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Léandre Nzué placé sous mandat de dépôt

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Après un interrogatoire devant le parquet de Libreville, mardi, le maire de Libreville, Léandre Nzué a été placé sous mandat de dépôt. L’information a  été rendue publique par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville. André Patrick Raponat, qui a par ailleurs indiqué que le maire présentait un état de santé général normal, lors de son interrogatoire.

Pris d’un malaise  lundi au tribunal de Libreville, peu avant son interrogatoire, le séjour de Léandre Nzue à l’hôpital militaire n’aura pas été de longue durée. Après un diagnostic médical qui présentait un état général normal, l’édile de Libreville a été finalement présenté  mardi devant le parquet de Libreville.

Selon le procureur de la République, le maire aurait personnellement signé une décharge qui a été incluse dans le rapport médical et se serait opposé à la pratique de certains examens sur sa personne. C’est donc au terme de l’interrogatoire de ce mardi qu’il a été placé sous mandat de dépôt, et une information judiciaire a été ouverte contre Léandre Nzue et plusieurs de ses collaborateurs.

« Mr le maire, s’est exprimé clairement et sans difficulté particulière. Eu égard à ce qui précède, une information a été ouverte contre  le maire, le chargé d’études près l’inspection générale  chargé du domaine public, et  l’inspecteur général des municipalités de la commune de Libreville pour des faits d’association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, blanchiment des capitaux, extorsion des fonds concussions, corruption passive, chantage, faux et usage de faux, complicité de faux », a précisé le procureur de la République.

Attention particulière

S’interdisant tous commentaires au terme de l’instruction, l’avocat de Léandre Nzue, maître Moubembe s’est contenté de s’exprimer sur l’état physiologique de son client. « Il est en forme. Il a été placé sous mandat de dépôt, c’est évident », a-t-il dit, renvoyant ceux qui veulent en savoir plus sur  les peines encourus par son client à la lecture des articles 113 et suivant 127, 141, 193, 194, 299, 378, 381 du code pénal.

S’ils bénéficient de la présomption d’innocence, comme plusieurs hauts cadres avant eux, l’édile de la commune de Libreville  et deux de ses collaborateurs vont séjourner pendant un bon moment à sans famille. Trois autres de ses collaborateurs, également interrogés par le juge d’instruction, ont été mis hors de cause pour défaut de charges, a affirmé, le procureur qui a assuré que l’état de santé du  maire continuera de faire l’objet d’une attention toute particulière.

Biens et finances publics : le Gabon se dote d’un organe de vérification et de l’audit

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La gestion des biens et des deniers publics sera désormais regardée à la lettre. Lors du conseil des ministres du vendredi 14 août, le gouvernement a annoncé la création de l’Autorité nationale de vérification et d’audit. Un organe destiné à soutenir la bonne gestion de ces deux catégories d’actifs de l’Etat.

En annonçant la création de ce nouvel organe qui remplace celui du contrôle général d’Etat, le gouvernement n’est pas allé en profondeur de la volonté de renommer cet organe. Mais les deux missions reconnues à l’Autorité nationale de vérification et d’audit trace la voie de ce que seront les segments d’actions de la nouvelle entité. Vérifier l’usage des biens publics et auditer certainement les entrées et dépenses de l’Etat. Voilà l’horizon définit.

En effet, la « création de l’Autorité nationale de vérification et d’audit procède d’une volonté politique de doter le gouvernement d’un organe qui vient en appui aux institutions étatiques et veille à la bonne gestion des biens et des ressources financières publiques ». La gabegie financière, l’usage abusive des biens publics, véhicules de fonctions notamment, parc immobilier, la corruption et la lutte contre les détournements à outrance qui caractérisent la fonction publique gabonaise, voilà autant des domaines d’intervention que la nouvelle entité publique devra regarder de près.

Des services de l’Etat, aux collectivités locales en passant par les organismes recevant des concours financiers et matériels de l’Etat, le nouvel organe a pour objectif d’imposer une meilleure traçabilité de la gestion de ces deux catégories d’éléments. A ce titre, son caractère indépendant en dit certainement long sur ses missions. L’idée semble ici de lutter contre le gaspillage, la corruption et les détournements.

Des doutes

Petit bémol, cette autorité ne décharge pas l’Etat d’une quelconque dépense, mais pérennise bien au contraire celle-ci. Non, sans manquer de se frotter à des institutions déjà établies et chargées de veiller à la bonne gestion des actifs matériels et des finances de l’Etat. C’est le cas du ministère de la corruption, dirigé par Francis Nkéa ou encore de la célèbre Commission nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI).

Au sein de l’opinion, les critiques ne manquent pas de fustiger la création de cette nouvelle autorité. Geoffroy Foumboula Libeka, membre de la société civile, activiste très connu sur les réseaux sociaux pour son franc parler à l’égard du pouvoir gabonais s’interroge sur le bien-fondé de cet organe, alors que selon lui, un simple partenariat public-privé (PPP) aurait suffi. « Pourquoi pas un PPP avec l’Ordre National des Experts Comptables et Quid de la Cour des Comptes ?» s’est-il interrogé non sans manquer d’émettre des doutes sur la capacité des « auditeurs nommés par l’Etat » à être propres.

Contrôles de la police : le racket persiste

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Le racket des policiers ne faiblit pas. La diffusion il y a quelques jours, d’une vidéo amateur sur les réseaux sociaux de policiers se partageant leur butin après une journée de contrôle met en évidence la corruption de certains agents.


Dans les rues de Libreville, le fait pour des policiers d’extorquer de l’argent s’est presque installée comme une norme. La multitude de contrôles dit de « routine » de la police et de la gendarmerie n’épargne pas les automobilistes, notamment les chauffeurs de taxis et autres conducteurs commerciaux.

Ils offrent des pots-de-vin pour se défaire de ces contrôles. « C’est devenu une habitude ! Tu ne peux pas travailler toute la journée sans que tu ne tombes sur un contrôle de police et ne donne rien au chef » fustige un chauffeur de taxi interrogé dans la zone du Camp-De-Gaulle. Pour un autre transporteur rencontré à l’échangeur du PK5, « même si tu es à jour en ayant tous tes papiers, ils vont te créer un motif, afin de te faire payer. Si tu refuses, ils confisquent les papiers de ton véhicule. Et, sans papiers on ne peut plus travailler. C’est pénible ! ».


Récemment trois agents de la police ont été filmé, à leur insu, en train de se partager la « recette » après une longue et fructueuse journée de contrôle. La vidéo qui est très vite devenue virale sur la toile a contraint le commandement en chef de la police à prendre des sanctions contre les trois éléments. Dans un communiqué, le Haut commandement des forces de police nationale a appelé ses éléments à « adopter des attitudes sans équivoque mais aussi incarner, à chaque instant, l’autorité de l’Etat, en vue de promouvoir l’image qui fait de la police un service public responsable et proche du citoyen ».

Exemplarité

L’interpellation des trois agents n’a pas vraiment servi d’exemple. Les contrôles et leurs dérives persistent. Une nouvelle vidéo est accablante circule dans les réseaux. Elle montre un autre policier recevant directement des mains d’un automobiliste des billets.

Pour endiguer ce phénomène qui a pris des proportions inquiétantes, l’Etat doit prendre des mesures sévères, surtout que les agents publics ont été invités à « l’exemplarité » par le président Ali Bongo Ondimba.

Bonne gouvernance : la contribution des partenaires au développement

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L’expérience des partenaires au développement en matière de bonne gouvernance est avérée. Le nouveau ministère en charge de la bonne gouvernance entend donc les intégrer sur toute la chaîne de réalisation de sa mission.

Le ministre en charge de la Promotion de la Bonne gouvernance, Francis Nkea entend mettre à profit l’expertise avérée des partenaires sociaux, notamment la Banque Africaine de développement (BAD) et les organes spécialisés du système des Nations unies. Une expertise qui sera présente à tous les niveaux de l’action du ministère de la Promotion de la bonne gouvernance.

« Nous essayons de mettre un accent dans la rencontre avec les partenaires au développement, tout simplement parce que pour avoir déjà esquissé les mécanismes de la bonne gouvernance dans d’autres pays, ils ont suffisamment d’expériences dans le domaine, » explique Francis Nkea. 

La démarche consistera tout d’abord à faire l’état des lieux de ce qui existe dans le cadre de la bonne gouvernance au Gabon avant de voir ce qu’il y a lieu de faire  dans l’avenir.

Environnement

« Nous allons revisiter toutes les politiques. Aucun secteur ne sera mis de côté parce que tous les secteurs de la République ont besoin de la bonne gouvernance. Il n’y a pas de secteurs supérieurs à d’autres. Tous les secteurs de l’administration vont être visités » 

Instrument d’aide au changement, la bonne gouvernance touche tous les niveaux de l’Etat. L’action des partenaires sociaux s’inscrit dans la lutte contre la corruption qui s’accompagne, entre autres, d’initiatives permettant aux gouvernements d’agir de manière transparente et équitable, de fournir des services à la population, de garantir sa sécurité et de créer un environnement propice à l’emploi et à la croissance.

Trois axes d’intervention sont mis en avant : la priorité au renforcement des institutions, le soutien à la mobilisation des ressources pour assurer les services, et la  promotion de la transparence et de la responsabilité.

Lutte contre la corruption : la détermination des nouveaux commissaires

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Les nouveaux commissaires membres de la Commission nationale de lutte contre l’Enrichissement illicite se disent déterminés à faire triompher la lutte contre la corruption au Gabon. Elle passe aussi par l’actualisation des textes.

« Nous n’allons pas changer la roue, nous allons poursuivre le travail qui avait déjà été entamé par nos prédécesseurs pour faire triompher la lutte contre la corruption au Gabon. » Tel est le socle sur lequel reposera la tâche dévolue à la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI).

Quatre mois après le conseil des ministres du 29 mars qui a  marqué l’entrée en la matière de la nouvelle équipe, son président Nestor Mbou et ses collaborateurs ont une idée claire des actions qui devront rythmées leur quotidien.

Il s’agit notamment de procéder à la révision des textes qui réglementent l’activité de l’institution. Ils seront adaptés aux normes internationales, en l’occurrence à celles de l’Office des Nations Unies Contre la Drogue et le Crime (ONDC), un organe spécialisée et basé à Vienne en Autriche. Les acteurs concernés, eux seront sensibilisés en vue de faire prévaloir les règles d’éthique et d’intégrité et entreprendre la campagne de déclaration de biens.  

« Ce travail est en train d’être préparé et ensuite nous allons le lancer. Nous allons entreprendre la campagne de déclaration des biens. Chaque dépositaire de l’Etat sera astreint à une déclaration de ses biens, laquelle sera conservée au siège de la commission, » explique Nestor Mbou.

Selon le commissaire, le nouveau challenge vise à travers des pistes et des trajectoires de définir et mettre en œuvre les orientations stratégiques du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba,  en matière de lutte contre la corruption.

Officiers

La CNLCEI a vu le jour en 2003 grâce au soutien du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale. Elle a pour principale mission de prévenir et de réprimer de manière efficace la corruption et l’enrichissement illicite, au centre des maux qui plombent le développement au Gabon.

Ses dix membres sont nommés par décret du président de la République pour une durée de cinq ans non renouvelables. Ils bénéficient dans la pratique de leur mission des mêmes prérogatives et des mêmes moyens d’investigation que les officiers de police judiciaire (OPJ) et les agents des administrations douanières et fiscales.