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Révision du code du travail : un dialogue apaisé

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

La plénière sur la réforme du code du travail s’est achevée avec la remise officielle du rapport des travaux au premier ministre. Le gouvernement s’engage à préserver un climat apaisé.

Si la semaine de la plénière sur la réforme du code du travail a commencé de façon houleuse, c’est finalement en bonne intelligence que partenaires sociaux, patronat et gouvernement ont échangé tout au long des travaux afin d’aboutir à un document consensuel. Du 3 au 10 février, il en aura fallu des jours pour parvenir à un climat social apaisé !

Au cours de la cérémonie de clôture, travailleurs et patronat ont exprimé leur satisfaction. Ils sont parvenus à un résultat final, en dépit de nombreux désaccords.

« Tout au long des travaux en commission, les représentants des travailleurs ont défendu leurs droits, notamment l’article 3 du code du travail qui dispose que le travail est une source de valeur. Il exige que les libertés de celui qui l’exerce soient respectées. Les conditions dans lesquelles il est accompli doivent permettre aux travailleurs et aux membres de sa famille de subvenir normalement à ses besoins, de protéger sa santé et de jouir des conditions de vie décentes », a indiqué le représentant des travailleurs, Joslin Louis Ngoma.

Pour le représentant du patronat, Alain Bâ Omar, la réussite de cette étape marque un tournant important dans le long processus de révision d’un code du travail, devenu au fil du temps décalé des réalités économique et sociale de notre pays.

« Ce texte n’est pas pour nous, employeurs, qu’un simple outil de régularisation du dialogue social, mais il est aussi et surtout un levier potentiellement puissant, d’amplification de ce dialogue et de promotion de la création de la préservation d’emplois », a-t-il affirmé.

Le premier ministre Julien Nkoghe Bekale s’est pour sa part félicité du fait que la plénière a eu le mérite d’édifier l’opinion nationale et internationale, les travailleurs et les employeurs. Elle a aussi levé toute équivoque sur les enjeux de la réforme du code du travail.

Plan stratégique

« Ce projet de réforme du code du travail qui vient de faire l’objet d’un examen consensuel a le mérite par soucis de transparence d’avoir été examiné par l’ensemble des partenaires sociaux. Ce rapport sera transmis, avec toutes ses annexes, les observations de chacune des parties au Bureau international du travail, avant sa transmission pour examen et adoption par les instances nationales habilitées », a déclaré le premier ministre.

Le code du travail est un outil indispensable dans la réglementation des rapports entre les employeurs et les employés. A travers la réforme actuelle, le gouvernement dit vouloir garantir la croissance et la création d’emplois tout en maintenant la sécurisation des droits du travailleur. En accord avec l’Organisation internationale du travail (OIT), la nouvelle mouture prend en compte les propositions issues de la concertation avec les partenaires sociaux. Elle respecte, en même temps, la vision de développement prévue dans le plan stratégique Gabon émergeant et repris dans le plan de relance de l’économie.

Grève générale illimitée : un préavis en demi-teinte

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Jouant la carte de l’apaisement, la Cosyga et le CGSL ne prendront plus part à la grève générale illimitée. D’autres syndicats comptent bien aller au front des revendications pour la révision du nouveau code du travail.

La paralysie du fonctionnement des services de base, comme l’eau et l’électricité précieux à la vie en milieu urbain, était l’arme fatale brandit par les syndicats dans le cadre de la grève générale illimitée annoncée par une dizaine des syndicats pour ce jeudi 23 janvier. Après des tractations, le Gouvernement est parvenu à faire plier certains partenaires sociaux et stopper ainsi la tempête sociale prévisible.

A la Primature, hier, mercredi 22 janvier, au cours d’une réunion d’urgence, appelant les partenaires sociaux à la négociation, le Gouvernement et deux confédérations syndicales, la Cosyga et le CGSL ont choisi la voie de la discussion, privilégiant ainsi le dialogue en lieu et place du « chaos ». « Nous avons dissipé les malentendus qui étaient liés à un déficit de communication et nous avons donc apaisé l’ensemble des parties. Nous sommes tombés sur un accord de travail. Et, nous leur avons décliné de manière précise, l’intérêt que nous portons à cette réforme et que vous avez souhaité, vous-même au cours d’une séance que l’économie de ce code vous soit présenté », a indiqué la ministre de l’Emploi, de la Fonction publique, du Travail, Madeleine Berre.

Le nouveau code du travail révisé est au centre de la discorde entre Gouvernement et syndicats. Et pourtant, en dépit de la distance d’action perceptible, les deux entités devraient poursuivre un objectif commun : le bien-être des travailleurs gabonais. Le Président de la République qui attache du prix à l’emploi des Gabonais l’a d’ailleurs rappelé lors de son message à la Nation, à l’occasion du nouvel an en plaçant le bien-être social au centre de ses préoccupations. Tout comme le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale qui semble faire sienne, cette préoccupation dans la matérialisation de son action. « Vous avez véritablement montré que vous défendez les intérêts des travailleurs, et que vous voulez défendre leurs intérêts aux côtés du Gouvernement qui est le premier défenseur de ces intérêts », a-t-il lancé lors de la réunion de crise tenue d’urgence à l’occasion à la Primature.

Pour le reste précise Philipe Djoula, secrétaire général de la Cosyga, « la CGSL et la Cosyga sont les deux grandes organisations syndicales dans ce pays, au regard de l’accord de représentativité signé en mars 2007, également affilié aux organisations internationales (…). Nous sommes donc désormais condamnés à travailler main dans la main pour l’intérêt des travailleurs gabonais ».

Révision forcée du nouveau code du travail

Les travailleurs gabonais peuvent avoir le sommeil tranquille. Les incohérences de fond et malentendus contenus dans le nouveau projet du code du travail, au centre des critiques passeront au peigne fin lors d’une plénière. La rencontre entre le Gouvernement, la Cosyga et le CGSL a permis de déboucher sur cette possibilité. « Le Gouvernement et les partenaires s’engagent à ouvrir une plénière sur la réforme du nouveau code du travail avec l’ensemble des parties, la suspension du préavis de grève, la mise en place d’un chronogramme qui sera fixé d’accord partie », a rassuré Jean Claude Bekale, secrétaire général de la CGSL.

La paix des braves entre le Gouvernement et les syndicats

Cette plénière permettra notamment de passer en revue, les points de discorde et de trouver un compromis qui arrangent toutes les parties : les entreprises, les travailleurs et le Gouvernement. « Que ces derniers (les travailleurs, NDLR) nous fassent confiance ! Nous irons jusqu’au bout pour que sorte de là, un code du travail qui puisse arranger toutes les parties », a rassuré à son tour le secrétaire général de la Cosyga.

L’Onep toujours favorable à la grève

Malgré l’appel au dialogue et à l’apaisement, l’Organisation nationale des employés du secteur du pétrole (Onep) figure parmi les organisations syndicales à camper sur sa position : poursuivre le mouvement de grève. Désavouant la posture de la Cosyga et du CGSL qui selon elle, ne sont pas représentatives de tous les syndicats, le secrétaire général de l’Onep a appelé ses adhérents à poursuivre le mouvement de grève général de cinq jours annoncés. « Nous avons appris avec stupéfaction, par voie de presse qu’un accord aurait été conclu avec le Gouvernement et que notre préavis aurait été suspendu ce jour. Nous informons l’ensemble des travailleurs et l’opinion publique, que nous ne nous reconnaissons pas dans cette déclaration et que nous sommes toujours en attente d’une invitation officielle du Gouvernement pour des discussions. Par conséquent, nous confirmons à l’ensemble des travailleurs, que ledit préavis court toujours… », ont déclaré les syndicats non représentés durant la signature de la trêve mercredi 22 janvier, à la Primature.

Le Gouvernement, en privilégiant la stratégie du dialogue, aurait-il par la même occasion, privilégié la sélection des syndicats avec qui discuter ? Si l’annonce de l’Onep semble avoir eu écho favorable notamment dans le secteur pétrolier, il ne demeure pas moins que le Gouvernement qui est garant du bien-être social doit inviter à la table des négociations toutes les parties annoncées lors de cette grève pour espérer une meilleure trêve.

Crise à Addax Petroleum : l’ONEP lève le préavis de grève

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Au terme de trois jours de négociation sous la conduite des ministres de la Fonction publique et du Pétrole, les protagonistes ont trouvé un terrain d’entente pour une sortie de crise au sein de la société pétrolière Addax Petroleum Oil & Gas Gabon (APOGG).

L’Organisation national des employés du Pétrole (ONEP) a annoncé dimanche à 21h22 mn  la levée du préavis de grève déposé le 22 juillet dernier auprès de la direction générale de la société pétrolière Addax Petroleum Oil & Gas Gabon (APOGG).

La décision de l’ONEP fait suite aux conclusions des négociations tenues les 25, 26 et 28 juillet avec la direction générale de  la société pétrolière Addax Petroleum Oil & Gas Gabon (APOGG).  Le processus de conciliation conduit par les ministres de la Fonction publique, en charge du Dialogue social, Madeleine E. Berre et du Pétrole, Noel Mboumba a abouti à un dénouement favorable après le climat délétère qui prévalait au sein de l’entreprise pétrolière.

« Mon intérêt est d’une part, de préserver les emplois de nos compatriotes et, d’autre part, de sécuriser les investissements des opérateurs économiques sur notre territoire, », explique Madeleine Berre.

Selon l’ONEP les discussions ont porté sur l’application des recommandations et engagements contenus dans le procès-verbal du 22 avril 2018. Parmi ces nombreuses revendications, la société APOGG s’est engagée à fournir aux travailleurs toute la clarification sur le changement du NIF et du lien avec la société SINOPEC ; clarifier dans un délai d’un mois le cas des travailleurs en situation irrégulière en poste au sein d’APOGG ; de même que le retrait de tout le personnel de mise à disposition occupant un poste de travail permanent dans l’organigramme.

L’employeur s’est également engagé à clarifier la situation de l’actuel DGA supposé faire valoir ses droits à la retraite. Une liste de points inscrits dans le procès-verbal dont les effets sont attendus dans un mois.

Le Gouvernement et la Banque Mondiale valorisent l’emploi des jeunes

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Partenaire de longue date du Gabon,  la Banque Mondiale adhère à la politique de valorisation de la formation professionnelle et d’employabilité des jeunes du Gouvernement.

 

L’employabilité des jeunes est au cœur de la politique du gouvernement.  Cette ambition qui vise également la baisse du taux de chômage nécessite non seulement un changement  de méthode, mais aussi un accompagnement des partenaires au développement.

Le gouvernement s’est donc engagé à renforcer l’offre en matière de formation professionnelle à travers  la construction et la réhabilitation de centres de formations. Parmi  les partenaires privilégiés du Gabon, la Banque Mondiale adhère au projet.

Le nouveau directeur pays de la Banque Mondiale, Abdoulaye Seck a réitéré l’engagement de l’institution financière au ministre de l’Emploi, de la Fonction Publique, du Travail et de la Formation Professionnelle, chargé du Dialogue social, Madeleine Berre, au cours d’une rencontre de prise de contact.

« La Banque Mondiale reste engagée à soutenir le Gabon dans toutes les réformes liées à la formation professionnelle », a-t-il déclaré.

Compétences

Madeleine Berre a par ailleurs attiré l’attention de son hôte sur la nécessité de coordonner tous les appuis du ministère, en faisant en sorte que ce financement extérieur contribue de façon concrète aux résultats que le Gabon doit espérer. Le but étant principalement la mise en œuvre de toutes ces initiatives autour de la formation professionnelle.

«  L’idée ce n’est pas seulement de bâtir des écoles, des centres de formation professionnelle et mettre des enseignants. L’idé,e c’est de former les jeunes afin de leur permettre de trouver un emploi productif », précise Abdoulaye Seck.

L’appui de l’institution bancaire vis-à-vis du Gabon implique également  le projet de développement des compétences et de l’employabilité (PRODECE).

Formation professionnelle : Madeleine Berre sur le site du futur campus universitaire de Nkok

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La zone économique spéciale de Nkok abritera trois des cinq centres de formation professionnelle en cours de construction dans le pays. La visite du ministre de la Formation professionnelle avait pour but de dévoiler l’ambition du gouvernement en la matière.

Cinq centres de formation professionnelle sont actuellement en chantier dans le pays. Trois dans la zone économique spéciale de Nkok, spécialisés dans les NTIC, les BTP, l’Industriel ; Un autre à Port-Gentil dédié aux formations multifonctions et le cinquième centre à Franceville.

Vendredi, la ministre en charge de la Formation Professionnelle, Madeleine Berre s’est rendue sur le site du futur campus universitaire dédié à la formation industrielle, situé dans le zone économique spéciale de Nkok. A travers une visite guidée des responsables de la société AVIC international, chargée de la réalisation du projet, elle a pu se rendre compte du niveau d’avancement des travaux, effectués à plus de 50 %.

Selon Madeleine Berre, l’ambition du gouvernement est d’accélérer le processus de construction des établissements professionnels afin d’atteindre des niveaux de formation de valeur ajoutée et résorber la question du chômage. « Nous nous sommes rendus compte que les curricula ne nous permettaient pas vraiment d’ouvrir des formations de haut niveau dans le domaine professionnel. Nous sommes aujourd’hui à la zone économique de Nkok où nous avons des entreprises qui ne sont que des usines. Il nous faut des Gabonais qui savent travailler dans ces domaines », a-t-elle déclaré.

Année académique

Ce programme inclut également la réhabilitation de neuf centres de formation et treize lycées techniques dans les neuf provinces du pays. Mais aussi le centre de formation d’Akanda, offert par le roi du Maroc, d’une  capacité de 300 places.

« Le programme de financement des établissements de formation professionnel nous permettra d’ici 2023 d’augmenter la capacité actuelle de 2500 à 10 000 apprenants (…). La Fonction publique ne pourra pas toujours prendre les administratifs. Il nous faut valoriser ces métiers et leur donner de la valeur ajoutée. »

Le futur campus universitaire de Nkok a une capacité de 1000 places. Il est composé d’un amphithéâtre, de salles de cours, de salles de travaux pratiques, d’un restaurant, d’un internat, d’une capacité d’accueil de 600 places, de logements des enseignants. Le chantier sera livré en mars 2020. Les premiers étudiants sont attendus pour l’année académique 2020-2021.