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Geoffroy Foumboula Libeka : prêt à tout pour la liberté et la justice

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Geoffroy Foumboula Libeka, ambassadeur leadership et engagement jeunesse du Gabon, dénonce des arrestations « arbitraires » pour réduire au silence le mouvement des casseroles. Il compte se battre pour la liberté d’expression et lutter contre une justice qu’il considère aux ordres.

Gabon actualité: Vous vous êtes insurgé contre l’arrestation de Philippe Arsène Owono et d’autres personnes, accusés d’être des meneurs du mouvement des casseroles. Que reprochez-vous à la justice ?  

Geoffroy Foumboula Libeka: tant qu’acteur de la société civile, nous ne défendons pas des individus, nous défendons des causes. C’est pour cela que nous nous préoccupons  peu de la coloration des jeunes qui ont été arrêtés. Certains disent que ce sont des jeunes proches du pouvoir, ça ne nous regarde pas. Ce sont les faits pour lesquels ils ont été arrêtés qui nous indignent.

Vous vous souvenez qu’il y a eu un mouvement de casseroles pacifique en protestation aux mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la covid-19. Ces mesures n’ont pas d’accompagnement, si ce n’est que les accompagnements promis n’ont jamais été réalisés. Suite à ce mouvement, certains jeunes identifiés comme étant les promoteurs ont été arrêtés et c’est ce qui a soulevé mon indignation. Je trouve inconcevable  qu’on puisse envoyer en prison, qu’on puisse gaspiller la vie des jeunes du fait que ces derniers aient été identifiés comme étant promoteurs du mouvement des casseroles auquel on a tous participé.

Le mandat de dépôt n’est pas synonyme de jugement. À quel niveau se situe votre inquiétude ?

On sait tous à quoi ressemble le mandat de dépôt. Pas besoin de vous rappeler, par exemple, que Bertrand Zibi, après plus de 5 ans de détention préventive sous mandat de dépôt, ce n’est qu’il y a quelques semaines qu’il a été jugé, condamné à six ans de prison.

On sait tous que la justice elle-même ne respecte pas ce code pénal qui prévoit des délais en ce qui est des détentions préventives. Cinq ans c’est trop. On a pas envie que nos frères qui sont sous  mandat de dépôt se retrouvent en prison au-delà du cadre règlementaire, qui n’est pas respecté par ces mêmes juges.

Que comptez-vous faire ?

Nous comptons poser plusieurs actions, parce qu’on  veut être légalistes. Même si en face les autorités ne le sont pas. Elles ne respectent pas le cadre qui est défini. Les magistrats ne respectent pas le code pénal.

Au niveau des acteurs de la société civile, nous sommes en train d’œuvrer dans ce sens avec notre plate-forme  « Tournons la page »  au sein de laquelle je suis secrétaire général. Nous allons donc mobiliser un avocat pour pouvoir les suivre sans distinction aucune. Nous allons défendre tous les jeunes : produire des communiqués de presse, attirer l’attention de la communauté internationale…

Quel est votre message à l’endroit de la jeunesse ?

C’est de dire à la  jeunesse qu’on ne doit pas baisser les bras parce que nous n’avons pas de pays de rechange. Nul n’a un titre foncier sur sa vie. Il y en a qui ont peur parce qu’ils se disent qu’ils vont mourir. Mais ils ignorent qu’ils vont forcément mourir un jour. Une fois qu’on sait que ce qu’on fait est juste et noble, on ne doit pas avoir peur de perdre sa vie pour ce combat.

J’ai conscience que mon combat pour la justice a deux issus. Soit que la justice puisse prévaloir. Soit, c’est la mort. Moi, je suis prêt à tout.

 

 

 

Le général des Mapanes placé sous mandat de dépôt

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Gaël Koumba Ayouné, a été placé mardi sous mandat de dépôt et déféré à la prison centrale de Libreville, au terme de son audition devant le juge d’instruction. Il avait été arrêté pour trouble à l’ordre public en lien avec la contestation des casseroles.

Interpellé le 21 février par la Direction générale des contre ingérences et de la sécurité militaire (B2), le  général des Mapanes, Gaël Koumba Ayouné a été entendu le 9 mars par le juge d’instruction au tribunal de première instance de Libreville. L’audition s’est soldée par son déferrement à la prison centrale de Libreville.

Il est inculpé pour insultes envers le chef de l’Etat, les forces de l’ordre et de sécurité, trouble à l’ordre public et incitation à la révolte, en lien avec la contestation des casseroles.

Dans une courte vidéo  devenue virale enregistrée quelques minutes avant son déferrement, on l’aperçoit vêtu d’un short et d’un tee-shirt noirs.  « …Soutenir le chef de l’Etat, on remercie le chef de l’Etat pour tout. On a rendu service au chef de l’Etat, on nous envoie en prison. Nous, on va en prison, y a pas de problème. On remet tout entre les mains de Dieu », lance-t-il.

Selon l’agence gabonaise de presse, Gaël Koumba Ayouné et plusieurs autres jeunes avaient été arrêtés pour besoin d’enquête en lien avec la contestation des casseroles. Le général des Mapanes et Hofman (Hoffer Edou Mvé), un rappeur avaient été présentés une première fois devant le procureur de la République, André Patrick Roponat. Ce dernier les avait renvoyés au B2 parce que le dossier était incomplet.

Pour ses proches, le seul tort de Gaël Koumba Ayouné est d’être un lancer d’alerte face aux risques de débordements causés  par les mesures anti-covid-18 jugées trop drastiques par les populations. 

Sur sa page Facebook, un message du 15 février interpelle directement le président gabonais : « en ma qualité de soldat indéfectible et inébranlable de la première heure, je vous prie de revoir les mesures COVID la grogne monte au risque de détruire la cohésion sociale définitivement ».