CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Membre de la plateforme Or jeune, initiatrice de la semaine mondiale de la jeunesse, Andy Nziengui revient sur l’importance d’impliquer les jeunes sur la chaîne de décision.

 

Quelles sont les attentes des jeunes pour la semaine de la jeunesse ?

Nous revendiquons cette résolution dans le cadre du septennat de la jeunesse. La jeunesse représente 70 % de la population. Donc, au lieu de parler des 30 %,  on doit parler de 70 % de jeunes qui doivent être impliqués dans le processus de prise de décision. C’est l’enjeu aujourd’hui et lors de ce dialogue, nous allons faire en sorte que les gouvernants comprennent quels sont nos besoins, nos attentes et nos aspirations.

Comment allez-vous faire pour changer l’éducation des jeunes ?

Notre responsabilité est de faire un plaidoyer. C’est aux autorités qu’il revient de prendre en compte l’éducation, notamment l’éducation de qualité de l’ensemble des jeunes. A ce niveau, pendant le dialogue intergénérationnel, nous allons interpeller nos autorités pour que l’éducation soit une priorité dans les budgets et dans les finances publiques.

En 2 ans, le Gabon a eu 5 ministres en charge de la jeunesse avec un conseil national de la jeunesse qui était   toujours présent, mais curieusement inexistant. Et on constate aussi une prétention de la plate forme Or jeune à vouloir booster et changer les choses. Quels sont les moyens dont vous disposez pour faire bouger les lignes au niveau des questions jeunesse ?

La plateforme Or jeune n’a pas pour mission de supplanter le Conseil national de la jeunesse. Le CNJ est l’organe qui fédère l’ensemble des organisations de jeunesse. La preuve, c’est que le Conseil est là pour coordonner toutes les actions que Or jeune met en place.  Il faut lever l’équivoque. Il ne peut pas avoir Or jeune qui va dépasser le conseil national de la jeunesse. Toutefois, en tant qu’organisation de la jeunesse, nous avons le droit de mener des initiatives à l’endroit des jeunes pour que les autres jeunes viennent et que ce soit coordonné par le conseil national de la jeunesse.

Que  faites-vous de manière concrète pour aider les plus jeunes ?

Vous remarquez que les mouvements et associations des jeunes sont sur le terrain. Nous organisons des formations en leadership, sensibilisons sur le VIH. Nous essayons de créer des incubateurs. Nous sommes des entrepreneurs. Mais le véritable problème aujourd’hui est de savoir si la jeunesse a suffisamment de moyens pour impulser une véritable dynamique. C’est à ce niveau que  nous voulons attirer l’attention de nos autorités pour placer le budget de l’Etat au cœur du développement et qu’elle soit réellement une priorité.

Propos receuillis par Nandy Rembene