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Le pacte républicain de Julien Nkoghe Bekale

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Dans une tribune, Julien Nkoghe Bekale prône un pacte républicain et patriotique. Il s’articulerait autour du plan d’accélération de la transformation du Gabon proposé par le président Ali Bongo Ondimba. Pour l’ancien premier ministre, le pacte est indispensable face aux crises sanitaire, économiques et sociales. Elles constituent une menace pour le vivre-ensemble.  Julien Nkoghe Bekale en appelle à l’union et au rassemblement des forces et des énergies pour bâtir le Gabon. L’intégrité de sa tribune.    

 

« Pour un pacte républicain et patriotique autour du Plan d’accélération de la transformation du pays »

 

La vie d’une nation est parfois rythmée par des évènements largement imprévisibles comme les pandémies, les catastrophes naturelles, les crises économiques ou financières. Le Gabon, notre pays n’y échappe pas.

Actuellement, nous connaissons une crise sanitaire particulièrement préoccupante. La situation sanitaire s’est brusquement dégradée ces derniers mois. La deuxième vague que nous redoutions tous est là. 

Aucun responsable politique, de quelque bord que ce soit, n’a prévu dans son agenda la pandémie de la COVID19 qui déséquilibre aujourd’hui toutes les économies du monde.

Comme dans tous les pays, cette crise sanitaire a des répercussions importantes sur nos modes de vie et sur nos activités économiques, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. Personne ne sait vraiment pas quand nous sortirons de cette situation. C’est donc, en toute responsabilité, que le Gouvernement, sur les très hautes instructions du Président de la République, a décidé des nouvelles mesures sanitaires visant à freiner, voire arrêter la chaine de contamination du virus au sein de la population.

Dans cet ordre d’idées, nous saluons le développement des vaccins mis au point par différents laboratoires de par le monde. Dès que les conditions logistiques seront réunies, nous appelons les gabonais à se faire vacciner pour être immuniser contre cette maladie virale.

Cependant, la crise sanitaire ne doit pas reléguer au second plan la relance de notre économie. En effet, une crise peut en cacher une autre, et même plusieurs. Des préoccupations plus urgentes, les unes que les autres, menacent la cohésion sociale. Nous les ressentons tous dans la multiplication des tensions sociales observées, ici et là, dans le pays. Notre “vivre ensemble’’ est menacé par la méfiance et par la peur de l’autre, le refus de se parler, la dégradation du pouvoir d’achat, le chômage, des frustrations de tous ordres, la perte de valeur… etc.

Ali Bongo Ondimba lors d’une adresse à la Nation.

Ces menaces nous obligent à réfléchir, à rassembler nos forces, nos énergies, nos intelligences pour construire ensemble le Gabon dont nous rêvons tous.

C’est ici que prend tout son sens et tout son intérêt le Plan d’Accélération de la Transformation (PAT) de notre pays, proposé par le Président de la République au Gouvernement. Ce document stratégique constitue une réponse actuelle et prospective aux préoccupations des gabonais. Tout en tirant les enseignements des dix dernières années, il dessine le chemin de l’espérance pour les dix autres prochaines années.

Compte tenu des enjeux sociaux et sociétaux, nous appelons à un “Pacte Républicain et Patriotique autour du Plan d’Accélération de la Transformation au Gabon“. Il s’agit d’une opportunité pour les gabonais de taire leurs querelles et de s’unir dans un esprit républicain et patriotique, en vue non seulement de freiner la propagation de la maladie COVID19 mais également et surtout de permettre, dans un climat apaisé, la mise en œuvre du PAT.

Le Plan d’Accélération de la Transformation du pays nous invite à relever trois défis majeurs, à savoir, le défi sanitaire, le défi de la relance de l’économie et le défi de la réponse sociale.

Sur le plan sanitaire, le premier objectif du Gouvernement est de protéger les populations. Cependant, la lutte conte la COVID19 n’est pas l’affaire du seul Gouvernement. Elle nous concerne tous. Nous devons tous, individuellement et collectivement, être des agents de santé autour de nous.

Certes, il est clair que la COVID19 ne doit pas nous faire oublier les autres pathologies, toutes aussi létales les unes que les autres. A cet effet, le Plan d’Accélération de la Transformation a défini trois ambitions stratégiques sur le plan sanitaire.

La lutte contre la covid-19 est l’affaire de tous.

La première ambition stratégique est d’éradiquer les déserts médicaux et assurer un accès des soins de santé primaires de qualité pour tous, en repositionnant le déportement sanitaire au cœur de notre système de santé.

La deuxième ambition stratégique est de rendre disponibles et accessibles les médicaments génériques et dispositifs médicaux essentiels de qualité ainsi que les vaccins, les produits sanguins et les services d’aide au diagnostic.

La troisième ambition stratégique est d’assurer un accès à des données fiables sur notre système de santé facilitant la prise de décisions et la mesure de la performance de notre système sanitaire.

L’objectif ultime du Président de la République est de doter notre pays d’un système de santé solide, résilient et capable de s’adapter aux évènements de santé et en particulier aux urgences sanitaires.

Le deuxième défi majeur est économique. Nous l’avons déjà dit, la pandémie de la COVID-19 affecte durablement les économies. Parallèlement à la lutte contre la COVID-19, le Gouvernement mène de front un autre combat, qui est celui de la relance de notre économie.

Dans un contexte de rareté des ressources publiques, l’exercice est complexe. En effet, entre recourir à l’endettement pour financer la relance et la volonté légitime des autorités de maitriser le niveau de la dette publique en vue de préserver les générations futures, la marge de manœuvre est étroite.

Le Plan d’Accélération de la Transformation propose une stratégie de relance économique dont les objectifs sont d’accélérer la transformation structurelle de notre modèle économique, de favoriser la création de richesse inclusive et créatrice d’emplois, d’assainir les finances publiques et de renforcer notre position extérieure.

Cette vision stratégique est organisée autour de trois grandes ambitions, à savoir, préparer les secteurs productifs de demain, créer les conditions de développement économique dans tous les secteurs, créer les conditions d’un nouveau pacte social.

La bataille de la relance de notre économie n’est pas, une fois encore, l’affaire du seul Gouvernement. Elle nécessite la mobilisation de tous les citoyens.

Dans un monde de plus en plus globalisé, complexe et en recomposition, des grands mouvements sont en cours et s’ils se poursuivent, nous pouvons imaginer les transformations qui se produiront au cours de la prochaine décennie en matière économique, politique, sociale et géostratégique.

Enfin, le troisième défi est social. En effet, l’un des risques majeurs de la situation actuelle est l’aggravation des inégalités, avec la paupérisation probable d’un grand nombre de personnes.

Pour avoir anticipé la baisse de l’activité économique induite par la crise sanitaire, le Président de la République dans le Plan d’Accélération de la Transformation ambitionne de créer les conditions d’un nouveau pacte social fondé sur une contribution accrue du secteur privé, une efficacité renforcée des services publics et la préservation des principaux filets sociaux.

L’objectif de ce nouveau pacte social est de développer l’emploi dans le secteur privé et garantir la pérennité de notre système de protection sociale.

La relance économique nécessite la mobilisation de tous les citoyens.

Le défi est de taille. Gagner la bataille contre les exclusions, réorganiser les solidarités et vaincre la pauvreté exige l’implication de tous. Le renouveau de la gouvernance publique est le pendant opérationnel du renouveau politique. Il est aussi la condition nécessaire pour engager notre pays sur la voie d’un développement humain élevé et durable. C’est dans cet esprit que nous nous sommes efforcés de rédiger cette tribune par laquelle nous proposons un pacte républicain et patriotique en vue de la mise en œuvre du Plan d’Accélération de la Transformation de notre pays.

Le pacte républicain et patriotique autour du PAT que nous proposons repose sur trois principes majeurs, qui sont la Responsabilité, la Réalité et la Rationalité (3R).

La responsabilité consiste pour chacun de nous, à prendre la mesure de la situation sanitaire que traverse le pays et à comprendre que chacun doit y prendre sa part, entant que membre de la collectivité nationale, mais aussi comme être humain et citoyen.

La réalité implique, pour chacun de nous, de rechercher et d’identifier les faits de la façon la plus objective possible sans les déformer dans le but, conscient ou non, de les rendre conformes à ce que l’on pense ou à ce qui nous arrange.

La rationalité exige, pour chacun de nous d’évaluer avec un esprit logique les conséquences probables des actes que nous posons et de nos comportements sur la cohésion sociale.

En conclusion, nous invitons les gabonais à analyser le Plan d’Accélération de la Transformation dans un état d’esprit ouvert et constructif. On ne saurait refuser une idée du simple fait qu’elle parait difficile à mettre en œuvre. Les rêves sont nécessaires pour faire avancer le monde. L’histoire prouve que nombre d’entre eux ont été rendus possibles par le génie humain, individuel et collectif. On ne saurait condamner spontanément des idées au seul prétexte qu’elles ne correspondent pas à celles que l’on porte. Cette attitude est dommageable. Elle constitue le meilleur moyen de se priver de toute matière à réflexion et comparaison, donc de toute possibilité d’enrichissement intellectuel.

Le tourisme en berne à Port-Gentil

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Près de 5 mois depuis le début de la pandémie, les professionnels du tourisme à Port-Gentil tentent tant bien que mal de résister aux effets du coronavirus. L’allègement partiel des mesures gouvernementales dans le secteur ne suffit manifestement pas à ramener la sérénité. Les affaires tournent au ralenti.

 

Le tourisme est l’un des secteurs dont l’activité est fortement impactée par la pandémie du coronavirus à Port-Gentil. Déjà les récentes fermetures des frontières, puis des restaurants, hôtels, bars, snack bars, et autres, en vue de freiner la propagation de la Covid-19 n’avaient pas été faciles à vivre pour les opérateurs du domaine. Ils ont encore du mal à s’en remettre malgré l’ouverture partielle d’une catégorie de leurs établissements.

Les employés pour la plupart sont privés de revenus depuis plusieurs mois. « Nous n’avons plus assez de clients comme d’habitude en pareil période, depuis que le coronavirus est arrivé. Nous avons à peine quelques chambres occupées. De nombreux collègues ont même perdu leur emploi », confie le réceptionniste d’une structure hôtelière.

Des propos corroborés par un ancien responsable de la direction générale du tourisme : « ce n’est pas le grand boom avec la pandémie en ce moment. Contrairement aux années antérieures ou en pareil période, les différents sites touristiques de la ville de sable et l’Ogooué-Maritime font l’objet d’une grande attraction ».

Pêche et pirogues

On observe toutefois, pour parler de tourisme local, que les résidents s’emploient à des activités touristiques, poursuit notre source. « Nos plages, Sogara, Cap Lopez et le Dahu réunissent pas mal de monde les week-ends. Il y a également des échoppes qui ont des terrasses qui sont ouvertes, notamment le club Sogara, l’Abri côtier, le Littoral… C’est quand-même des terrasses qui reçoivent beaucoup de personnes ».

D’autres font le choix d’aller profiter de la nature dans les villages environnants, à défaut de se rendre à Ozouri, un campement de bungalows situé à 60 minutes de Port-Gentil, où on peut faire la pêche à la traine, se balader en pirogue, se restaurer.

Plus loin, vers Omboué, dans le département d’Etimboué à trois heures du chef-lieu de la province, il y a des sites de randonnées pédestres. Iguela et Wonga Wongué. Là-bas, le tourisme balnéaire y est privilégié. On y observe le paysage, mais aussi des animaux, tels que des buffles, des éléphants de forêts, des potamochères, des gorilles de plaine… Avec en prime, la plongée sous-marine ou encore la pêche à la traine, à la canne, etc…

Route

Mais, avec la crise sanitaire, « y a presque plus rien ici », s’alarme un opérateur économique installé à Omboué. « On a été trop impacté. Surtout avec la route qui n’était pas ouverte. Il fallait avoir une autorisation pour circuler et ce n’était certainement pas le cas pour les personnes qui auraient souhaité venir faire du tourisme par ici ».

Il est cependant quelque peu difficile d’aborder actuellement de façon exhaustive, la question du tourisme à Port-Gentil, du fait de l’absence depuis quelques temps d’un délégué provincial. Mais l’Ogooué-Maritime a encore de belles perspectives en matière de tourisme, en témoigne la route Port-Gentil/Omboué. Elle contribuera à coup sûr à la croissance du secteur dans cette partie du pays. Cette ambition des autorités pourrait être freinée par  la non finition d’une partie de la route stade Michel Essonghé/Mandorové, longue d’un peu plus de 4 km.

Crise sanitaire et journée du drapeau

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Célébrée le 9 août, la journée nationale du drapeau n’a pas échappé aux contraintes  liées à la crise sanitaire. Pas de cérémonie officielle. C’est de manière virtuelle que le président Ali Bongo Ondimba a réaffirmé son attachement aux valeurs de la nation.

En rapport avec la pandémie de covid-19, c’est sous le thème : « Citoyenneté nationale, civisme et santé publique » que l’édition 2020 de la journée nationale du drapeau a été commémorée le 9 août. Loin d’être une simple thématique, la norme sanitaire de mesures barrières a également donné le rythme à la commémoration de cette onzième édition.

Cette fois, le gouvernement n’a pas eu droit au traditionnel cérémonial d’allégeance au drapeau autour du président de la République, au palais du bord de mer. C’est donc à sa manière que chacun a réaffirmé son attachement aux valeurs de la nation.

Le président Ali Bongo Ondimba a pour sa part donné le ton de manière virtuelle. Dans un  message sur sa page Facebook, il a affirmé que le drapeau est « l’incarnation de notre identité et de nos valeurs ; le symbole de notre unité et de notre indépendance ; un lien entre le passé, le présent et l’avenir », et insisté sur l’obligation de « l’honorer en toutes circonstances, même les plus exceptionnelles, car il est comme la flamme qui fait vivre le feu : celle de la passion pour la Patrie ». « En ce dimanche 9 août 2020 au #Gabon, soyons fiers de notre drapeau ! », a-t-il incité.

Dans plusieurs localités, des responsables politiques et administratifs ont également marqué cette commémoration par la symbolique de la levée des couleurs et la sensibilisation sur la notion de citoyenneté nationale. Mais surtout l’intérêt de manifester son patriotisme dans ce contexte de crise sanitaire à travers le respect des mesures gouvernementales de riposte contre la covid-19.

Ali Bongo Ondimba : le drapeau, un lien entre le passé, le présent et l’avenir.

Symboles

Le ministre de la Culture, Michel Menga m’Essone a, dans son discours de circonstance, expliqué la symbolique du thème. « Chaque gabonais est donc interpellé à améliorer son comportement dans l’intérêt de tous et de chacun. Au regard de tous ces dangers, le drapeau national apparaît encore plus comme le véritable catalyseur de l’unité, de la cohésion sociale et de la paix, afin qu’aux yeux du monde et des nations amies, le Gabon immortel reste digne d’envie. »

La journée nationale du drapeau, a été instituée le 2 décembre 2009 par le président de la République. Elle permet aux Gabonais de réaffirmer leur attachement aux valeurs de la nation et leur appropriation des symboles républicains par l’incitation au patriotisme et au renforcement du civisme.

Covid-19 : 11 nouveaux cas dont une femme enceinte

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Le Gabon a enregistré ce 20 avril, 11 nouveaux cas positifs au Covid-19 dont une femme enceinte. Cela porte à 120, le nombre de patients testés positifs.

Le porte-parole du covid-19, Guy-Patrick Obiang Ndong a fait le point lundi de l’évolution de la transmission du virus au Gabon. Il en ressort que 11 nouveaux patients ont été testés positifs, dont une femme enceinte de 36 semaines. Sa prise en charge est assurée par l’équipe médicale de l’Hôpital d’instruction des armées d’Akanda (HIAA).

Avec ces nouveaux cas, le bilan épidémiologique du Gabon s’élève à 120 cas déclarés positifs dont 7 guérisons et un décès. Le grand Libreville dans l’Estuaire et la ville de Bitam dans le Woleu-Ntem restent à ce jour les deux clusters du pays.

Pour ce qui est de l’évolution des patients, le porte-parole affirme que la majorité des patients Covid-19 hospitalisés à l’Hôpital d’instruction des armées d’Akanda (HIAA) et au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) évolue favorablement et bénéficie des tests de contrôle virologiques pour attendre patiemment la négativité de leur prélèvement. Un petit nombre mis en réanimation présente un état clinique stationnaire.

Par ailleurs, revenant sur les évènements qui ont marqué la gestion des patients ces derniers jours ponctués par l’agression d’un médecin et la fuite d’un patient positif, le Dr Guy-Patrick Obiang a indiqué que l’efficacité de la stratégie de riposte contre le Covid-19 repose, entre autres, sur la recherche des personnes ayant un contact avec une personne contaminée.

Dépistage massif

« Nous regrettons des actes d’agression sur le terrain de nos équipes, dont le seul objectif est de circonscrire la chaine de contamination par le dépistage précoce des cas contacts. Nous sommes tous concernés par la lutte contre le Covid-19. Ainsi, notre engagement et notre coopération vont concourir à l’atteinte de notre objectif commun : celui d’éradiquer la propagation du Covid-19 dans notre pays », a-t-il déclaré.

Le dépistage massif retenu comme stratégie efficace de riposte contre la propagation du virus est effectif depuis le vendredi 17 avril dans les deux clusters.  Le respect des gestes barrières et le port obligatoire du masque restent indispensables dans les différentes communautés.

C’est maintenant le moment de montrer la vraie solidarité africaine: réflexions sur la covid-19

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Le sous-directeur général et représentant régional pour l’Afrique de la FAO interpelle sur la solidarité du continent en cette période pandémie. Elle est indispensable pour que l’Afrique limite la casse. 

 

Nous traversons des moments sans précédent. La pandémie d’une telle ampleur et sur une telle échelle mondiale a touché chaque personne dans cette génération, ce qui conduit des pays du monde entier à augmenter leurs ressources pour réduire les répercussions massives provoquées par la covid-19.

Alors que l’Afrique commence à fermer ses frontières et à confiner les communautés pour en atténuer les risques, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appelle tous les pays à prendre des mesures urgentes pour réduire l’impact sur les systèmes alimentaires et sur toutes les dimensions de la sécurité alimentaire et la nutrition.

La Vue d’ensemble régionale de la sécurité alimentaire et la nutrition en Afrique 2019 a signalé que 256 millions d’Africains, soit 20 pour cent de la population, sont sous-alimentés. De ce nombre, 239 millions se trouvent en Afrique subsaharienne. Selon le Système mondial d’information et d’alerte rapide de la FAO, 34 des 44 pays qui ont actuellement besoin d’aide alimentaire de l’extérieur se trouvent en Afrique.

Ces chiffres frappants montrent que nous étions déjà vulnérables avant la pandémie de covid-19. Si nous ne prenons pas les mesures qui s’imposent, nous nous retrouverons très bientôt dans une situation de crise alimentaire. La panique ne fait pas partie de ces mesures; elle n’est donc pas une méthode d’atténuation des risques. Il y a assez de nourriture pour chaque Africain; nous ne pouvons pas commettre les mêmes erreurs que lors de la crise alimentaire de 2007‑2008 et transformer cette crise sanitaire en une crise alimentaire que nous pouvons bel et bien éviter.

 

Une autre leçon que nous avons dû apprendre à nos dépens est celle de l’épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014‑2016. Les mesures de quarantaine et la panique ont fait augmenter les niveaux de faim et de malnutrition. Les souffrances se sont aggravées car les restrictions de circulation ont entraîné des pénuries de main-d’œuvre au moment de la récolte, et d’autres agriculteurs n’ont pas été en mesure d’apporter leurs produits sur les marchés.

Les systèmes alimentaires et les chaînes d’approvisionnement alimentaire sont interdépendants, et les perturbations en un seul endroit peuvent se répercuter sur d’autres ailleurs. Il est donc primordial que nous mettions en place des stratégies de prévention et de réduction des risques.

Comme nous le savons, l’agriculture est l’unique moyen d’existence pour des centaines de millions d’Africains. Nous devons prendre des mesures rapides pour garantir que les chaînes d’approvisionnement alimentaire continuent de fonctionner afin d’atténuer le risque de chocs importants qui auraient un impact considérable sur tout le monde, en particulier sur les pauvres et les plus vulnérables.

Les groupes vulnérables comprennent les petits agriculteurs, les éleveurs et les pêcheurs qui ne peuvent pas travailler leurs terres, prendre soin de leur bétail, ou pêcher. Ils auront également du mal à accéder aux marchés pour vendre leurs produits et/ou auront à acheter à des prix plus élevés et un pouvoir d’achat limité. Les travailleurs informels, en revanche, sont confrontés à des pertes d’emplois et de revenus en matière de récolte et de transformation. La covid-19 n’épargne personne. À l’heure actuelle, des millions d’enfants ne sont plus à l’école et, plus important encore, beaucoup d’entre eux n’ont plus accès aux repas scolaires sur lesquels ils comptaient.

Les pays doivent répondre aux besoins alimentaires immédiats de leurs populations vulnérables, renforcer leurs programmes de protection sociale, maintenir le commerce international des denrées alimentaires, veiller à ce que les chaînes d’approvisionnement nationales ne soient pas interrompues, et renforcer la capacité des petits agriculteurs à accroître leur production alimentaire.

Une autre inquiétude en Afrique est liée aux crises humanitaires existantes. Les crises provoquées par des conflits demeurent la principale cause des niveaux élevés d’insécurité alimentaire grave, tandis que la sécheresse, les inondations et d’autres chocs ont également aggravé la situation d’insécurité alimentaire au niveau local. Dans la Corne de l’Afrique, plusieurs pays sont confrontés à la pire crise provoquée par des criquets pèlerins depuis plus de 25 ans. Il s’agit d’une menace sans précédent pour la sécurité alimentaire et les moyens d’existence, qui pourrait entraîner de nouvelles souffrances, des déplacements et des conflits. Plus de 20 millions de personnes sont déjà confrontées à une grave insécurité alimentaire aiguë, et l’invasion acridienne et la pandémie feront encore augmenter ce chiffre.

Il est donc essentiel que les pays donateurs continuent d’apporter l’aide humanitaire là où l’insécurité alimentaire est déjà élevée. Cette maladie ne connaît pas de frontières. Les mouvements de denrées alimentaires et le commerce doivent rester intacts au-delà des frontières, conformément aux normes de sécurité sanitaire des aliments en vigueur.

L’interruption des chaînes d’approvisionnement alimentaire, y compris des entraves aux mouvements des travailleurs des secteurs agricole et alimentaire et l’allongement des durées d’attente aux frontières des conteneurs remplis d’aliments entraîne la détérioration des denrées périssables et la perte et le gaspillage alimentaires.

Nous devons empêcher que ces scénarios se répètent; c’est dans des moments comme celui-ci que la coopération mondiale et régionale devient plus – et non moins – vitale.

C’est maintenant le moment de faire preuve de solidarité, d’agir de manière responsable et d’adhérer à notre objectif commun: améliorer la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire des aliments et la nutrition, et améliorer le bien-être général de la population en Afrique. Nous devons nous assurer que notre réponse à la covid-19 ne crée pas de pénurie injustifiée de produits essentiels ni n’exacerbe la faim et la malnutrition.

Au milieu de cette crise, les équipes de la FAO travaillent avec les pays pour anticiper et atténuer l’impact de la pandémie sur la sécurité alimentaire et les moyens d’existence. Nous continuons de soutenir les efforts visant à atténuer les effets du covid-19 sur le commerce et les marchés alimentaires.

C’est maintenant le moment où nos efforts individuels doivent se conjuguer en aspirations régionales. Nous avons un objectif commun: assurer la sécurité alimentaire et la santé en Afrique.

Abebe Haile-Gabriel
Sous-Directeur général et Représentant régional pour l’Afrique
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

Citation

«C’est maintenant le moment de faire preuve de solidarité, d’agir de manière responsable et d’adhérer à notre objectif commun: améliorer la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire des aliments et la nutrition, et améliorer le bien-être général de la population en Afrique»

Covid-19 : deux anciens premiers ministres chez Julien Nkoghe Bekale

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Raymond Ndong Sima et Casimir Oye Mba ont été reçus à la primature. Les rencontres font partie des consultations engagées par le premier ministre dans le cadre de la lutte nationale contre le covid-19.

Le gouvernement gabonais ne néglige aucune piste et peaufine sa stratégie pour faire face au covid-19. Il mobilise, par exemple, toutes les intelligences, peu importe leur sensibilité politique.

Ainsi les anciens premiers ministres Raymond Ndong Sima et Casimir Oye Mba, vice-président de l’Union Nationale, principal parti de l’opposition radical, se sont entretenus avec l’actuel premier ministre, Julien Nkoghe Bekale. Les deux hommes ont une expérience avérée en économie.

Favorable à l’appel patriotique du président Ali Bongo Ondimba contre le Covid-19, ils ont accepté de mettre de côté leurs divergences politiques.

« Le problème qu’on a est inédit. Il faut donc que chacun apporte sa contribution. Personne ne peut par définition prétendre avoir la solution au problème. Je suis venu parce que si le premier ministre en exercice m’appelle ça veut dire qu’il éprouve le besoin de se concerter. Et, il n’est pas bon que dans ce contexte que je me défile et je refuse de venir », expliquait lundi Raymond Ndong Sima à la sortie de son audience.

Casimir Oye Mba et Raymond Ndong Sima se disent conscients de l’urgence de réagir, notamment au regard des répercussions évidentes sur l’appareil économique. Les entreprises ne fonctionnent plus régulièrement. Il y a aussi la stagnation de plusieurs activités et la chute drastique du prix du baril de pétrole. « Le pétrole pourvoit la majorité des recettes de notre pays. On voit bien que tous ces phénomènes interagissent les uns sur les autres. Donc, il faut bien envisager les mesures économiques, budgétaires, financières, sociales qui, en plus des mesures sanitaires peuvent être prises pour maitriser cette situation », affirmait, deux jours plus tard, Casimir Oye Mba.

Pour l’ancien premier ministre d’Omar Bongo, il s’agit d’une « rencontre républicaine.»

Le chef du gouvernement, Julien Nkoghe Bekale sur sa page facebook a remercié ses deux prédécesseurs. « Dans la crise sanitaire que traverse notre pays, les contributions des uns et des autres sont indispensables. C’est ensemble et unis face au covid-19 que nous trouverons les solutions adéquates pour garantir la sécurité et la sérénité des Gabonais sur tous les plans. »  Ecrit-il le 30 mars.

Edifice

La santé des Gabonais ainsi que la santé financière et économique du Gabon sont les arguments que font valoir certains responsables politiques. La semaine dernière, par exmple, Chantal Myboto avait, en délégation du conseil municipal de Libreville, franchi le seuil du palais du 2 Décembre. L’opposante, également membre de l’Union Nationale, en appelait à la prise de conscience commune et au respect des mesures préconisées par le gouvernement.

Avec la mobilisation contre la crise sanitaire,  d’autres acteurs politiques et de la société civile pourraient bien apporter leur pierre à l’édifice.