Creativity

Innovation

Originality

Imagination

 

Salient

Salient is an excellent design with a fresh approach for the ever-changing Web. Integrated with Gantry 5, it is infinitely customizable, incredibly powerful, and remarkably simple.

Download

Le PLC souffle sa première bougie

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le parti de l’opposition radicale Pour le changement (PLC) a fêté son premier anniversaire. Une rencontre festive entre cadres du parti et militants qui s’est voulue également un temps de réflexion.

« Un an déjà de combat pour l’alternance politique.» C’est sous ce signe que les co-présidents Elza Ritchuelle Boukandou, Nicolas Nguema et le secrétaire exécutif, Anges Kevin Nzigou ont commémoré le premier anniversaire du parti Pour le changement (PLC) les 26 et 27 juillet dernier.

« Un an, un an déjà. C’est peu, mais c’est beaucoup en même temps vu comment nous avons pu nous affirmer dans l’arène politique, » déclare Elza Ritchuelle Boukandou. La co-présidente du PLC a par ailleurs affirmé que le PLC est déterminé à assainir le paysage politique gabonais.

En marge de l’aspect festif ponctué par un grand meeting populaire en présence de quelques présidents et cadres des partis amis dont Alexandre Barro Chambrier du RPM, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi et Cyd Obiang de l’Union Nationale, les militants ont eu droit à une journée de réflexion. Quatre thématiques ont permis d’alimenter le débat :‘’ civisme et patriotisme ; fonction des partis politiques et encadrement des élus ; l’engagement et responsabilité, quelle génération pour notre avenir ?  Et  rajeunir la scène politique. 

Entrée

Le secrétaire exécutif du parti a par ailleurs saisi l’occasion pour dresser le bilan de la première année d’activités. Anges Kevin Nzigou s’est félicité des scores obtenus par Nicolas Nguema et Elza Ritchuelle Boukandou aux dernières législatives. « Je sais que nous n’avons pas gagné les élections, mais je tiens à inscrire cette participation dans la case des réussites parce que nous sortions à peine d’un combat pour nos valeurs. »

Le petit poucet de  l’arène politique nationale ne manque pas de perspectives. Le parti de l’opposition radicale entend jouer un rôle de premier plan avec pour leitmotiv défendre les intérêts des plus démunis.  Aussi les dirigeants ont annoncé une tournée nationale dès le prochain trimestre. « Nous irons au plus près  des oubliés, des Gabonais de toutes les conditions sociales, dans nos villages, dans tous ces coins du Gabon méprisés de tous, »  annonce le secrétaire exécutif.

Parti se réclamant de l’opposition dite radicale, le PLC est né de la discorde intervenue au sein de l’Union et Solidarité (US), après l’entrée de Moukagni Iwangou au gouvernement.

Nicolas Nguema : nous assignons en justice le citoyen Ali Bongo

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Président du parti de l’opposition radicale Pour le Changement- PLC, Nicolas Nguema fait partie du mouvement Appel à agir. Le collectif exige qu’une expertise médicale soit faite pour évaluer la capacité d’Ali Bongo à diriger le pays.

 

Qu’attendez-vous de l’assignation du président Ali Bongo Ondimba le 29 juillet devant la Cour ?

Nous attendons d’abord de la Cour d’Appel de Libreville  que les règles élémentaires qui président à la direction d’un procès équitable soient respectées. Nous souhaitons ensuite que soit révisée la décision du Président du Tribunal dont l’iniquité n’a d’égal que l’absence d’Etat de droit.

 

Votre démarche auprès de la cour est surprenante. En général, vous affirmez que la justice est aux ordres. Si Appel à agir n’obtient pas gain de cause, on peut s’attendre à ce que vous remettiez, encore, en cause l’impartialité de la justice ?

Depuis le 28 février dernier, nous avons inscrit notre action dans une démarche citoyenne et républicaine. C’est pour cette raison que nous avons saisi toutes les institutions de la République, notamment les Présidents de la Cour Constitutionnelle, du Sénat et de l’Assemblée Nationale, ainsi que le Premier ministre. Ces compatriotes ont fait le choix de se comporter en militants du PDG et en gardiens du pouvoir établi, plutôt que de se hisser au niveau des hautes responsabilités qui sont les leurs au sein de notre dispositif institutionnel.

Nous avons fait le choix de saisir la justice en responsabilité, parce que devant l’histoire et devant les hommes, nous continuons à affirmer que Monsieur Ali Bongo n’est pas en capacité d’exercer la fonction de Président de la République et demandons que toutes les conséquences constitutionnelles de cette situation soient tirées.

Des membres du collectif Appel à agir

 

Vous assignez le Président en justice et de l’autre côté le syndicat Dynamique unitaire proclame que  « Ali Bongo est mort », quelle est la meilleure méthode pour l’opposition ?  

Il nous semble nécessaire de procéder à quelques rectifications avant de vous répondre. Tout d’abord, nous n’avons pas assigné le président de la République en justice, mais Monsieur Ali Bongo. Il faudrait que cette ambiguité soit levée. Ensuite, il nous semble que Dynamique unitaire est une confédération syndicale, nous sommes surpris que vous attendiez d’elle une démarche concertée avec l’opposition. Enfin, même si la majorité d’entre nous a un engagement politique notoire et assumé dans l’opposition gabonaise, notre initiative est citoyenne, donc non partisane.

Ceci dit, il devient évident que ce sont les formations politiques de l’opposition qui doivent répondre à votre question et nous ne doutons pas qu’elles sauront le faire. Nous devons juste constater que l’opposition, comme l’ensemble de la société gabonaise, ne conteste pas qu’il est nécessaire de sortir le Gabon de la situation de crise actuelle et que la constatation de la vacance de la Présidence de la République constitue la seule réponse crédible.

 

Selon vous,  Ali Bongo Ondimba n’est plus en mesure d’assumer ses charges de président de la République. Que dites-vous de toutes les images d’audiences ou de ses différentes sorties, comme la dernière au musée de l’Homme ?  

Nous affirmons en effet que Monsieur Ali Bongo n’est plus en capacité d’assumer les devoirs de sa charge de président de la République. Nous l’affirmons eu égard à ce qu’il nous a été donné de constater depuis le 24 octobre 2018 et que nul ne conteste. Certes, il y a toutes les images et vidéos dont vous faites état qui visent à prouver que Monsieur Ali Bongo est bien en vie. Mais nous n’avons jamais demandé de preuve de vie. Nous avons demandé et nous continuons à demander une expertise médicale. Et vous pouvez nous croire, ceux qui s’évertuent à donner des preuves de vie de Monsieur Ali Bongo ont bien compris notre demande.

 

Qui dirige réellement le pays, si ce n’est pas Ali Bongo comme certains opposants le prétendent ?

Cette question que nous avons posé le 28 février dernier, que nous continuons à poser, est dans l’esprit de tous les Gabonais et au-delà. Dans notre Appel à Agir, la prise de conscience était nécessaire. Il était nécessaire que chaque Gabonaise et chaque Gabonais prenne réellement conscience de la situation dans laquelle se trouve notre pays. Nous sommes heureux de constater aujourd’hui que même celles et ceux qui, il n’y a pas longtemps nous menaçaient sans réserve, ont tous fini par admettre l’évidence. Notre pays est l’otage d’aventuriers imposteurs qui exercent frauduleusement les prérogatives du Chef de l’Etat.

 

Dès le début vous aviez donné comme ultimatum au pouvoir, le 31 mars pour prouver la capacité d’Ali Bongo Ondimba. Vous aviez également demandé à la population de se lever, mais rien ne s’est passé et personne ne vous a suivi. On dirait votre combat n’est pas au cœur des préoccupations des Gabonais.

Si nous n’avions pas lancé cette initiative, si nous n’avions pas entrepris d’interroger le pays et le monde, croyez-vous que Monsieur Ali Bongo aurait été ramené à Libreville par ses geôliers le 23 mars 2019, soit trois semaines après notre déclaration de la Chambre de Commerce ?

Nous avons le sentiment que notre Appel à Agir trouve de plus en plus chaque jour un écho favorable dans l’opinion et au sein du corps social. Loin de nous l’intention de nous attribuer la paternité des initiatives multiformes et de diverses origines qui toutes réclament toute la vérité sur l’état de Monsieur Ali Bongo, bien au contraire, nous les saluons toutes. Nous avons demandé aux Gabonais d’agir, chacun en conscience, selon ses capacités et ses principes.

Paul Kagamé et Ali Bongo – juin 2019

 

Depuis le retour de convalescence du président Bongo, plusieurs chefs d’États, comme Paul Kagamé du Rwanda, lui ont rendu visite.  Ils ont vu un président en capacité de diriger. Vous doutez de leur probité morale ?

Les chefs d’État étrangers, quels qu’ils soient sont au service de leur pays et de leur peuple. Ils ne sont ni responsables, ni comptables du devenir du Gabon et des Gabonais. Ne leur demandons pas de venir gouverner notre pays à notre place, n’attendons pas d’eux qu’ils fassent notre travail. La citoyenneté s’exerce personnellement et pleinement, elle ne saurait être déléguée à un chef d’État étranger.

 

Si le président ne répond pas présent le 29 juillet, quelle suite donnerez à votre mouvement ?

Monsieur Ali Bongo est d’abord un citoyen Gabonais. Le 23 septembre 2016, il a prêté serment pour exercer la fonction de président de la République. Plus que tout autre Gabonais, il a le devoir de se plier à l’autorité de la loi en se présentant à cette audience personnellement ou à travers ses avocats. Si par extraordinaire Monsieur Ali Bongo venait à ne pas être présent ou représenté à cette audience, cela confirmerait sans contestation possible la pertinence de notre démarche. Mais de notre point de vue, pour gagner du temps et faire diversion, ses geôliers enverront certainement des avocats.

Propos recueillis par Christian Ngari