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Les PDgistes de Bitam se méfient de Ndemezo

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Quelques semaines après l’annonce officielle de la fusion-absorption de son parti avec le Parti démocratique Gabonais (PDG), l’ancien secrétaire exécutif de Démocratie nouvelle, Réné Ndemezo Obiang s’est rendu dans son fief à Bitam, samedi. Mais ce retour à ‘’la maison du père’’ n’est pas encore accepté par les PDgistes de la localité.

En compagnie d’anciens cadres de Démocratie nouvelle, Annie-Léa Meye, Jonathan Ndoutoume Ngome, Patrick Eyogho Edzang et bien d’autres, Réné Ndemezo Obiang s’est rendu samedi dernier dans son fief à Bitam dans le Woleu-Ntem. Objectif : éclairer la base sur son nouveau positionnement politique.

Faisant fi des mesures de restriction relatives au quota des rassemblements publics, les militants ont répondu nombreux à l’appel au meeting organisé pour l’occasion. L’ancien secrétaire exécutif de Démocratie nouvelle a indiqué que la fusion-absorption de son parti avec le Parti démocratique Gabonais est une décision mûrement réfléchie. Elle découlerait notamment de la volonté de construire aux côtés du président Ali Bongo Ondimba, dans l’unité et la cohésion.

Sa posture répond à l’adhésion collective des cadres de son parti. «Nous avons décidé de réintégrer le PDG pour les uns et d’intégrer le PDG pour les autres parce que nous avons estimé que nous avons un leader. Ce leader, c’est Réné Ndemezo Obiang qui n’est pas un acteur politique qui est une anomalie de l’histoire », a déclaré Jonathan Ndoutoume Ngome.

Pour l’ancien ministre délégué, il s’agit d’une chance inouïe. « Sur 80 partis politiques du Gabon, la chance arrive à sourire à notre parti, à notre province et à notre fils, à notre frère M. Réné Ndemezo Obiang que le président de la République a choisi de réintégrer le parti. Mais comment chercher un vivant parmi les morts, Ndemezo est un vivant parmi les morts. Ndemezo est ce que j’ai théorisé en disant c’est l’aigle et les autres sont des poules », a-t-il poursuivi.

Si la satisfaction est perceptible dans les rangs de Démocratie nouvelle à Bitam, ce n’est pas le cas dans les rangs du PDG local. Il préfère jouer la carte de la prudence. Ses responsables ont brillé par leur absence au rassemblement de clarification. Ils ont également pris toutes les mesures pour mettre en garde la base PDG de Bitam. En effet, selon nos confrères de l’Union, c’est à travers un communiqué diffusé la veille sur la radio locale que le secrétaire départemental PDG du Ntem a interdit aux militants, sympathisants et cadres du PDG de prendre part à ce rendez-vous politique sans le mot d’ordre du secrétaire général du parti.

Le retour de l’ancien baron politique de Bitam n’est pas vu d’un bon œil par ses anciens compagnons. Et ce, d’autant plus que l’ancien opposant ne cache pas son ambition de jouer toutes ses cartes pour redorer l’image du PDG dans son Bitam natal, voire au-delà.

Paskhal Nkulu : « Nous invitons les Woleu-ntemois à soutenir la démarche de Ndemezo »

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Le porte-parole de l’association Nouvelle conscience woleu-ntemoise, Paskhal Nkulu revient sur les motivations de la structure associative. Il s’exprime également sur la dernière actualité politique marquée notamment par le retour de Réné Ndemezo Obiang au Parti démocratique gabonais (PDG), et l’appel à la paix des braves.

Paskhal Nkulu : Présentez-nous l’association Nouvelle conscience Woleu-ntemoise ?

Gabon Actualité : Nouvelle conscience Woleu-ntemoise est structure associative qui regroupe les natifs du Woleu-Ntem avec pour objectif l’entraide et la participation au développement de la province. Le Woleu-Ntem doit l’essentiel de son acquis économique à l’effort de ses fils, et cet effort se doit d’être mesuré et entretenu à l’échelle de la province. Le Woleu-Ntem a deux ou trois principales voies d’entrée qui sont des accès faciles à des puissances économiques qui sont le Cameroun et la Guinée équatoriale en matière de développement, et qui devraient faire école chez nous. Il est pratiquement impossible d’envisager aujourd’hui asseoir un développement conséquent s’il n’est pas construit à l’échelle de la province. Dans un passé pas très éloigné, le Woleu-Ntem avait la particularité d’être une province autonome sur le plan économique. Mais aussi, une province où le rapport politique avec l’état était fixé sur des fondamentaux de la République. Malheureusement, les années se sont écoulées et ces rapports ont vu l’intrusion d’autres facteurs qui l’ont totalement anéanti. Notre structure associative vise à encourager les fils et les filles du Woleu-Ntem à participer à la reconstruction de cette conscience woleu-ntemoise qui doit être une conscience pour l’essor de notre province.

PN : Comment comptez-vous faire bouger les lignes ?

GA : De manière précise, ce que nous faisons depuis l’élection présidentielle de 2016 c’est de rassembler les fils du Woleu-Ntem, d’initier des réflexions qui portent sur le développement. L’urgence c’est d’avoir un agenda commun, avoir une démarche commune sur toutes les questions qui concernent la vie politique, la vie économique, la vie sociale de notre province. Nous pensons qu’il nous faut redéfinir les éléments de référence qui vont nous permettre de participer au grand développement du Gabon. Si nous n’avons pas d’éléments de référence interne, il nous sera difficile de nous situer en tant que woleu-ntemois. Etre woleu-Ntemois aujourd’hui, c’est une responsabilité historique, une responsabilité morale, une responsabilité politique. Si on ausculte ce type de responsabilité et qu’on veut faire la politique pour la politique, on est pratiquement sûr qu’on aura le résultat que nous devrions aujourd’hui. Nous allons entreprendre une phase beaucoup plus active par l’incitation à la réalisation et à l’engagement aux micro-projets économiques.

PN : Qu’est-ce que vostre association a posé comme actes pour aider les woleu-ntemois à faire face à la pandémie decovid-19 ?

GA : Inviter à la prise de conscience est la chose la plus primordiale. Nous avons face à nous une épidémie, une maladie dont personne ne mesure ni le développement, ni les vrais modes de contamination. On suppose que ce serait par voie orale, par voie nasale. Mais les précautions que l’on prend semblent ne pas être de nature à bien nous protéger. Nous invitons particulièrement les woleu-ntemois et les Gabonais, en général, à faire extrêmement attention, à ne pas se laisser aller à l’idée grossière comme quoi ce virus n’existe, que c’est une stratégie entre les supers puissances. Nous demandons à nos frères de se protéger et de se prendre en charge par les protocoles médicaux qui existent et les vaccins. Ceux qui doivent le faire, peuvent le faire. Dans la mesure du possible, nous pouvons agir sur le gouvernement par des demandes pour que l’état fasse preuve de diligence en rendant disponible des doses de vaccin en quantité suffisante pour toute la population.

PN : Que répond Nouvelle conscience woleu-ntemoise à l’appel à la paix des braves ?

GA : Pour nous, c’est du sparadrap sur une jambe de bois. C’est une question totalement décalée, elle est hors contexte et rien ne l’a justifie, aujourd’hui. Pour appeler à un regroupement de partis politiques, à une sorte d’union sacrée des forces politiques, il faut qu’il y ait un contexte qui le justifie. Généralement, c’est un contexte d’après-guerre ou de conflit post-électoral. Nous ne sommes dans aucun de ces cas. Le Gouvernement et toutes les autres composantes de la République fonctionnent normalement. Je crois que ceux qui ont lancé cet appel à la paix des braves devraient avoir un peu plus de génie. Pour l’instant, les priorités sont ailleurs. C’est contenir la Covid-19, répondre à la demande sociale. C’est autant d’axes aujourd’hui qu’aucun de ces leaders politiques n’a jamais abordé. Vous ne les verrez jamais s’attarder sur des questions sociales, sur des questions de chômage, sur des questions d’emplois, sur des questions de logements, de justice. À chaque fois, c’est des retrouvailles autour des discussions politiques, politiciennes. Je crois que les Gabonais en ont un peu marre.

PN : Le retour de Réné Ndemezo Obiang au PDG ne remet-il pas en cause la probité des acteurs politiques du Woleu-Ntem ?

GA : La démarche adoptée par monsieur Ndemezo est une démarche qu’il faut saluer. On ne s’engage pas en politique pour avoir le statut d’opposant à vie. Ça n’existe pas. La politique n’a de but que pour réussir et exercer le pouvoir de décision. Lorsqu’en toute objectivité, vous vous rendez compte que ce pourquoi vous vous engagez ne peut se concrétiser que si vous avez une position de recul. Si vous convenez avec ceux qui ont les capacités, les moyens d’accélérer les mécanismes de développement du pays, pourquoi rester dans cette position fermée qui n’a aucune perspective. Si vous avez à connaitre l’histoire du Woleu-ntem, vous saurez qu’aujourd’hui, les cadres du Woleu-ntem tiennent pour responsables les acteurs politiques de leur province, du fait que leur posture contre le pouvoir ne facilite pas leur proposition. Les acteurs économiques de cette province tiennent pour responsables les comportements déviants des acteurs politiques de cette province. En 2016, monsieur Ndemezo avait pensé qu’il y avait une opportunité de faire une autre offre politique pour le Woleu-Ntem, en étant dans l’opposition. Quelques années après, il se rend compte que c’est une voie sans issue. Et ce, d’autant plus que l’opposition n’a pas un développement cohérent. Ndemezo ne veut pas s’engager dans des choix inutiles, il fait le choix de dire aux enfants du Woleu-ntem et aux enfants du Gabon : « j’assume ma part de responsabilité, je me mets à la disposition du président et j’arrête la lutte politique stérile ». La lutte politique au Gabon est stérile. Nous, en tant que Nouvelle conscience woleu-ntemoise, nous le soutenons et invitons tous les enfants du Woleu-Ntem à soutenir cette démarche.

 

 

L’aller – retour de René Ndemezo

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Le secrétaire exécutif de Démocratie nouvelle a annoncé officiellement, samedi, la fusion de son parti, Démocratie nouvelle avec le Parti démocratique gabonais. Une décision qu’il dit être le fruit d’une longue réflexion et la volonté de construire un Gabon uni et prospère. Sa nouvelle posture ne surprend pas les observateurs avertis.

C’est définitif, les bruits de couloir depuis quelques jours dans les arcanes du pouvoir viennent d’être confirmés. Le  parti de l’opposition, Démocratie nouvelle n’aura pas fait long feu (2015 -2021). Ce 3 avril, son premier secrétaire exécutif, par ailleurs père fondateur, Réné Ndemezo Obiang a sonné son acte de décès, en annonçant sa fusion avec le Parti démocratique Gabonais au pouvoir.

La déclaration a eu lieu dans un hôtel huppé  de Libreville en présence de tous les cadres de Démocratie nouvelle. Une décision mûrement réfléchie, a-t-il affirmé, découlant par ailleurs de longs échanges avec le président de la République, Ali Bongo Ondimba, président du PDG.

« Au cours de l’audience qu’il a bien voulu m’accorder le mardi 23 mars 2021, le président de la République m’a interpellé sur cette question et m’a demandé d’examiner la possibilité d’une fusion entre le PDG et DN. Il s’agit d’une fusion absorption qui, selon les textes en vigueur consisterait pour notre parti à intégrer le PDG », a-t-il indiqué. « Après avoir soumis ce projet au secrétariat permanent de notre parti ainsi qu’à d’autres organes, j’ai l’honneur d’annoncer solennellement ici et maintenant que Démocratie nouvelle répond favorablement à cet appel du président de la République », a-t-il poursuivi.

À travers ce nouveau revirement, Réné Ndemezo Obiang confirme son surnom de « fin stratège politique ». En effet, il  n’est pas à son premier revirement. Alors que la présidentielle de 2023 pointe à l’horizon, les stratégies vont bon train. Ce nouveau positionnement n’étonne donc pas l’observateur averti de la politique gabonaise. D’aucuns s’interrogent tout de même sur les réelles convictions d’une certaine classe politique prête à changer de veste au gré des circonstances.

« Ainsi va la politique chez nous. Cela interroge les convictions ou leur absence, l’opportunisme et l’opportunité… mais quand même … sans transition, sans délai de viduité, cela est un peu inquiétant. Pour le reste soyons pragmatique et observons », affirme l’opposant Charles Mba.

Fils spirituel d’Omar Bongo Ondimba auprès de qui il a fait toutes ses classes en politique, Réné Ndemezo quitte le bateau PDG en 2015, pour rejoindre l’opposition. Lors de la présidentielle d’août 2016, il est le directeur de campagne du candidat unique de l’opposition, Jean Ping. Un peu plus tôt, en avril 2016, il est porté à la tête du parti politique  « Démocratie nouvelle », né sous l’impulsion de Jean Ping, l’ancien premier ministre Jean Eyeghe Ndong, l’ancien maire d’Oyem, Vincent Essono Mengue.

En 2017, il rejoint le camp d’Ali Bongo Ondimba en acceptant de prendre part au dialogue politique d’Angondjé. Sa posture sonne définitivement son divorce d’avec ses anciens compagnons de la présidentielle de 2016.

Le bureau de la 5ème législature du Senat

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Au terme de la séance plénière élective du Senat, Lucie Milébou Aubusson Ep. Mboussou a été réélue à la tête de la chambre basse du parlement. Son bureau est essentiellement composé de membres du Parti démocratique gabonais.

Elle était l’unique candidate à sa succession à la tête de la haute chambre du parlement, au cours de la séance plénière  présidée par le doyen des sénateurs, Martin Fidèle Magnagna. Lucie Milébou Aubusson Ep. Mboussou, représentant le Parti démocratique gabonais, a été réélue à l’unanimité. Une élection sans surprise, le parti au pouvoir étant majoritaire au sénat.

La sénatrice du département de Tsamba à Fougamou dans la Ngounié  a obtenu 65 voix sur les 65 votants. Soit 100%.  Elle a aussitôt exprimé sa gratitude au président de la République, président du PDG.  « Je suis très émue et très honorée que le président de la République m’ait accordé à nouveau sa confiance. Je voudrais devant le peuple gabonais lui exprimer ma profonde gratitude pour tout le soutien qu’il m’a toujours apporté et cette confiance renouvelée », a-t-elle déclaré.

À la suite de la présidente, les autres membres du bureau ont également été élus. Sur les 11 postes à pourvoir, 10 ont été remportés par le PDG, contre 1 seul pour le PSD, de Pierre-Claver Maganga Moussavou, parti proche du pouvoir. En effet, au cours d’un scrutin qui s’est voulu transparent (à mains levées), le candidat du PSD, a bénéficié du soutien à l’unanimité des membres du PDG. Il était face au candidat des Démocrates de Guy Nzouba Ndama.

Contrairement aux quatre précédentes législatures qui comprenaient 102, la 5ème législature est composée de 67 sénateurs. Selon les dispositions de la dernière révision constitutionnelle, 52 ont été élus et 15 nommés par le président de la République. Leur mandat dure six ans.

 

Bureau de la 5ème législature du Senat

 

Présidents

–          Présidente : Lucie Milébou Aubusson, Ep. Mboussou

–          1er Vice-président (Estuaire) : Luc Oyoubi

–          2ème Vice-président (Woleu-Ntem) : Augustin Roger Brice Adande Radembino

–          3ème Vice-présidente (Woleu-Ntem) : Marie-Julie Bilogo-Bi Nzendong

–          4ème Vice-président (Ogooué-Ivindo) : Steeve Nzegho Dieko

 

Secrétaires

–          1er Secrétaire (Moyen-Ogooué) : Yvette Berthe Mbene Mayer

–          2ème Secrétaire (Nyanga) : Aurélien Mbadinga Mbadinga

–          3ème Secrétaire (Woleu-Ntem) : Honorine Nze Bithegue

–          4ème Secretaire Ogooué-Maritime : Jean Victor Ndoumba Mbadinga

 

Questeurs

–          1er Questeur (Haut-Ogooué) : Michel Ondinga

–          2ème Questeur (Ngounié) ; Pierre Moussounda

 

 

Sénatoriales : le PDG remporte les quatre sièges de l’Ogooué-Ivindo

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De Booue à Mekambo, via Ovan et Makokou, le vent des sénatoriales du samedi a tourné à l’avantage du parti Démocratique Gabonais, même si du côté de Mekambo,  les choses n’ont pas été faciles. Le parti a tout remporté.                        

 

Conformément aux dispositions de la loi portant élections sénatoriales en République Gabonaise, le collège électoral a été convoqué hier samedi 30 janvier 2021 sur l’ensemble du territoire national. En Pour les sénatoriales dans l’Ogooué-Ivindo, 4 sièges étaient à pourvoir : Makokou/département de l’Ivindo ; Booue/ département de la Lopé;  Ovan/département de la Mvoung  et Mekambo/département de la Zadié. Sur l’ensemble des quatre  sièges, le Parti Démocratique Gabonais, majoritaire aux conseils locaux, était favori.

Toutes fois,  plusieurs parties ont essayé tant bien que mal de jouer les troubles fêtes dans ce scrutin combien important pour la nouvelle configuration politique du pays.

A Makokou,  Faustin Mbounda, ancien maire de la capitale Ogivine a été plébiscité à 100% des voix.   À Ovan, l’ex-ministre Chantal Mebalé a  aussi reçu l’onction de l’ensemble des grands électeurs suite au retrait, la veille  de son unique adversaire le candidat du CLR. A Booue, le siège de sénateur a été confié à Adgaye Gheloube, épouse Ndong Obiang. Du côté de Mekambo par contre, le candidat du parti au pouvoir a eu des sueurs froides jusqu’à la dernière heure du scrutin.  

Sur ce siège, trois candidatures étaient en lisse.  Gérard Meguile du PDG,  Jean Paul Méthode Imbong Fady de la coalition UN/ RHM et Dominique Kassangoye du Parti Social Démocrate.  <<Les partis de l’opposition qui espéraient faire mordre la poussière au parti au pouvoir, malgré le rapport de force inégal, ont  encore des leçons de politique à apprendre de la part du grand parti de masse>> s’est exclamé  un proche de la ministre Prisca KOHO épouse Nlend,  soutien du candidat du PDG.

Coup de poker

Au terme d’une journée électorale riche en suspens, c’est finalement Gérard Meguile du PDG qui l’a emporté avec 26 voix contre 2 pour Jean Paul Méthode Imbong Fady et 1 voix pour Dominique Kasangoye du PSD. Le fait marquant du vote aura été, l’abstention de 13 électeurs. Ils  protestaient contre la décision de la hiérarchie du PDG de suspendre plusieurs  militants électeurs et de les remplacer par d’autres. Le vote par procuration alors que les concernés étaient bien présents dans la ville.

  Un haut responsable locale du PSD nous a confié  anonymement que  » le coup de poker des dernières élections locales aurait pû se repérer si le haut lieu du parti ne nous a pas obligé de retirer notre candidature alors que nous étions en plein vote ». Reste à savoir si du côté de la coalition UN/RHM, les résultats de cette élection ne mérite pas d’être frappé du sceau du contentieux, quand bien même, le candidat malheureux de l’opposition UN/RHM aurait, d’après nos sources, adressé ses félicitations au candidat PDG. Affaire à suivre.

Révision de la Constitution : l’accord des parlementaires

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Une semaine aura suffi aux parlementaires pour marquer leur accord à la révision de 26 articles de la Constitution. Après les plénières successives de l’Assemblée nationale et du Sénat. Réuni en Congrès, le 29 décembre, le parlement a statué sur le projet de révision de la Constitution présenté par le gouvernement.

 

Sur 229 électeurs, 204 députés et sénateurs ont voté pour et 25 contre, soit 89,08%. Un résultat peu surprenant les deux chambres ayant préalablement voté en termes identiques le projet de révision constitutionnelle. Par ailleurs, le parlement est largement acquis parti au pouvoir.

Les présidents des deux chambres du parlement, Faustin Boukoubi et Lucie Milébou Aubusson ont salué l’esprit républicain des parlementaires. Ils ont affirmé que cette révision devrait contribuer à la mise en œuvre  de la vision politique du président de la République, Ali Bongo Ondimba et au bon fonctionnement des institutions de la République. « Cette loi portera un numéro qui sera indiqué ultérieurement par les services compétents. La révision de la constitution est donc acquise à l’issu de ce vote. De ce fait, même le premier ministre, ce fut non seulement un projet de l’exécutif, mais c’est vous personnellement qui l’avez porté », a déclaré Faustin Boukoubi.

Promulgation

La procédure d’adoption du projet de loi a été respectée avec la tenue d’un débat parlementaire.  À cet effet, les députés de l’opposition ont qualifié la révision de tour de force, privant les Gabonais de la possibilité de s’exprimer. « Madame le premier ministre le texte que vous avez proposé n’a même pas été modifié d’une virgule, nous le regrettons parce que nous aurions voulu proposer pour composer le collège qui assure l’intérim le secrétaire général du PDG. Il serait quatre, mais hélas ! (…) Nous ne soutiendrons pas le texte que vous nous avez présenté », a lancé Davain Akouré, président du groupe parlementaire Les Démocrates (LD).

Le Gabon enregistre ainsi sa 8e révision constitutionnelle, dont 3 sous Ali Bongo Ondimba. La prochaine étape est la promulgation de la nouvelle constitution par le président de la République.

Julien Nkoghe Bekale : « les ouvriers se relayent sur le chantier »

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Les militants du Parti démocratique gabonais de Ntoum étaient réunis le week-end dernier dans le cadre de la présentation du nouveau membre du bureau politique (MPB), Camélia Ntoutoume Leclerc. Au 1er arrondissement, Julien Nkoghe Bekale, cadre du part a réaffirmé son attachement à Ali Bongo Ondimba et appelé les militants à la cohésion.

 

Un peu plus de deux mois après son départ de la primature, l’ancien premier ministre a repris publiquement contact  avec sa base politique du 1er arrondissement de la commune de Ntoum, le week-end dernier. « Des retrouvailles entre camarades et entre amis » a d’emblée affirmé  Julien Nkoghe Bekale. C’était à l’occasion de la présentation officielle du nouveau membre du bureau politique du Parti démocratique gabonais, la ministre déléguée à l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclerc, native de Ntoum.

Le député PDG du 1er arrondissement, membre du comité permanent du bureau politique PDG a saisi l’occasion pour remercier les siens pour leur soutien durant son passage à la primature. Il a été  premier ministre à une période  marquée par différentes crises dont la dernière est sanitaire avec la covid-19. L’opinion lui reconnaît d’avoir fait le « job » avec courage et intelligence.

Loyauté

L’ancien premier ministre a  réaffirmé sa gratitude au président de la République. Il a renouvelé sa loyauté et sa fidélité à Ali Bongo Ondimba. « Je serai toujours avec lui, pour toujours », a-t-il lancé. Il considère le président de son parti comme le seul capable à mener le Gabon à bon port. Aussi Julien Nkoghe Bekale appelle la base de Ntoum à rester unie derrière le camarade président.

La nomination de son successeur est selon lui, une preuve que la femme gabonaise est une actrice qui compte dans le développement du Gabon. « Le chantier du développement de notre pays est immense et les ouvriers, les maçons, les charpentiers doivent se relayer sur le chantier. Un seul doigt ne peut pas laver la figure (…). Mais chacun de nous doit faire son travail en toute loyauté », a-t-il poursuivi.

Il a demandé à l’assistance une standing ovation pour la nomination comme première ministre de sa « sœur et camarade » Rose Christiane Ossouka Raponda.

Service

Les PDgistes du 1er arrondissement de Ntoum ont par ailleurs été invités à apporter tout le soutien nécessaire au nouveau membre du bureau politique du PDG  de Ntoum, la ministre de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume. « J’en appelle à l’unité et à la cohésion des fils et des filles du Komo-Mondah et de notre arrondissement, à la cohésion des militants et des militantes de nos fédérations, sections et comités. Nous devons appuyer et soutenir franchement et sincèrement notre camarade », a-t-il déclaré. 

Député du 1er arrondissement de Ntoum, Julien Nkoghe Bekalé a renoué avec l’Assemblée nationale au lendemain de son départ de la primature.  Après 18 mois passés aux commandes du gouvernement, il reste au service de son pays.

Mike Jocktane : « le Gabon sera ce que les Gabonais auront décidé d’en faire »

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Mike Jocktane revient sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Il s’interroge sur le maintien de certaines restrictions alors que la tendance nationale des contaminations au covid-19 est en baisse. L’évêque joint sa voix à celles d’autres responsables religieux pour exiger l’ouverture des lieux de culte.

 

Pourquoi exiger l’ouverture des églises, alors que les fidèles peuvent encore prier à la maison ?

C’est important de savoir que la fermeture des lieux de culte aujourd’hui ne se justifie plus. Lorsque cette mesure a été prise, il y a près de six mois, nous ne connaissions pas le coronavirus. C’était une crise qui inquiétait tout le monde. Le monde entier a pris des mesures de précaution pour sécuriser les populations.

Aujourd’hui, nous connaissons le coronavirus, nous savons comment y faire face. Et puis, la plupart des pays qui nous entourent ont levé les situations d’exception. Les états d’urgence sanitaires ont été levés dans tous les pays qui nous entourent. Les lieux de culte ont été rouverts partout, en Guinée-Équatoriale, en RDC, au Congo-Brazzaville. Au Cameroun, les lieux de culte n’ont quasiment jamais été fermés. C’est important de le savoir.

Ici, au Gabon, la vie normale a repris depuis très longtemps. Les marchés sont ouverts. Les établissements sont ouverts, du moins le lycée français. Certains établissements dirigés par des Gabonais ont reçu des dérogations  pour ouvrir. Les bars sont ouverts. Les marchés sont ouverts. C’est important aujourd’hui que l’on permette aux Gabonais de prier.

Et puis, vous savez aux Etats-Unis, Donald Trump a appelé à l’ouverture des lieux de culte, en disant que quand le pays traverse une crise comme c’est le cas, les gens ont besoin de prier.

 

Les leaders religieux projettent l’ouverture des lieux de culte le 27 septembre. Sont-ils au-dessus de la loi ?

Il est important de savoir que la liberté des cultes est un droit constitutionnel au Gabon ; ça fait partie des droits fondamentaux des êtres humains de pouvoir se rassembler pour prier. Notre Constitution dit plusieurs choses sur la pratique de la religion, notamment que les églises s’administrent et  gèrent leurs affaires elles-mêmes.

Quand nous disons que nous reprenons les cultes, nous ne nous considérons pas comme étant des hors la loi. Il y a eu une première annonce qui avait été faite pour le 12 juillet. Au sortir de cette annonce, nous avons rencontré les autorités compétentes et nous avons fait preuve de compréhension. Elles nous ont dit qu’effectivement, elles comprenaient l’urgence de ce que nous présentions comme doléances, mais qu’il fallait que nous travaillions ensemble.

Nous avons travaillé avec l’Etat, nous avons tenu nos engagements, ils n’ont pas tenu les leurs.

Mike Jocktane : la liberté des cultes est un droit constitutionnel.

Que pensez-vous de la gestion de la pandémie de covid-19 par le gouvernement ?

Les Gabonais ont beaucoup souffert de cette crise. Les Gabonais ont payé un grand prix. Les Gabonais ont respecté autant qu’ils le pouvaient les mesures barrières, les principes de distanciation sociale.

Maintenant, je fais partie de ceux qui pensent que cette crise aurait pu être mieux gérée et qu’il y aurait pu y avoir plus de dialogue, plus de concertation.

 

Parlez-nous des capsules  ‘’Mike Jocktane en toute vérité’’.

Je m’adresse à tous les Gabonais, sans exception. Naturellement, pour recevoir mes capsules, il faut dans une certaine mesure en avoir exprimé le désir. Ça se passe au travers de mes pages sur les réseaux-sociaux. Il y a un lien sur lequel il faut cliquer.

Je parle sur tous les sujets  de la vie gabonaise. Mon objectif est de créer une nouvelle conscience qui emmène les Gabonais à la responsabilité et à l’engagement en faveur du changement. Parce que finalement le Gabon sera ce que nous, Gabonais, auront décidé d’en faire.

 

Que pensez-vous de l’inculpation du maire de Libreville et de certains de ses collaborateurs ?

Je ne peux pas me prononcer sur la culpabilité ou non de ces compatriotes parce que je ne suis pas en complicité avec eux et je n’ai pas suffisamment d’éléments pour juger. Mais ça me fait   quand même réfléchir sur la façon dont nous élisons nos maires, particulièrement les maires de Libreville. En politique, il doit y avoir une certaine moralité. Quand les Gabonais votent, ils doivent savoir pour qui ils votent. Ils doivent savoir pourquoi est-ce qu’ils doivent voter pour cette personne. On s’est retrouvés avec une élection de listes. Le PDG (NDLR, Parti démocratique gabonais) ne nous a jamais dit, qui serait le futur maire de Libreville, aucun projet n’a été présenté.

Mike Jocktane : les Gabonais doivent savoir pour quel maire ils votent.

C’est de l’immoralité. Après que les conseillers municipaux aient été élus, je ne sais même plus sur quels critères, on nous a présenté quelqu’un en nous disant, c’est celui-ci qui sera le maire de votre ville.

Quelques années plus tard, il semblerait, sur la base des accusations qui sont portées, que son programme, c’était le siphonage des deniers publics. C’est inquiétant. C’est extrêmement grave.  Si nous faisons de la politique, il faut qu’il y ait une certaine moralité. La fin ne justifie pas les moyens.

 

Serez-vous candidat à la présidentielle de 2023 ?

Nous sommes en 2020. 2023, c’est dans 1000 jours, du moins, la période à laquelle les élections  devraient normalement avoir lieu, si le calendrier institutionnel est respecté. Je pense que c’est un peu tôt.

Naturellement, j’entends les sollicitations de beaucoup de mes compatriotes. Je réfléchis. Je prie pour avoir une orientation claire, une direction claire de ce que je devrais faire. Ce qui est claire, c’est que le moment venu, j’aviserai et je dirai quelle est ma décision sur la question.

Propos recueillis par A.E

Retrouver l’intégralité de l’entretien sur Gabon Actualité TV