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vendredi 5 juin 2020

Lambaréné : deux morts après un plat de feuille de manioc

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Victimes d’une intoxication alimentaire après avoir consommé un plat de feuille de manioc, deux personnes sont mortes, alors que treize autres sont sous traitement.

L’affaire fait grand bruit dans la ville du grand Blanc, Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué. L’irréparable vient de se produire après le décès d’un homme de 70 ans et d’un enfant de 5 ans conduits en urgence au centre hospitalier régional Georges Rawiri de Lambaréné pour intoxication alimentaire.

Treize autres personnes également prises aussi de malaise ont été hospitalisées. Après avoir reçu des soins, elles sont hors de danger. Le drame se serait produit après la consommation d’un plat de feuille de manioc.

Homicide volontaire

Selon le quotidien l’Union du 3 juin, l’enquête a été ouverte par les autorités judiciaires qui ont été saisies par le médecin chef de centre régional, Dr Dieudonné Ayamam. Il en ressort que les quinze personnes, auraient été victimes d’une intoxication alimentaire après avoir consommé un repas de feuilles de manioc cuisiné par Rosine M., alias Mapenda.

Si les mobiles de cet acte ne sont pas encore déterminés, la Gabonaise de 51 ans sans emploi a été aussitôt placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Lambaréné pour homicide volontaire par intoxication alimentaire.

Transports en commun : la galère des usagers

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Les prix bondissent dans les transports en commun. Il devient difficile de se déplacer sans une mise plus forte que d’ordinaire. La crise sanitaire s’attaque aussi au pouvoir d’achat des Gabonais.  

Plus de deux mois après son apparition au Gabon, la pandémie de covid-19 est loin d’être une simple crise sanitaire. Elle s’inscrit définitivement dans le giron économique et social et n’épargne aucun domaine. Le coronavirus asphyxie le panier de la ménagère.

Le coût du transport dans le Grand Libreville est passé du double au triple. A titre d’exemples, certains trajets en taxi-bus sont passés de 200 F CFA habituellement à 300 voire 400 ou 500 F Cfa : Awendjé- Charbonnages ; Gare-routière-Awendjé ; Charbonnages-Gare-routière ; PK8-Rio ; Rio-Charbonnages ; Cité des Ailes-Gare-routière ; Awendjé-Carrefour Sni ; Centre médico-Awendjé.

« Le carrefour Sni-Awendjé c’était 200F Cfa dans le bus, maintenant c’est 300F Cfa. Awendjé-Carrefour gendarmerie, dans le bus, c’était 300F, un taximan m’avait demandé 500F, mais je ne lui avais pas remis cette somme vu que le jour d’avant j’avais fait le même trajet et j’avais payé 300 F », relate Flore qui réside à Awendjé. Elle doit se rendre chaque matin au travail à Owendo.

Si pour les taxi-bus le coût semble fixe, le coût du petit taxi, lui, est établi à la tête du client. En effet, désormais ne mérite le coup de klaxon que celui qui fait la meilleure offre, lorsque les taximan ne décident pas unilatéralement du tarif établi. C’est le cas des trajets tels que Boulevard-Awendjé désormais à 500 F CFA la tête au lieu de 300 F CFA.  

Avantage

« Chaque jour le taxi augmente. Pire les taximan se comportent comme de petits roitelets. Ce matin par exemple, j’ai proposé 300 F Cfa pour me rendre au Boulevard, il a klaxonné. Je suis montée et quand j’arrive à destination, je lui tends 500 FCFA. J’attends ma monnaie, il me fait savoir que j’ai proposé 500 Fcfa, et qu’il n’aurait jamais accepté 300 F CFA. Ça devient vraiment compliqué », confie Rosalie.

Le coût du transport est passé du double au triple

Si cette manière de faire met l’usager en difficulté,  les transporteurs, pour leur défense, affirment s’arrimer à la nouvelle norme pour ne pas être également asphyxiés par les mesures gouvernementales relatives au transport qui ne sont pas à leur avantage. Pour rappel, selon les mesures, le nombre de passagers dans le bus est réduit à 9 au maximum et à 3 dans les taxis.

Covid-19 : la décentralisation de la prise en charge effective dans le Haut-Ogooué

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Après une formation pratique par le CIRMF, les médecins-chefs du Haut-Ogooué peuvent désormais faire des prélèvements et prendre en charge les cas positifs au covid-19. Seuls les cas symptomatiques et les cas de comorbidités seront pris en charge à l’hôpital régional Amissa de Franceville.

Au vu du nombre croissant de cas testés positifs dans le Haut-Ogooué, et afin de limiter la propagation du virus pour une meilleure prise en charge, tous les départements ont été formés aux techniques de dépistage.

D’après le Dr Ntchoreret, directeur de l’hôpital régional Amissa et responsable de la commission prise en charge, les responsables des départements sanitaires et leurs collaborateurs ont suivi une formation pratique sur les prélèvements.

‘’Désormais si un cas est signalé dans un département le médecin-chef et son équipe qui ont été formés, font le prélèvement sur place et ils envoient les prélèvements au CIRMF. Si les résultats sont positifs, la commission provinciale envoie le traitement au médecin pour le suivi. Aussi, tous les cas testés positifs qui n’ont pas de symptômes, en confinement à domicile ou à l’hôtel sont suivis par les médecins chefs de leur localité. Ils n’ont plus besoin de venir à Franceville’’, explique-t-il.

Deuxième foyer

La décentralisation est déjà effective, sauf les cas qui vont nécessiter une hospitalisation. Pour ceux-là, indique-t-il,  Ils viendront à Amissa, car c’est le seul endroit qui a été identifié pour l’hospitalisation des cas symptomatiques ou des cas qui présentent des facteurs de comorbidités.

Depuis près d’un mois les chiffres des personnes testées positives sont sans en augmentation dans la province. Le Haut-Ogooué le deuxième foyer de l’épidémie dans le pays. Aussi, la décentralisation de la prise en charge est un pas de plus vers la lutte contre cette pandémie dans la province en particulier, et au Gabon en général.

CEEAC : poursuite des enjeux de l’intégration sous-régionale

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La 9e session extraordinaire du conseil des ministres de la CEEAC se tient depuis le 3 juin par visioconférence sous la présidence du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères. Il s’agit pour ses membres d’accélérer la mise en place de la Commission de la CEEAC.

Dans le respect des contraintes exigées par la crise sanitaire de covid-19, c’est devant leurs ordinateurs que les ministres des Affaires étrangères des 11 Etats membres de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale ont pris part mercredi à la 9e session extraordinaire du conseil des ministres de la CEEAC.

Le rendez-vous sous-régional rentre dans le cadre de l’accélération de la mise en place de la commission de la CEEAC, à travers la ratification du traité révisé, selon l’engagement conjoint pris en décembre 2019.

« Aujourd’hui, nous avons essentiellement travaillé sur la mise en œuvre de la réforme, la question des candidatures, le point sur la ratification du traité par les Etats membres et sur l’apurement des contributions. Les Etats sont engagés à soumettre des candidatures qui sont examinées et évaluées d’abord par le conseil des ministres et ensuite soumises aux décisions finales des chefs d’Etat et de gouvernement », a confié le ministre d’Etat, Alain-Claude Bilie-by-Nze.

Le secrétaire général de la CEEAC, Allam-Mi a  pour sa part saisi l’occasion pour lancer un appel à la ratification du traité par tous les membres en vue de son entrée en vigueur avant la prise de fonction de la commission de la CEEAC.

Stratégie

« La situation de crise sanitaire et des mesures prises par les Etats dans le cadre de la lutte contre cette pandémie ont entraîné de légères perturbations dans la mise en œuvre du calendrier de la réforme institutionnelle de la CEEAC. En dépit de cela, nous avons mené des actions nécessaires en rapport avec la présélection des candidatures au poste de  commission », a-t-il déclaré.

Entre autre sujet évoqué, les questions sécuritaires dans la sous-région, particulièrement la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine. Sur ce sujet, des recommandations sont également attendues au terme de cette 9e session extraordinaire.

La rencontre sous-régionale se poursuit. Cette fois, les ministres de la Santé et des Finances des 11 États membres abordent les conséquences sanitaires et économiques de la pandémie, afin de présenter un projet de stratégie régionale à soumettre aux chefs d’État et de gouvernement.

Port-Gentil : il tue sa patronne pour ne pas être licencié

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La menace de licenciement  serait à l’origine du drame. Un gardien tue sa patronne et prend la fuite. Il a été appréhendé par la police.

 

Il s’appelle Adama Marre, 25 ans, de nationalité malienne. Accusé d’avoir ôté la vie à sa patronne, Marie-Louise épouse PierrePont, une septuagénaire, plus connue sous l’appellation de Maguette. Le suspect qui a aussitôt  prit la poudre d’escampette a été appréhendé par la police judiciaire mardi dernier sur la route d’Omboué, dans le département d’Etimboué. Il portait le haut de sa patronne, avec en sa possession plusieurs effets (bijoux, tablette…) appartenant à la victime.

Les faits relatés par le fugitif se déroulent au domicile de la défunte au quartier Ondimba, dans le premier arrondissement de la commune où Adama était allé remplacer un de ses compatriotes. Il était gardien.

Pendant ses heures de travail, Adama se serait mit à se servir régulièrement dans le congélateur de sa patronne sans autorisation. « Je prenais souvent le poulet pour aller préparer pour manger. Je prenais aussi des boites de sardine. Je faisais ça parce que  je voyais les autres employés  que j’ai trouvé là-bas prendre aussi la nourriture », se justifie-t-il.

Mais la constante du vol va attirer l’attention de la patronne qui aurait commencé à se plaindre. Elle finit par accuser son employé d’être à l’origine des « disparitions », non pas seulement des denrées alimentaires, mais aussi de biens et d’autres de ses effets.

Dénudée

Maguette décide de licencier Adama, après lui avoir réglé son solde. Mais, ce dernier, conseillé par sa communauté qu’il aurait consulté auparavant, entreprend, dans la nuit du lundi 1er juin, d’aller présenter ses excuses à son employeur.

Il était 20h. Marie-Louise était en train de se changer dans sa chambre, la porte entrouverte. Là, elle est surprise, torse nu, par Adama qui serait rentré soudainement sans frapper, alors que celui-ci, semble-t-il, n’avait plus accès à la maison. Furieuse, certainement d’avoir été découverte partiellement dénudée par son  gardien, elle lui demande de sortir. Mais, refusant de s’exécuter, car il tente de s’excuser, Adama met davantage sa patronne en colère.

Enquête

Au milieu de toute cette agitation, Marie-Louise,  aurait tenu le jeune homme par le col. Mais celui-ci n’aurait pas du tout apprécié. Un violent échange physique s’en est suivi, en témoigne les nombreux hématomes sur le corps de la victime. « Je l’ai tenue par le cou et je l’ai poussée. Elle est allée tomber et a cogné sa tête sur le lit », a reconnu Adama à la PJ. « Je suis sorti de la chambre. Je suis retourné à mon poste. ».

Le lendemain matin arrive la femme de ménage, intriguée par des volets toujours clos et toutes les lumières de la maison allumées. Faits inhabituels à 8h, connaissant sa patronne. Elle découvre le corps de Marie-Louise dans la chambre. Elle va simplement constater le décès de cette dernière.

L’enquête diligentée par les autorités judiciaires permettra de faire la lumière sur la nature et les circonstances du crime.

Ntoum : des policiers embarquent des casiers d’un bar clandestin

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Des policiers ont fait une descente dans un bar clandestin. Officiellement pour faire respecter les mesures du gouvernement face à la crise sanitaire. Pour certains témoins, ce ne serait pas la vraie raison.


Une descente des policiers dans un bar  pour faire respecter les mesures sécuritaires  contre le covid-19 a eu lieu mardi, au quartie Bizango-Bibéré 2, à Ntoum, près du PK 12. La propriétaire des lieux, Lucie de nationalité camerounaise a indiqué que les policiers sont rentrés derrière son comptoir et ont  embarqué 8 casiers.  

Et qu’ils auraient au passage brutalisé une collègue policière, qui faisait  partie des clients du bar, buvant à guichet fermé. A leur vue, elle se serait présentée sans qu’ils en tiennent compte, car déterminés à faire appliquer la mesure de fermeture des bars et autres espaces publics. 


«Ils ont pris 8 casiers et des liqueurs que j’ai achetés hier et ils ont brutalisé une femme, malgré qu’elle s’est présentée comme étant leur collègue», indique la propriétaire. Les policiers semble-t-il ne souhaitaient pas d’arrangement avec la propriétaire du bar. Comme cela se fait parfois. « Ils ont un nouveau système. Ils prennent les casiers, au lieu de prendre l’argent parce qu’ils savent qu’avec les casiers ils gagnent plus», souligne un habitant.  


Selon des témoignages, les policiers ne voulaient absolument pas être identifiés, menaçant de mettre en prison quiconque oserait filmer la scène avec son smartphone. « Ils ont dit ne pas essayer de filmer ! Donc, nous étions juste des spectateurs », explique un client. 

C’est la première descente du genre dans ce débit de boissons depuis la mesure de fermeture des bars. Il se trouve sur la route, menant vers Bikelé. Chose étonnante, les autres bars voisins n’ont pas été touchés. Il y avait des clients qui buvaient aussi derrière les portes fermées. Une autre tenancière, à quelques pas, accuse son amant d’avoir appelé la police, car le couple se dispute souvent.  «J’ai vu comment il parlait au téléphone en disant : « venez ! C’est sur l’ancienne route de Bikélé», raconte une braiseuse de poissons à côté. Si cette assertion est avérée, cela signifie que les policiers se seraient trompés de cible et de bar. Le commerce de Lucie a ” payé les pots cassées”. 

Laxisme

Les habitants supposent qu’il s’agit de policiers du commissariat de Nkembo, dans le 2e arrondissement de Libreville. Ils n’oublient pas que des policiers s’étaient montrés très fermes face à une autre propriétaire au cours d’un contrôle de routine au PK 12, quelques jours plus tôt. Ils lui avaient ravis 18 casiers sur 22 qu’elle tentait d’acheminer vers son bar, toujours dans la même zone.

La vente de boissons se déroule, depuis le confinement, à guichet fermé. Les commerçants ont transformé leurs domiciles en bars clandestins. Au début,  les forces de l’ordre veillaient, mais cela semble ne plus être le cas.

Un laxisme qui a amené le ministère de l’Intérieur à faire preuve de fermeté. Lundi dernier dans un communiqué lu par son porte-parole, il rappelait que les bars avaient rouvert, sans autorisation et que les mesures prises pour leur fermeture ne sont pas encore levées face à la crise sanitaire mondiale.

Forum de la Fonction publique : 144 recommandations en discussion

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Le secrétaire général adjoint de la Fonction publique a procédé ce 3 juin au lancement officiel de la reprise des travaux des commissions de suivi du forum de la Fonction publique. Les partenaires sociaux sont déterminés à  redynamiser de l’administration publique.

Freinés par les mesures gouvernementales liées à la riposte contre le covid-19, les travaux des quatre sous-commissions chargées de la mise en œuvre des recommandations du forum de la Fonction publique ont repris ce 3 juin. Au terme de plusieurs semaines de réflexion, le nouveau schéma mis en place a été présenté aux partenaires sociaux par le secrétaire général adjoint de la Fonction publique, Elie Christian Aghoma Molombo.

« Il était question de rappeler aux membres et aux partenaires sociaux, les exigences liées au covid-19, notamment en terme de distanciation, de port du masque. Lorsqu’il est question pour nous de nous retrouver, il est préférable que ces mesures soient respectées. C’est une exigence des plus hautes autorités », a-t-il expliqué.

Pour ce qui est du schéma proprement dit, les commissions travailleront durant trois jours par semaine, à savoir lundi, mercredi et vendredi en matinée et en après-midi, soit deux commissions de 9h à 12 h et les deux autres de 12h à 15h. « S’agissant de la durée des travaux, il n’y a pas une date précise qui a été arrêtée. On est sorti du conclave du Nomad, il n’avait pas été question d’arrêter une date de durée définitive », a –t-il précisé.

 Présents en grand nombre au cours de cette première journée, les partenaires sociaux ont dit leur détermination de défendre au mieux les intérêts des travailleurs afin de parvenir à une  administration totalement rénovée. « Les partenaires sociaux ont souhaité cette reprise parce qu’il y a des attentes fortes sur la redynamisation des situations administratives, ainsi que la refonte et la réforme de la Fonction publique », a confié Aminata Ondo, membre du comité de pilotage, présidente du Bloc de la 1ere seconde.

Dialogue

« Il est question que nous allions maintenant au concret. Le concret, c’est que nous regardions la faisabilité des intégrations, de la titularisation et tout ce qui s’en suit. (…). Nous pensons aujourd’hui que ces sous-commissions sont importantes parce qu’il y a 144 recommandations qui naturellement sont sélectionnées dans ces sous-commissions pour que l’on puisse regarder ce qui est fait », a renchérit Joël Ondo Ella, président du Cosynap.

Le Forum de la Fonction publique s’est tenu les 8, 9 et 10 janvier dernier et a abouti sur la mise en place de quatre sous-commissions, chargées de la mise en œuvre de 144 recommandations, notamment la commission juridique, celle chargée des régularisations des situations administratives et de la modernisation ; celle chargée du dialogue social et de la trêve sociale, et celle chargée des questions sociales et de la formation.

Covid-19 : du relâchement à Port-Gentil

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La crise sanitaire et les mises en garde des autorités n’y changent rien. Les Port-Gentillais reprennent progressivement goût à une certaine liberté, sans mesures barrières, contre la propagation du coronavirus.

 

Le relâchement observé depuis l’assouplissement de certaines mesures gouvernementales et le niveau de propagation du virus sont les raisons pour lesquelles les autorités ont rappelé à l’ordre les uns et les autres à travers un communiqué lundi.

Dans les marchés, les boutiques et les magasins sont de nouveaux fréquentables. L’affluence quotidienne dans les espaces commerciaux, les transports en commun et la rue, témoigne du non-respect de l’interdiction des sorties considérées comme pas essentielles. Même si dans certains magasins, le dispositif sécuritaire contre le coronavirus reste de mise à l’entrée.

Difficile d’en dire autant dans certaines administrations publiques où les usagers, devant des kits de lavage de mains incomplets, sont désormais libres de se soumettre ou pas aux gestes barrières contre la propagation du coronavirus.

Au quartier, les cellules de prières se multiplient. Tandis que les bistrots de fortune gagnent du terrain. Si les religieux font l’effort d’être en conformité avec l’interdiction de rassemblement de plus de dix personnes, pour les amateurs de bière, c’est la liberté totale. Il n’y a aucun respect de la distanciation sociale et pas de port de masque.

A 19h passées, les Marigovéens se baladent dans les rues ou circulent en voiture paisiblement et sans bavette la plupart du temps. Jusqu’à 20h et plus, les taximans et autres clandos profitent hâtivement de la générosité des clients, rattrapés par le temps. Ils essaient de regagner prestement leurs domiciles parfois à l’autre bout de la ville. L’horaire du couvre-feu est devenu variable.

Discipline

Pour Clémentin, « le fait qu’il n’y ait pas beaucoup de cas ici favorise un peu la situation d’insouciance des populations dans laquelle nous nous trouvons. Mais le vrai problème est que le gouvernement n’a rien respecté de ce qu’il a promis ici en ce qui concerne les mesures d’accompagnement. Comment donc nous on va continuer de faire comme ils disent ? ».

Une ville sans mesures barrières, avec officiellement 3 cas covid-positifs

Nadine pense qu’il faudrait profiter du fait que Port-Gentil enregistre « un faible taux » de propagation pour maintenir l’activité économique. « On doit laisser les gens vaquer à leurs occupations tout en respectant les mesures barrières. Il faut cependant que les frontières restent fermées pour éviter que nous ayons plus de cas », soutient-elle.

A la question de savoir comment faire finalement intégrer à tous les mesures barrières, d’aucuns répondent que « les mauvaises habitudes ont la peau dure ».

Quoiqu’il en soit, le gouvernement estime que « la sortie de l’état d’urgence sanitaire dans laquelle nous sommes requiert une discipline personnelle et collective ». A Port-Gentil, la discipline attendra. Après tout, la ville ne compte-t-elle pas que trois cas positifs au covid-19 ?