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vendredi 21 février 2020

Contrôles de la police : le racket persiste

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le racket des policiers ne faiblit pas. La diffusion il y a quelques jours, d’une vidéo amateur sur les réseaux sociaux de policiers se partageant leur butin après une journée de contrôle met en évidence la corruption de certains agents.


Dans les rues de Libreville, le fait pour des policiers d’extorquer de l’argent s’est presque installée comme une norme. La multitude de contrôles dit de « routine » de la police et de la gendarmerie n’épargne pas les automobilistes, notamment les chauffeurs de taxis et autres conducteurs commerciaux.

Ils offrent des pots-de-vin pour se défaire de ces contrôles. « C’est devenu une habitude ! Tu ne peux pas travailler toute la journée sans que tu ne tombes sur un contrôle de police et ne donne rien au chef » fustige un chauffeur de taxi interrogé dans la zone du Camp-De-Gaulle. Pour un autre transporteur rencontré à l’échangeur du PK5, « même si tu es à jour en ayant tous tes papiers, ils vont te créer un motif, afin de te faire payer. Si tu refuses, ils confisquent les papiers de ton véhicule. Et, sans papiers on ne peut plus travailler. C’est pénible ! ».


Récemment trois agents de la police ont été filmé, à leur insu, en train de se partager la « recette » après une longue et fructueuse journée de contrôle. La vidéo qui est très vite devenue virale sur la toile a contraint le commandement en chef de la police à prendre des sanctions contre les trois éléments. Dans un communiqué, le Haut commandement des forces de police nationale a appelé ses éléments à « adopter des attitudes sans équivoque mais aussi incarner, à chaque instant, l’autorité de l’Etat, en vue de promouvoir l’image qui fait de la police un service public responsable et proche du citoyen ».

Exemplarité

L’interpellation des trois agents n’a pas vraiment servi d’exemple. Les contrôles et leurs dérives persistent. Une nouvelle vidéo est accablante circule dans les réseaux. Elle montre un autre policier recevant directement des mains d’un automobiliste des billets.

Pour endiguer ce phénomène qui a pris des proportions inquiétantes, l’Etat doit prendre des mesures sévères, surtout que les agents publics ont été invités à « l’exemplarité » par le président Ali Bongo Ondimba.

Trans’Urb : bientôt sur les routes

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Créé il y a plusieurs mois, le lancement des activités de Trans’Urb interviendra dans les meilleurs délais, selon son directeur général, Joël Lehman Sandoungout.

Face à l’état de détresse de la Société gabonaise de transport – Sogatra, unique entreprise de transport public, son auxiliaire créé il y a plusieurs mois se présente comme une alternative pour répondre à la demande en matière de transport dans la ville de Libreville. Pour donner un coup d’accélération au lancement des activités de cette entreprise, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale avait annoncé lors de sa déclaration de politique générale devant les députés en décembre dernier l’imminence du démarrage de ses activités.

Début février, la nomination lors du dernier conseil des ministres du directeur général, Joël Lehman Sandoungout ,a marqué un tournant majeur dans les préparatifs du démarrage des activités de Trans’Urb. D’après une réunion du suivi d’évaluation conduite par le premier ministre, vendredi 7 février, ce n’est plus qu’une question de temps.

300 bus

Le recrutement du personnel est imminent. Une fois passée cette étape, l’entreprise démarrera ses activités. « Nous travaillons sereinement pour que dans les meilleurs délais nous puissions annoncer un démarrage effectif des activités de Trans’Urb », a déclaré le nouveau directeur général.

Selon l’ambition affichée par le Gouvernement, la création de cette deuxième société de transport urbain vise à répondre à la demande sans cesse croissante en matière de transport public. Pour son démarrage, 300 bus pourraient composer le parc automobile. Par ailleurs, le lancement des activités, bien qu’il permettra d’épauler la Sogatra essoufflée par des difficultés liées à sa mauvaise gestion, pourrait par la même occasion sonner la fin de cette entreprise qui n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Opération Scorpion : les avocats de Patrichi Tanassa dénoncent une détention arbitraire

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Les avocats de Christian Patrichi Tanassa Mbadinga, mettent en cause la procédure judiciaire contre leur client. Ils dénoncent une détention arbitraire.

Face à la presse le 9 janvier, les avocats de l’ex administrateur directeur général de Gabon Oil Company (GOC), par ailleurs conseiller du président de la République Patrichi Tanassa, ont dénoncé de nombreuses incohérences dans la procédure judiciaire ayant conduit leur client à Sans famille.

« Les violations du Code de procédure pénale gabonais sont nombreuses, flagrantes et gravissimes », a déclaré Me Anges Kevin Nzigou. A ses côtés, Maitres Jean-Paul Moubembe, Richard Sedillot, Dominique Inchauspe et Calvin Job.

Au nombre des incohérences, les conseils relèvent le placement en détention de Patrichi Tanassa sans que ses conseils aient pu avoir accès au dossier, qu’il s’agisse des pièces de procédure ou des pièces qui auraient justifié de prétendues charges existantes contre lui, au mépris notamment des articles 1,3 et 120 du Code de procédure pénale (CPP).

L’absence d’information sur les faits reprochés à leur client, en violation des articles 115 du CPP qui exigeait que ces faits soient portés à sa connaissance. Et le fait que le mandat de dépôt ait été délivré avant même que le juge ne rende une ordonnance de placement en détention provisoire.

Selon les avocats, deux hypothèses sont envisageables : « soit le dossier de la procédure ne contient aucun élément pouvant justifier des charges invoquées par l’accusation de sorte que le placement en détention, qui n’est fondé sur aucune charge, est parfaitement arbitraire ; soit le dossier contient des pièces pouvant justifier de ces charges et la défense devait alors y avoir accès. »

Soupçons

Au regard de ce constat, ils disent avoir déposé une requête auprès du groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire.

Arrêté dans le cadre de l’opération Scorpion, Patrichi Tanassa avait été placé sous mandat de dépôt en même temps que plusieurs autres cadres de l’administration en novembre 2019. Lors de leur mise en détention, le parquet de la République près du tribunal de première instance de Libreville avait révélé que cette arrestation faisait suite à des soupçons de ‘’détournements de fonds publics’’ et ‘’blanchiment de capitaux’’.

PAPG : opérationnalisation du programme

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Annoncé par le premier ministre, lors de sa déclaration de politique générale, le programme d’action prioritaire du Gouvernement (PAPG) est passé dans sa phase opérationnelle lundi 6 janvier 2020.

« Le Gouvernement est conscient que de nombreux projets ont pris du retard ». Pour contourner ce retard, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale a annoncé il y a plusieurs jours, l’adoption d’un plan dit d’actions prioritaires du Gouvernement. Intégrer dans le projet de loi de finances 2020 et évalué à 349 milliards de francs CFA, ce plan met un accent particulier sur l’amélioration de services publics de base, tels que la santé, l’éducation, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, les voiries, l’eau et l’électricité, les routes, le transport et bien d’autres domaines.

Selon la présentation faite par Julien Nkoghe Bekale aux députés, ce plan vise à rehausser l’efficacité des services publics « …pour lesquels les actions immédiates et visibles sont nécessaires ». Après l’annonce à la chambre basse du parlement, ce dernier a procédé à son opérationnalisation en début de semaine.

Pilotage

C’était au cours d’une réunion circonstancielle à la primature, à laquelle prenait part, le ministre de l’Economie, celui des Transports, de l’Equipement, des Infrastructures et de l’Habitat et d’autres acteurs tels que le directeur général de la Dette et ceux des entreprises de BTP, Colas et la Société d’autoroute du Gabon (SAG).

Des six secteurs impactés par le programme, seuls ceux relatifs aux voies de communication urbaine et interurbaine, notamment la réhabilitation de la national 1, en piteux état depuis des mois, et les voiries urbaines de Libreville, Owendo et Akanda ont retenu l’attention de la première séance de travail. Lors de la réalisation de cet objectif, la qualité et le suivi minutieux des travaux d’entretien ont été retenu comme critères de performance. A cet effet, deux comités de pilotage ont été mis en place. Ils suivront au millimètre près, l’évolution des projets.

La pauvreté en question

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Une étude réalisée en 2013 évalue à 30 % le taux de pauvreté au Gabon. Pour actualiser cette statistique, le gouvernement va diligenter une nouvelle étude.

Plus de six ans après l’enquête du cabinet d’étude McKinsey sur la pauvreté au Gabon, la question demeure une urgence nationale. Les services de base comme la santé, l’éducation, l’emploi, le logement, l’eau et l’électricité sont une préoccupation pour de nombreux Gabonais qui le font régulièrement savoir lors de mouvements sociaux.

Dans ce sens, le dernier classement 2019 de l’indice de développement humain (IDH) du PNUD, est une preuve du glissement des politiques publiques face à l’urgence de développement. Le Gabon occupe le 115e rang mondial, après avoir perdu 5 places par rapport à 2018.

Depuis quelque temps, le gouvernement de Julien Nkoghe Bekale tente de se ressaisir, annonçant ici et là, la mise en place de grands projets de développement destinés à résoudre les difficultés des Gabonais. Cette prise de conscience mérite un éclairage, afin de mieux calibrer les dépenses.

Ainsi, pour mieux cerner les contours de la pauvreté au Gabon, la nouvelle ministre du suivi de la Stratégie de l’investissement humain et des Solidarités nationales, Prisca Nlend-Koho, lors d’une rencontre fin décembre 2019 avec des syndicalistes a annoncé la mise en place d’une enquête nationale.

Ligne directrice

L’enquête mettra en place une politique pragmatique en matière de stratégie d’investissement humain, d’intégration de la femme aux initiatives de développement et de lutte contre la fracture sociale. Elle offrira aussi une base de repère au gouvernement. Ce dernier a pris l’engagement devant l’Assemblée nationale, pour 2020, de combattre la pauvreté. L’enquête pourrait donc être, une ligne directrice qui devrait permettre de se distinguer des approches adoptées depuis 2013 par les précédents gouvernements qui n’ont en réalité pas vraiment pris en compte les recommandations de McKinsey.

Avec cette nouvelle enquête qui permettra également de réactualiser les statistiques nationales, le Gouvernement pourrait par exemple financer les projets publics en fonction de la connaissance des besoins. Sinon, « comment le faire si nous n’avons pas de statistiques actualisées ? » a ironiquement interrogé la ministre.

Julien Nkoghe Bekale obtient la confiance des députés

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Le premier ministre obtient la confiance des députés. Son nouveau programme de politique générale a été approuvé.

Dix mois après sa première déclaration de politique générale, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, s’est à nouveau prêté à l’exercice. Face aux députés, le chef du gouvernement est revenu sur les promesses faites aux députés en février dernier. S’il ressort un « bilan mitigé » de ses mois à la primature, les députés, dans un échange franc n’ont pas manqué d’exprimer leurs préoccupations sur la situation politique, sociale, économique et sécuritaire du pays.

Les promesses non tenues, les scandales de corruption et de détournement de fonds publics, l’état de dégradation du réseau routier, l’insalubrité, le chômage, la santé, l’eau et l’électricité… ont été au centre des préoccupations des députés. Ils ont appelé le gouvernement à plus d’action et d’efficacité, afin de rendre concret les projets de développement. « Les compatriotes, à travers leurs élus ici, viennent d’exprimer leurs préoccupations. Des préoccupations qui sont partagées par l’ensemble des Gabonais, » a fait remarquer Faustin Boukoubi, président de l’Assemblée nationale. Il a aussi appelé le premier ministre à « anticiper » pour mieux gouverner.

Julien Nkoghe Bekale a reconnu les carences de l’action de son équipe : « la vérité est que si beaucoup a été fait ces dernières années, en dépit des conjonctures souvent défavorables année après année, beaucoup reste aussi à faire. »

Compagnons

« Pour relancer et consolider notre croissance de manière suffisante pour qu’elle soit plus inclusive » le gouvernement Julien Nkoghe Bekale II doit se mettre au travail. Pour y parvenir, le Gabon doit lutter contre un arsenal de maux qui minent la société et plombent le développement économique et social. C’est le cas de la corruption, des détournements des fonds publics, de l’enrichissement illicite… qui ont atteint « des niveaux inacceptables », affirme le premier ministre.

Le gouvernement entend accentuer son action, afin de répondre aux besoins basics des Gabonais. « Mon gouvernement va s’intéresser aux situations du Gabon, plutôt qu’aux fluctuations de tel ou tel groupe. Par la méthode et la stratégie inclusive du mon gouvernement, nous serons les compagnons de tous les jours des Gabonais ».

C’est à ce titre que le programme de politique générale de Julien Nkoghe Bekale a obtenu à nouveau la confiance des députés ce vendredi 27 décembre. Sur 137 votants, il y a eu 116 voix pour, contre 20 défavorables et une abstention.

Le nouveau visage de la CEEAC

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Réunis pour la IXe session extraordinaire de la CEEAC, à Libreville, les présidents des Etats de la CEEAC ont validé la réforme  de l’institution sous-régionale.  Une signature historique.

Mercredi, le palais de la présidence de la République gabonaise a servi de cadre à la tenue du IXe sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la CEEAC. Aux cotés du président en exercice, Ali Bongo Ondimba, chaque membre a manifesté sa volonté de voir l’organisation prendre un nouveau tournant en vue de s’arrimer aux grandes mutations régionales, économiques, politiques et sociales.

« Ce sommet est centré autour de l’adoption des documents fondamentaux de la Réforme institutionnelle, devant permettre à notre communauté, de s’adapter aux défis de l’heure, et de renforcer son rôle, en tant que pilier de l’Union Africaine », a déclaré le président Ali Bongo Ondimba.

Les onze chefs d’Etat ont examiné, puis validé à l’unanimité les rapports des travaux des ministres des Affaires étrangères et les cinq textes fondamentaux relatifs à la réforme institutionnelle de l’organe communautaire. Il s’agit du projet de protocole du traité instituant la commission de la CEEAC, du projet du conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX), du projet de règlement financier, du projet du cadre organique et du projet du statut du personnel révisé de la communauté.

Défi

Cette étape marque la fin d’un processus qui a débuté en mai 2015 à N’Djamena au Tchad. Après quatre ans de réflexion, les dirigeants s’engagent pour une nouvelle gouvernance de l’organisation dans le but d’en faire une communauté économique régionale forte avec un exécutif architectural rénové, d’une part, et l’accélération du processus de rationalisation des communautés économiques régionales en Afrique centrale, notamment la CEEAC, la CEMAC et la CIRGL, d‘autre part.

Présents à la cérémonie d’ouverture, le président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, et le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies et chef du bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), François Lounceny Fall ont réaffirmé l’engagement de leur organisation respective de soutenir la CEEAC dans ce nouveau challenge.

UOB : l’impact de la grève des enseignants sur les étudiants

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L’université Omar Bongo est à l’arrêt depuis plus de trois mois à cause d’une grève des enseignants. Elle n’est pas sans conséquences pour les étudiants.

 

Les enseignants membres du syndicat national des enseignants chercheurs (SNEC) de l’Université Omar Bongo (UOB) et des grandes écoles sont en grève depuis plusieurs mois. Ils revendiquent, entre autres, la régularisation de leur situation administrative et le payement des pensions des enseignants déjà à la retraite. Assis au grand portail, ils bloquent l’accès de l’établissement et interdisent toutes activités.

Principales victimes, les  étudiants se retrouvent pénalisés par cette situation qui a déjà trop duré. Les semestres hypothéqués, le non-respect du programme, l’année académique prolongée, les risques d’année blanche, et le retard accumulé par rapport aux universités à l’étranger, sont là les craintes des étudiants. Ils se retrouvent confrontés à un dilemme : celui de rester chez eux et attendre la reprise incertaine des cours ou de sortir du pays pour poursuivre leurs études à l’étranger pour les plus aisés.                               

Étudiant en licence 2 Sciences du langage, Olivier Obiang confie qu’il ne supporte plus la grève. « La solution pour moi c’est d’aller apprendre à l’étranger. Je suis obligé d’aller en France pour finir mes études car les grèves me perturbent et me font perdre le temps. Mon âge avance », confie-t-il.

Les étudiants qui n’ont pas ce privilège, ni celui de s’inscrire dans des écoles supérieures privées, se contentent parfois d’une bricole pour faire passer le temps. Mais même dans ce cas aussi, les réalités du pays ne leur facilitent pas la tâche. Résultat, certains se consolent dans l’alcool.

Risques

Le phénomène des grèves répétées n’est pas sans conséquences au niveau de la communauté estudiantine. A défaut de pousser les étudiants à s’expatrier, il conduit à un autre problème encore plus grave : l’exode des cerveaux, qui se définie comme étant le départ des Africains qualifiés ou étudiants pour l’étranger, entraînant ainsi un impact considérable sur le développement du pays.

Le problème est donc réel et requiert une attention particulière des autorités. Alors qu’une semaine vient d’être dédiée pour débattre des questions liées à la jeunesse, l’Etat en charge de tous les citoyens devrait se pencher sur le sujet, évaluer les risques et ainsi trouver des solutions définitives au problème.