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vendredi 25 septembre 2020

Passage de témoin à la primature

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

La passation des charges entre  premiers ministres  a eu lieu mercredi à la Primature, sous la conduite du secrétaire général du gouvernement. Un moment qualifié d’historique.

 

La passation de charges entre Julien Nkoghe Bekale et Rose Christiane Ossouka s’est faite quelques heures après la prestation de serment de la nouvelle équipe gouvernementale. Comme plusieurs avant lui, l’ex premier ministre a relevé le caractère inédit de la nomination d’une femme à la tête du gouvernement. Il s’est réjoui de prendre part à cette passation de charges historique. 

« Vous êtes une pionnière car c’est la première fois qu’une femme accède à cette fonction prestigieuse dans l’histoire de notre pays », a-t-il déclaré, avant d’en attribuer le prestige au président de la République, qui  « par cette nomination historique et de haute portée symbolique, vient de tenir une nouvelle promesse dans le cadre de la décennie de la femme gabonaise.»

Originaires tous deux de la province de l’Estuaire et cadres du Parti démocratique gabonais, Julien Nkoghe Bekale et son ancien ministre de la Défense ont également servi au gouvernement lors du premier mandat d’Ali Bongo Ondimba. Il ne manque donc pas d’arguments pour reconnaître les qualités du nouveau locataire de la Primature.

 

Pour lui, Rose Christiane Ossouka est « une femme d’expérience, une femme de dossiers », qui connait «  parfaitement l’ambition du président de la République pour le Gabon, le contenu des dossiers et l’urgence associé à leur mise en œuvre.»

Mur

Le nouveau chef du gouvernement a pour sa part salué le travail accompli par son prédécesseur à la tête de la primature.  Un travail qui, en dépit des contraintes, n’a pas entamé la détermination de Julien Nkoghe Bekale de réaliser la feuille de route tracée par le président de la république. Entres autres défis relevés, elle a mis en exergue, la crise de coronavirus dont les multiples conséquences fragilisent le quotidien des  concitoyens.

« Monsieur le premier ministre, j’avoue que ce fut un réel plaisir de travailler avec vous au sein de vos différents gouvernements notamment comme ministre de la Défense nationale. Et je me réjouis de l’excellente collaboration que nous avons toujours eu depuis plusieurs années et même au-delà de ce cadre. Vos investissements au service de l’Etat méritent notre considération et notre respect, je vous rends un hommage mérité », a-t-elle exprimé.

Avec cette passation et comme ses prédécesseurs, le troisième premier ministre du deuxième mandat d’Ali Bongo Ondimba est attendu au pied du mur.

Le palais réaffirme l’efficacité de Julien Nkoghe Bekale

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Démis de ses fonctions de premier ministre, après 17 mois à la primature, Julien Nkoghe Bekale n’a pas démérité, selon la présidence de la République. Seuls les nouveaux défis auraient exigé un changement de technocrate. 

Au plus haut de la crise sanitaire de covid-19, le 16 juillet dernier, l’ancien premier ministre Julien Nkoghe Bekale a été remplacé par son ministre de la Défense, Rose Christiane Ossouka Raponda. Ali Bongo Ondimba a aussitôt exprimé sa confiance au nouveau n°2 de l’exécutif « pour renforcer l’efficacité de la riposte face à la Covid-19, sur le plan sanitaire, économique et social, et pour poursuivre l’amélioration des conditions de vie au quotidien des Gabonaises et des Gabonais ». De même le président de la République a remercié « le premier ministre sortant, Julien Nkogke Bekale qui a rempli avec loyauté et efficacité sa mission. »

Seulement, plusieurs jours après ce changement, les commentaires vont bon train. Certains présentent l’ancien premier ministre comme le mal aimé de la République. D’autres affirment qu’il n’aurait  pas répondu aux attentes du chef de l’Etat.

Pour l’exécutif, il n’en est rien. A la suite du président de la République, son porte-parole, Jessye Ella Ekogha a affirmé ce 20 juillet que Julien Nkoghe Bekale a rempli sa mission avec loyauté et efficacité. 

Croissance

Il en prend pour preuve les nombreux défis relevés par l’ancien premier ministre. « Pour exemple, s’il n’y avait pas eu la crise de covid-19, on aurait une croissance au Gabon de plus de 4%. On a eu des réformes ambitieuses qui ont été prises durant le passage de l’ancien premier ministre qui ont porté du fruit. On a eu la croissance, on a eu le dialogue social, on a la riposte contre la covid-19 qui, en terme de chiffre montre bien que c’est une réussite », a relevé le porte-parole.

Aujourd’hui, selon le porte-parole, le profil idéal est celui d’un économiste à la tête du gouvernement. C’est le cas de Rose Christiane Ossouka Raponda qui a été choisie pour redonner une nouvelle santé à l’économie gabonaise, plombée par la crise sanitaire.

Caistab : le café d’Alanga en perte de vitesse

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Mis en vente sur le marché local en mai 2019, le café d’Alanga, produit par la Caistab a du mal à faire partie des habitudes de consommation des Gabonais. Une source d’inquiétude pour la direction générale. Elle entend valoriser ce produit made in Gabon.

En le mettant sur le marché local en mai 2019, la Caisse de stabilisation et de péréquation s’était donné pour challenge de faire du Café d’Alanga, 100% robusta, l’un des produits phares des férus de café au Gabon. Un peu plus d’un an après sa mise en vente, il semble ne pas encore avoir été intégré dans les habitudes des consommateurs.

Le directeur général de la Caistab, Thierry Prosper Mboutsou n’entend pourtant pas baisser les bras. C’est en qualité de premier ambassadeur du café d’Alanga qu’il a présenté au premier ministre Julien Nkoghe Bekale les potentialités du produit.

« Au regard de nos ventes sur les grandes surfaces, nous nous sommes rendus compte que le produit n’avait pas encore pris. Donc, nous avons préconisé, au sein de la Caistab de pouvoir l’apporter aux grandes institutions de la République afin qu’elle s’approprie le produit  café d’Alanga du Gabon », explique-t-il.  

En dépit du contexte marqué par la crise sanitaire de covid-19 qui constitue une véritable épine au sein des activités de production de la Caistab, le manager reconnait qu’il faut laisser du temps aux consommateurs pour intégrer le café d’Alanga dans leurs habitudes.  Et ce, d’autant plus qu’ils ont droit à un choix diversifié sur le marché.

Paris

« Pour ce qui est du café gabonais, on va dire que nous sommes encore en phase de promotion, de façon à ce que le Gabonais se l’approprie parce qu’il y a beaucoup de café étranger qui viennent ici. Nous voudrons pour le moment promouvoir le café du Gabon pour l’ensemble du Gabon », assure-t-il.

Le directeur général de la Caistab reçu par le premier ministre

Le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale a, pour sa part,  suggéré à la Caistab de collaborer véritablement avec le ministère de l’Agriculture, tout en restant axé sur le fait d’avoir un produit purement gabonais, fait à base de cacao et du café de niche.  

Premier café haut de gamme made in Gabon, le café d’Alanga a remporté, en 2018, la médaille d’or des cafés torréfiés, dans la catégorie « Rond équilibré », dans le cadre du salon international de l’alimentation organisé à Paris.

L’homosexualité selon le code pénal

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La dépénalisation de l’homosexualité fait débat. Pourtant cette disposition nouvelle ne modifie pas l’arsenal répressif face à l’atteinte aux bonnes mœurs.

Dans son article 1 n°14, la Constitution gabonaise définit la famille comme «  la cellule de base naturelle de la société, le mariage en est le support légitime. Ils sont placés sous la protection de l’Etat. » Cette même Constitution ne reconnaît que le mariage entre personnes de sexes différents. Cette union est le socle de la société gabonaise.

Depuis sa genèse, la législation pénale ne s’est jamais intéressée à la question de l’homosexualité. De mai 1963 à juin 2020, le code pénal a été modifié par ordonnances à sept reprises. Les modifications antérieures à 2019 ont successivement renforcé le dispositif pénal notamment sur les affaires de mœurs. Ainsi la législation s’est voulue ferme face aux actes impudiques contre des mineurs, l’outrage à la pudeur, voire les actes impudiques. Il y aussi « les actes contraires aux bonnes mœurs commis intentionnellement dans un lieu public ou privé et de nature à offenser la pudeur des témoins, notamment l’exhibition sexuelle. » Tous ces actes sont punis d’une peine de six mois de prison au plus et d’une amende de cinq millions CFA environ.

Les Bantous

En juillet 2019, le Sénat adopte une nouvelle loi qui introduit la pénalisation de l’homosexualité. « C’est une révolution dans le code pénal. On parle ainsi de cette question de société, » explique un observateur. Le code mentionne pour la première fois la relation entre personnes de même sexe.

Une année plus tard, la question divise, surtout du fait de la dernière modification du code qui dépénalise cette fois l’homosexualité. Certains y voient une manœuvre pour imposer aux populations une  « pratique sexuelle étrangère aux Bantous, » peut-on entendre dans les discussions. Au-delà des passions et des débats parfois virulents, une réalité demeure : la constitution ne reconnaît que les unions hétérosexuelles.

Julien Nkoghe Bekale : pas de mariage homosexuel

Dépénaliser l’homosexualité ne signifie pas sa légalisation. « Nous avons tenu au gouvernement à ne jamais autoriser le mariage entre personnes de même sexe. Ce ne sera jamais autorisé, » a déclaré le premier ministre Julien Nkoghe Bekale face aux sénateurs lundi dernier.

Confrontation

L’exécutif place la dépénalisation sous le prisme des libertés fondamentales et orientations sexuelles des personnes. « Le gouvernement ne consacre pas les pratiques qui portent atteinte aux bonnes mœurs, explique un juriste. Il évite simplement que le code pénal s’invite dans la vie privée des individus. Les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent dans l’intimité de leur chambre. »

Toujours face aux sénateurs le premier ministre avait poursuivi : « Nous avons toujours condamné l’exhibitionnisme et l’atteinte aux mœurs, mais nous avons respecté l’orientation sexuelle et le droit des minorités. »

Le texte a été adopté en seconde lecture par le Sénat puis promulgué par le président de la République. Le débat est-il clos pour autant ? Sûrement pas. Mais la confrontation entre pro et anti-dépénalisation gagnerait en se basant sur la vérité des textes.

Le confinement est allégé

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Le Gouvernement a tenu sa troisième conférence de presse sur la riposte contre la pandémie de covid-19. Il allège le dispositif contre le coronavirus.

Après près de quatre mois de confinement, le Grand Libreville va pouvoir s’ouvrir aux autres localités, dès ce 1er juillet à 5h. C’est l’une des mesures d’allègement annoncées mardi par le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, au cours de la troisième conférence de riposte au covid.

Selon le gouvernement ces mesures d’allègement font suite à la courbe évolutive de la pandémie au Gabon dont la tendance est à la baisse, avec un taux de prévalence qui est passé de 24% au mois de mai à 14,4% au mois de juin.  Le taux d’incidence, lui, est de 10% contre 15% au mois d’avril, 25% au mois de mai et 18% début juin.

« Pour tout gouvernement responsable, cela procède du principe de précaution qui commande de passer par des phases successives d’allègement afin d’éviter un aller-retour nuisible entre la baisse relative actuelle et une recrudescence de l’épidémie, comme on peut l’observer dans certains pays », a indiqué le premier ministre. Il a rappelé que « cette première phase des mesures d’allégement ne signifie pas la fin de l’épidémie, ni un blanc-seing donné aux populations. »

Les mesures énoncées par Julien Nkoghe Bekale concernent, entre autres, le couvre-feu désormais de 20 heures à 05 heures du matin  sur l’ensemble du territoire national ; le retour aux horaires habituels de travail dans le secteur public (7h30-15h30) et dans le secteur privé. La réouverture des frontières aériennes, tandis que les frontières terrestres et maritimes restent fermées. La réouverture du transport international aérien à raison de deux vols par compagnie et par semaine ; la réouverture du transport aérien, routier, ferroviaire, fluvial et maritime sur l’ensemble du territoire national.

Pour ce qui est du secteur commercial et touristique, seuls les hôtels et les restaurants uniquement avec terrasse sont autorisés à rouvrir.

Education

Dans le secteur éducatif, la reprise des cours ne concerne que les élèves de terminal, qui regagneront les lycées dès le 20 juillet. Le baccalauréat, lui, est prévu pour août 2020. « Les élèves concernés par les autres examens (CEPE et BEPC) ainsi que ceux des classes intermédiaires sont mis automatiquement en vacances. Le passage en classe supérieure pour cette catégorie d’élèves se fera selon les critères édictés par le Ministre en charge de l’Education nationale », a précisé Julien Nkoghe Bekale avant de signifier que le calendrier révisé par le gouvernement au niveau de l’Enseignement supérieur, prévoit une reprise des activités académiques pour le lundi 13 juillet.

Toutes les réouvertures et reprises se dérouleront dans le strict respect des mesures de prévention d’hygiène, de mesures barrières, de distanciation physique et le port obligatoire du masque. En dépit de cet allègement, la lutte contre la pandémie se poursuit. Le gouvernement n’exclut d’ailleurs pas la possibilité de réviser ces différentes mesures en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique.

Dépénalisation de l’homosexualité : le oui du Sénat 

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A la suite des députés, les sénateurs  approuve  le retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 du Code pénal nouveau  actant la dépénalisation de l’homosexualité. C’était au cours de la séance plénière présidée ce 29 juin, par la présidente de l’institution, Lucie-Milebou Aubusson.

Le Sénat a tenu sa séance plénière lundi, en présence du premier ministre, Julien Nkoghe Bekale et plusieurs membres du gouvernement. Au menu l’examen et l’adoption des  textes de loi présentés par le gouvernement, comme le projet de réforme de la loi n°042/2018 du 5 juillet 2019 portant Code pénal, nouveau.

A la suite de la chambre basse, sans surprise  la haute chambre du parlement, a marqué son approbation, à ce texte qui acte  le retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 dudit Code relatif à la dépénalisation de l’homosexualité.  Soit 59 voix pour, du Parti démocratique gabonais (PDG), 17 voix, Contre, (Front Uni, Centriste et non-inscrit) et 4 abstentions, (PDG).

Même sexe

Avec ce vote, les élus marquent leur volonté de clore le débat sur l’orientation sexuelle au Gabon. Et comme le veut la tradition, durant la période d’intercessions parlementaire, ils devront prendre leur bâton de pèlerin afin d’expliquer aux populations de leur  circonscription le bien-fondé de toutes les décisions qui ont été prises durant cette session dite des lois, à l’instar de l’adoption de loi sur la Décentralisation qui marque le transfert des compétences aux collectivités locales.

« Nous n’allons jamais autoriser le mariage de personnes de même sexe »

Comme  quelques jours plus tôt à l’assemblée nationale, le premier ministre s’est réjoui du vote des sénateurs en leur affirmant qu’ils ont ‘’fait œuvre utile’’ et mis en exergue le ‘’rôle de la sagesse’’ qu’ils incarnent, en respectant la mémoire de leurs ‘’illustres devanciers qui avaient voté le Code pénal de 1963’’.

Internautes

Par ailleurs, face aux inquiétudes des sénateurs relatives à la contestation de l’opinion sur la dépénalisation de l’homosexualité, le chef du gouvernement a affirmé qu’il s’agit de revenir à la norme instituée par le code pénal de 1963 qui, a-t-il affirmé, ‘’n’a jamais puni les relations entre personnes de même sexe. « Je voudrais dire que les dispositions qui sont dans le Code pénal aujourd’hui punissent les exhibitionnistes sexuels. (…) Nous allons respecter l’orientation sexuelle et le droit des minorités », a-t-il dit, avant d’affirmer que « nous n’allons jamais autoriser le mariage entre personnes de même sexe.»

Dès l’annonce du résultat des votes au Sénat, les internautes se sont enflammés sur réseaux-sociaux, condamnant dans la plupart des cas, l’issue du vote. En clair, pour le plus grand nombre, le débat sur le sujet est loin d’être terminé.

Voirie urbaine : les maires reprennent la main

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Les collectivités locales reprendront bientôt la gestion de la collecte des ordures. La décision a été prise lors d’une séance de travail avec le premier ministre. 

Le premier ministre et les autorités en charge des questions de salubrité, d’hygiène publique ont décidé unanimement de responsabiliser les collectivités locales dans la gestion des ordures ménagères. A travers cette mesure, le gouvernement entend accélérer la riposte contre le coronavirus, en offrant aux populations un environnement salubre.

Au cours d’une séance de travail, mardi, le premier ministre a insisté sur le fait que le gouvernement n’entend pas baisser bras, mais « continuer l’effort de sensibilisation et d’éducation des populations pour qu’elles s’approprient toutes ces mesures barrières ». Un objectif qui ne saurait être possible en l’absence d’un environnement approprié. « L’environnement dans lequel nous vivons est un facteur aussi de maîtrise de l’évolution de la pandémie », a fait remarquer Julien Nkoghe Bekale.

Avec la matérialisation de la gestion de proximité, les populations devraient donc voir leur environnement être mieux assaini, notamment les grandes agglomérations. Voiries urbaines insalubres, eaux usées ruisselants le long des voies publiques, et autres deviendront un mauvais souvenir ?   

Étapes

Un challenge que le maire de Libreville, Léandre Zue se dit prêt à relever. D’ailleurs, rappelle-t-il, cela lui avait été signifié par le président de la République, dès sa prise de fonction. « Malheureusement ça n’a pas été formalisé depuis, et c’est ce que nous avons décidé aujourd’hui. Ça veut dire que dans les tous prochains jours, les maires du Gabon vont gérer directement la collecte des ordures ménagères. Je pense que c’est une très bonne décision, parce que quand la ville est sale on dit que c’est le maire alors que le maire n’est pas responsable. Cette fois, on pourra juger les capacités des maires », a-t-il dit.

En attendant, plusieurs étapes sont indispensables. Le ministère de l’Intérieur devra, au préalable, prendre un arrêté ministériel et des moyens financiers devront être mis à la disposition des élus locaux.

Covid-19 : Julien Nkoghe Bekale sollicite une commission d’enquête parlementaire

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Face aux députés, le premier ministre Julien Nkoghe Bekale a sollicité une commission d’enquête parlementaire afin d’évaluer l’utilisation des fonds mis à disposition pour la gestion de la crise du covid-19.

29 milliards de FCFA,  sur les 250 milliards annoncés de façon globale, c’est l’enveloppe globale mise à disposition du Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre la pandémie de covid-19. Un budget qui, en plus des dons obtenus à travers le fonds de solidarité-covid-19 et l’appui des partenaires techniques, permet de gérer toutes les mesures en rapport avec la crise sanitaire.

Seulement, loin de rassurer, la gestion de cette manne semble susciter des suspicions. Des inquiétudes qui ont également été relayées par les représentants du peuple,  jeudi à l’assemblée nationale. Des soupçons que le premier ministre, par ailleurs président du Copil, Julien Nkoghe Bekale n’entend pas laisser perdurer. Il a officiellement sollicité une commission d’enquête parlementaire pour vérifier l’utilisation des fonds.

« Le covid-19, c’est 25 milliards de FCFA que l’Etat gabonais a mis en place. C’est pour cela que cet exercice est bien, parce qu’il déplace le débat de la rue pour l’emmener au niveau des responsables que nous sommes. C’est ça la vraie information, 25 milliards, à ces 25 milliards, nous ajoutons les 4 milliards que le président avait donné au mois de décembre. Ça fait 29 milliards de FCFA », a dévoilé le chef du gouvernement.

Le président du Copil a par ailleurs poursuivi en assurant qu’ « il y a un comptable assignataire. Le compte est logé à la Caisse de dépôt et de consignation ». Le responsable du comité technique, Pr Tchoua et le ministre de l’Economie, Jean-Marie Ogandaga en sont les principaux ordonnateurs. Le premier pour les dépenses sanitaires. Et le second pour les dépenses des mesures d’accompagnement.

Au regard des nombreuses réactions,  les élus du peuple n’en attendaient pas moins puisque le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi est resté ferme sur l’intérêt pour le parlement d’exercer aussi souvent que possible la mission contrôle de l’action du gouvernement dévolue par la constitution.