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Au terme de sa première session ordinaire de l’année 2021, le Conseil national de la Démocratie a marqué son adhésion à l’appel à la paix des braves du président du BDC, Guy Christian Mavioga. Les partis ont également relancé le débat sur la non-implication du CND dans des domaines qui relèvent de sa compétence. 

L’appel à la paix des braves face à la crise politique figurait en bonne place de l’ordre du jour de la première session du Conseil national de la démocratie du 17 au 26 mars à Libreville. Après examen de la question,  52 voix sur 71 ont exprimé leur adhésion.

Le président, Me Séraphin Ndaot, a reconnu l’intérêt de l’initiative, alors que le contexte socio- politique reste marqué par la crise post-electorale de 2016. « Le thème a suscité les vives préoccupations du moment et, rallié, les suffrages des conseillers, malgré le scepticisme ambiant. L’initiative vitale doit être magnifiée, puisque, à notre niveau, l’appel a été entendu », a déclaré Me Séraphin Ndaot. 

Si l’objectif de la paix des braves est de réconcilier toutes les forces vives de la nation autour d’un contrat social ou d’un pacte social, l’initiateur reconnait la partition indispensable du CND. « Le CND est notre Mbandja, notre case à palabres. Donnons donc à notre Institution les raisons d’exister et de résoudre les problèmes des Gabonais pour construire dignement notre démocratie », a argué Guy-Christian Mavioga.

Avant de s’appesantir sur la paix des braves, les partis membres du CND ont, comme à chacune de leur rencontre fait le diagnostic de l’Institution. Ils ont mis en avant, les inquiétudes dues à la non-implication du CND dans des domaines qui relèvent de sa compétence, les problèmes financiers liés au fonctionnement du CND. Des points importants qui, pour Me Séraphin Ndaot, contribuent significativement à l’amélioration du fonctionnement de l’institution et à la consolidation du processus démocratique au Gabon, autant qu’à la description du climat politique altérée. 

Après plusieurs années de léthargie, le CND a été remis sur pieds en 2015 par le président Ali Bongo Ondimba. L’institution regroupe les partis politiques de l’opposition et de la majorité. Elle a pour mission de consolider la démocratie au Gabon. En dépit de cette mission majeure, la reconnaissance du CND est loin d’être effective et son fonctionnement reste à minima. Pour preuve, les stigmates de 2016 sont encore bien visibles sur le bâtiment abritant l’Institution.