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Prévue ce lundi, l’audience relative à l’examen de la demande d’expertise médicale sur la personne d’Ali Bongo a été reportée pour le 29 juillet.

Pour une franche de l’opinion le doute subsiste sur la capacité du président de la République, depuis son accident cardio-vasculaire survenu en octobre 2018. Le collectif Appel à Agir avait saisi le tribunal de Libreville, trois mois plus tôt, pour obtenir une expertise médicale sur la personne d’Ali Bongo.

« Notre requête au demeurant simple consiste à sortir définitivement du débat issu de l’accident vasculaire cérébral du président Bongo par une expertise médicale qui nous dirait objectivement si oui ou non il est apte à assumer l’ensemble des responsabilités liées à ses fonctions, » explique Anges Kevin Nzigou, membre du collectif et juriste.

L’audience de la première chambre de la cour d’appel judicaire de Libreville prévue ce 15 juillet n’a pas pu avoir lieu en l’absence d’Ali Bongo Ondimba. Le rendez-vous a donc été pris pour le 29 juillet à 9 h en respect du principe de contradiction, afin d’assigner Ali Bongo à se présenter ou à se faire représenter à cette audience.

« Ce matin, c’est une décision d’administration de la justice. On ne peut pas juger une personne sans qu’elle n’ait été entendue ou appelée. Or le greffe de la cour qui nous a signifié la date de l’audience n’a pas touché Ali Bongo. Résultat, il était inéluctablement prévisible qu’il y’aura un renvoi, » précise Anges Kevin Nzigou.

Sur le principe, le membre du collectif affirme qu’il ne s’agit pas d’une action « contre l’institution du président de la République », mais d’« une procédure contre la personne d’Ali Bongo pour savoir si elle est justement capable d’incarner l’institution qui elle ne peut souffrir d’une quelconque affection. La personne n’est pas l’institution, mais l’institution est incarnée par une personne qui elle doit être capable de la porter. »

Créé dans la foulée des bouleversements nés durant la période de convalescence du chef de l’Etat, le mouvement citoyen Appel à agir est composé de dix leaders de l’opposition gabonaise dite radicale, parmi lesquels Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Elza Ritchuelle Boukandou,  Edgard Owono.

Ils affirment que leur mouvement se veut républicain et non-violent. Ils sont aussi prêts à utiliser l’ensemble des mécanismes de droit pour obtenir gain de cause.