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Les nouveaux commissaires membres de la Commission nationale de lutte contre l’Enrichissement illicite se disent déterminés à faire triompher la lutte contre la corruption au Gabon. Elle passe aussi par l’actualisation des textes.

« Nous n’allons pas changer la roue, nous allons poursuivre le travail qui avait déjà été entamé par nos prédécesseurs pour faire triompher la lutte contre la corruption au Gabon. » Tel est le socle sur lequel reposera la tâche dévolue à la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI).

Quatre mois après le conseil des ministres du 29 mars qui a  marqué l’entrée en la matière de la nouvelle équipe, son président Nestor Mbou et ses collaborateurs ont une idée claire des actions qui devront rythmées leur quotidien.

Il s’agit notamment de procéder à la révision des textes qui réglementent l’activité de l’institution. Ils seront adaptés aux normes internationales, en l’occurrence à celles de l’Office des Nations Unies Contre la Drogue et le Crime (ONDC), un organe spécialisée et basé à Vienne en Autriche. Les acteurs concernés, eux seront sensibilisés en vue de faire prévaloir les règles d’éthique et d’intégrité et entreprendre la campagne de déclaration de biens.  

« Ce travail est en train d’être préparé et ensuite nous allons le lancer. Nous allons entreprendre la campagne de déclaration des biens. Chaque dépositaire de l’Etat sera astreint à une déclaration de ses biens, laquelle sera conservée au siège de la commission, » explique Nestor Mbou.

Selon le commissaire, le nouveau challenge vise à travers des pistes et des trajectoires de définir et mettre en œuvre les orientations stratégiques du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba,  en matière de lutte contre la corruption.

Officiers

La CNLCEI a vu le jour en 2003 grâce au soutien du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale. Elle a pour principale mission de prévenir et de réprimer de manière efficace la corruption et l’enrichissement illicite, au centre des maux qui plombent le développement au Gabon.

Ses dix membres sont nommés par décret du président de la République pour une durée de cinq ans non renouvelables. Ils bénéficient dans la pratique de leur mission des mêmes prérogatives et des mêmes moyens d’investigation que les officiers de police judiciaire (OPJ) et les agents des administrations douanières et fiscales.