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Julien Nkoghe Bekale : « les ouvriers se relayent sur le chantier »

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Les militants du Parti démocratique gabonais de Ntoum étaient réunis le week-end dernier dans le cadre de la présentation du nouveau membre du bureau politique (MPB), Camélia Ntoutoume Leclerc. Au 1er arrondissement, Julien Nkoghe Bekale, cadre du part a réaffirmé son attachement à Ali Bongo Ondimba et appelé les militants à la cohésion.

 

Un peu plus de deux mois après son départ de la primature, l’ancien premier ministre a repris publiquement contact  avec sa base politique du 1er arrondissement de la commune de Ntoum, le week-end dernier. « Des retrouvailles entre camarades et entre amis » a d’emblée affirmé  Julien Nkoghe Bekale. C’était à l’occasion de la présentation officielle du nouveau membre du bureau politique du Parti démocratique gabonais, la ministre déléguée à l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclerc, native de Ntoum.

Le député PDG du 1er arrondissement, membre du comité permanent du bureau politique PDG a saisi l’occasion pour remercier les siens pour leur soutien durant son passage à la primature. Il a été  premier ministre à une période  marquée par différentes crises dont la dernière est sanitaire avec la covid-19. L’opinion lui reconnaît d’avoir fait le « job » avec courage et intelligence.

Loyauté

L’ancien premier ministre a  réaffirmé sa gratitude au président de la République. Il a renouvelé sa loyauté et sa fidélité à Ali Bongo Ondimba. « Je serai toujours avec lui, pour toujours », a-t-il lancé. Il considère le président de son parti comme le seul capable à mener le Gabon à bon port. Aussi Julien Nkoghe Bekale appelle la base de Ntoum à rester unie derrière le camarade président.

La nomination de son successeur est selon lui, une preuve que la femme gabonaise est une actrice qui compte dans le développement du Gabon. « Le chantier du développement de notre pays est immense et les ouvriers, les maçons, les charpentiers doivent se relayer sur le chantier. Un seul doigt ne peut pas laver la figure (…). Mais chacun de nous doit faire son travail en toute loyauté », a-t-il poursuivi.

Il a demandé à l’assistance une standing ovation pour la nomination comme première ministre de sa « sœur et camarade » Rose Christiane Ossouka Raponda.

Service

Les PDgistes du 1er arrondissement de Ntoum ont par ailleurs été invités à apporter tout le soutien nécessaire au nouveau membre du bureau politique du PDG  de Ntoum, la ministre de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume. « J’en appelle à l’unité et à la cohésion des fils et des filles du Komo-Mondah et de notre arrondissement, à la cohésion des militants et des militantes de nos fédérations, sections et comités. Nous devons appuyer et soutenir franchement et sincèrement notre camarade », a-t-il déclaré. 

Député du 1er arrondissement de Ntoum, Julien Nkoghe Bekalé a renoué avec l’Assemblée nationale au lendemain de son départ de la primature.  Après 18 mois passés aux commandes du gouvernement, il reste au service de son pays.

Mike Jocktane : « le Gabon sera ce que les Gabonais auront décidé d’en faire »

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Mike Jocktane revient sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Il s’interroge sur le maintien de certaines restrictions alors que la tendance nationale des contaminations au covid-19 est en baisse. L’évêque joint sa voix à celles d’autres responsables religieux pour exiger l’ouverture des lieux de culte.

 

Pourquoi exiger l’ouverture des églises, alors que les fidèles peuvent encore prier à la maison ?

C’est important de savoir que la fermeture des lieux de culte aujourd’hui ne se justifie plus. Lorsque cette mesure a été prise, il y a près de six mois, nous ne connaissions pas le coronavirus. C’était une crise qui inquiétait tout le monde. Le monde entier a pris des mesures de précaution pour sécuriser les populations.

Aujourd’hui, nous connaissons le coronavirus, nous savons comment y faire face. Et puis, la plupart des pays qui nous entourent ont levé les situations d’exception. Les états d’urgence sanitaires ont été levés dans tous les pays qui nous entourent. Les lieux de culte ont été rouverts partout, en Guinée-Équatoriale, en RDC, au Congo-Brazzaville. Au Cameroun, les lieux de culte n’ont quasiment jamais été fermés. C’est important de le savoir.

Ici, au Gabon, la vie normale a repris depuis très longtemps. Les marchés sont ouverts. Les établissements sont ouverts, du moins le lycée français. Certains établissements dirigés par des Gabonais ont reçu des dérogations  pour ouvrir. Les bars sont ouverts. Les marchés sont ouverts. C’est important aujourd’hui que l’on permette aux Gabonais de prier.

Et puis, vous savez aux Etats-Unis, Donald Trump a appelé à l’ouverture des lieux de culte, en disant que quand le pays traverse une crise comme c’est le cas, les gens ont besoin de prier.

 

Les leaders religieux projettent l’ouverture des lieux de culte le 27 septembre. Sont-ils au-dessus de la loi ?

Il est important de savoir que la liberté des cultes est un droit constitutionnel au Gabon ; ça fait partie des droits fondamentaux des êtres humains de pouvoir se rassembler pour prier. Notre Constitution dit plusieurs choses sur la pratique de la religion, notamment que les églises s’administrent et  gèrent leurs affaires elles-mêmes.

Quand nous disons que nous reprenons les cultes, nous ne nous considérons pas comme étant des hors la loi. Il y a eu une première annonce qui avait été faite pour le 12 juillet. Au sortir de cette annonce, nous avons rencontré les autorités compétentes et nous avons fait preuve de compréhension. Elles nous ont dit qu’effectivement, elles comprenaient l’urgence de ce que nous présentions comme doléances, mais qu’il fallait que nous travaillions ensemble.

Nous avons travaillé avec l’Etat, nous avons tenu nos engagements, ils n’ont pas tenu les leurs.

Mike Jocktane : la liberté des cultes est un droit constitutionnel.

Que pensez-vous de la gestion de la pandémie de covid-19 par le gouvernement ?

Les Gabonais ont beaucoup souffert de cette crise. Les Gabonais ont payé un grand prix. Les Gabonais ont respecté autant qu’ils le pouvaient les mesures barrières, les principes de distanciation sociale.

Maintenant, je fais partie de ceux qui pensent que cette crise aurait pu être mieux gérée et qu’il y aurait pu y avoir plus de dialogue, plus de concertation.

 

Parlez-nous des capsules  ‘’Mike Jocktane en toute vérité’’.

Je m’adresse à tous les Gabonais, sans exception. Naturellement, pour recevoir mes capsules, il faut dans une certaine mesure en avoir exprimé le désir. Ça se passe au travers de mes pages sur les réseaux-sociaux. Il y a un lien sur lequel il faut cliquer.

Je parle sur tous les sujets  de la vie gabonaise. Mon objectif est de créer une nouvelle conscience qui emmène les Gabonais à la responsabilité et à l’engagement en faveur du changement. Parce que finalement le Gabon sera ce que nous, Gabonais, auront décidé d’en faire.

 

Que pensez-vous de l’inculpation du maire de Libreville et de certains de ses collaborateurs ?

Je ne peux pas me prononcer sur la culpabilité ou non de ces compatriotes parce que je ne suis pas en complicité avec eux et je n’ai pas suffisamment d’éléments pour juger. Mais ça me fait   quand même réfléchir sur la façon dont nous élisons nos maires, particulièrement les maires de Libreville. En politique, il doit y avoir une certaine moralité. Quand les Gabonais votent, ils doivent savoir pour qui ils votent. Ils doivent savoir pourquoi est-ce qu’ils doivent voter pour cette personne. On s’est retrouvés avec une élection de listes. Le PDG (NDLR, Parti démocratique gabonais) ne nous a jamais dit, qui serait le futur maire de Libreville, aucun projet n’a été présenté.

Mike Jocktane : les Gabonais doivent savoir pour quel maire ils votent.

C’est de l’immoralité. Après que les conseillers municipaux aient été élus, je ne sais même plus sur quels critères, on nous a présenté quelqu’un en nous disant, c’est celui-ci qui sera le maire de votre ville.

Quelques années plus tard, il semblerait, sur la base des accusations qui sont portées, que son programme, c’était le siphonage des deniers publics. C’est inquiétant. C’est extrêmement grave.  Si nous faisons de la politique, il faut qu’il y ait une certaine moralité. La fin ne justifie pas les moyens.

 

Serez-vous candidat à la présidentielle de 2023 ?

Nous sommes en 2020. 2023, c’est dans 1000 jours, du moins, la période à laquelle les élections  devraient normalement avoir lieu, si le calendrier institutionnel est respecté. Je pense que c’est un peu tôt.

Naturellement, j’entends les sollicitations de beaucoup de mes compatriotes. Je réfléchis. Je prie pour avoir une orientation claire, une direction claire de ce que je devrais faire. Ce qui est claire, c’est que le moment venu, j’aviserai et je dirai quelle est ma décision sur la question.

Propos recueillis par A.E

Retrouver l’intégralité de l’entretien sur Gabon Actualité TV

Gabriel Ntougou remobilise les troupes du PDG dans le canton Kye 

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Gabriel Ntougou a communié avec sa base du canton Kye à Oyem. Il a aussi procédé à l’inauguration de sa permanence politique. Ce membre du bureau politique du Parti démocratique gabonais veut reprendre avec le travail de terrain rendu ralenti par la crise sanitaire.  

C’est accompagné de plusieurs cadres du Parti démocratique gabonais (PDG) originaires de la localité, que Gabriel Ntougou, membre du bureau politique de la Fédération Richard Nguema Bekale du Canton Kye, à Oyem, a procédé le week-end dernier à l’inauguration officielle de sa permanence politique.  

Une  structure indispensable à la stabilité d’une fédération, qui, selon lui, devra permettre de redynamiser le PDG dans sa circonscription électorale. « Ce sera le lieu pour les populations et pour les sympathisants de se retrouver et d’évoquer les difficultés du terrain, et de voir ensemble comment on peut les résoudre. Avec une permanence politique, il est plus simple de faire remonter les problèmes, d’abord à notre niveau communautaire, et aussi auprès des plus hautes instances du parti », explique-t-il.

Alors que la crise sanitaire du covid-19 a conduit à la restriction des déplacements ces dernières semaines, Gabriel Ntougou dit vouloir mettre à profit ce moment d’allégement des mesures pour resserrer les liens avec la base. Pour cette première sortie, il a visité deux sections, notamment la section Mba Bekale Daniel à Melen et la section Sesse Nkougou à Engogome.

Structures de base

« Vous savez très bien qu’au sortir des périodes locales, nous sommes entrés dans une période de latence politique économique qui s’est encore accentuée avec la covid-19 donc nous avons été pris de court. Vu qu’aujourd’hui, les mesures barrières sont plus ou moins connues et admises par les populations,  je pense qu’il était temps de ne plus laisser le temps s’écouler et d’aller sur le terrain, rencontrer les structures de base et voir comment s’organiser. »

Gabriel Ntougou

Cadre du Parti démocratique gabonais au pouvoir, Gabriel Ntougou faisait partie de la liste PDG des dernières locales, qui a permis au parti de prendre la tête de la mairie centrale d’Oyem. Il a été  nommé membre du bureau politique le 6 mars 2020.

Télésphore Ngomo : le PDG, un parti bête et discipliné ?

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Télésphone Obame Ngomo s’indigne face aux sanctions à l’encontre de 25 cadres du PDG, notamment des parlementaires, suite au non-respect de la consigne de vote sur la révision du nouveau code pénal avec la dépénalisation de l’homosexualité.  Il renvoie le parti au pouvoir qui prône pourtant la nécessité d’un débat pluriel à ses contradictions. Ci-dessous l’intégralité de son propos

Le vrai débat est là: Eric Dodo Bounguendza, au nom de quelle liberté ?

Après s’être imposé dans le débat national pendant des semaines, avec toutes les conséquences qui s’en sont suivies, notamment en termes de violences diverses, on continue de se demander, quelle était l’opportunité pour le secrétaire général du parti démocratique gabonais (PDG) de ramener cette fâcheuse problématique à l’ordre du jour.

En effet,  en sanctionnant la liberté d’expression de certains députés, Eric Dodo Bounguendza et les siens viennent de donner un coup au principe même qui a justifié le vote pour la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon. C’est la preuve, s’il en fallait encore une, en plus de leur silence prouvant leur incapacité à défendre leur affaire, qu’ils n’y croient pas.  Mais, à quoi alors rime tout ce cinéma ?

Même si la politique dans notre pays est désormais l’art d’exprimer son attachement aux vices, on ne peut ne pas s’interroger sur les capacités ou la volonté étrange du bureau directeur du parti au pouvoir. Autrement dit,  pourquoi sanctionner des hommes libres qui ont fait parler leurs convictions et ont librement exprimé ce en quoi ils croient? N’était-ce pas ce qui a légitimé les arguments en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité ?

« C’est quoi le vice ou le business que cache cette affaire ? »

En d’autres termes, lors des débats sur cette question,  le principal argument sur lequel nombreux se sont appuyés pour justifier la dépénalisation n’était-ce pas celui du respect de la liberté d’autrui ? Pourquoi alors Eric Dodo et ses compères du secrétariat exécutif estiment que d’autres n’auraient pas le droit de jouir de cette même liberté au nom d’une vulgaire logique ridicule de parti ?

Nul doute que le principe de liberté n’est pas respecté.  C’est dire que cette dépénalisation cache finalement d’autres visées. C’est quoi le vice ou le business que cache cette affaire que nous avons objectivement soutenu au nom de notre attachement  à la liberté ? Par ces sanctions, on a l’impression qu’il faut être bête et discipliné pour militer au PDG. Quelle honte en 2020.

 

On comprend mieux l’état du Gabon et le comportement de larbin qui y règne. On a un parti au pouvoir qui se trouve incapable de taper du poing sur la table pour condamner tout le désordre qui sévit au sommet de l’Etat, incapable de refuser le bicéphalisme qui plane à  la tête du pays où,  les coups et les injures doivent revenir au gouvernement,  issu de sa majorité. Et à la présidence de la République, les honneurs et les prébendes alors que c’est de cette institution que partent toutes les anomalies de gestion de notre pays depuis de nombreuses  années. Ce qui fait qu’on a l’impression d’être en cohabitation permanente au Gabon où tous les premiers ministres sont quasiment appelés à échouer. Diantre, jusqu’à quand?

« Le débat sur l’homosexualité n’est plus d’actualité »

Monsieur le secrétaire général du PDG, voici les sujets de fond sur lesquels vous êtes attendus. Le débat sur l’homosexualité n’est plus d’actualité.  Les gabonais l’ont consommé dans toutes les sauces possibles jusqu’à en faire des indigestions verbales. Qu’on passe à autre chose. Ce débat n’a pas commencé au Gabon. Le PDG n’a jamais débattu de cette question en interne  ou sur le plan national comme cela s’est fait sous d’autres cieux. Pourquoi les réactions violentes ou réfractaires vous surprennent ?

On est pour la dépénalisation de l’homosexualité mais que cela se fasse au moins avec du lubrifiant argumentatif. Votre récente attitude où des citoyens, bien que militants de votre parti, sont sanctionnés donne l’impression d’un passage en force semblable à une pénétration anale sans vaseline accompagnée de grains de gravier. Nous disons non à cette manière  de pratiquer la démocratie. Comme nous disons non à ces condamnations contraires au principe de liberté.

Le sujet sur l’homosexualité n’a fait l’unanimité nulle part ailleurs dans le monde. Il ne vous revient nullement le droit de sanctionner des gens qui pensent différemment si ce n’est rendre hommage à la pensée unique ? Nous continuons de penser que c’est encore une fois de plus un retour inutile et gratuit à la stigmatisation des homosexuels. Et pourquoi pas, une volonté de susciter une animosité envers les premiers responsables de ce pays qui ont maladroitement introduit ce sujet dans le débat national. Car, ramener ce sujet sur la table,  c’est comme remuer un couteau dans une plaie à peine cicatrisée.

« Le PDG ne touche même plus le fond avec ce type de décisions ridicules »

Visiblement les manœuvres politiciennes et conspirationnistes préélectorale ont commencé. Et celle-là pue vraiment vice. Une logique de parti ne peut primer sur le principe même qui a justifié la dépénalisation de l’homosexualité. Cette incohérence nous interpelle quant à votre volonté de voir la toile et l’espace Gabon s’enflammer de nouveau.  On a envie de dire: quel est véritablement l’objectif visé ? Voulez-vous donner à Nicolas Sarkozy qui parle du « Temps des tempêtes « ?

En France, lors du vote du mariage pour tous, les députés UMP, Benoît Apparu, Franck Riester, Luc Chatel, Alain Chretien, Marianne Dubois et Henri Guaino avaient voté « pour » le mariage  pour tous alors que la consigne donnée par le parti était de voter « contre ». Ils n’ont jamais été sanctionnés. A Gauche, les députés Bernadette Laclais, Jérôme Lambert, Patrick Lebreton et Gabrielle Louis Carabin avaient voté « contre » le mariage pour tous alors que c’était la majorité socialiste qui portait ce projet de loi.

Le PDG aurait-il la prétention de donner des leçons de démocratie ou de bonnes conduites à ces partis où le débat contradictoire et le respect scrupuleux des textes sont le quotidien de ces hommes libres?

Il faut peut-être que certains génies de notre pays arrêtent de vouloir réinventer le fil à couper le beurre. Si le PDG était si exemplaire, le Gabon ne rassemblerait pas à une poubelle à ciel ouvert où même les asticots qui y pataugent n’ont plus le droit de jouir librement de la merde qui justifie pourtant leur existence. Dodo Bounguendza il faut juste arrêter. Le PDG ne touche même plus le fond avec ce type de décisions ridicules.

Sous d’autres cieux, on aurait crié démission tout simplement.

Télesphore Obame Ngomo

Sanctions au PDG : un avertissement pour le maire de Libreville

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Parmi les nombreuses sanctions disciplinaires prises par le Parti démocratique gabonais samedi, le maire de Libreville, Léandre Nzue a reçu un avertissement pour recrutement discriminatoire.

Si plusieurs semaines se sont écoulées depuis la sortie médiatique du maire de Libreville indiquant clairement avoir embauché des personnes à la mairie à des fins électoralistes au profit du « candidat Ali Bongo Ondimba pour 2023. ». Un clientélisme qui a choqué l’opinion et le Parti démocratique gabonais.

Le parti au pouvoir via sa commission de discipline est revenu sur cet épisode. Léandre Nzue écope d’un avertissement.  

La Commission Permanente de Discipline a par ailleurs indiqué avoir procédé le vendredi 10 juillet 2020, au siège du Parti, au quartier Louis, à l’audition de Léandre Nzué, membre du bureau politique du PDG.

Mandat

« A l’issue de cette audition, il ressort que les arguments énoncés par l’intéressé lors de ce point de presse, sont de nature à faire la promotion des recrutements discriminatoires, toute chose contraire à la politique de l’égalité des chances prônée par le Distingué Camarade Président Ali Bongo Ondimba», a relevé le comité de discipline qui a indiqué que le maire a reconnu le caractère sensible de ses propos, et présenté ses excuses à tous les cadres et militants du parti.

Avec cette sanction, Léandre Nzue devient le premier maire de Libreville à écoper d’une sanction durant son mandat. La décision conforte les nombreuses voix qui s’étaient levées pour condamner ses propos.  Pour d’autres, cela remet sur la place publique  le débat sur les réelles capacités  de Léandre Nzue à répondre aux attentes des Librevillois. 

PDG: Karine Arissani suspendue

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La Commission permanente de discipline a annoncé la suspension de  Karine Cécilia Arissani  de ses fonctions de membre de la chancellerie des ordres du parti. Elle lui reproche  d’avoir des activités récurrentes et intempestives dans les réseaux sociaux. Une sanction qui n’a pas surpris pas les internautes, qui n’ont d’ailleurs pas hésité à la saluer.

La présence très remarquée sur les réseaux-sociaux de Karine Cécilia Arissani n’a pas laissé le Parti démocratique gabonais indifférent.

Ce samedi 01 juillet, la commission permanente de discipline du PDG a indiqué que « la camarade Karine Cecilia Arissani épouse Ntoutoume Ondong est suspendue de ses fonctions de membre de la Chancellerie des Ordres du Parti (COP).»

Trois principaux faits lui sont reprochés : entretien de liens de communication avec un activiste ; activité  récurrente et intempestive sur les réseaux sociaux, et  voie de faits vêtue d’un tee-shirt à l’effigie du Distingué camarade président Ali Bongo Ondimba.

Des faits qui vont à l’encontre des lois du parti au pouvoir et du guide de procédure de la commission permanente de discipline.

La commission a procédé à son audition  le 22 juillet dernier. Karine Arissani aurait, à cet effet reconnu les griefs qui lui sont reprochés et présenté des excuses au président, au secrétaire général et aux militants du PDG.

Désordre

Si d’aucuns avaient déjà relevé le caractère dégradant du comportement de Karine Arissani au regard de ses responsabilités non seulement au sein de l’administration publique que de son parti de nombreux internautes, proches du Parti ont salué cette décision. « A un moment donné il faut remplacer et virer ces camarades qui toujours crachent sur le parti par des tels comportements. Le parti est grand en ressources », a réagi Eric Diomba Moupenga.

D’autres tels que Adolphine Kassi, Franck Obiang se sont contentés d’un « très bien », alors que Prisca Lekibi a affirmé que : «  le temps du désordre est fini. La discipline oblige. Bravo la CPD »

Passage de témoin à la primature

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La passation des charges entre  premiers ministres  a eu lieu mercredi à la Primature, sous la conduite du secrétaire général du gouvernement. Un moment qualifié d’historique.

 

La passation de charges entre Julien Nkoghe Bekale et Rose Christiane Ossouka s’est faite quelques heures après la prestation de serment de la nouvelle équipe gouvernementale. Comme plusieurs avant lui, l’ex premier ministre a relevé le caractère inédit de la nomination d’une femme à la tête du gouvernement. Il s’est réjoui de prendre part à cette passation de charges historique. 

« Vous êtes une pionnière car c’est la première fois qu’une femme accède à cette fonction prestigieuse dans l’histoire de notre pays », a-t-il déclaré, avant d’en attribuer le prestige au président de la République, qui  « par cette nomination historique et de haute portée symbolique, vient de tenir une nouvelle promesse dans le cadre de la décennie de la femme gabonaise.»

Originaires tous deux de la province de l’Estuaire et cadres du Parti démocratique gabonais, Julien Nkoghe Bekale et son ancien ministre de la Défense ont également servi au gouvernement lors du premier mandat d’Ali Bongo Ondimba. Il ne manque donc pas d’arguments pour reconnaître les qualités du nouveau locataire de la Primature.

 

Pour lui, Rose Christiane Ossouka est « une femme d’expérience, une femme de dossiers », qui connait «  parfaitement l’ambition du président de la République pour le Gabon, le contenu des dossiers et l’urgence associé à leur mise en œuvre.»

Mur

Le nouveau chef du gouvernement a pour sa part salué le travail accompli par son prédécesseur à la tête de la primature.  Un travail qui, en dépit des contraintes, n’a pas entamé la détermination de Julien Nkoghe Bekale de réaliser la feuille de route tracée par le président de la république. Entres autres défis relevés, elle a mis en exergue, la crise de coronavirus dont les multiples conséquences fragilisent le quotidien des  concitoyens.

« Monsieur le premier ministre, j’avoue que ce fut un réel plaisir de travailler avec vous au sein de vos différents gouvernements notamment comme ministre de la Défense nationale. Et je me réjouis de l’excellente collaboration que nous avons toujours eu depuis plusieurs années et même au-delà de ce cadre. Vos investissements au service de l’Etat méritent notre considération et notre respect, je vous rends un hommage mérité », a-t-elle exprimé.

Avec cette passation et comme ses prédécesseurs, le troisième premier ministre du deuxième mandat d’Ali Bongo Ondimba est attendu au pied du mur.

PDG : le parti siffle la fin de la partie

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Le PDG fait une nouvelle sortie pour appeler certains camarades à suivre la discipline du parti et respecter les règles du jeu. Il prône l’esprit d’équipe.

C’est une nouvelle annonce qui ne laisse personne indifférent. Mercredi, Michel Phlippe Nzé, a lu, au nom du Parti démocratique  gabonais, un communiqué où il est revenu sur la dernière communication du groupe parlementaire PDG à l’assemblée nationale. Celle-ci a été l’objet de diverses interprétations et surtout mésinterprétations. Les députés souhaitaient que cesse la cabale contre certaines personnalités dont le premier ministre. Ils lui réitéraient également leur  soutien tout en appelant à la sérénité.

Martin Mabala, le président du groupe parlementaire, a été accusé de nier au président de la République, Ali Bongo Ondimba, le droit de mettre fin aux fonctions de premier ministre. Le parti au pouvoir ne le voit pas ainsi. « Le soutien d’un groupe parlementaire majoritaire à une politique générale déterminée par le président de la République, en concertation avec le premier ministre, chef du Gouvernement, tous issus du même parti politique, ne déroge pas aux règles démocratiques et ne brouille nullement la prérogative exclusivement réservée au président de la République de mettre fin aux fonctions d’un premier ministre ou d’autre membre du Gouvernement. » Peut-on lire.

Le communiqué est une mise au point. Il est pédagogique. Les mots semblent choisis pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion. « Le parti rappelle que le groupe parlementaire a le droit de s’exprimer sur ce genre de situation et même de faire des propositions au président de la République sur la gestion du premier ministre, » fait observer un militant.

Collimateur

C’est aussi un recadrage des instances supérieures du PDG qui s’appuient sur les textes. Les règles de jeu ne seraient pas respectées par certains camarades. « Ils tirent contre leur propre camp. Ils multiplient des publications et des articles mensongers pour tromper l’opinion », affirme un député.

Dans leur collimateur, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale. Ils s’attendaient à le voir tomber, début décembre dernier, en même temps que Brice Laccruche et ses lieutenants. Ils accusent le chef du Gouvernement d’être un membre de l’AJEV, l’association créée par Laccruche. « Tout le monde sait bien que Julien Nkoghe Bekale n’a jamais été membre d’un courant politique au sein du parti. Il a toujours été fidèle au PDG et au président de la République. On cherche à le salir », s’indigne le député.

Les publications auraient une autre visée. « Les gens derrière ces torchons veulent simplement forcer la main du président de la République, explique un ancien ministre. Ils aimeraient lui faire croire que tous ces écrits contre le PM sont spontanés et reflètent l’opinion générale. Tout ça n’est que coup monté ! »

Chapelle

Sans citer de nom, cet ancien ministre parle de personnes influentes dont certaines auraient l’oreille du président. Il évoque entre autre des anciens du MOGABO.  Une bonne partie de ses cadres, ministres, a été méthodiquement sortie du Gouvernement du temps du DCPR, Brice Laccruche. Certaines évictions ont été théâtrales voire humiliantes et mal vécues par les ministres sortants. «  Ils ont une revanche à prendre face à un premier ministre qui ne les aurait pas soutenu dans leur chute », affirme un cadre.

Dans les allées du pouvoir, chacun s’active pour sa chapelle politique. Tous les coups semblent permis, mais tout n’est plus acceptable. Cela explique les sorties successives des instances dirigeantes. Il y a eu le groupe parlementaire puis le communiqué du PDG. Des prises de position au nom du collectif qui désavouent les camarades qui « tirent contre leur propre camp ». Selon certains observateurs, ils sont minoritaires, malgré leur activisme effréné.