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Santé : Guy-Patrick Obiang, l’homme de la situation ?  

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Nommé ministre de la Santé dans le nouveau gouvernement, Guy-Patrick Obiang Ndong montre sa détermination à redynamiser le département. En une semaine, il a effectué des visites inopinées et su surprendre le personnel de la santé.  Jusqu’où peut-il aller ?

Le centre national de santé mentale, communément l’hôpital psychiatrique de Melen est la première structure hospitalière qui a reçu la visite du ministre de la Santé, Guy-Patrick Obiang Ndong, dès sa prise de fonction.

Loin d’une simple prise de contact ou de la découverte d’une structure sous-tutelle, le nouveau patron de la Santé est aussitôt passé à la vitesse supérieure en exigeant des responsables du centre de santé de Melen des résultats. Sa première instruction a été d’exiger le  ramassage dans les sept jours de tous les malades mentaux qui errent dans les rues de la capitale gabonaise et ses environs.

La même semaine, c’est le centre hospitalier régional de Mouila (CHRM)  dans la Ngounié qui a eu droit à une descente inopinée du ministre. Là encore Guy-Patrick Obiang n’est pas allé de main morte, puisque certains responsables de l’établissement hospitalier ont aussitôt été sanctionnés pour « gestion approximative et problème de gouvernance ». « Le constat est amer …  Si on veut un hôpital qui fonctionne de manière optimal, il faut un minimum de discipline. Il faut un minimum d’organisation», avait-il lancé, au terme de la visite.

La dernière descente inopinée de terrain en date s’est déroulée le 5 juillet. Cette fois-ci, c’était au du centre de gériatrie. Même constat aux dires du ministre. « Il y a un problème de management. Il y a des personnes âgées qui manquent de tensiomètre. On n’arrive pas à vous présenter un dossier physique médical des personnes âgées », affirmait-il ensuite.

Communication

La méthode du nouveau patron de la Santé pose questions et laissent certains sceptiques. « Je trouve que le nouveau ministre fait dans l’excès de zèle », explique un observateur après la suspension des responsables de l’hôpital de Mouila, avant de faire remarquer que les maux qui minent le secteur sont connus de tous. « Depuis des années,  les syndicats du secteur santé ne cessent d’interpeller la tutelle sur les nombreux manquements observés. C’est vrai que la capitale est dotée de structures de dernières générations, mais nous savons que dans plusieurs structures de l’intérieur du pays, il faut redoubler d’ingéniosité pour offrir un service approprié », souligne-t-il. 

Pour d’autres, il y a beaucoup d’effets d’annonce et de la communication. « L’initiative de ramasser tous les malades mentaux et les loger à Melen est louable. Mais le problème au Gabon, c’est qu’on veut toujours mettre la charrue avant les bœufs. Est-ce que le personnel dispose réellement de moyens pour assurer une prise en charge à ces personnes ? », s’interroge un observateur.

Ancien secrétaire général  du ministère, Guy-Patrick Obiang connait bien les dossiers qui lui ont été transmis par son successeur. Le nouveau ministre a surement sa petite idée dans la méthode adaptée pour redynamiser le secteur. Mais réussira-t-il à faire bouger les lignes ? 

Le coronavirus, d’une province à l’autre

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Le virus circule aisément à l’intérieur du pays,  presque toutes les provinces sont atteintes. L’insouciance des populations faciliterait la propagation. 

Le bilan épidémiologique journalier du 25 mai par le Copil est sans équivoque : sept des neuf provinces sont désormais contaminées par le covid-19. La Ngounié, située au sud du pays, est la nouvelle province  sur la liste.  « Le patient zéro de cette province est un agent d’une entreprise privée, implantée à Mandji, qui a présenté des symptômes évocateurs du coronavirus », confiait Guy Patrick Obiang Ndong, porte-parole du Copil, lors du traditionnel point de situation.

Le relâchement dans l’application  des gestes  barrières et l’insouciance des populations face à la pandémie expliquent, selon le porte-parole du Copil, la facilité de circulation du virus d’une province à l’autre.

« Si à Libreville, nous constatons une application progressive des mesures barrières, nous observons une faible application desdites mesures à l’intérieur du pays où le port du masque et la distanciation sociale sont très peu respectés », fait constater Guy Patrick Obiang Ndong. Pour le porte-parole du Copil, même en l’absence de cas déclarés, le port du masque, le respect de la distanciation physique et le lavage régulier des mains avec du savon ou une solution désinfectante doivent être systématiques. « C’est la seule façon de se protéger contre le Covid-19 », prévient Guy Patrick Obiang Ndong.

Remède

Face à un nombre de cas croissant, les populations ont-elles réellement le choix ? Le bilan épidémiologique du lundi, nous rappelle combien de fois le Gabon n’en a pas fini avec la pandémie.  Plus de 2100 cas positifs en l’espace de deux mois et quelques semaines. Pour l’heure, seules les provinces de l’Ogooué Ivindo et de la Nyanga sont épargnées. Pour combien de temps ?

Si la courbe de contamination ne se stabilise pas, la situation pourrait à la longue être ingérable du fait des carences dans les structures hospitalières. Face à une issue assez complexe à déterminer, l’application des mesures barrières demeure, une fois encore, le meilleur remède.

Distinctions : quatre gouverneurs élevés au grade de commandeur

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Désormais munis de leurs nouvelles étiquettes de commandeurs de l’ordre national du mérite gabonais, quatre gouverneurs procéderont à la remise de décorations aux récipiendaires de leur province, le 17 août.

En lieu et place du président de la République, Ali Bongo Ondimba, par ailleurs grand maître des ordres nationaux , le chancelier national, l’amiral Hervé Nambu a procédé ce 14 août à la remise de médailles de commandeur de l’ordre national du mérite gabonais à quatre gouverneurs. Il s’agit de Christiane Leckat de la Nyanga, Benjamin Mayoubi de la Ngounié, Paulette Mengue m’Owono du Moyen-Ogooue et Patrice Ontina de l’Ogooué maritime.

Les autorités provinciales n’ont pas caché leur satisfaction, à l’instar du gouverneur du Moyen Ogooué, Paulette Mengue M’Owono qui a exprimé sa reconnaissance envers le président de la République. «  Je ferai tout pour mériter cette confiance qui a été placée en moi.»

Patrice Ontina y voit un encouragement « pour mon devoir envers la patrie, à servir le chef de l’État avec loyauté, à assurer la mise en œuvre de sa politique. »

Le grand chancelier a pour sa part indiqué que cette distinction rentre dans le cadre des festivités de l’accession du Gabon à l’indépendance. Il s’agit d’une étape indispensable visant à permettre à ces gouverneurs de procéder à la remise des décorations aux récipiendaires de leurs provinces respectives le 17 août.

Législatives partielles : Mabiala en tête pour le second tour à Mouila

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Selon les résultats de la commission électorale provinciale de la Ngounié, les candidats du PDG et du RHM sont en ballottage. Second tour le 31 août prochain.

Le 1er arrondissement de la commune de Mouila est  l’un des principaux enjeux des législatives partielles. Le siège est disputé par deux poids lourds de la province de la Ngounié, Maurice Mabiala du Rassemblement héritage et modernité (RHM) et Léon N’Zouba du Parti démocratique gabonais (PDG), député sortant. Ils se retrouvent au second tour.

Après le scrutin annulé d’octobre, où  les deux hommes avaient été malmenés par le candidat du parti de l’opposition, Les Démocrates, les observateurs assistent à un véritable bras de fer. 

Selon les résultats communiqués par le président de la commission électorale provinciale de la Ngounié, Ngalibika, le candidat du RHM, Maurice Mabiala vient en première position avec 1564 voix soit 48,29 %, contre  976 voix soit 30,13 % pour son adversaire du PDG, Léon N’Zouba. Leurs challengers Moukagni Bouka, candidat du Parti social-démocrate (PSD)  et Sosthène Massous Ma Mounguengui obtiennent respectivement 13,80%  et 7,78% des suffrages.

Des résultats provisoires qui ont aussitôt été contestés par Maurice Mabiala qui a non seulement remis en cause le nombre de bureaux, et accusé son adversaire du PDG d’avoir usé de méthodes frauduleuses. « Nous avons désagréablement été surpris de recevoir les PV d’un 26ème bureau de vote. Comment expliquer cette situation sachant qu’officiellement, il y a 25 bureaux. Selon nos chiffres nous avons obtenu 49, 96%. Pourquoi ces chiffres contradictoires ? », s’interroge-t-il, avant de poursuivre. « Des candidats ont corrompu des électeurs. Au niveau du lycée de l’Excellence, le candidat PDG a positionné des rabatteurs pour influencer les futurs électeurs. Trouvez-vous cela normal ? »

M. Mabiala devra adresser sa requête de contestation à la cour constitutionnelle.

Léon N’Zouba, candidat du PDG

Par ailleurs, dans le premier siège de l’Ogoulou à Mimongo, les candidats Gwladys Moulengui du PSD (43,86%) et Kimo Mbombet du PDG (34,04%) iront également au second tour.

Dans la même province, Martin Moulengui Mabende du parti Les Démocrates obtient son ticket de représentant du 2ème siège de la Boumi-Louetsi(Mbigou) à l’Assemblée nationale avec 52,85%.

Mort mystérieuse de milliers de poissons dans l’Ogooué 

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L’alerte a été donnée par les populations des zones concernées entre le 9 et la 17 juillet. Si les autorités restent muettes, un rapport technique du gestionnaire du site de Ramsar Bas Ogooué de l’Agence nationale des parcs nationaux annonce l’ouverture d’une enquête.

 

Depuis plusieurs semaines les populations vivant dans des villages des provinces du Moyen-Ogooué et de la Ngounié font face à un phénomène pour le moins étrange. Des milliers de poissons meurent mystérieusement dans les eaux de l’Ogooué, précisément dans l’Ogooué amont, le Lac Nkoghe, l’Embouchure Ngounié et le lac Zilé.

« Ne mangez pas la carpe de Lambaréné, Makouké, Ndjolé et Mouila. Depuis deux semaines les poissons meurent seuls et montent à la surface. (…) Connaissant le côté inhumain parfois des commerçants, évité d’acheter la carpe surtout en provenance de ces lieux SVP », indique une alerte relayée à travers les réseaux sociaux.

Si les autorités restent muettes sur ce phénomène, un rapport technique sur l’observation des poissons morts sur l’Ogooué, affirme que deux alertes successives ont été données les 9 et 17 juillet par les populations vivant sur les berges de l’Ogooué, en amont de Lambaréné, et celles du villages Lezinde, à l’embouchure de la Ngounié et du Lac Zilé.

Le rapport ne donne aucune précision sur les causes exactes du phénomène. Toutefois, il affirme qu’une enquête a été ouverte par la gendarmerie nautique pour tenter de déterminer, au niveau local, l’origine de la mort de ces milliers de poissons. Aucun décès n’a pas encore été enregistré dans la région, mais le danger sur les populations est certain.


Danger

« Le drame de la mort mystérieuse de centaines de poissons fait craindre l’intoxication des populations avec l’arrivée de la saison sèche et l’activité de la pêche qui rentre dans son pic à grand renfort de « pêcheurs » venus des quatre coins du Gabon et qui voient en cette mortalité une facilité de capture de la ressource », relève le rapport.

Par ailleurs, en attendant les conclusions de l’enquête, plusieurs hypothèses sont soulevées, à savoir, l’utilisation de produits toxiques lors de la pêche au poisson effectuée par les communautés locales ; l’exploitation minière illégale et particulièrement de l’or dénoncée par les populations des rives de l’Ogooué et de la Ngounié et le changement climatique.


En attendant que la lumière soit faite sur ce phénomène mystérieux, il revient aux autorités compétentes de prendre des mesures afin de préserver les consommateurs d’un possible danger.