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Le pacte républicain de Julien Nkoghe Bekale

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Dans une tribune, Julien Nkoghe Bekale prône un pacte républicain et patriotique. Il s’articulerait autour du plan d’accélération de la transformation du Gabon proposé par le président Ali Bongo Ondimba. Pour l’ancien premier ministre, le pacte est indispensable face aux crises sanitaire, économiques et sociales. Elles constituent une menace pour le vivre-ensemble.  Julien Nkoghe Bekale en appelle à l’union et au rassemblement des forces et des énergies pour bâtir le Gabon. L’intégrité de sa tribune.    

 

« Pour un pacte républicain et patriotique autour du Plan d’accélération de la transformation du pays »

 

La vie d’une nation est parfois rythmée par des évènements largement imprévisibles comme les pandémies, les catastrophes naturelles, les crises économiques ou financières. Le Gabon, notre pays n’y échappe pas.

Actuellement, nous connaissons une crise sanitaire particulièrement préoccupante. La situation sanitaire s’est brusquement dégradée ces derniers mois. La deuxième vague que nous redoutions tous est là. 

Aucun responsable politique, de quelque bord que ce soit, n’a prévu dans son agenda la pandémie de la COVID19 qui déséquilibre aujourd’hui toutes les économies du monde.

Comme dans tous les pays, cette crise sanitaire a des répercussions importantes sur nos modes de vie et sur nos activités économiques, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. Personne ne sait vraiment pas quand nous sortirons de cette situation. C’est donc, en toute responsabilité, que le Gouvernement, sur les très hautes instructions du Président de la République, a décidé des nouvelles mesures sanitaires visant à freiner, voire arrêter la chaine de contamination du virus au sein de la population.

Dans cet ordre d’idées, nous saluons le développement des vaccins mis au point par différents laboratoires de par le monde. Dès que les conditions logistiques seront réunies, nous appelons les gabonais à se faire vacciner pour être immuniser contre cette maladie virale.

Cependant, la crise sanitaire ne doit pas reléguer au second plan la relance de notre économie. En effet, une crise peut en cacher une autre, et même plusieurs. Des préoccupations plus urgentes, les unes que les autres, menacent la cohésion sociale. Nous les ressentons tous dans la multiplication des tensions sociales observées, ici et là, dans le pays. Notre “vivre ensemble’’ est menacé par la méfiance et par la peur de l’autre, le refus de se parler, la dégradation du pouvoir d’achat, le chômage, des frustrations de tous ordres, la perte de valeur… etc.

Ali Bongo Ondimba lors d’une adresse à la Nation.

Ces menaces nous obligent à réfléchir, à rassembler nos forces, nos énergies, nos intelligences pour construire ensemble le Gabon dont nous rêvons tous.

C’est ici que prend tout son sens et tout son intérêt le Plan d’Accélération de la Transformation (PAT) de notre pays, proposé par le Président de la République au Gouvernement. Ce document stratégique constitue une réponse actuelle et prospective aux préoccupations des gabonais. Tout en tirant les enseignements des dix dernières années, il dessine le chemin de l’espérance pour les dix autres prochaines années.

Compte tenu des enjeux sociaux et sociétaux, nous appelons à un “Pacte Républicain et Patriotique autour du Plan d’Accélération de la Transformation au Gabon“. Il s’agit d’une opportunité pour les gabonais de taire leurs querelles et de s’unir dans un esprit républicain et patriotique, en vue non seulement de freiner la propagation de la maladie COVID19 mais également et surtout de permettre, dans un climat apaisé, la mise en œuvre du PAT.

Le Plan d’Accélération de la Transformation du pays nous invite à relever trois défis majeurs, à savoir, le défi sanitaire, le défi de la relance de l’économie et le défi de la réponse sociale.

Sur le plan sanitaire, le premier objectif du Gouvernement est de protéger les populations. Cependant, la lutte conte la COVID19 n’est pas l’affaire du seul Gouvernement. Elle nous concerne tous. Nous devons tous, individuellement et collectivement, être des agents de santé autour de nous.

Certes, il est clair que la COVID19 ne doit pas nous faire oublier les autres pathologies, toutes aussi létales les unes que les autres. A cet effet, le Plan d’Accélération de la Transformation a défini trois ambitions stratégiques sur le plan sanitaire.

La lutte contre la covid-19 est l’affaire de tous.

La première ambition stratégique est d’éradiquer les déserts médicaux et assurer un accès des soins de santé primaires de qualité pour tous, en repositionnant le déportement sanitaire au cœur de notre système de santé.

La deuxième ambition stratégique est de rendre disponibles et accessibles les médicaments génériques et dispositifs médicaux essentiels de qualité ainsi que les vaccins, les produits sanguins et les services d’aide au diagnostic.

La troisième ambition stratégique est d’assurer un accès à des données fiables sur notre système de santé facilitant la prise de décisions et la mesure de la performance de notre système sanitaire.

L’objectif ultime du Président de la République est de doter notre pays d’un système de santé solide, résilient et capable de s’adapter aux évènements de santé et en particulier aux urgences sanitaires.

Le deuxième défi majeur est économique. Nous l’avons déjà dit, la pandémie de la COVID-19 affecte durablement les économies. Parallèlement à la lutte contre la COVID-19, le Gouvernement mène de front un autre combat, qui est celui de la relance de notre économie.

Dans un contexte de rareté des ressources publiques, l’exercice est complexe. En effet, entre recourir à l’endettement pour financer la relance et la volonté légitime des autorités de maitriser le niveau de la dette publique en vue de préserver les générations futures, la marge de manœuvre est étroite.

Le Plan d’Accélération de la Transformation propose une stratégie de relance économique dont les objectifs sont d’accélérer la transformation structurelle de notre modèle économique, de favoriser la création de richesse inclusive et créatrice d’emplois, d’assainir les finances publiques et de renforcer notre position extérieure.

Cette vision stratégique est organisée autour de trois grandes ambitions, à savoir, préparer les secteurs productifs de demain, créer les conditions de développement économique dans tous les secteurs, créer les conditions d’un nouveau pacte social.

La bataille de la relance de notre économie n’est pas, une fois encore, l’affaire du seul Gouvernement. Elle nécessite la mobilisation de tous les citoyens.

Dans un monde de plus en plus globalisé, complexe et en recomposition, des grands mouvements sont en cours et s’ils se poursuivent, nous pouvons imaginer les transformations qui se produiront au cours de la prochaine décennie en matière économique, politique, sociale et géostratégique.

Enfin, le troisième défi est social. En effet, l’un des risques majeurs de la situation actuelle est l’aggravation des inégalités, avec la paupérisation probable d’un grand nombre de personnes.

Pour avoir anticipé la baisse de l’activité économique induite par la crise sanitaire, le Président de la République dans le Plan d’Accélération de la Transformation ambitionne de créer les conditions d’un nouveau pacte social fondé sur une contribution accrue du secteur privé, une efficacité renforcée des services publics et la préservation des principaux filets sociaux.

L’objectif de ce nouveau pacte social est de développer l’emploi dans le secteur privé et garantir la pérennité de notre système de protection sociale.

La relance économique nécessite la mobilisation de tous les citoyens.

Le défi est de taille. Gagner la bataille contre les exclusions, réorganiser les solidarités et vaincre la pauvreté exige l’implication de tous. Le renouveau de la gouvernance publique est le pendant opérationnel du renouveau politique. Il est aussi la condition nécessaire pour engager notre pays sur la voie d’un développement humain élevé et durable. C’est dans cet esprit que nous nous sommes efforcés de rédiger cette tribune par laquelle nous proposons un pacte républicain et patriotique en vue de la mise en œuvre du Plan d’Accélération de la Transformation de notre pays.

Le pacte républicain et patriotique autour du PAT que nous proposons repose sur trois principes majeurs, qui sont la Responsabilité, la Réalité et la Rationalité (3R).

La responsabilité consiste pour chacun de nous, à prendre la mesure de la situation sanitaire que traverse le pays et à comprendre que chacun doit y prendre sa part, entant que membre de la collectivité nationale, mais aussi comme être humain et citoyen.

La réalité implique, pour chacun de nous, de rechercher et d’identifier les faits de la façon la plus objective possible sans les déformer dans le but, conscient ou non, de les rendre conformes à ce que l’on pense ou à ce qui nous arrange.

La rationalité exige, pour chacun de nous d’évaluer avec un esprit logique les conséquences probables des actes que nous posons et de nos comportements sur la cohésion sociale.

En conclusion, nous invitons les gabonais à analyser le Plan d’Accélération de la Transformation dans un état d’esprit ouvert et constructif. On ne saurait refuser une idée du simple fait qu’elle parait difficile à mettre en œuvre. Les rêves sont nécessaires pour faire avancer le monde. L’histoire prouve que nombre d’entre eux ont été rendus possibles par le génie humain, individuel et collectif. On ne saurait condamner spontanément des idées au seul prétexte qu’elles ne correspondent pas à celles que l’on porte. Cette attitude est dommageable. Elle constitue le meilleur moyen de se priver de toute matière à réflexion et comparaison, donc de toute possibilité d’enrichissement intellectuel.

L’Etat va payer sa dette intérieure 

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Plus de 4,8 milliards de francs, soit 46% de la dette de l’Etat en direction des PME gabonaises seront débloqués dans les prochains jours par les services de la comptabilité publique et du trésor.

Une bouffée d’xygène pour les PME gabonaises en période de crise. Dans les prochains jours, la direction générale de la comptabilité publique et du trésor va procéder au paiement d’une partie des créances de l’Etat. Plus de 4,8 milliards de francs CFA, soit 46% de la dette intérieure publique seront décaissés.

Ils permettront de soutenir l’économie nationale fragilisée par la double crise sanitaire du coronavirus et celle du pétrole. Pour en arriver à cette décision, le ministère de l’Economie a dû avant tout déterminer le stock global de la dette intérieure pour en définir par la suite les modalités de paiement aaux réels bénéficiaires. En effet, le ministère s’inscrit désormais dans une logique de transparence en termes de payement de ses créances. « L’Etat ne payera que la dette avérée » aux entreprises. Ce dernier l’avait déjà signifié par le passé.

Baisse

Du fait du travail d’évaluation effectué en amont, les entreprises ont été divisées en deux segments : les petites créances regroupant les dettes inférieures à 100 millions de francs CFA et les créances plus lourdes. Pour cette énième opération de d’apurement de la dette au cours de l’année 2020, seul les entreprises comprises dans le premier segment seront soldées. Presque toutes les entreprises spécialisées dans les secteurs d’activités comme le génie civile, le BTP et bien d’autres sont concernées.

En mai 2020, lors de l’évaluation de la direction générale de la dette, l’encours de la dette affichait en 2019 une baisse de 3,0%. Cette opération de remboursement de la dette devrait agir sur la créance de l’Etat vis-à-vis du secteur privé et booster sensiblement la reprise des activités économiques en cette période critique.

Vers une baisse de 10 % du PIB pour le Gabon en 2020 ?

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Le Gabon pourrait enregistrer des pertes de l’ordre de 10 % de son PIB cette année. Le covid-19 et la volatilité des prix du pétrole en sont les principales causes.

« L’économie gabonaise est en capacité de supporter des chocs économiques ». C’est l’assurance formulée, il y a quelques jours par le ministre de l’Economie, Jean-Marie Ogandaga. Et pourtant, la percée du coronavirus à travers le monde et la chute des cours du pétrole causée par un manque d’accord entre la Russie et l’Arabie Saoudite, devraient avoir des conséquences lourdes sur l’économie gabonaise. 

Entre suspension de nombreux projets d’exploration, pression sur les budgets, fermeture de nombreuses industries, baisse de l’activité économique, chômage et baisse de la croissance économique, le Conseil de l’Atlantique craint des pertes du PIB pour le Gabon de l’ordre de 10 % cette année. « Des milliers d’Africains et expatriés vont être licenciés dans les pays producteurs de pétrole, alors que les entreprises ferment leurs plates-formes de forage et les projets prévus », prévient NJ Ayuk, président de la chambre africaine de l’Energie.

A l’exemple du Gabon, d’autres pays africains producteurs et exportateurs de pétrole devraient être durement touchés : Nigéria, Angola, Guinée Equatoriale, Congo, Ghana et Tchad. Les effets pourraient être dévastateurs en raison de la dépendance des revenus de ces pays à l’égard du pétrole. Ce sombre présage s’explique en partie, parce que la situation du secteur pétrolier dépasse largement les crises connues jusqu’ici, mais aussi parce que la crise liée au coronavirus induit des conséquences dramatiques sur l’activité économique mondiale.

A 25 dollars le baril de pétrole, à son plus bas niveau depuis les années 90, cette conjoncture est presqu’inédite. Au Gabon, elle devrait compromettre de nombreux projets. C’est le cas du 12e appel d’offre autour de la mise aux enchères de 35 blocs pétroliers sur le marché qui devrait connaitre son apogée en avril.