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La CEMAC face au Covid-19

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Réunis le 28 mars à Brazzaville, les ministres de la CEMAC ont planché sur l’incidence économique du COVID-19 dans la sous-région. Les conséquences pourraient être multiples.

 

Le Covid-19 n’est pas qu’une simple crise sanitaire. L’incidence de la pandémie sur l’économie des Etats est bien réelle. A l’instar des grandes puissances du monde, la Communauté des Etats de l’Afrique centrale n’est pas en reste. Il faut donc évaluer son impact sur les économies de la CEMAC afin d’identifier les pistes de solution.

C’est l’objectif de la 3e session extraordinaire du comité de pilotage du programme de réformes économiques et financières de la CEMAC qui s’est tenue le 28 mars dernier à Brazzaville au Congo. Une rencontre indispensable pour les principaux acteurs, alors que les mesures barrières contre le Covid-19 contraignent plusieurs Etats à fermer leurs frontières.

Pour le président de commission de la CEMAC, le Pr Daniel Ona Ondo, la pandémie du coronavirus représente pour l’Afrique centrale un test de résistance économique et financière sévère et inattendu. « Au niveau régional, la commission de la CEMAC a organisé une réunion des ministres de la Santé, le 12 mars 2020 à Douala. Celle-ci a débouché sur l’adoption des mesures de prévention et de riposte à la pandémie. Deux semaines plus tard, tous les 6 États de la région sont touchés avec 100 cas de contamination actifs, trois décès et quatre guérisons », a-t-il rappelé.

L’action de la CEMAC a donc pour but de renforcer la résilience et juguler la propagation du coronavirus ; atténuer l’ampleur des effets macroéconomiques de la crise du COVID-19 ; assurer la stabilité monétaire et celle du système financier et enfin, renforcer à moyen terme la résilience des pays de la CEMAC dans la perspective des crises futures.

Jean-Marie Ogandaga

Baisse et tensions

Aux côtés de ses pairs, le ministre de l’Economie et des Finances gabonais, Jean-Marie Ogandaga, par ailleurs responsable de la cellule interministérielle de veille économique   nationale a reconnu l’urgence. « L’évaluation rapide des conséquences de cette pandémie nous permettra d’identifier les actions idoines à engager pour limiter ses effets néfastes sur les économies de la CEMAC. Des solutions communes doivent être appliquées dans les meilleurs délais pour protéger notre espace économique déjà fortement impacté par cette crise », a-t-il indiqué.

Les conséquences économiques et financières de la pandémie du Covid-19 sur les économies de la CEMAC sont de plusieurs ordres, notamment la baisse des recettes budgétaires, la dégradation des comptes macro-économiques, la baisse des financements extérieurs, la perturbation des échanges intracommunautaires, la fragilité de la stabilité externe et le risque de montée des tensions inflationnistes.

Vers une baisse de 10 % du PIB pour le Gabon en 2020 ?

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Le Gabon pourrait enregistrer des pertes de l’ordre de 10 % de son PIB cette année. Le covid-19 et la volatilité des prix du pétrole en sont les principales causes.

« L’économie gabonaise est en capacité de supporter des chocs économiques ». C’est l’assurance formulée, il y a quelques jours par le ministre de l’Economie, Jean-Marie Ogandaga. Et pourtant, la percée du coronavirus à travers le monde et la chute des cours du pétrole causée par un manque d’accord entre la Russie et l’Arabie Saoudite, devraient avoir des conséquences lourdes sur l’économie gabonaise. 

Entre suspension de nombreux projets d’exploration, pression sur les budgets, fermeture de nombreuses industries, baisse de l’activité économique, chômage et baisse de la croissance économique, le Conseil de l’Atlantique craint des pertes du PIB pour le Gabon de l’ordre de 10 % cette année. « Des milliers d’Africains et expatriés vont être licenciés dans les pays producteurs de pétrole, alors que les entreprises ferment leurs plates-formes de forage et les projets prévus », prévient NJ Ayuk, président de la chambre africaine de l’Energie.

A l’exemple du Gabon, d’autres pays africains producteurs et exportateurs de pétrole devraient être durement touchés : Nigéria, Angola, Guinée Equatoriale, Congo, Ghana et Tchad. Les effets pourraient être dévastateurs en raison de la dépendance des revenus de ces pays à l’égard du pétrole. Ce sombre présage s’explique en partie, parce que la situation du secteur pétrolier dépasse largement les crises connues jusqu’ici, mais aussi parce que la crise liée au coronavirus induit des conséquences dramatiques sur l’activité économique mondiale.

A 25 dollars le baril de pétrole, à son plus bas niveau depuis les années 90, cette conjoncture est presqu’inédite. Au Gabon, elle devrait compromettre de nombreux projets. C’est le cas du 12e appel d’offre autour de la mise aux enchères de 35 blocs pétroliers sur le marché qui devrait connaitre son apogée en avril.

Le Gabon co-président du conseil extraordinaire de l’APPO

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Brazzaville a abrité la première réunion extraordinaire du conseil exécutif de l’Organisation africaine des producteurs pétroliers (APPO). L’ordre du jour portait sur « l’examen du thème et du projet de communiqué final du 1er sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’APPO ».

Le ministre gabonais du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures, Noël Mboumba a co-présidé avec son homologue du Congo, Jean-Marc Thystere Tchicaya, la première réunion extraordinaire du conseil exécutif de l’Organisation africaine des producteurs pétroliers (APPO). La réunion qui s’est tenue à Brazzaville, le 22 août est en prélude au 1er sommet des chefs d’Etat et de gouvernements des états-membres de l’APPO qui se tiendra en février 2020 à Brazzaville sur le thème : « Énergie, facteur de développement durable et d’intégration en Afrique. »

La réflexion des ministres et des experts s’est axée sur  « l’examen du thème et du projet de communiqué final du 1er sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’APPO ».  

En marge du sommet extraordinaire, les ministres présents à Brazzaville ont été reçus en audience par le premier ministre congolais, Clément Mouamba. Ce séjour a également été mis à profit pour visiter les locaux du siège de l’APPO. À cet effet, Noel Mboumba s’est dit satisfait du bâtiment qui répond aux normes internationales et offre un cadre de travail adéquat aux représentants des Etats.

Précurseurs

« En tant que ministre gabonais des Hydrocarbures, je peux confirmer qu’aujourd’hui, nous avons au niveau africain un siège de l’APPO digne de ce nom qui pourra de manière efficace permettre aux équipes de travailler  dans l’intérêt de l’ensemble des pays producteurs de pétrole en Afrique », a-t-il déclaré.

L’Organisation africaine des producteurs pétroliers est née de  l’ex Association des producteurs de pétrole africains (APPA) en 2017. Elle a pour objectif de faciliter le transfert d’informations entre les pays membres, de renforcer la collaboration entre les différentes compagnies pétrolières et de maintenir une stabilité des prix. L’APPO compte 18 pays, dont  l’Algérie, le Gabon, la Libye et le Nigeria, précurseurs de l’idée d’une association des producteurs de pétrole africains dans les années 1980.