l’instant nous avons commencé avec le don de sang qui va se perpétuer dans le temps. Bien entendu, avec le soutien du ministère de la Santé et de la banque de sang.

Quel est lien entre l’entrepreneuriat et le social ?

Toute entreprise a un volet qui s’appelle responsabilité sociale. Et la responsabilité sociale voudrait que, à côté du fait que l’on veuille au quotidien gagner de l’argent, nous avons l’obligation de nous arrêter pour pouvoir contribuer aussi au bien-être de la société et pouvoir soutenir les personnes dans le besoin. C’est pour ça que dans son volet social, l’APJA qui est un regroupement d’entrepreneurs prend de son temps et mène des activités pour pouvoir aider aussi la population à se prendre en main.

Donner de son temps et de son sang pour les autres

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui hésitent à se lancer dans l’entrepreneuriat ? 

Il n’y a pas d’âge pour se lancer. Nous avons des modèles des pays où des gens même en étant élèves, étudiants ou salariés ont des activités qui prospèrent et deviennent des hommes d’affaires, des millionnaires. Ils ont commencé quelque part. Ils ont persévéré et ils ont toujours été déterminés. Je pense qu’il faudrait que les jeunes se tournent vers l’entrepreneuriat pour la bonne et simple raison qu’il faut qu’ils apprennent à se prendre en main.

Se prendre en main à tout prix ?

Se prendre en main, c’est pouvoir non seulement être son propre employeur mais aussi offrir de l’emploi à d’autres personnes. Il y a nécessité de comprendre que la fonction publique et le secteur privé sont saturés. On passe parfois trois à quatre années à attendre qu’un de nos CV ou dossier soit pris en compte. Mais ce temps pourrait être mis à contribution pour pouvoir lancer sa propre structure et la voir générer de l’argent et employer d’autres personnes pour réduire le taux de chômage. Aujourd’hui, être employé c’est bien, être entrepreneur, c’est encore mieux.

Propos recueillis par Gaël Mayika