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Deux jours après l’attaque, au large des côtes gabonaises du porte-conteneurs Talhia de la société MSC et battant pavillon portugais, le commandant reste introuvable.

 

Selon le quotidien l’Union, une source portuaire proche du dossier sur l’attaque du Talhia, a indiqué que le commandant et l’un de ses collaborateurs auraient été enlevés par les pirates à bord de deux embarcations. Les assaillants ont attaqué le bateau-conteneur Talhia de la société MSC battant pavillon portugais dans la matinée du dimanche 22 mars, à près de 100 km des côtes gabonaises.

Mais selon un rapport de Dryad Global, consultant en sécurité maritime, 7 membres ont été enlevés sur 17 personnes, toutes de nationalité ukrainienne.

Les autorités gabonaises n’ont pas encore confirmé l’information. Très peu d’information circule au sujet de cet acte de piraterie.

La réactivité de la marine nationale a permis de récupérer le navire. Il a été ramené au port d’Owendo. En effet le poste de commandement crise de la marine avait mis en place un dispositif de défense. Il avait reçu plusieurs signaux inquiétants en rapport avec les actions de pirates aguerris et armés qui arpentent les côtes gabonaises.

« Et cet incident de sûreté, qui s’est produit à près de 60 miles (près de 100 km) de nos côtes, s’est effectué dans les eaux internationales. Mais, comme il existe la coopération inter-ports et inter-pays en ce qui concerne la sécurité maritime, la partie gabonaise a été alertée par cet acte de piraterie dimanche matin. Le défense nationale, via la marine nationale, a pris toutes les mesures pour secourir ce navire en détresse », confie la source contactée par nos confrères.

Piraterie en forte hausse

Le Talhia venait de Lomé. Il se situait sur la fin du transit, entre Sao Tomé et les côtes gabonaises. Cette zone était épargnée par ce type d’attaques, depuis le début de l’année.  

Le golfe de Guinée reste une zone très risquée avec des actes de piraterie en forte hausse. Le nombre d’enlèvements de marins dans la zone a grimpé de 50 % en 2019.

Selon le Bureau international maritime, les enlèvements dans le golfe représentent plus de 90 % du total des cas signalés dans le monde.  La zone a enregistré 121 cas d’équipages enlevés en 2019 contre 78 en 2018.