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vendredi 5 juin 2020

Covid-19 : la décentralisation de la prise en charge effective dans le Haut-Ogooué

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Après une formation pratique par le CIRMF, les médecins-chefs du Haut-Ogooué peuvent désormais faire des prélèvements et prendre en charge les cas positifs au covid-19. Seuls les cas symptomatiques et les cas de comorbidités seront pris en charge à l’hôpital régional Amissa de Franceville.

Au vu du nombre croissant de cas testés positifs dans le Haut-Ogooué, et afin de limiter la propagation du virus pour une meilleure prise en charge, tous les départements ont été formés aux techniques de dépistage.

D’après le Dr Ntchoreret, directeur de l’hôpital régional Amissa et responsable de la commission prise en charge, les responsables des départements sanitaires et leurs collaborateurs ont suivi une formation pratique sur les prélèvements.

‘’Désormais si un cas est signalé dans un département le médecin-chef et son équipe qui ont été formés, font le prélèvement sur place et ils envoient les prélèvements au CIRMF. Si les résultats sont positifs, la commission provinciale envoie le traitement au médecin pour le suivi. Aussi, tous les cas testés positifs qui n’ont pas de symptômes, en confinement à domicile ou à l’hôtel sont suivis par les médecins chefs de leur localité. Ils n’ont plus besoin de venir à Franceville’’, explique-t-il.

Deuxième foyer

La décentralisation est déjà effective, sauf les cas qui vont nécessiter une hospitalisation. Pour ceux-là, indique-t-il,  Ils viendront à Amissa, car c’est le seul endroit qui a été identifié pour l’hospitalisation des cas symptomatiques ou des cas qui présentent des facteurs de comorbidités.

Depuis près d’un mois les chiffres des personnes testées positives sont sans en augmentation dans la province. Le Haut-Ogooué le deuxième foyer de l’épidémie dans le pays. Aussi, la décentralisation de la prise en charge est un pas de plus vers la lutte contre cette pandémie dans la province en particulier, et au Gabon en général.

Covid-19 : le directeur du CIRMF rassurant sur la situation dans le Haut-Ogooué

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Les contaminations au covid-19 sont quotidiennes et importantes dans le Haut-Ogooué. Les spécialistes ne sont pas alarmistes pour autant.

Depuis près de trois semaines le nombre des personnes testées positives flambe dans le sud-est, faisant ainsi, du Haut-Ogooué le deuxième foyer de l’épidémie dans le pays. Une situation alarmiste qui inquiète.

Pourtant les spécialistes se veulent rassurant. C’est le cas du directeur du Centre interdisciplinaire de recherches médicales de Franceville. Le professeur Jean Bernard Lekana Douki explique que 94% des cas testés positifs n’ont aucun signe de maladie, soit 9 personnes sur 10.

Et parmi ces personnes, il va y avoir plus de 95% qui au bout de 5 à 6 semaines sans traitement vont éliminer le virus. ‘’Soit 9 personnes sur 10 qui ont le virus en elles, qui se baladent tranquillement. Elles n’ont pas le moindre signe de maladie, elles  ne toussent pas. Elles n’ont pas de rhume. Elles ne font pas de fièvre. Elles sont complètement asymptomatiques. A partir de ce moment ces personnes propagent le virus, et du moment où on ne va vers des personnes systématiquement en fait, on peut dire que ses chiffres sont sous-estimés, ’’ explique-t-il. En cas de dépistages massifs, il pourrait y avoir beaucoup plus de cas positifs.

Application et respect

Par ailleurs, le professeur explique que le covid-19 est un problème pour les personnes à risques. ‘’ Si elles sont contaminées, vu qu’il n’y a pas de traitement aujourd’hui, ces personnes sont destinées à la mort. C’est pour ça que nous devons prendre ce problème très au sérieux. C’est vrai, qu’il y a un faible pourcentage de personnes à risques, mais ces personnes-là, si elles sont contaminées, elles décèdent. Il n’y a pas de solution pour elles’’.

Le directeur du CIRMF rappelle l’importance de l’application des mesures barrières et du respect de la distanciation physique afin de protéger les personnes à risques.

Haut-Ogooué : le Copil provincial fait le point sur la pandémie

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Le comité provincial du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à coronavirus, via la commission de prise en charge, a animé un point de presse ce mardi à Franceville.

Un point de presse s’est tenu dans les locaux du Centre interdisciplinaire des recherches médicales de Franceville. Il a permis de faire le point sur la situation de la province, mais aussi de sensibiliser et rassurer les populations. Il était animé par Dr Solange Bongo-Ayouma, directrice de l’Hôpital de la Caisse nationale de santé et de sécurité sociale et responsable adjointe de la commission prise en charge au niveau provincial du Copil.

Sur le plan épidémiologique, trois villes principalement sont touchées : Franceville, Moanda et Mounana.

 « Depuis le 06 mai et ce, jusqu’au 25 mai, nous avons enregistré 351 cas testés positifs dans le Haut-Ogooué. 300 sont mis sous traitement, car dès le diagnostic nous commençons aussitôt la prise en charge. Nous avons à l’heure actuelle 65 guérisons, ce qui est encourageant. »

La province déplore deux décès. « Il faut également souligner, que nous commençons à traiter au-delà de 15 ans. Donc les 68 cas qui ne sont pas sous traitement, concernent les enfants qui  ne sont pas à traiter et quelques adultes qui ont refusé d’être traités et préfèrent s’en référer aux remèdes traditionnels, » explique le Dr Bongo-Ayouma.

Implication

La commission de prise en charge dispose d’une dizaine de médecins, de trois sites  de confinement, l’hôpital régional Amissa, qui est le site de référence pour les formes graves, l’hôtel Héliconia pour les formes asymptomatiques. Beaucoup suspects restent à la maison. Ils sont surveillés par des médecins qui passent régulièrement au domicile. ‘’Ce qui est encourageant ce que 94 % des formes sont des formes asymptomatiques, c’est-à-dire des porteurs sains’’, indique la Directrice de la CNSS.

Elle a rassuré les populations sur la pandémie. ‘’Il faut savoir que la forme que nous avons ici, en Afrique, n’est pas comparable de celle d’Europe. Nous avons 90%, au  Gabon, des personnes asymptomatiques, alors qu’en Europe moins de 30% sont asymptomatiques. Il ne faut pas dramatiser lorsque vous êtes testé positif. Il y a tout un dispositif de prise en charge qui travaille en collaboration avec la commission laboratoire, des psychologues. Tout le monde est impliqué’’.

Une salariée de la Comilog décède du covid-19

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La Comilog a enregistré dimanche un décès lié au covid-19. L’annonce a été faite  par la compagnie minière.


Le Gabon enregistre son 13e cas de décès officiel lié au coronavirus. Il s’agit d’un agent en service à la Compagnie minière de l’Ogooué à Moanda dans le Haut-Ogooué depuis 2013. Son identité a été révélée dans un communiqué de l’entreprise.  » La Direction générale a le regret de vous informer du décès survenu ce jour 24 mai 2020, à l’hôpital Amissa Bongo de Franceville, des suites du covid-19, de Judith Otambo, agent administratif à la DAP » .


Selon l’entreprise, la patiente s’est rendue au HMA, le 20 mai dernier, suite à un léger malaise, et a été placée en isolation et en observation. Le 21 mai un prélèvement a été réalisé par le médecin référent du Covid-19. Et le 22 mai, le résultat s’est révélé positif. La patiente a été immédiatement placée sous traitement.

Dès le lendemain, le corps médical a décidé de son transfert vers l’hôpital régional Amissa Bongo, centre de référence pour la prise en charge des malades Covid-19 dans la province, afin d’y poursuivre son traitement et la placer sous oxygène : « jusqu’à cette nuit à 3 h, où elle a rendu l’âme », précise la direction générale.


Mesures

Le Haut-Ogooué compte désormais deux cas de décès liés au covid-19 sur les treize dans l’ensemble du pays.

Deuxième épicentre de l’épidémie, après l’Estuaire, le Haut-Ogooué a enregistré une évolution spectaculaire du nombre de cas positifs au covid-19. Il y a, actuellement, 322 cas positifs sur près de 1934 cas sur l’ensemble du territoire. Pour une meilleure riposte, de nouvelles mesures ont été prises par les autorités de la province.

L’effort de solidarité nationale de la Comilog 

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Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, Comilog alloue une enveloppe de 75 millions de francs CFA à l’ensemble de la province du Haut-Ogooué.

La Comilog a offert ce mardi 2600 kits alimentaires d’une valeur de 39 millions aux populations économiquement et socialement vulnérables des dix départements de la province du Haut-Ogooué. Ils ont été remis officiellement à Nicole Nouhando, secrétaire général du Haut-Ogooué, par l’administrateur directeur général, Léod-Paul Batolo, en présence des préfets des localités concernées.

Au total, une enveloppe globale de 75 millions de francs CFA pour l’ensemble de la province, marque la contribution de la compagnie minière à l’effort de solidarité nationale. Conscients que les kits ne constituent pas une réponse durable et permanente aux besoins alimentaires des populations, le patron de Comilog a souligné, qu’ils auront le mérite de soulager les plus vulnérables en période de crise sanitaire.

Santé

‘’Nous souhaitons que  la remise de ces kits d’une valeur de 15 000 francs chacun puisse se faire dans l’ordre et la transparence. Plus de 2600 bénéficiaires doivent les recevoir, notamment les orphelins, handicapés, veuves, personnes du troisième âge ou encore personnes testées positives au Covid-19 », a déclaré M. Batolo.

Par ailleurs, saisissant l’occasion, il a remis officiellement au comité de pilotage de lutte contre le Covid-19, le premier lot de matériel sanitaire, plus de 100 000 masques chirurgicaux pour l’hôpital provincial Amissa, les forces de défense  et de sécurité ainsi que les personnes de santé de la province.

Le Haut-Ogooué atteint la barre des 200 cas positifs au covid-19

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10 jours après le premier cas testé positif dans le Haut-Ogooué, la barre des 200 cas a été atteinte dans la province.

Classée comme la deuxième province la plus touchée par le covid-19, le Haut-Ogooué a atteint la barre de 200 cas testés positifs en moins de deux semaines. Les chiffres annoncés par le Dr Guy Patrick Obiang Ndong, porte-parole du comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie, samedi, sont alarmants.

Avec 200 cas testés positifs dont 190 à Franceville, 6 à Moanda et 4 à Mounana la situation  démontre les proportions inquiétantes que prend le coronavirus dans le Haut-Ogooué.

Les chiffres pourraient atteindre la barre des 500 cas positifs d’ici la fin du mois de mai, au regard de la vitesse  à laquelle la maladie s’est propagée, 10 jours seulement après la déclaration du premier cas testé positif.

Quotidien

Par ailleurs, selon certains chercheurs, cette situation serait relative à l’insouciance des populations. La plupart ne croit pas à la pandémie et néglige les mesures préventives : mesures barrières, port du masque, etc. Les Francevillois continuent de se déplacer d’une région à une autre et de vivre leur quotidien comme si de rien n’était.

Au vue de la gravité de la situation, les forces de l’ordre ont été déployées dans Franceville pour veiller au respect des mesures de prévention.

Covid-19 : le Gabon dépasse la barre des 1000 cas

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Le Gabon a atteint la barre de 1000 cas positifs au covid-19. Le Copil appelle les populations à la responsabilité en intégrant les gestes barrières dans leur quotidien.

1004 cas testés positifs dont 162 guéris, 9 décès et 13 personnes en réanimation, sur 6183 prélèvements. C’est le bilan de l’évolution de la pandémie au Gabon présenté mercredi par le porte-parole du comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre la pandémie de Covid-19, Guy-Patrick Obiang.

Le chiffre découle des nouveaux cas enregistrés dans la journée du 13 mai. Selon le porte-parole, sur les 886 prélèvements effectués, 141 nouveaux ont été testés positifs. Soit 101 nouveaux cas à Libreville sur 541 prélèvements ; 36 nouveaux cas à Franceville sur 280 prélèvements et 4 nouveaux cas à Lambaréné sur 65 prélèvements. Libreville, Franceville et Lambaréné, comptent donc respectivement 836, 137 et 11 cas positifs.

Pour le comité de pilotage, le respect des gestes barrières restent le meilleur moyen de faire baisser la courbe épidémiologique. Guy-Patrick Obiang insiste sur la nécessité de « se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon ou un gel hydroalcoolique ; se couvrir la bouche et le nez avec le coude fléchi  ou un mouchoir à usage unique, en cas de toux et d’éternuement ; éviter tout contact étroit avec une personne ayant de la fièvre et de la toux ; saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades, nettoyer les objets et les surfaces souillées ».

Par ailleurs, le port du masque est rendu obligatoire et soumis à des amendes en cas de non-respect.

Tranche d’âge

Deux mois après l’apparition du premier cas au Gabon, cinq provinces du pays sont désormais touchés par la pandémie : l’Estuaire, le Haut-Ogooué, la Moyen-Ogooué, l’Ogooué-Maritime et le Woleu-Ntem. Des épicentres ont été identifiés dans chacune des régions, notamment le 6e arrondissement de Libreville pour l’Estuaire ; Bifoun pour le Moyen-Ogooué ; le Centre hospitalier régional (CHR) d’Amissa Bongo pour le Haut-Ogooué ; la barge de Port-Gentil pour l’Ogooué-Maritime et les étudiants en provenance du Cameroun pour le Woleu-Ntem.

Aucune couche sociale de la population n’est épargnée. La tranche d’âge la plus contaminée est celle de 30-59 ans. L’hypertension artérielle (HTA), l’association HTA et diabète sont les principaux facteurs de risques de la maladie.

Covid-19 : le dépistage massif dévoile l’ampleur de l’épidémie au Gabon

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157 nouveaux cas positifs au covid-19 en 48 h, c’est le dernier bilan enregistré samedi au Gabon. Une augmentation importante due au dépistage massif.                                

Le bilan épidémiologique présenté ces deux derniers jours  par le Dr Guy Patrick Obiang, porte-parole du Copil fait état de 116 nouveaux cas positifs sur 454, le 8 mai et 41 cas sur 213 prélèvements, le 9 mai. Des patients détectés dans quatre foyers  : 106 à Libreville (Estuaire) 38 à Franceville, (Haut-Ogooué),  8 à Bifoun (Moyen-Ogooué)  3 cas communautaires  à Lambaréné (Moyen-Ogooué), et 2 nouveaux cas positifs à Bitam ( Woleu-Ntem), des étudiants gabonais en provenance du Cameroun. Le 9 mai au soir, le Gabon comptait 661 cas positifs, 110 guéris et 8 décès.

Si cette augmentation spectaculaire de patients positifs au covid-19 a vite fait de susciter des inquiétudes dans l’opinion, le porte-parole du Copil, affirme qu’il s’agit de la résultante normale du dépistage massif. «  L’augmentation du nombre de laboratoires, le dépistage actif  et le dépistage massif donne aujourd’hui la possibilité d’un diagnostic des personnes testées covid-19. Grace à cette stratégie, nous arrivons très rapidement à pouvoir tester des personnes afin que ces personnes soient rapidement prises en charge. Aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays », explique-t-il.

Absence

Par ailleurs, en dépit du confinement total et partiel et des mesures barrières visant à limiter la propagation du virus, le Gabon a atteint le stade 4 de la contamination, encore appelé phase communautaire dont les effets devront s’étendre, selon les experts, jusqu’au mois de juin. « La phase communautaire est la période la plus redoutable d’une épidémie. C’est au cours de celle-ci que le virus circule activement entre les personnes (hommes, femmes, jeunes et enfants) dans les familles, les maisons, les administrations, les lieux publics, les transports (taxi, bus), les commerces etc. », poursuit le porte-parole du Copil.

A l’écoute des chiffres déclinés chaque jour par le Dr Guy-Patrick Obiang, les populations sont partagées entre anxiété et incrédulité. Le virus est bien réel dans la société et la contagion prend  de l’ampleur. Et en l’absence d’un remède identifié et d’un vaccin, les spécialistes préconisent les gestes barrières, et le dépistage précoce.