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mardi 26 mai 2020

Lettre ouverte au Président de la République

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Dans une lettre ouverte, le rassemblement des forces vives de la Nation, demande au président Bongo, plus de transparence dans la gestion de la crise sanitaire du covid-19. Il en appelle aussi au rassemblement de toutes les forces politiques et civiles du pays.

 

Excellence,

Nous, représentants de la société civile gabonaise, chacun de nous en sa qualité d’acteur de terrain, nous sommes rassemblés malgré l’absence de coordination des pouvoirs publics avec nos organisations. Animés par un esprit de responsabilité, une volonté patriotique authentique, nous avons travaillé et échangé en toute vérité. Nous sommes convaincus de la force d’intelligence collective de tous nos frères et sœurs. Nous avons foi en la capacité des Gabonais de faire face ensemble.

Aujourd’hui, nous avons une exigence simple et claire : la transparence et nous la voulons ici et maintenant !

Et nous avons une proposition concrète pour tenter d’y parvenir : constituer un Conseil de Contrôle Citoyen des fonds Covid19.

Les bailleurs de fonds internationaux multiplient le déblocage d’importants volumes financiers au profit du Gabon dans le double objectif de participer au plan de lutte contre le Covid19 et d’éviter aux gabonais de sombrer dans la misère. Ces fonds doivent, a fortiori, nous permettre de lutter efficacement contre la crise sanitaire et renforcer nos services publics, le système de santé au premier plan.

Or, que fait votre gouvernement ?

Il installe un « Comité de Pilotage » de la riposte à la crise uniquement constitué de représentants de l’État, ce qui favorise l’opacité et toutes les dérives habituelles de gestion des finances publiques.

Il écarte toute implication des forces politiques du pays et ne daigne pas consulter tout ce que compte notre pays d’énergies et d’intelligences constituées en associations, corps intermédiaires ou ONG. Il va même jusqu’à réduire au minimum la consultation des assemblées parlementaires.

Au final, personne d’autre que les habituels représentants de l’Etat n’ont accès aux décisions et aux délibérations ce qui, à notre avis, est dommageable pour le pays.

En effet, le maintien à l’écart des forces vives limite l’efficacité de la diffusion des messages de lutte contre l’épidémie. De même, il est difficile que les décisions prises ainsi que les modalités d’accès aux nouveaux droits parviennent aux populations dans cet état de fait. En réalité, plus toutes les structures seraient associées, plus les messages et droits des populations seraient garantis.

Sachant que l’absence de transparence éclipse toute légitimité au plan de lutte contre la crise. Cette délégitimation touche en conséquence toute parole publique et politique. C’est notre propre parole et action qui peut se voir abîmer par vos errements.

La transparence, ce n’est pas un cadeau ! C’est un devoir des gouvernants et un droit du peuple ! La confiance n’est pas un luxe ! C’est la clé de voûte de toute politique publique efficace.

Mais, au-delà même de ce droit fondamental du peuple et de la responsabilité cardinale de tout gouvernement, parlons-nous en vérité des multiples conséquences du choix de l’opacité.

Ce choix répété entrave profondément toute crédibilité du Gabon vis-à-vis des partenaires internationaux, ceux-là même vers qui, encore une fois, nous devons nous tourner. On peut craindre qu’ils aient encore plus de réticence dans la suite de la crise à nous accorder cette aide, ce qui constituera un risque vital pour notre pays, privé de toute rente pétrolière.

Au final, nous serons face à des risques démultipliés de désastres économiques, sociaux et sanitaires supplémentaires. 

En conséquence, nous revendiquons la mise en place sans délai d’un Conseil Citoyen de Contrôle des finances Covid19. Celui-ci serait chargé de contrôler chaque décaissement de fonds, chaque affectation de fonds publics, dans le cadre du plan. Les ministres et le gouvernement dans son ensemble seront contraints à justifier chaque décision et présenter les pièces comptables justifiant l’utilisation des fonds.

Ce conseil devra être composé par des représentants des organisations internationales, des représentants de la société civile et de quelques représentants de l’État et sa direction confiée à une personnalité crédible issue de la société civile.

Comptant sur votre attachement à ce pays et votre capacité d’écoute, nous vous prions de recevoir nos salutations distinguées.

 

Mgr Mike JOCKTANE Évêque, Président Leader du Gabon Nouveau/Marcel LIBAMA, enseignant syndicaliste, coordonnateur du Groupe Alternatif Communautaire (GAC) face au COVID-19 / ONG Croissance Saine Environnement/ Georges MPAGA, porte-parole du la société civile et du ROLBG, Modérateur du Groupe d’alternative communautaire contre le Coronavirus COVID 19,GAC-COVID 19 /Christian GONDJOUT, Cadre de banque/ Odile MATSOUPA, Colonel à la retraite/ Eugénie EYEANG, Enseignant-chercheur/ Diane Séverine NGWIZONGO, Artiste Diane Omega/Aude ZAMAMBO, secrétaire comptable au Service Recouvrement de la Direction Financière du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL)/ Oyono OYONO, ingénieur systèmes/ Ulrick MOMBO, Fonctionnaire/ Constance Flore DIVINOU, Enseignante de formation, Fondatrice d’un Institut Universitaire et professionnels, Sociologue de l’éducation

Covid-19 : l’appel à l’union sacrée de Mike Jocktane prend forme

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Engagé dans la lutte contre le covid-19, le président du parti Gabon Nouveau mobilise les forces vives autour d’un appel à l’union sacrée. Les participants se sont rencontrés pour la première fois.

C’est par une visioconférence que le leader du parti politique, Gabon Nouveau, Mike Jocktane a amorcé l’appel à l’union sacrée des forces vives de la nation pour la gestion de la crise sanitaire imposée par le virus du covid-19 au Gabon. Pour cette première rencontre, le leader a échangé avec des acteurs de la société civile tels que le syndicaliste Marcel Libama et le président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne Gouvernance au Gabon (ROLBG), Georges Mpaga, des leaders religieux, et des hommes et femmes d’affaires.

Au terme de ce premier échange, le leader politique s’est dit satisfait des premières pistes concrètes dessinées par les intervenants pour attaquer cet ennemi public commun. Il s’agit principalement de trois angles, à savoir Répondre à la crise sanitaire par une stratégie précise ; Anticiper le choc économique ; et Agir pour la cohésion sociale et protéger les plus fragiles.

« L’heure est, plus que jamais, à l’unité nationale pour mener ce combat inédit contre un ennemi certes invisible à l’œil nu, mais extrêmement redoutable. Nous ne devrons notre victoire qu’à la cohésion de nos actions et à notre capacité à surpasser nos intérêts personnels pour œuvrer pour le bien-être de tous », a insisté Mike Jocktane.

Pistes

Les premières pistes de l’appel citoyen sont, entre autres, poursuite dans la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques pour lutter contre la propagation du virus, la commande de plus de tests en association avec d’autres états, un plan précis pour isoler les personnes positives, la distribution massive des kits de prévention consternant des gels hydroalcooliques, des gants, et des masques aux personnels soignants et aux populations.

Mais aussi, veiller au maintien de l’activité économique ; veiller à la disponibilité des fonds annoncés le vendredi 3 Avril ; rendre disponibles les procédures d’accès aux mesures concernant les PME et les petits commerçants. De même que la protection des expulsions de tous les gabonais locataires ; l’extension de la lutte aux communautés ; le recensement des populations classées économiquement faibles, et enfin mettre en un système efficace de contrôle de la mise en œuvre des mesures gouvernementales.

La société civile se mobilise contre le covid-19

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le Groupe pour l’alternative communautaire face au covid-19 au Gabon’, réunit des associations et ONG qui se mobilisent le covid-19. Il veut contribuer à l’effort national de lutte contre le coronavirus.

 

‘’La vie entre nos mains ‘’. C’est le slogan de la société civile pour transmettre le message de riposte au covid-19 au plus grand nombre. Vêtus de tee-shirts imprimés de messages de sensibilisation et munis de pancartes, de masques, de gants, de savons, de gels hydroalcooliques et d’autres éléments, le Groupe pour l’alternative communautaire face au covid-19 au Gabon (GAC Covid-19), sillonne depuis quelques jours les rues et les quartiers de Libreville et ses environs.

Il s’agit pour Marcel Libama de la Conasysed, Georges Mpaga du ROLBG et Pepecy Ogouliguende de l’ONG Malachie, des leaders religieux tels que le révérend Rostand Essono Ella de transmettre un message de proximité aux populations.

Le révérend Rostand Essono Ella et Marcel Libama

« Il s’agit pour les acteurs de la société civile d’aller à l’écoute des populations et de répondre à leurs questions, d’apaiser leurs craintes et de corriger la désinformation par des faits avérés qui leur sont utiles », explique Marcel Libama.

Le GAC covid-19 n’est pas un mouvement isolé des efforts du gouvernement. Ces échanges interactifs avec les populations sont nécessaires pour recueillir les avis du plus grand nombre dans la gestion de la pandémie sur le plan national.

« Notre approche, c’est une approche communautaire. Nous sommes à la base, nous recueillons aussi des besoins, des attentes de la communauté, par rapport à l’Etat et par rapport à nous. Nous avons une cellule de veille, une fiche a été élaborée qui va être remplie par les différents ménages, les familles », précise le révérend.  

Consignes

Les données et les informations seront épluchées. Les analyses seront remontées à la coordination nationale chargée de la riposte contre le coronavirus 

Au Gabon, le premier cas de covid-19 a été signalé le 12 mars dernier. Trois semaines après, le bilan officiel fait état de sept cas positifs et un décès. Plusieurs personnes ayant été en contact avec les patients atteints ont été mis en quarantaine en respect des consignes de l’OMS. Des mesures de confinement partiel ont été prises. Un couvre-feu a été décrété de 19h30 à 6h.

Blanchiment des capitaux : Nourreddin Bongo visé par une plainte

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Nourreddin Bongo Valentin, est visé par une plainte de la société civile pour détournements supposés des fonds publics, blanchiment des capitaux et détention illégale des biens appartenant à l’Etat. Il entend à son tour porter plainte.

Au Gabon, alors que l’opération Scorpion se poursuit, les ONG, mouvements associatifs et syndicats, Sauvons la République, Dynamique Unitaire (DU) et le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) ont initié une plainte contre Nourreddin Bongo Valentin, le coordinateur des affaires présidentielles. Ils accusent le fils du président de la République, d’avoir détourné des fonds publics, blanchi de l’argent à des fins personnelles et de détenir de manière illégale des biens appartenant à l’Etat.

« Nous estimons que le fils du président de la République, qui est miraculeusement propulsé à la fonction de coordinateur des affaires présidentielles, doit répondre de ces actes devant la justice, doit être poursuivi par les juridictions compétentes », a expliqué Georges Mpaga, président exécutif du ROLBG sur RFI.

Au regard des faits énumérés et de la poursuite d’une opération visant à traquer les hauts fonctionnaires corrompus et mal-verseurs, les associations invitent l’Etat à se pencher sur le cas de Nourreddin Bongo Valentin, afin que celui-ci s’explique. Pour ces acteurs de la société civile, l’opération anti-corruption doit être « impartiale » donc, viser tous les criminels.

Coup de com

Selon certaines sources, Nourreddin compte bien répliquer en portant lui aussi, plainte pour « allégations tendancieuses », basées sur aucun fondements factuel et juridique. Il devrait se faire représenter par son avocat, Me Claude Dumont Beghi.

De son côté le porte-parole de la présidentielle de la République, Jessye Ella Ekogha, contacter par nos confrères de RFI, n’a pas manqué de mettre en évidence, l’impossibilité de ces associations de prouver leurs accusations. « J’imagine que les associations et syndicats en question sont incapables de produire, ne serait-ce qu’un procès-verbal pour prouver les faits qu’ils avancent. Donc, encore une fois, c’est un concept qu’on connaît un peu ici. C’est un joli coup de com qui ne mènera, encore une fois, à rien, qui ternit plus l’image du pays que de la personne incriminée… »

Affaire à suivre…

Trois questions à Emmanuel Mve Mba

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le Congrès des agents publics, parapublics et privé de  l’Etat (CAPPE) multiplie depuis quelques semaines des rencontres avec l’ensemble des partis politiques et les ONG. Un marathon qui va s’étendre aux confessions religieuses, à la notabilité, la diaspora et les instances internationales. Emmanuel Mve Mba, président du CAPPE, précise l’objet de cette démarche.

 

Quel est le sens de la tournée citoyenne ?

Depuis pratiquement 2016, sinon 2009, la crise a éclaté au Gabon entre les acteurs politiques et ceux de la société civile et même des confessions religieuses. Nous avons observé cette situation pendant des années et elle s’est aggravée au lendemain de la présidentielle de 2016. Les politiques de tous bords  allaient dans tous les sens, ils ne se parlaient plus.

Les fils et filles d’un même pays ne se parlent plus, nous craignons une implosion sociale. Et nous avons même constaté qu’à un moment donné les militaires ont voulu faire un coup d’Etat. Ce qui justifie effectivement de la crise au Gabon. Heureusement les institutions ont vite fait d’arrêter tous ces mécanismes.

Parce que nous constatons l’échec des politiques, en tant que troisième acteur, nous avons pris le taureau par les cornes en initiant une tournée dite consultation citoyenne. Si nous ne le faisons pas nous allons être tous comptables de ce qui va arriver demain.

 

Qui avez-vous déjà rencontré et comment votre message est-il perçu ?

Nous constatons avec beaucoup de satisfaction que les acteurs politiques restent très attentifs et adhèrent au projet. Nous avons déjà échangé avec le PSD, le CLR, l’Union Nationale, le RPG, l’UGP-L, RAPID, ARENA, RPM, Marc Ona Essangui, Paul Biyoghé Mba, Louis Gaston Mayila, Georges Mpaga. Tous adhèrent à ce projet et pensent que si nous ne faisons rien, le Gabon va exploser socialement, politiquement et on peut même avoir une guerre civile. Nous avons déjà pris rendez-vous avec Jean Ping. Même s’il ne dirige pas un parti, c’est l’un des principaux acteurs politiques de ce pays.

Grève fonction publique – archives – AP

Mais nous constatons pour le déplorer que certains partis dits de la majorité ne veulent pas nous recevoir. Nous nous interrogeons, mais nous avons relancé les demandes. Nous n’allons pas être fatigués à repartir vers eux parce qu’il s’agit des Gabonais. Le Parti démocratique gabonais est actuellement en tournée et lorsqu’ils vont terminer la tournée, ils vont nous recevoir. C’est nous qui voulons que les Gabonais se parlent, nous n’avons pas à être impatients. 

 

Votre démarche est perçue par certaines personnes comme une façon de solliciter implicitement le poste de médiateur, que répondez-vous à vos détracteurs ?

Être médiateur, je ne sais même pas ce que ça représente. Je ne suis pas politique. De plus, je n’ai pas la prétention d’en être un parce que ça se décide ailleurs. Je ne sais pas si tout le monde doit rester les bras baissés parce que nous avons devant nous la crise. Aujourd’hui, les mauvaises réformes sont prises vis-à-vis de la jeunesse et ça énerve les jeunes. Les stages sont bloqués. Les reclassements sont bloqués. Tout est bloqué au Gabon. Et quel serait la mission du CAPPE en tant que centrale syndicale ?

Non, nous n’avons aucune prétention de faire les yeux doux aux gouvernants pour devenir médiateur. Mais si nous sommes déjà médiateur de manière légitime, c’est déjà une bonne chose. On aura participé pour le Gabon. 

Propos recueillis par G. D