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Covid-19 et insécurité alimentaire : l’analyse de Dieudonné Minlama Mintogo

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Selon Dieudonné Minlama Mintogo, le Gabon pourrait être menacé par une crise alimentaire si la situation sanitaire dû au covid-19 persiste.

La Gabon pourrait être frappé par une crise alimentaire. C’est la crainte formulée par Dieudonné Minlama Mintogo, président d’Ensemble pour la République. L’acteur politique,  qui collabore depuis plusieurs années avec l’entreprise GSEZ, filiale du groupe Olam, spécialisée dans l’agro-industrie au Gabon, met en avant la dépendance du Gabon à l’égard des produits alimentaires extérieurs : riz, banane, farine, tomate, poissons, volailles, etc.

La fermeture des frontières en raison du coronavirus, le confinement obligatoire mondial et le sous-développement de l’agriculture gabonaise pourraient être des facteurs accélérateurs vers une crise alimentaire. « Notre économie est encore trop dépendante de l’exploitation minière et pétrolière, et notre dépendance alimentaire fruit des mauvaises politiques agricoles menées par les différents gouvernements depuis plusieurs années », rappelle Dieudonné Minlama Mintogo.

Une position qui rejoint celle du ministre de l’Economie, Jean-Marie Ogandaga. Dans une interview accordée quelques semaines plus tôt au mensuel Economie Gabon+, il rappelait déjà la nécessité de songer à la diversification de la production agricole. « Nous devons diversifier notre production agricole. Nous ne pouvons pas continuer de consommer de la viande provenant d’Europe, d’Amérique ou d’Asie alors que des pays d’Afrique centrale peuvent nous fournir de la viande à moindre coût », expliquait-il.

A l’analyse, cette prévision est d’autant plus réaliste que la consommation alimentaire locale dépend de l’extérieur. Les importations alimentaires pèsent pour environ 80 % du total des importations. Depuis 2013, elles enregistrent une augmentation de 11 % chaque année faisant dangereusement augmenter les dépenses dédiées. De 300 milliards de francs CFA, il y a quelques années, la facture dédiée à l’alimentation représente désormais la somme de plus 800 milliards de francs CFA à l’année. Durant des années, le gouvernement a cherché à faire baisser cette tendance, mais les mesures prises ont manqué d’efficacité.

Le débat

Bien que cette période de crise sanitaire mondiale liée au coronavirus met en exergue les insuffisances du secteur agricole local, et partant, de la fragilité de l’économie gabonaise, un numéro vert 2550 disponible 24/24 destiné aux importateurs de marchandises existe. Toutefois, son exclusivité au territoire national ne clôt cependant pas le débat.

Qu’en sera-t-il si la situation venait à persister? En guise de réponse, Dieudonné Minlama Mintogo appelle le gouvernement à agir pour rompre, une fois cette crise passé, avec la dépendance alimentaire. « Il me parait urgent, au sortir de cette crise,  d’accélérer de façon significative,  la diversification de notre économie et de définir une véritable politique agricole capable de  sortir notre pays  de la dépendance et de l’insécurité alimentaires actuelles », souligne-t-il.

Cherté de la vie : la nécessaire diversification de la production agricole

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Face à la vie chère, le ministre de l’Economie et des Finances, propose de diversifier la chaîne de production agricole. La mesure servirait à réduire les importations de produits étrangers.

Si le taux d’inflation au Gabon est relativement stable, la facture globale d’importation alimentaire de l’ordre 300 milliards de francs CFA, il y a quelques années, enregistre depuis 2018, une hausse de l’ordre de 524 milliards de francs CFA. Elle représente désormais 824 milliards de francs CFA.

Une dépense étonnante quand on sait que les « potentialités d’investissements de notre économie sont vastes, porteuses de croissance et de richesse, notamment dans les domaines de l’industrie du bois, de l’énergie ou encore de l’agriculture où, notre objectif reste de réduire la facture globale d’importations, car nous continuons d’importer pour près de 1,5 milliards de dollars de denrées alimentaires chaque année ».

Pour contourner cette colossale dépense, le ministre de l’Economie et des Finances, Jean-Marie Ogandaga pense à la diversification de la production agricole nationale. « Nous devons diversifier notre production agricole. Nous ne pouvons pas continuer de consommer de la viande provenant d’Europe, d’Amérique ou d’Asie alors que des pays d’Afrique centrale peuvent nous fournir de la viande à moindre coût », a-t-il déclaré dans une interview accordée à Economie Gabon+.

Baguette magique

Depuis quelques mois, la stratégie adoptée par l’administration de la Pêche via Sotrader, une entreprise de droit gabonais qui encourage la production agricole locale, dans le domaine de la vente de thon montre la voie à suivre.« Si nous multiplions ce type d’initiatives, le coût du panier de la ménagère baissera », poursuit le ministre. Mais pour cela, prévient-t-il « il faut produire davantage ».

Cette production passe par un engagement des composantes de la nation gabonaise. Car, ce n’est pas par un coup de baguette magique que le coût du panier de la ménagère sera allégé, mais par un effort national sur le moyen et long terme.