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mardi 26 mai 2020

L’enseignement à distance : une mauvaise formule, selon la Conasysed

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

La Conasysed reste sceptique sur  l’enseignement à distance. Il serait inefficace et créerait des inégalités entre les élèves.

La Convention nationale du secteur de l’éducation nationale (Conasysed) n’approuve pas toujours l’apprentissage à distance, lancé par le ministère de l’Education nationale. Cette formule a pour but d’enseigner les élèves, le temps de l’arrêt des activités pédagogiques, à cause de la crise du coronavirus.

La Conasysed déplore notamment le fait que cette formule crée des disparités entre les élèves du fait de la fracture numérique. « La Conasysed n’a pas soutenu la mesure des cours à distance, car le niveau de développement technologique ne permet pas à tous les élèves du pays d’accéder à ces cours », a réitéré le délégué général de la Convention, Louis Patrick Mombo.

De même ajoute le syndicat, la mesure ne tient pas compte des classes intermédiaires, ni de la loi portant orientation générale de l’Education qui définit le droit à l’égal accès à l’éducation. Tout compte fait, « cette situation nous rappelle que le système éducatif gabonais a accumulé de nombreux déficits », fait constater le délégué général de la Conasysed.

La syndicaliste craint aussi que cette formule  devienne une norme. En effet, fait-t-il constater, « l’histoire de la lutte syndicale nous montre que le provisoire finit souvent par devenir le définitif ». Il en veut pour preuve, le système de turn-over, des classes à mi-temps et du double flux.

Infrastructures

La Conasysed appelle le gouvernement à repenser le système éducatif gabonais par le recrutement des enseignants, la construction de salles de classe et autres infrastructures.

Cela permettrait de ramener les effectifs aux normes internationales, de supprimer le double flux et les classes à mi-temps. Car selon le syndicat, « l’enseignement au Gabon est d’abord présentiel » ce qui explique pour elle l’inefficacité de cette décision.

Yolande Nyonda sur le terrain de l’enseignement à distance

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La ministre déléguée à l’Education nationale s’est rendu dans des ménages à Bikélé et Akanda pour discuter avec des élèves et des parents sur l’enseignement à distance.

 

A Bikélé et à Akanda, la ministre déléguée à l’Education nationale chargée de la Formation civique, Yolande Nyonda, a rendu visite à des élèves qui suivent des cours  sur Gabon 1ère et sur d’autres plateformes numériques grâce au système du télé-enseignement.

Elle a débuté dans la matinée par le domicile familial d’Éva Bougouendé, âgée de 14 ans. L’adolescente, en classe de 3ème au lycée public de Bikelé a discuté directement avec la ministre. À coté, une autre lycéenne, Paulette Alenga Ekouanghé, de la Terminale D dans le même établissement. Yolande Nyonda a également échangé avec un élève de 5e année (CM2) dans une école privée de la place.

« L’enseignement à distance se base sur la capitalisation des acquis par les forfaits internet, l’interactivité des apprenants, l’implication des parents », explique Yolande Nyonda, accompagnée par plusieurs techniciens du département ministériel.

La ministre a pu constater quelques difficultés auxquelles font face les apprenants. Le forfait internet est le véritable problème depuis le début de la nouvelle méthode d’enseignement. Une adolescente a, pour sa part, relevé les difficultés à accéder depuis son smartphone à l’application pour les élèves ou à télécharger des fichiers. 

  » Il y a des points à améliorer. Il y a la problématique de l’interactivité qui se pose toujours et également la gratuité des forfaits. Nous l’avons constatés dans certaines familles où le forfait n’était pas gratuit. Nous allons nous rapprocher des maisons de téléphonie mobile qui ont décidé d’accompagner le ministère de l’Education››, affirme Yolande Nyonda.

La ministre en discussion avec un élève.

Parents d’élèves

La descente sur le terrain a permis d’évaluer la faisabilité du système. La ministre souhaitait également en savoir un peu plus sur l’appropriation de l’enseignement  à distance par les parents d’élèves. 

‹‹Le 13 mars dernier, conformément aux très hautes instructions du président de la République, Ali Bongo Ondimba, le gouvernement gabonais avait procédé à la fermeture des établissements scolaires sur toutes l’étendue du territoire national. Le ministère de l’éducation a donc voulu s’ajuster et mis en oeuvre l’enseignent à distance afin de maintenir le lien avec nos apprenants. Un mois après, le ministre a instruit les services techniques et moi-même d’évaluer l’appropriation par les parents de ces enseignements à distance››, explique-t-elle.

Télé-enseignement / Mouguiama Daouda : ‹‹Il faut l’implication des parents.››

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Crise sanitaire oblige, les élèves en classes d’examen suivent des cours à distance sur Gabon1ère ou via des plates-formes en ligne. Le ministre de l’Education nationale, Pr Mouguiama Daouda revient sur l’intérêt de cette nouvelle méthode et le rôle de chaque partie, en l’occurrence les parents.

 

Vous sortez d’une rencontre extraordinaire par vidéoconférence avec les ministres de l’éducation nationale de l’espace francophone. Que peut-on en retenir ? 

C’est une deuxième rencontre après celle du 27 mars, organisée par la conférence des ministres de l’Education nationale (Cofemen) de l’espace francophone et  le ministère de l’Education nationale de la République française. Ces rencontres ont pour  but de partager les expériences que chaque pays éprouve dans le contexte de la pandémie du covid-19 avec des répercussions dans le système éducatif.

Lors de la première rencontre, nous avons tous autant que nous étions constatés des similitudes dans les réactions et nous avons travaillé depuis un mois pour mettre en œuvre les stratégies et les partages d’expériences de bonne pratique. Il s’agissait donc de faire le bilan et voir comment on peut avancer ensemble étant attendu que les problématiques sont similaires dans tous les pays face à la pandémie du covid-19.

 

Pour le cas du Gabon,  vous avez mis en place un système de cours en distance. Où en êtes-vous ?

Nous avons en deux semaines  lancé le télé-enseignement et nous allons bientôt pour les populations qui n’ont pas accès à la télévision et au numérique mettre en place un système de diffusion des contenus pédagogiques via des cahiers d’exercices conçus spécifiquement pour l’enseignement à distance.

Ces stratégies que nous éprouvons au Gabon, nous avons pu constater que  les autres pays les mettent également en pratique. D’une manière générale, on a des réponses identiques pour les mêmes problèmes. C’est un bon signe qui prouve que nous sommes sur la bonne voie. Donc, les réponses qu’on va y apporter et qu’on a commencé à esquisser lors de cet échange-là vont probablement présenter des similitudes.

 

Il y a un certain scepticisme face à ce type d’enseignement.  Comment comptez-vous obtenir une plus grande adhésion ? 

On a toujours peur de l’innovation. Ce n’est pas propre au Gabon. Et vous aurez noté que le Maroc qui est quand même un grand pays en Afrique a révélé que les élèves ne suivent pas alors que 80 000 enseignants sont disponibles pour les suivre sur la plateforme numérique et qu’il y a peu d’intérêt au Maroc pour les cours en ligne.  On parle là d’un pays qui a une tradition.

Je constate également d’autres faits pour d’autres pays sur les nouvelles habitudes qu’il faut acquérir. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, par la force des choses, ça va se faire.

Nous allons créer les conditions de cette appropriation par les élèves, en communiquant mieux et en impliquant un peu plus les parents et les enseignants.  Dans la mise en œuvre du dispositif d’enseignement à distance toutes les parties doivent jouer leur rôle, de telle sorte que le système soit fiable et dynamique.

 

Y a-t-il une priorisation des classes pour les cours à distance ?

En parlant de la priorisation des classes d’examen. Nous avons également dans la mise en œuvre de l’enseignement à distance commencé par les matières scientifiques. Elles sont les plus difficiles. Mais, vous aurez remarqué que dès la deuxième semaine, nous avons déjà élargi et ouvert les disciplines qui n’étaient pas initialement prévues. On est passés de disciplines scientifiques, à l’histoire géographie, aux sciences économiques. Tout cela se met en place progressivement. 

 

Un mot pour finir Monsieur le Ministre ?

Sans les enseignants, il n’est pas possible que l’enseignement à distance, par le numérique, mais aussi par l’audiovisuel soit effectif. Il en est de même sans les parents. Chacun a son rôle à jouer dans ce système. Un parent doit savoir que son enfant doit passer un examen. Il doit lui faire la place pour suivre les cours à la télévision, plutôt que de conserver des créneaux horaires qui permettent des films ou de séries.

Si on veut l’avenir de son enfant, on fait des efforts et sacrifices. Et ça, personne ne vient le faire à la place des parents. Évidemment, il y a des familles où il y a des parents qui sont moins instruits que d’autres. C’est de notre devoir,  avec l’aide de l’association des parents d’élèves (APE) de les identifier et de faire en sorte qu’on mette en place un dispositif pour les accompagner. Mais d’une manière générale, il faut l’implication des parents.

Et tenez-vous bien, les études ont montré que les familles dans lesquelles les parents sont moins instruits sont celles qui suivent au mieux les enfants. Donc ce n’est pas forcément une question d’instruction, mais de volonté d’accompagner ses enfants et de préoccupation de leur avenir. 

 

Propos recueillis par Gomez Mouss

Covid-19 : la formule de l’enseignement à distance

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L’Education nationale a annoncé la mise en place d’un programme d’enseignement  à distance pour les élèves privés de cours. Il pourrait aider au maintien des acquis.

Pas d’évaluation pour l’instant, juste des cours destinés à maintenir un lien pédagogique entre les élèves et l’école, face à l’évolution de la pandémie de coronavirus. Voilà l’objectif poursuivi par le programme « Apprendre à la maison » annoncé par l’Inspecteur général des services de l’Education nationale, Nicole Nzaou Rekati il y a quelques jours.

Ce programme est destiné aux élèves des établissements préscolaires, primaires et secondaires. « Dans un premier temps, les cours concernent les élèves des classes d’examen, de 3e et de Terminale. Les autres niveaux seront progressivement pris en compte puisqu’en ce moment, les productions pédagogiques sont en cours d’élaboration à l’Institut pédagogique national et l’urgence se faisant, nous avons le choix de commencer par les classes d’examen », précisait l’Inspecteur général.

Partenaires sociaux

Pour bénéficier des contenus d’enseignement du programme, ces derniers doivent avoir un identifiant Xgest ou se faire enregistrer via la plateforme. « Nous invitons tous les élèves qui ont un identifiant Xgest à y accéder. Ils y trouveront des contenus pédagogiques dans les disciplines suivantes : mathématique, science physique et sciences de la vie et de la terre », a lancé l’Inspecteur. La télévision, la radio et les réseaux sociaux seront également mis à contribution.

La mise en place de cette formule d’apprentissage à distance  concrétise l’idée formulée par le ministre de l’Education nationale, Pr. Patrick Daouda Mougiama. Elle est axée autour des solutions palliatives pour relancer les cours. Si « le volet évaluation fera l’objet d’un communiqué qui sera fait par le ministre de l’Education nationale », les partenaires sociaux et élèves ont bien accueillis l’annonce du programme.

Familles démunies

« Notre fédération mondiale nous a commandé de saisir nos pays, afin que les élèves qui sont les principales victimes de cette pandémie ne puissent pas être abandonnés pendant cette période indécise. Ils nous ont demandé de travailler avec les ministères pour que les enfants, en dépit de ce contexte particulier puissent recevoir des enseignements », explique Fridolin Mve Messa, secrétaire général du Syndicat de l’éducation nationale.

Même son de cloche pour Matt Stanley Golou, élève en classe de 3e au lycée public Jean Aubame Eyeghe sis à Nzeng-Ayong qui comprend le bien-fondé du programme. « C’est une bonne initiative dans la mesure où, cela nous permettra de suivre la cadence de nos programmes scolaires, même si on ne va plus à l’école. Pour nous qui sommes en classe d’examen, ce programme sera encore plus bénéfique au regard de l’incertitude qui plane sur la reprise des cours à cause du coronavirus ».

Alors qu’en Afrique, de nombreux pays ont déjà expérimenté cette formule de cours, les difficultés inhérentes à la disponibilité d’internet à domicile ainsi que des terminaux pour profiter des cours pourraient compliquer la tâche à de nombreux élèves de familles démunies.

Covid-19 : prolongement de la suspension des cours

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Après 15  jours de fermeture des écoles, l’Education nationale est contrainte de prolonger la mesure. Elle annonce aussi un réaménagement du calendrier des examens. 

Les élèves ne regagneront pas les bancs des écoles si tôt. La persistance de la pandémie de coronavirus contraint les autorités à reporter la reprise des cours à une date indéterminée, 15 jours après leur interruption. « Au terme de cette période de confinement, et prenant en compte les avis des scientifiques nationaux et internationaux, confortés par les prévisions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l’évolution de la pandémie, en Afrique notamment, nous avons décidé de prolonger, jusqu’à nouvel ordre, la fermeture des établissements scolaires du pays », déclare, à la télévision, le Pr. Patrick Daouda Mougiama, ministre de l’Education nationale.

Ce prolongement induit un réajustement du calendrier scolaire qui, selon le ministre, se fera sans compromettre l’organisation des examens de fin d’année. Le BEPC et le baccalauréat auront bien lieu. Mais à quelle date ? La question reste en suspens. Car, aussi longtemps que le Gabon se sentira menacé par la pandémie de coronavirus, il sera impossible pour le pays de reprendre les cours.

Pédagogie alternative

L’Education nationale invite les établissements à adopter des nouvelles méthodes d’enseignement. « Cette situation inédite vient nous rappeler la nécessite urgente de développer des méthodes d’enseignement alternatives et novatrices », souligne le ministre. Le système d’enseignement à distance, facilité par les technologies de l’information et de la communication, a été choisi. Bien que le système éducatif gabonais présente des limites pour s’arrimer aux cours à distance, dans de nombreux cette méthode a fait ses preuves. Elle a notamment permis de parachever des programmes scolaires en cette période de confinement.

Aussi, l’Unesco et l’OIF accompagnent le Gabon dans la matérialisation de cette ambition. Car selon le ministre, l’idée est de prendre en compte tous les élèves quel que soit leur lieu de résidence sur l’ensemble du territoire. « C’est un défi qui prendra du temps », reconnait-il. « J’invite donc l’ensemble des acteurs de la communauté éducative à davantage de patience et de solidarité. Car c’est ensemble que pourraient aboutir, pour le grand bien de nos enfants, les solutions alternatives pédagogiques en période de confinement ».