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mardi 26 mai 2020

Covid-19 : Solange Bongo, un médecin en colère

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Médecin pédiatre, le Dr Solange Andangui Bongo Ayouma dénonce le manque de patriotisme de certains Gabonais dans les réseaux sociaux en pleine crise sanitaire du covid-19. Elle défend avec force le corps médical et rappelle la nécessité de faire preuve de solidarité pour combattre cet ennemi invisible et commun.

 

Mes chers compatriotes !

Voici que parvient jusqu’à vous, depuis les sources de l’Ogooué, le cri de détresse d’un médecin en colère ! Spectatrice impuissante d’une catastrophe annoncée par ces oiseaux de mauvais augure, du bord de l’Atlantique, pourtant à genoux, atteints au cœur de leur fierté, mais gardant, l’œil prédateur d’un aigle en déclin, sur notre mère Afrique, vermisseau à leurs yeux, néanmoins, berceau de l’humanité, terre de nos ancêtres, phénix indestructible.

Alors, j’ai décidé de prendre ma plume, pour combattre avec des mots, ces maux venus d’ailleurs… Qui suis-je ? Peu importe. Une fille de Gaboma, berceau de mes ancêtres, terre qui m’a vu naître.

L’heure est grave, mesdames et messieurs. Non, la pandémie du Covid-19 n’est pas une maladie virtuelle, ni un jeu, et encore moins, un match de foot ! Le virus, ce minus géant assoiffé de sang, après avoir terrassé l’Orient et décimé l’Occident, est bel et bien chez nous !

« Mais force est de constater que (…) certains en doutent encore ! »

Faisant fi des frontières, des races ou portefeuilles, ramenant chacun à sa place ; celle d’un minuscule être humain, géant aux pieds d’argile, perdu face à l’inconnu, et cherchant en désespoir de cause, un secours divin, d’un Dieu jusque-là sacrifié sur l’autel de ses vaines quêtes…

Mais force est de constater que dans nos réseaux sociaux, certains en doutent encore ! Tandis que d’autres, confinement oblige, ont décidé de prendre pour exutoire en lieu et place du ballon rond, détrôné à l’occasion par le roitelet Covid, les blouses blanches, pourtant premières victimes, de cette guerre invisible qui ne dit pas son nom.

Ces nostalgiques du sport roi défunt, loin d’être à court d’idées, ont vite fait de créer leur propre championnat, commentant à qui mieux-mieux avec force cartons rouges et autres penalties, l’incontournable compte-rendu quotidien de l’inexorable progression de cet insidieux ennemi. Qui suis-je ? Peu importe. Mais pour satisfaire votre curiosité et éviter toute récupération de ma légitime colère, je tiens à clarifier les choses. Je ne suis nullement membre du Copil, mis en place en toute hâte pour la circonstance. Je n’adhère à aucun parti politique. Je suis un esprit libre, enfant de Gaboma, citoyenne ordinaire, guidée par la lumière, médecin-pédiatre, et accessoirement écrivain.

« Enfant de Gaboma, j’ai décidé de prendre ma plume, pour défendre ma profession »

Bien entendu, quelques esprits perfides aux intentions malveillantes, pourront chercher à me reprocher mon patronyme ; ce délit bien connu sur les bords de l’Ogooué et source de toutes les suspicions, ici à Gaboma, pour tous les aficionados de l’intolérance, s’arrogeant le droit de réduire au silence, la majorité silencieuse de tous ceux qui comme moi ont eu pour seul tort et malheur, de porter un patronyme connu. Mais aujourd’hui, je ne me tairai point. Enfant de Gaboma, j’ai décidé de prendre ma plume, pour défendre ma profession, sans cesse conspuée et vilipendée ; et devenue souffre-douleur de tous les désœuvrés, oubliant allègrement, la majorité d’entre nous, exerçant avec abnégation, notamment en ces temps de pandémie, dans des conditions difficiles, faut-il le rappeler ? Umberto Eco disait, paix à son âme : « La télévision a promu l’idiot du village, auquel le spectateur se sentait supérieur. Le drame d’internet, c’est qu’il est en train de faire de l’idiot du village un porteur de vérité. »

Infirmiers et usagers sous la tente de tri à l’hôpital de Franceville.

Et ils sont nombreux, ces compatriotes désœuvrés qui même avant le sieur Covid n’avaient rien de mieux à faire, que d’éructer sur les réseaux sociaux. Et pandémie oblige, les voilà subitement devenus spécialistes en médecine, et bien sûr, plus compétents que ces pauvres médecins, qui durant des années, ont galéré pour rien à la Fac de Médecine ! Et ils sont légions, ceux qui s’arrogent le droit de commenter avec dédain, les ravages quotidiens de l’ennemi insidieux, tout comme on commenterait un match de foot, une bonne bière à la main, pour les amateurs, la Régab nationale, bien entendu ! Distribuant bonus, malus et autres cartons jaunes…

« Et cette foudroyante pandémie n’est pas un match »

Que nenni ! Ne s’improvise pas médecin qui veut. Pourquoi faire de cette noble profession, la cible facile de toutes les frustrations qui rongent notre pays ? Mes chers compatriotes, en médecine tout comme au football et bien plus encore, il y a des règles. Et cette foudroyante pandémie n’est pas un match. Ou alors, si, le match de notre vie !

Puisqu’il s’agit avant tout, de notre survie collective ; de protéger les plus fragiles d’entre nous, pour que survive notre nation. D’où l’importance des mesures barrières, pour éviter la propagation du virus, comme une traînée de poudre… Mais hélas, oscillant entre incrédulité et scepticisme, les adeptes des fake news doutent encore ; faisant fi des mesures barrières pourtant si simples, indispensables et ô combien salvatrices ! Affirmant une chose et son contraire. Parce que, disent-ils, s’il y avait réellement des malades, pourquoi ne nous les montre-t-on pas, comme ailleurs ? Pourquoi ne pas donner leurs noms ?

Et pourquoi si peu de guérisons depuis tout ce temps ? N’est-ce pas une preuve de l’incompétence de nos prétendus médecins qui assurément ont dû prêter le « serment d’hypocrite » ? Alors, ces justiciers autoproclamés, traquant les néo-pestiférés de ce cyber-siècle, ces scribouillards d’un genre nouveau, cachés derrière leurs claviers, investis d’une mission imaginaire, s’arrogent le droit, au mépris de toute éthique, et de nos traditions bantoues, jetées aux oubliettes, mondialisation oblige, de faire crânement circuler l’identité, l’adresse et les photos, des personnes supposées contaminées ou d’annoncer faussement leur décès. Faisant fi des conséquences désastreuses, pourvu qu’ils fassent le buzz. Comme si le Covid était une maladie honteuse !

Qui choisit d’être malade ? D’autres encore, s’arrogent le droit de prescrire en lieu et place des médecins ! C’est clair, avec le Covid-19, internet oblige, les médecins en pantoufles ont remplacé les sportifs en chambres ! Et les voilà à l’œuvre, ces docteurs ès internet, experts autoproclamés, ces diplômés des réseaux sociaux, papillonnant de forums en posts, pour donner leur avis sur tout, sur rien, disant une chose puis son contraire, pourvu que cela cartonne. Pour l’honneur du corps médical rudement bafoué, j’ai décidé de prendre ma plume. Tandis qu’ailleurs, les médecins sont soutenus en cette période de pandémie,

Nous, nous sommes lapidés. Eh oui, à Gaboma, on ne fait rien comme tout le monde ; c’est notre spécialité ! Quel manque de considération pour les premières victimes de cette guerre invisible ; près de 40 % des cas recensés. Voici des récriminations envers nous, lues et entendues çà et là, pour lesquelles je vais tâcher de battre en brèche les arguments avancés.

L’hôpital régional Amissa Bongo Ondimba

Primo, concernant l’identité des patients. Eh bien, sachez, mesdames et messieurs, que la déontologie médicale nous interdit de révéler leur identité. Seuls les patients eux-mêmes peuvent témoigner. Mais bien entendu, lorsque « le patient zéro » a témoigné après sa guérison,

Les mêmes encore, se sont levés pour prétendre que ce n’était pas lui, que c’était forcément un complot, car il avait vraiment l’air trop en forme !

Deuxio, pourquoi ne montre-t-on pas les patients à la télévision comme ailleurs ? C’est sûr, tout cela est inventé ; il ne doit pas y avoir de patients ! 

« N’oublions pas que nous sommes Bantous, avant tout ! »

Pour la même raison évoquée plus haut, seuls les patients ou leurs familles peuvent donner l’accord pour être filmés. Mesdames et messieurs, si vous étiez malades, en situation de détresse, aimeriez-vous être filmés et exposés au voyeurisme des uns et des autres ? Je suppose que non !

N’oublions pas que nous sommes Bantous, avant tout ! Et dans nos traditions, n’en déplaise à certains, nous sommes généralement pudiques et n’aimons pas être exposés en pareille circonstance. Alors, pourquoi dénier ce droit aux autres sous prétexte de satisfaire votre curiosité morbide ? Qu’y a-t-il de si réjouissant à voir des personnes souffrir ?

Cela ne remettra pas en cause la réalité des choses : le virus est bel et bien arrivé chez nous !

Tertio, pourquoi n’y a-t-il pas plus de guérisons ? Pour rappel, le cas zéro a été détecté il y a un mois de cela à peine. Lorsqu’on connaît l’histoire naturelle de la maladie qui de façon spontanée peut durer en moyenne 5 à 23 jours et voire, plus, dans sa phase contagieuse, il est parfaitement normal que nous n’ayons pas encore beaucoup de cas de guérisons.

Car pour pouvoir être déclaré guéri, il faut au moins deux tests virologiques négatifs consécutifs. Il ne s’agit pas ici de faire de la médecine spectacle et de faire sortir les patients

Trop tôt, pour satisfaire à l’impatience du public ; ceci, au risque de faire sortir des patients potentiellement contagieux. De fait, on a vu ailleurs, des patients déclarés guéris, mais chez qui, pourtant, l’infection s’était réactivée, sans que l’on sache trop pourquoi.

« Comme le dit si bien l’adage, prudence est mère de sûreté »

Donc, comme le dit si bien l’adage, prudence est mère de sûreté. Car si on faisait sortir les patients trop tôt, les mêmes qui s’impatientaient du peu de guérisons seraient encore les premiers à conspuer le corps médical ! A Gnambié, citoyens de Gaboma, qui veulent une chose et son contraire !

Enfin, la douloureuse, le traitement ! Aujourd’hui, Marseille devient à la une ; ce n’est pas pour me déplaire. Fruit de l’école de médecine marseillaise, je ne peux que me réjouir de son rayonnement mondial. Et pour rester dans le domaine footballistique, quand Marseille bat Paris, cela ne peut que m’enchanter !

Mais soyons sérieux, revenons un tant soit peu, à ce qui nous préoccupe, le Covid-19, cet empêcheur de sortir en rond. À en croire le Copil, 80 % des patients déclarés positifs sont asymptomatiques ou paucisymptomatiques. Autrement dit, si on ne les avait pas testés, il est certain que la plupart d’entre eux auraient été des porteurs sains distribuant, à leur insu, le virus à leur entourage. N’ayant donc pas de symptômes ou si peu, une simple surveillance épidémiologique suffit. En effet, pourquoi courir le risque de prescrire un traitement, source de potentiels effets secondaires à des personnes qui d’elles-mêmes auraient triomphé du virus sans qu’on le sache, si elles n’avaient pas été dépistées ?

Le Centre international de recherches médicales de Franceville.

Seules les personnes présentant des formes modérées à sévères nécessitent la mise en place des protocoles thérapeutiques validés pour l’occasion. D’ailleurs, faut-il le rappeler, il n’y a pas de traitement curatif pour l’heure, mais uniquement, des traitements symptomatiques et des traitements associés permettant de réduire la charge virale.

« Ayons tout de même, un minimum de sursaut patriotique ! »

Mesdames et messieurs, en médecine, la prudence est de rigueur ; comparons, ce qui est comparable. La pandémie a-t-elle débuté ailleurs au même moment que chez nous ? Quels sont les protocoles thérapeutiques utilisés ? Les critères de guérison retenus ? Les critères de sortie d’hôpital définis ? La pression du turn-over, la nécessité impérieuse de libérer des lits, ne pousse-t-elle pas à faire sortir trop tôt de l’hôpital, des patients non encore entièrement guéris pour pouvoir prendre d’autres patients ?

N’étant pas encore confrontés à cette pression, il est logique de garder les patients jusqu’à la guérison virologique ; d’une part, pour éviter la dissémination du germe, et d’autre part, pour être sûr de la compliance thérapeutique. Mesdames et Messieurs, mes chers compatriotes, l’heure n’est plus à la plaisanterie ; tout ne peut pas faire l’objet de dérision lorsque des vies humaines sont en jeu. Ayons tout de même, un minimum de sursaut patriotique !

Sachons faire preuve de solidarité. Car, qui vous soignera en l’absence de professionnels de la santé ? L’histoire de l’humanité a montré qu’en cas de crise, la population faisait preuve de solidarité, de repli identitaire, unie autour d’un idéal commun : protéger des vies pour que vive la patrie… Mais cet idéal commun semble nous faire défaut ; ce qui est bien dommage. Pourquoi si peu de confiance envers « nous-mêmes, nous-mêmes ? »

 

« Il serait irresponsable (…) de ne pas soutenir (…) les mesures barrières »

Pourquoi toujours penser que « l’herbe est plus verte chez le voisin ? » Au regard des images qui défilent en boucles sur nos écrans, chacun de nous peut constater que ceux-là mêmes qui nous donnaient des leçons avec condescendance, sont eux-mêmes, en proie à la pire catastrophe sanitaire de notre siècle, qui à n’en pas douter, laissera des traces sociales, politiques et économiques. Forts de cela, et ne disposant pas d’un plateau technique aussi fourni que dans les pays du Nord, il ne tient qu’à nous, de nous organiser, pour surmonter cette crise sanitaire, grâce aux mesures préventives mises en œuvre.

Face à la gravité de la pandémie en cours, il serait irresponsable et voire, suicidaire, de ne pas soutenir, pour d’obscures raisons politiciennes, les mesures barrières mises en place, au risque de voir notre beau pays, se transformer en un mouroir à ciel ouvert, livré au bon plaisir de l’ange de la mort, donnant ainsi raison à tous ces oiseaux de mauvais augure venus d’ailleurs, n’attendant qu’une chose, le naufrage annoncé et souhaité de notre continent, depuis la nuit des temps… Mais Dieu veille…

Que Dieu nous protège,

Qu’Il bénisse le Gabon et l’Afrique tout entière !

 

Dr Solange Andagui Bongo Ayouma

Un médecin en colère !

Covid-19 : l’appel à l’union sacrée de Mike Jocktane prend forme

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Engagé dans la lutte contre le covid-19, le président du parti Gabon Nouveau mobilise les forces vives autour d’un appel à l’union sacrée. Les participants se sont rencontrés pour la première fois.

C’est par une visioconférence que le leader du parti politique, Gabon Nouveau, Mike Jocktane a amorcé l’appel à l’union sacrée des forces vives de la nation pour la gestion de la crise sanitaire imposée par le virus du covid-19 au Gabon. Pour cette première rencontre, le leader a échangé avec des acteurs de la société civile tels que le syndicaliste Marcel Libama et le président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne Gouvernance au Gabon (ROLBG), Georges Mpaga, des leaders religieux, et des hommes et femmes d’affaires.

Au terme de ce premier échange, le leader politique s’est dit satisfait des premières pistes concrètes dessinées par les intervenants pour attaquer cet ennemi public commun. Il s’agit principalement de trois angles, à savoir Répondre à la crise sanitaire par une stratégie précise ; Anticiper le choc économique ; et Agir pour la cohésion sociale et protéger les plus fragiles.

« L’heure est, plus que jamais, à l’unité nationale pour mener ce combat inédit contre un ennemi certes invisible à l’œil nu, mais extrêmement redoutable. Nous ne devrons notre victoire qu’à la cohésion de nos actions et à notre capacité à surpasser nos intérêts personnels pour œuvrer pour le bien-être de tous », a insisté Mike Jocktane.

Pistes

Les premières pistes de l’appel citoyen sont, entre autres, poursuite dans la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques pour lutter contre la propagation du virus, la commande de plus de tests en association avec d’autres états, un plan précis pour isoler les personnes positives, la distribution massive des kits de prévention consternant des gels hydroalcooliques, des gants, et des masques aux personnels soignants et aux populations.

Mais aussi, veiller au maintien de l’activité économique ; veiller à la disponibilité des fonds annoncés le vendredi 3 Avril ; rendre disponibles les procédures d’accès aux mesures concernant les PME et les petits commerçants. De même que la protection des expulsions de tous les gabonais locataires ; l’extension de la lutte aux communautés ; le recensement des populations classées économiquement faibles, et enfin mettre en un système efficace de contrôle de la mise en œuvre des mesures gouvernementales.

Franceville : les cas contacts testés négatifs au covid-19

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Le cas suspect du covid-19 et les quatre cas contacts du Haut-Ogooué, ayant effectué le déplacement de Libreville pour Franceville, ont été déclarés négatifs au covid-19 par le CIRMF.  Toutefois, par mesure de prudence le cas contact venu de Libreville devra rester en confinement pour observation.

Le directeur général du Centre interdisciplinaire médicale de Franceville (CIRMF), le Pr Jean Bernard Lekana-Douki a déclaré les résultats négatifs, au cours d’un point de presse ce lundi 13 avril, au Gouvernorat en présence des autorités civils et politiques de la localité.

Le directeur général du CIRMF, a expliqué qu’en respect du protocole d’un individu ayant été au contact d’une personne infectée, le sujet contact a été prélevé par une équipe du CIRMF et les quatre autres ayant fait le voyage avec lui depuis Libreville ont été également prélevés.

« Les écouvillons sont arrivés au CIRMF et le laboratoire dédié pour le diagnostic, pour la détection du nouveau coronavirus a fait son travail. A 21 h, nous avons eu les résultats et ces résultats sont indiscutables. Ils sont tous les cinq négatifs. Donc à retenir aujourd’hui, par rapport au diagnostic fait, nous ne pouvons pas dire que le nouveau coronavirus circule à Franceville. C’est une ‘’fake news », a-t-il déclaré, avant de poursuivre que : « ce contact est négatif, nous n’avons pas détecté le coronavirus SARS Cov2. Sur la base des données que nous avons à l’heure actuelle, il n’y a pas de coronavirus dans la province du Haut-Ogooué »

Par ailleurs, le directeur général de l’hôpital régional Amissa Bongo Ondimba, le Dr André Ntchoreret, a soulevé une précision importante, notamment le fait que le sujet contact, bien que testé négatif, sera prélevé dans 14 jours, délais d’incubation du virus. Il devra donc rester en confinement durant cette période.

Les journalistes lors du point de presse

Selon les précisions du Dr Ntchoreret, il peut être testé négatif aujourd’hui et être positif dans deux semaines. Par ailleurs, toutes les personnes qui ont été en contact avec lui ne pourront plus être positives.

Deux semaines

« De toutes les personnes qui ont été confinées à l’hôtel Léconi palace de Franceville, une seule personne constituait un sujet contact.  Un sujet contact, parce qu’il a été en contact avec quelqu’un qui a été diagnostiqué positif. Les autres membres, même les quatre autres personnes qui ont voyagé avec ce sujet contact n’ont pas été en contact avec un cas positif selon l’interrogatoire et la recherche épidémiologique », a rassuré le Dr Ntchoreret.

 Sur la base de ces résultats, le comité de pilotage du plan de riposte contre le covid-19 a décidé de permettre aux personnes ayant été en contact avec le cas contact de regagner leurs foyers parce qu’ayant été en contact avec lui pendant qu’il était négatif. Elles ne pourront plus jamais devenir positives à moins qu’elles se soumettent à un autre contact. Seul le cas suspect est gardé en confinement pendant deux semaines, parc qu’aux dires des spécialistes, il peut devenir positif dans deux semaines ou se révéler totalement sain.

Covid-19 : des cas suspects dans la Ngounié et le Haut-Ogooué

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Le porte-parole du comité du plan de riposte contre le Covid-19 a indiqué dimanche que des cas suspects ont été signalés dans les provinces de la Ngounié et du Haut-Ogooué. Ils ont aussitôt été mis en confinement et prélevés pour vérifier leur statut.

Alors que le gouvernement accélère la cadence pour limiter la propagation du covid-19, les investigations viennent de mettre en lumière des cas suspects dans d’autres localités. C’est le cas de la province du Haut-Ogooué et de la Ngounié dans lesquels une trentaine de personnes viennent d’être mis en quarantaine après suspicion.

Selon le porte-parole du comité du plan de riposte contre le covid-19, Guy-Patrick Obiang Ndong, dans la province de la Ngounié, dix personnes en provenance du Congo ont été interpelées au niveau de Doussala, mise en quarantaine à Ndendé avant d’être définitivement transféré à Libreville.

Dans le Haut-Ogooué, ce sont 26 personnes qui ont été mises en quarantaine pour suspicion à l’hôtel Léconi Palace de Franceville. Le Dr Guy-Patrick Obiang précise qu’il s’agissait d’un cas contact d’un sujet positif au Covid-19 qui a voyagé à Franceville et de 25 contacts de ce dernier parmi lesquels un sénateur.

Selon les précisions faites à l’Agence gabonaise de presse (AGP) par le Directeur régional de la Santé du Haut-Ogooué, Dr Kevin Ivala Zogo, le cas contact est un agent de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) de Franceville, qui a été en contact avec un cas testé positif au covid-19 lors de ses congés à Libreville.

Mesures d’accompagnement

Des mesures ont été aussitôt prises et tous les cas contacts ont été mis en quarantaine puis prélevés. Le Dr Ivala a assuré à l’AGP qu’en cas de résultats positifs au covid-19, la prise en charge sera assurée par l’Hôpital régional d’Amissa de Franceville, où le service de médecine a été identifié comme centre d’isolement.

Selon les informations officielles, Libreville dans l’Estuaire et Bitam dans le Woleu-Ntem sont les deux villes ayant enregistré des cas positifs au covid-19, soit plus de 70 cas. Pour limiter la propagation, le gouvernement vient de décider de mettre en confinement les communes de Libreville, Akanda, Owendo, Ntoum et l’ile de la Pointe-Dénis, tout en assurant des mesures d’accompagnement aux populations contraintes de passer les deux prochaines semaines à la maison. 

Covid-19 : vers une baisse de la croissance économique

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Projetée à 3,7% en 2020, la croissance réelle du PIB devrait se contracter à cause de la crise sanitaire. Elle s’établirait entre 2,7% et 0,3%.

 Le Gabon ne pourra plus prétendre à une croissance de son PIB cette année. Et pour cause, soutient le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, « les mesures restrictives prises pour freiner la propagation du virus impactent négativement les secteurs clés de notre économie, notamment les exportations de nos matières premières ».

De 3,7% en 2020, selon les prévisions révisées cette année à la hausse, les estimations préliminaires suite à la pandémie de coronavirus va induire une forte baisse de la croissance réelle du PIB qui pourrait se situer entre 2,7% et 0,3%. Les secteurs comme le tourisme, le commerce, l’hôtellerie, la restauration, le transport, les services à la personne et des petits métiers seront durement impactés.

Marges de manœuvre

 « L’onde de choc de cette crise sanitaire mondiale affecte durement notre économie et fragilise le tissu social », fait constater le premier ministre qui s’attend au pire. Sur le plan financier, les pertes publiques sont estimées entre 230 et 645 milliards de francs CFA sur la même période.

Pour contourner ces prévisions alarmistes, une loi de finances rectificative pour l’exercice 2020 et un plan de sauvetage de l’économie par le soutien du secteur privé a été engagée. Il sous-tend notamment une réduction de la dépense publique pour disposer des marges de manœuvre budgétaire et l’identification des effets de levier susceptibles de favoriser une relance rapide de l’activité économique.

Banque alimentaire pour plus de 60 000 ménages dans le Grand Libreville

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Annoncée parmi les mesures d’accompagnement des ménages dans le cadre de la prévention au Covid-19, la distribution de l’aide alimentaire débutera le 13 avril. plus de 60 000 ménages en bénéficieront dans le Grand Libreville.

Selon le plan détaillé par la ministre de la Promotion et de l’Intégration de la femme au développement en charge des Solidarités nationales, Prisca Nlend Koho, dès le lundi 13 avril, 19 sites prioritaires recevront des kits qui leur sont dédiés. Cette première phase sur les trois prévues pour cette opération s’adresse à 18 foyers identifiés par les services des affaires sociales et à la station balnéaire de la Pointe-Denis.

Il s’agit notamment de satisfaire en premier lieu les personnes dépendantes en situation de grande vulnérabilité et placées en institutions tels que les centre d’accueil pour enfants en difficulté sociale, les gériatries, les orphelinats, et autres centres d’accueil. Mais aussi des ambassades et missions diplomatiques pour les ressortissants étrangers.

Les kits seront déposés entre les mains des responsables des institutions pour la collectivité en vue d’une répartition interne ou constitués en lots par familles et remis directement à celles-ci. C’est le cas des personnes vivant avec un handicap et en famille.

« Les kits sont étudiés de façon à ce qu’ils puissent tenir pendant un mois. Nous avons des effectifs, famille par famille », précise la madame Nlend Koho, indiquant par ailleurs que les confessions religieuses apporteront un appui au gouvernement afin de faciliter les distributions dans chacune de leurs communautés.

Des bons d’achats cumulables en fonction de la taille des ménages

La deuxième phase débutera le mardi 14 avril. Elle concerne la distribution des bons alimentaires au profit des ménages et d’autres personnes vulnérables. Placée sous la supervision du ministère en charge des protections sociales, la distribution se fera par des équipes dédiées facilement identifiables dans les quartiers avec l’appui des mairies et des chefs de quartier. D’une valeur unitaire de 25 000 francs CFA, cumulables en fonction de la taille des ménages lors de la distribution, les bons alimentaires contiennent des informations devant faciliter l’approvisionnement dans les magasins d’alimentation concernés.

 

Prisca Nlend Koho

Prisca Nlend Koho a assuré que 228 équipes composées de 3 personnes chacune seront déployées sur le terrain pour couvrir les 228 quartiers qui composent les 13 arrondissements des quatre communes en confinement. 6 équipes supplémentaires sont prévues en renforcement pour les quartiers les plus vastes, et 13 équipes mobiles seront postées dans chaque mairie d’arrondissement pour la supervision des équipes de terrain.

Il est également prévu une équipe statique composée de 20 personnes basées au sein du ministère en charge des Solidarités nationales. Elle  se chargera du traitement des données statistiques afin de permettre un suivi journalier de l’opération de distribution en vue d’une communication quotidienne

« Nous toucherons le Gabon dans sa globalité. »

Enfin, la troisième et dernière phase se poursuivra à l’intérieur du pays, au cours d’une période qui sera déterminée par le gouvernement. Pour la ministre en charge des Solidarités nationales, « l’objectif c’est déjà de réussir l’opération de Libreville, prendre les mesures correctives au cas où ces opérations auraient connu quelques failles au niveau du Grand Libreville avant de s’étendre à l’ensemble du pays. Le chef de l’Etat a décidé que ces mesures concernent l’ensemble des populations, il est indiscutable que nous toucherons le Gabon dans sa globalité. »

Comme plusieurs pays de la planète, au Gabon, la guerre est déclarée contre le covid-19. Pour limiter la chaîne de contamination du virus le gouvernement a décidé du confinement du Grand Libreville qui compte officiellement 43 cas sur les 46 identifiés, pour une durée de 15 jours. Des mesures d’accompagnement ont été prises pour limiter les déplacements.

Le geste de générosité de Bruno Ecuele Manga pour 140 familles

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Le footballeur, Bruno Ecuele Manga a posé un acte de solidarité auprès de plusieurs familles gabonaises à faibles revenus. Il leur a offert des produits de première nécessité, par l’entremise de la plate-forme associative OBFamily.

 

140 familles gabonaises ont bénéficié le week-end dernier de la visite des membres de la plate-forme associative OBFamily, délégués par le footballeur international Bruno Ecuele Manga. Munis de denrées alimentaires, notamment du riz, de l’huile, de la charcuterie et autres, ils ont transmis aux bénéficiaires le message de solidarité du joueur.

« Votre fils Bruno Ecuele Manga a pensé à vous. Il n’est pas là parce qu’il est en confinement en France. Il sait que ce n’est pas facile pour vous qui vivez surtout de petits commerces, donc il vous a envoyé ces petits vivres pour vous permettre de tenir pendant quelques jours », explique Christian Bekoung à une famille bénéficiaire, à la Baie des cochons.

Selon les membres d’OBFamily, les zones et les personnes vulnérables ont été identifiées quelques jours plutôt pour faciliter la distribution. Il s’agit des handicapés moteurs et des sourds muets de Nzeng-Ayong dans le 6e arrondissement de Libreville, la Baie des cochons (Derrière l’hôpital) dans le 3e arr., Taro Bar dans le 4e arr. et de la décharge de Mindoubé dans le 5e arr.

Sensibilisation

Les familles n’ont caché leur joie, en exprimant leur reconnaissance au donateur.

En phase l’urgence sanitaire, l’équipe d’OBFamily ne s’est pas contentée de donner « un petit sourire pour quelques instants à des personnes pour qui chaque jour est un combat ! », elle a également transmis le message de sensibilisation relatif à la pandémie de Covid-19.

Il s’agit notamment des gestes barrières : se laver les mains très régulièrement ; tousser ou éternuer dans son coude ; utiliser des mouchoirs à usage unique ; saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades.

Dr André Ntchoreret : covid-19, l’hôpital de Franceville est prêt

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Dr André Ntchoreret, directeur général de l’hôpital régional Amissa Bongo Ondimba de Franceville détaille la stratégie de son établissement face au covid-19. Même si aucun cas n’a été déclaré, à ce jour, dans le Haut-Ogooué, le personnel soignant se met en ordre de bataille.


Quelles sont les différentes mesures de prévention prises au sein d’Amissa Bongo Ondimba ?

Nous avons des mesures destinées au personnel et des mesures pour les usagers de l’hôpital. A l’endroit du personnel, déjà on se rassure que les points d’eau de l’hôpital, qui jadis n’étaient pas très fonctionnels le soient, afin d’avoir suffisamment d’eau pour qu’on puisse se laver les mains, dans tous les coins de service avec du savon.

Il y a aussi des gels mis à disposition. La structure, en avait déjà, mais nous avons aussi reçu la dotation du président de la République. Des masques, des barrettes, des gants de manière permanente et des gels hydro-alcooliques dans tous les services.

Dès l’entrée de l’hôpital, il y a une tente de tri. Tous les usagers de l’hôpital doivent nécessairement passer par cette tente. Un infirmier diplômé d’Etat polyvalent et deux autres infirmiers y interrogent les malades sur leur symptomatologie. Les malades avec des symptômes suspects sont drapés de masques pour ne pas contaminer le personnel.

Infirmiers et usagers sous la tente de tri.

Votre service a été identifié comme structure d’isolement pour les cas positifs au covid-19. Toutes les conditions sont-elles réunies, pour recevoir d’éventuels malades ?

Le service de médecine, est le service identifié comme service d’isolement. Il contient une capacité de 28 lits. Pour, le moment, puisse que nous n’avons pas encore de cas, il reçoit les cas graves de diabète, d’hypertension, de tuberculose. Le jour où il y a un cas de covid-19, ce service va être vidé, automatiquement. Et le malade diagnostiqué positif, sera hospitalisé.

Pour ce qui est du personnel, l’hôpital a les ressources humaines nécessaires. Nous avons deux anesthésistes et bien que nous ne sachions pas le nombre de cas que nous aurons, les deux anesthésistes-réanimateurs sont largement suffisant. Nous avons également dix infirmiers pour commencer et des médecins généralistes.

L’équipement, nous l’avons déjà, ainsi que du matériel de stérilisation qui nous a été envoyé de Libreville.

Le service est fin prêt pour au moins accueillir les premiers cas. C’est vrai qu’on ne souhaite pas être débordés, mais si on n’est débordé le niveau central, qui est Libreville, saura comment nous trouver une structure palliative.

 

Quel est la conduite à tenir en cas de covid-19 ?

Déjà, il faut souligner qu’à ce jour, il n’y a pas de cas dans le Haut-Ogooué. Nous avons eu des fausses alertes bien sûr, tel que le cas de Sucaf qui s’est avéré négatif. Nous avons eu des alertes au niveau de Franceville, mais c’était des plaisantins pour certains.

L’hôpital régional Amissa Bongo Ondimba

En principe, les cas ne doivent pas venir à l’hôpital d’eux-mêmes. Et, c’est le travail de sensibilisation que nous ne cessons de faire. Si vous présentez des symptômes respiratoires, avec une forte suspicion de covid-19, vous ne devez pas vous déplacer vers le centre hospitalier régional. Il faut plutôt appeler le 1410.

La coordination provinciale a des unités techniques. Il y a le centre de prises en charge Amissa, mais aussi l’équipe d’intervention rapide. C’est surtout cette équipe d’intervention qui va vers la personne, qui juge de l’opportunité de prélever le cas suspect. Une fois prélevé, on emmène l’échantillon au CIRMF qui confirme. Cette unité alerte aussi Amissa, afin de préparer la salle pour recevoir le cas suspect.

Propos recueillis par Zita Samoura à Franceville