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Signalisation mobile fantaisiste : les Port-Gentillais parmi les mauvais élèves

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Dans un communiqué publié dans l’Union du 15 avril, les ministres de l’Intérieur et de la Défense ont interpellé les automobilistes sur l’usage fantaisiste de toute forme de signalisation mobile d’urgence, sonore ou lumineuse « strictement interdite » au Gabon. A Port-Gentil, les principaux concernés semblent ne rien entendre.

L’usage fantaisiste des signalisations mobiles d’urgence lumineuses ou sonores telles que les sirènes, les gyrophares, les feux de détresse est strictement interdit au Gabon. C’est en substance le message conjoint des ministres de l’Intérieur et de la Défense dans un communiqué publié dans le journal l’Union du 15 avril.

A Port-Gentil, le phénomène est courant, notamment depuis l’instauration du couvre-feu lié à la riposte contre la pandémie à coronavirus. Il n’est pas rare de constater, au-delà de 18h00, que la majorité des véhicules encore en circulation use de feux de détresse pour simuler une urgence.


Si dans le cas de figure, le bénéfice du doute peut être accordé, malheureusement jusqu’à tard dans la nuit, des automobilistes en détresse sont toujours visibles dans les rues. « Certains courent même le risque de faire des accidents, tellement ils sont généralement à vive allure », explique Justin, habitant au quartier mini-prix.

Dans ce cas de figure, il est très difficile de savoir qui est réellement en détresse ou qui, ayant violé l’heure du couvre-feu, use de malice pour échapper aux contrôles de la police.

Qu’à cela ne tienne, Lambert Noël Matha et Michael Moussa Adamo rappellent que « ces artifices de signalisation sont dans des conditions spécifiques déterminées par la loi réservés à quelques catégories d’usagers. Pêle-mêle, « les ambulances pendant le service, les escortes de délégations officielles et gouvernementales, les forces de sécurité et de défense en service, les convois exceptionnels… »

Hors à Port-Gentil, des particuliers n’étant pas du domaine font régulièrement retentir des sirènes réservées aux véhicules des services de pompes funèbres. Ils vont même parfois jusqu’à effrayer les riverains, et suscitent leur curiosité, notamment sur le moyen de procuration de la signalisation mobile d’urgence sonore.

Quoiqu’il en soit, les autorités ont été claires ; « tout contrevenant aux présentes dispositions sera interpellé et puni conformément aux lois et règlement en vigueur ».

Rencontre entre l’archevêque de Libreville et le ministre de l’Intérieur

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L’archevêque métropolitain de Libreville a été reçu lundi par le ministre de l’Intérieur. Une rencontre qui se tient alors que l’église catholique a décidé de ne pas s’aligner à la date arrêtée par le gouvernement pour la réouverture des lieux de culte. Elle veut ouvrir ses portes aux fidèles le 25 octobre, soit cinq jours plus tôt.

Doit-on s’attendre à un revirement de l’église catholique du Gabon dans les prochains jours ? La question reste posée, au lendemain de la rencontre entre l’archevêque métropolitain de Libreville, Jean-Patrick Iba Iba et le ministre de l’Intérieur, Lambert Noel Matha.

Selon la communication du ministère, « face à ce qui apparaissait déjà comme une défiance à l’autorité, suite à l’annonce de la reprise de leurs activités cultuelles le 25 du mois en cours », il était question pour Lambert-Noël Matha de réaffirmer à Jean Patrick Iba Ba « qu’à travers les mesures restrictives telle qu’allégées par le gouvernement dans leur seconde phase, il n’y a aucune volonté des pouvoirs publics à vouloir museler les ordres religieux. »

Préparatifs

L’archevêque catholique a pu, au cours, de cet échange adresser directement au représentant du gouvernement les attentes de sa communauté ; mais surtout leur étonnement du fait des mesures liées au rituel de la célébration eucharistique, au quota des fidèles et au nombre de cultes, entre autres. « Le ministre du culte a réaffirmé la proposition de la réouverture des lieux de culte, le 30 octobre et ensemble, nous avons échangé. Nous sommes en dialogue», a-t-il affirmé.

Alors que d’autres échanges, aux allures de pédagogie sont prévus avec d’autres religieux, rien ne présage d’un revirement de part et d’autre. Du côté de l’Eglise catholique, les préparatifs vont bon train  pour une reprise des cultes le 25 octobre prochain.

Covid-19 : le grand Libreville en confinement

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Le premier ministre a annoncé le confinement du Grand Libreville dès dimanche 12 avril à minuit. Il aura une durée de deux semaines.

 

Au cours de la conférence de presse organisée par le gouvernement sur les mesures d’accompagnement annoncées par le président de la République, le premier ministre s’est à la fois adressé aux journalistes et à tout  le pays. La rencontre était transmise en directe à la télévision et dans les réseaux sociaux.

« J’annonce que le confinement du Grand Libreville prend effet à partir du dimanche 12 avril 2020 à minuit pour une durée de 15 jours, renouvelable si les circonstances nous y obligent », a annoncé le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, ce 10 avril. Il s’agit de la concrétisation de la mesure de confinement du Grand Libreville annoncée par le chef de l’Etat en vue de lutter contre la propagation et la transmission communautaire du virus.

Ce confinement concerne les communes de Libreville, Owendo, Akanda, Ntoum ainsi que la station balnéaire de la Pointe-Dénis. S’adressant particulièrement aux communes concernées, il a indiqué que « le Gouvernement vous demande de rester chez vous pendant cette période de confinement. Seuls les services dont les missions sont jugées essentielles à la vie de la Nation, sont autorisés à exercer dans le strict respect des mesures de prévention liées à cette pandémie. »

Modalités pratiques

Pour ce qui des modalités pratiques du confinement du Grand Libreville, le ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha et sa collègue de la Défense, Rose-Christiane Ossouka Rapondat devront à cet effet mutualiser les forces pour veiller à l’application des mesures au sein de chaque parcelle identifiée par le Copil. « La vie devra se dérouler à l’intérieur de chaque espace parcellisé. En d’autres termes pas de circulation entre ces différentes entités. Cependant, il y a des activités essentielles pour lesquelles des dérogations seront prises », a précisé M. Matha.

Tenant compte de l’Etat d’urgence, le ministre de l’Intérieur a signalé que les forces de deuxième et de troisièmes catégories sont requises, à savoir la gendarmerie nationale et les forces armées gabonaises pour faire respecter les mesures.

De façon concrète, des barrages seront érigés aux limites de chaque ressort territorial, des troupes mobiles et fixes et des patrouilles veilleront  jour et nuit à ce qu’il n’est pas de circulation entre les communes.

Dérogation 

« Chacun devra rester chez soi », a insisté Lambert Noel Matha, en précisant, toutefois que les sorties ne seront autorisées que pour des besoins essentiels liés à l’alimentation et à la santé. « Vous ne pouvez pas aller au marché et revenir avec un panier vide », a-t-il averti.

Si de manière exceptionnelle les commerces de vente des produits alimentaires resteront ouverts, des dispositions ont tout de même été prises pour lutter contre la propagation du virus. « Tout produit touché doit être acheté. Le port des masques et des gants est obligatoire pour l’exercice des activités commerciales. Les populations ne pourront s’alimenter que dans les marchés de leur arrondissement (…). S’agissant du 5e Arrondissement qui ne dispose pas d’un marché propre, les populations seront autorisées à s’alimenter au marché d’Oloumi », a précisé le ministre.

Le dernier bilan de la situation épidémiologique du Gabon fait état de 44 personnes testées positives au Covid-19 dont un décès et une guérison. Pour réussir la riposte à la pandémie, le Gabon suit scrupuleusement les consignes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). De même, le gouvernement entend s’inspirer des expériences des autres qui ont démontré que la discipline individuelle et collective, la solidarité et la responsabilité sont une arme efficace contre le covid-19.

COVID-19 : un décès et un durcissement du confinement

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Le Gabon enregistre le premier décès dû au COVID-19. Le gouvernement a aussitôt annoncé de nouvelles mesures de ripostes en vue de mieux circonscrire la propagation du virus.

C’est le porte-parole du comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à coronavirus, Guy Patrick Obiang qui a annoncé officiellement le premier décès dû au virus au Gabon. Le patient de nationalité gabonaise, âgé de 50 ans, avec des antécédents de diabète et d’hypertension a consulté le dimanche 15 mars à la polyclinique El Rapha pour fatigue et vomissement. Sa prise en charge tardive découlerait du fait qu’il aurait occulté son récent séjour en France.

Il s’agit du quatrième cas au Gabon dont les résultats des prélèvements envoyés au CIRMF se sont révélés positifs. « Dès que l’alerte a été donnée, il a été transféré dans un contexte de détresse respiratoire à l’unité de réanimation de l’hôpital d’instruction des Armées d’Akanda (HIAA), dédiée aux patients atteints de Covid-19. Les analyses biologiques qui s’imposent en pareil circonstance ont été immédiatement effectuées. Le jeudi 19 mars, il est rentré dans un coma diabétique et est décédé ce matin (vendredi, NDLR), à 8 h 05, des suites de complications de son diabète et d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë », a expliqué le porte-parole.

Comme pour les trois premiers cas, les autorités sanitaires ont aussitôt pris toutes les mesures pour sécuriser le circuit emprunté par le patient. De même qu’elles en appellent à la bonne collaboration de la population pour un signalement rapide au 1410 de tout séjour en zone infectée ou de tout contact avec un cas suspect ; la nécessité de respecter les mesures gouvernementales qui visent à limiter la propagation du coronavirus au Gabon.

Un confinement accentué

Dès l’annonce de ce premier décès, la réaction du gouvernement ne s’est pas faite attendre. Les autorités ont décidé de durcir le ton en annonçant de nouvelles mesures qui viennent en appui de celles déjà en cours. Il s’agit, selon le ministre de l’Intérieur Lambert Noel Matha d’une véritable déclaration de guerre au COVID-19.

Les nouvelles mesures concernent notamment l’interdiction de la circulation des transports aériens, fluviaux, maritimes et terrestres, sauf cas de force majeur, les trains marchandises et les produits pétroliers, les frets. De même que les déplacements non essentiels.

« Le gouvernement recommande que seuls les déplacements à caractère essentiel soient tolérés. A l’exception des forces de défense et de sécurité, des personnels des véhicules essentiels de la SEEG, les véhicules essentiels des personnels de santé, les ambulances, Samu … ; les personnels et les véhicules des pompes funèbres, les personnels, des personnels et des véhicules des médias », a énuméré le ministre de l’Intérieur.

Les experts

Les transports en commun et les structures bancaires ne sont pas en reste. Le gouvernement a non seulement décidé de la restriction du nombre de passagers et donnent obligation aux chauffeurs de transports en commun de porter des masques et d’être en possession des produits désinfectants. Les clients eux, sont tenus de se désinfecter les mains dès leur entrée dans le véhicule. Les forces de l’ordre se chargeront de l’application des règles de dispensation par les usagers à l’extérieur comme à l’intérieur des structures bancaires.

Depuis son apparition en décembre dernier en Chine, le COVID-19 poursuit son extension et le nombre de morts est en constance augmentation. Le premier cas au Gabon été détecté le 12 mars. A ce jour quatre patients ont été signalés positifs dont un décès. Plusieurs personnes ont été mises en quarantaine par mesure de prévention. Le respect des mesures barrières reste la seule mesure de prévention sûre, selon les experts.