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Transport maritime : augmentation du prix du billet

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Les trois compagnies maritimes privées assurant le transport des passagers entre Port-Gentil et Libreville augmentent le prix des billets. Elles sont frappées par une chute considérable de l’activité du fait de la crise sanitaire et étranglées par des charges fixes. Les opérateurs économiques déplorent un manque d’aide de la part des autorités pour compenser la hausse du prix du transport.

C’est ce samedi 1er mai que la mesure d’augmentation du prix des billets des bateaux décidée par les trois compagnies maritimes privées assurant le transport des passagers sur la ligne Port-Gentil-Libreville-Port-Gentil prend effet.

Désormais, qu’il s’agisse de Navire à Grande Vitesse(NGV), Douya Voyage Maritime, ou encore de Logimar, les billets en classe économique passent à 35.000 F CFA pour les adultes et à 30.000 F CFA pour les enfants.

La nouvelle ne réjouit pas les Portgentillais, notamment en cette période de crise multiforme. « Donc on ne va plus voyager ? », lance Huguette. « Dans tout ça, les autorités ne disent rien. Ce n’est pas leur problème tant que leur pouvoir d’achat n’est pas concerné », renchérit Fred, un autre Marigovéen.

Un agent d’une des compagnies joint au téléphone a cependant affirmé que la principale raison de cette augmentation est le prix du litre du carburant. « 610f c’est le prix du litre de gasoil pour les industriels »,indique-t-il.

Le gouvernement aurait revu le même prix à la baisse depuis quelques mois pour la Compagnie Nationale de Navigation Intérieure et Internationale qui achèterait désormais à « 450f » le litre de gasoil.  

Ces opérateurs économiques crient à la discrimination. La faveur accordée à la compagnie étatique ne s’explique pas. « Nous ne recevons tout de même aucun accompagnement de l’Etat pour nous alléger. Ne serait-ce qu’en cette période de crise sanitaire. Pourtant nous sommes les plus gros consommateurs. Nous avons besoin en moyenne de 7000 litres de carburant pour faire le mouvement d’un bateau. Multiplié par 610 F CFA, nous sommes à plus 4 millions de consommation de carburant par rotation. Comment, on s’en sort ? », se demande notre source. Elle précise « nous aidons quand-même l’Etat dans ses missions régaliennes en ce qui concerne le transport des passagers ».

Un autre interlocuteur parle des conséquences des mesures gouvernementales. « Nos rotations sont passées de 22 à 6 par mois, ce qui représente un véritable manque à gagner. 60 % de nos passagers sont des Portgentillais, mais à cause des difficultés liées à l’acquisition d’un test Covid, ils ne sont plus nombreux à voyager de peur  de rester coincés à Libreville ou  de perdre leur emploi pour ceux qui voyageaient régulièrement les week-ends. Donc, en plus des rotations qui ont drastiquement diminué, les clients se font rares. Ou trouve-t-on l’argent pour acheter le carburant, faire la maintenance de nos outils de travail et payer les taxes de l’OPRAG dont les coûts ne tiennent pas compte de la pandémie? » , s’inquiète -t-il. 

Pointés du doigt par les usagers qui estiment que la décision d’augmentation a été prise de façon « unilatérale », les responsables des compagnies maritimes privées assurent avoir frappés à toutes les portes afin de trouver un juste milieu. Il devait prendre en compte leurs difficultés et celles des populations. Mais les portent sont manifestement restées fermées.

 

 

 

Le Snec-USTM annonce une journée dite ‘’Université morte » ce 25 février

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Le Syndicat national des enseignants chercheurs section USTM (SNEC-USTM), a annoncé l’organisation, d’une journée dite « Université morte », ce 25 février. Il entend marquer son indignation suite à ‘’l’assassinat’’ de deux personnes, parmi lesquelles un étudiant, ayant protesté contre les nouvelles mesures gouvernementales de lutte contre la pandémie de covid-19, munis de casserole.

Toutes les activités pédagogiques seront suspendues au cours de cette journée. Vêtus de noir, les enseignants-chercheurs envisagent se mobiliser au portail de l’USTM à 10 heures dans le strict respect des mesures barrières.                                   

 

Contestation : les casseroles du showbiz

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Mercredi a marqué le point de départ de ce qui pourrait constituer durant une semaine, l’ambiance du mouvement de contestation contre les mesures suicidaires du Gouvernement Gabonais. Faire raisonner sa casserole durant 5 mn dès 20h. Plusieurs acteurs du showbiz ont répondu au rendez-vous.

 

C’est une première. Confinés à domicile, c’est à travers les réseau-sociaux que les populations ont marqué leur adhésion au mouvement de contestation contre les mesures  du gouvernement  mercredi. Munis d’une casserole, chacun a suivi la cadence qui consistait à frapper pendant 05mn, à partir de 20H.

À l’heure indiquée, comme un seul homme plusieurs contestataires ont exécuté le geste symbolique. Certains ont publié de courtes vidéos ou de simples photos. Parmi eux, plusieurs acteurs du showbiz ont également pris leurs casseroles pour dire non aux mesures gouvernementales de riposte contre le covid-19, notamment les chanteuses Shan’l, le rappeur Cam Dibal Van Dibal, l’humoriste Manitou, l’animateur Stéphane Bivegue.

C’est depuis la Côte d’Ivoire où elle poursuit son séjour de promotion que la chanteuse Créol la Diva a rejoint le mouvement. «  Même si je ne suis pas au Gabon, j’ai bien fait raisonner le couvercle de ma casserole  L’union fait la force. Gabon d’abord  », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

« Mameranganou la Marmite là a souffert avec moi.  Je suis artiste, je demande au gouvernement de revoir les mesures de riposte sur covid19 (le ou la parce sur ce virus-là change trop de genre!). Je souhaite retrouver mon public », a écrit l’humoriste Manitou, avec une pointe d’humour.

24 février

Après cette première journée, Stephane Bivegue et Cam DIbal Van Dibal pensent déjà à une nouvelle stratégie pour mieux se faire entendre. « Que les hommes mettent la musique à fond dans les maisons avec le matos qu’ils ont, et que les femmes cognent des casseroles en signe de protestation.  (…). C’est ma proposition, mais la réflexion se poursuit pour trouver le meilleur moyen de se faire entendre  », a écrit l’animateur.  Le rappeur pour sa part  affirme que « si d’ici mercredi prochain rien ne change faudra initier une semaine de ville morte pour montrer notre mécontentement… »

Alerte sanitaire mondiale, au Gabon, la pandémie de covid-19 n’est pas le seul mal des populations. Pour limiter les conséquences d’une seconde vague, les autorités ont décidé de durcir les mesures de riposte contre la pandémie. Des mesures jugées « suicidaires » par les populations. Le mouvement de révolte à la casserole va se poursuivre jusqu’au 24 février.

Covid-19 : le scepticisme des Ogivins

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Les nouvelles mesures gouvernementales ne font pas  l’unanimité chez la majorité des Ogivins. Ils s’attendaient à un assouplissement élargi des mesures voire à un déconfinement total.  Ils ont vite déchanté notamment au niveau de la célébration des cultes.  

 

Les croyants, notamment les catholiques, on ne s’attendait pas à des mesures aussi contraignantes pour la réouverture des églises. Ils trouvent inadmissible les nouvelles mesures. Pour maman M., responsable d’un mouvement catholique, << il y a comme une volonté de déranger les gens. On demande aux gens de faire des choses insensées comme acheter un teste de covid-19, avant de pouvoir assister à une messe. C’est pas sérieux et ils demandent que la dîme soit donnée par Airtel money est ce que les vieilles maman savent comment ça se passe ? Et d’abord il y a des personnes âgées qui gardent  pour leurs offrandes du dimanche des pièces de 100 à 200 f cfa. Aujourd’hui on dit qu’elles doivent les déposer par Airtel money c’est vraiment insensé ! >>

Le diable

De toute évidence, l’argument de la prévention d’une éventuelle nouvelle flambée de l’épidémie n’est pas prise au sérieux, ni encore la prudence des autorités à contenir le virus. Serait-ce de l’ignorance ou la simple volonté de rester fidèle à un idéal ? Là, demeure toute la question.

Papa Ezekiel lui ne se pose aucune question. Pour cet ancien dans une paroisse de la place :  << on dirait que le gouvernement à un problème avec les églises. Pourtant on apprend qu’il y a concertation entre certains hauts responsables des congrégations religieuses et le gouvernement afin de trouver un commun d’accord pour les mesures. Celles qui devront être suivies lors de la réouverture des églises. Comment le gouvernement peut-il décider du fonctionnement de l’église tout en rejetant du revers de la main ce qu’elle propose ? Il y a un véritable souci. Le diable est debout, nous devons sérieusement fléchir le genou et prier. >>

Revendications

À la question de savoir si les conditions sont réunies afin de faire respecter les mesures édictées par le gouvernement,  un responsable d’une paroisse a répondu : << les conditions sont belles et bien réunies pour accueillir les fidèles le 30 octobre. Le dispositif du lavage de mains est en place depuis et il sera renforcé par la désinfection de l’église. Quant au nombre de fidèles qui est limité à 30, nous serons dans l’obligation d’avoir 3 à 4 cultes dans la seule journée du dimanche. >>

Dans tous les cas, les Ogivins souhaitent que le gouvernement revoie sa copie et  tienne compte des revendications des uns et des autres.  

COVID-19 : un décès et un durcissement du confinement

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Le Gabon enregistre le premier décès dû au COVID-19. Le gouvernement a aussitôt annoncé de nouvelles mesures de ripostes en vue de mieux circonscrire la propagation du virus.

C’est le porte-parole du comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à coronavirus, Guy Patrick Obiang qui a annoncé officiellement le premier décès dû au virus au Gabon. Le patient de nationalité gabonaise, âgé de 50 ans, avec des antécédents de diabète et d’hypertension a consulté le dimanche 15 mars à la polyclinique El Rapha pour fatigue et vomissement. Sa prise en charge tardive découlerait du fait qu’il aurait occulté son récent séjour en France.

Il s’agit du quatrième cas au Gabon dont les résultats des prélèvements envoyés au CIRMF se sont révélés positifs. « Dès que l’alerte a été donnée, il a été transféré dans un contexte de détresse respiratoire à l’unité de réanimation de l’hôpital d’instruction des Armées d’Akanda (HIAA), dédiée aux patients atteints de Covid-19. Les analyses biologiques qui s’imposent en pareil circonstance ont été immédiatement effectuées. Le jeudi 19 mars, il est rentré dans un coma diabétique et est décédé ce matin (vendredi, NDLR), à 8 h 05, des suites de complications de son diabète et d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë », a expliqué le porte-parole.

Comme pour les trois premiers cas, les autorités sanitaires ont aussitôt pris toutes les mesures pour sécuriser le circuit emprunté par le patient. De même qu’elles en appellent à la bonne collaboration de la population pour un signalement rapide au 1410 de tout séjour en zone infectée ou de tout contact avec un cas suspect ; la nécessité de respecter les mesures gouvernementales qui visent à limiter la propagation du coronavirus au Gabon.

Un confinement accentué

Dès l’annonce de ce premier décès, la réaction du gouvernement ne s’est pas faite attendre. Les autorités ont décidé de durcir le ton en annonçant de nouvelles mesures qui viennent en appui de celles déjà en cours. Il s’agit, selon le ministre de l’Intérieur Lambert Noel Matha d’une véritable déclaration de guerre au COVID-19.

Les nouvelles mesures concernent notamment l’interdiction de la circulation des transports aériens, fluviaux, maritimes et terrestres, sauf cas de force majeur, les trains marchandises et les produits pétroliers, les frets. De même que les déplacements non essentiels.

« Le gouvernement recommande que seuls les déplacements à caractère essentiel soient tolérés. A l’exception des forces de défense et de sécurité, des personnels des véhicules essentiels de la SEEG, les véhicules essentiels des personnels de santé, les ambulances, Samu … ; les personnels et les véhicules des pompes funèbres, les personnels, des personnels et des véhicules des médias », a énuméré le ministre de l’Intérieur.

Les experts

Les transports en commun et les structures bancaires ne sont pas en reste. Le gouvernement a non seulement décidé de la restriction du nombre de passagers et donnent obligation aux chauffeurs de transports en commun de porter des masques et d’être en possession des produits désinfectants. Les clients eux, sont tenus de se désinfecter les mains dès leur entrée dans le véhicule. Les forces de l’ordre se chargeront de l’application des règles de dispensation par les usagers à l’extérieur comme à l’intérieur des structures bancaires.

Depuis son apparition en décembre dernier en Chine, le COVID-19 poursuit son extension et le nombre de morts est en constance augmentation. Le premier cas au Gabon été détecté le 12 mars. A ce jour quatre patients ont été signalés positifs dont un décès. Plusieurs personnes ont été mises en quarantaine par mesure de prévention. Le respect des mesures barrières reste la seule mesure de prévention sûre, selon les experts.