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Prévue lundi l’audience en appel dans l’affaire opposant le collectif Appel à agir et Ali Bongo a été reportée. Les parties sont convoquées pour  le 2 septembre.

Dès 9 h du matin lundi, le hall du tribunal de Libreville était bondé de monde. Malgré le dispositif sécuritaire exceptionnel mis en place dès le portail, plusieurs personnes ont effectué le déplacement pour assister à la énième audience dans l’affaire opposant le collectif Appel à agir au président de la République Ali Bongo Ondimba.

Depuis le dépôt de la requête d’Appel à agir pour réclamer une expertise médicale pour juger de la capacité d’Ali Bongo ondimba à exercer pleinement ses fonctions de président de la République, le 28 mars dernier, l’affaire compte près de quatre reports.

 « Nous sommes venus parce que nous voulons avoir la suite de l’affaire. Nous adhérons totalement à la démarche du collectif Appel à agir et nous avons le droit de savoir comment se porte le président de la République », confie le jeune Cédric. 

Après plusieurs heures d’attente, c’est finalement à 11 h que le président de séance a fait son entrée dans la salle d’audience. Si une dizaine d’affaires étaient inscrites au rôle, en l’absence du collège de magistrats réglementés, la décision, elle, ne s’est pas fait attendre. « L’affaire en référé qui devait être jugée aujourd’hui est renvoyée exceptionnellement au lundi 2 septembre, dans cette salle. Simplement parce que la justice répond à un certains nombres de règles liées à l’équilibre des magistrats et aucune audience ne peut se tenir si ce principe régalien n’est pas respecté. L’audience est levée », déclare le président de séance.

Une décision qui n’a pas surpris les conseils des deux parties. Se basant sur le principe des vacances judicaires, Me Jean-Paul Moubembe, avocat du collectif Appel à agir et Me Bhongo-Mavoungou Aimery, avocat d’Ali Bongo Ondimba ont affirmé que le motif est valable.  « Il n’y a eu qu’un seul magistrat, hors en règle général, il faut qu’il y ait trois magistrats », affirme Me Moubembe.

Praticiens

« Ce n’est pas la première fois qu’on se retrouve face à ce genre de cas surtout au sortir des vacances judiciaires », renchérit Me Aimery. 

Et si jusque-là les parties semblent sereines, le seul bémol de cette journée aura été l’absence de l’affaire sur le rôle. Là encore, le débat sur  la suspension de Me Akolly a permis aux praticiens d’affirmer que la question de la tenue de l’audience ne se pose plus. Le jugement attendu le 2 septembre prochain sonnera probablement la fin de cet épisode qui a gardé les observateurs en haleine.