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Incarcérés à la prison centrale de Libreville au-delà du délai légal de détention, 153 prisonniers ont été libérés.

Comme annoncé par le ministre d’État, en charge de l’Intérieur, de la Justice, Garde des Sceaux, la première vague de prisonniers détenus de façon arbitraire a été libérée ce 13 août. Une cérémonie de remise d’attestations aux 153 détenus s’est déroulée à la prison centrale en présence du secrétaire général de la Chancellerie, François Mangari.

Selon le ministère de l’Intérieur, à la demande du président de la République, une commission a été mise en place pour examiner les causes de surpopulation carcérale de l’ensemble des prisons à travers le pays. C’est donc en respect des droits garantis à toute personne par la Constitution gabonaise et consacrés par la Charte africaine des droits de l’Homme, que le statut de plusieurs prisonniers pourra être revu.

 « Nous avons donc réalisé au cours de ces travaux que beaucoup d’entre vous ont dépassé leur durée de détention pour certains et de condamnation pour d’autres. C’est pour cette raison que nous sommes venus de manière officielle vous remettre vos attestations de mise en liberté, » explique le secrétaire général.

Décennie

Sur les 153 détenus ayant recouvert la liberté, on compte 120 détenus et 33 condamnés. A cet effet, le secrétaire général a indiqué que seuls ceux dont les condamnations ont déjà expiré sont définitivement libres. Les autres, notamment les détenus devront rester à la disposition de la justice pour nécessité de procédures.

Depuis plusieurs années, la prison centrale de Libreville a dépassé sa capacité d’accueil. Unique prison de la capitale, elle compte aujourd’hui plus de 5000 détenus alors qu’elle avait été construite pour recevoir 500 personnes. La nouvelle prison dont la construction est annoncée depuis par les autorités depuis près d’une décennie est donc très attendue.